ENS du Bois de la Bâtie

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Présentation du site :
L’Espace Naturel Sensible du Bois de la Bâtie est un ancien méandre de l’Isère situé dans la plaine alluviale du haut Grésivaudan.
La mosaïque de milieux qui composent cet espace occupe le fond d’une vallée alluviale dont la plus grande partie est couverte par une forêt de type alluviale dans laquelle s’insèrent des espaces cultivés (verger conservatoire) et des zones humides (étang, mares pédagogique).
La situation géographique du site au coeur d’un couloir de migration et sa proximité avec les massifs de la Chartreuse et de Belledonne en fait une zone idéale pour la migration et l’hivernage de nombreux oiseaux. Ce site proche de l’agglomération de Grenoble profite de plus, d’une grande fréquentation d’un public amateur, de naturalistes ou encore de nombreux scolaires.

Le suivi de la LPO Isère :
Coordinateur : Hérvé Coffre
La faune de l’ENS du Bois de la Bâtie est suivie annuellement depuis 2003, l’année 2007 étant la dernière. Lors de ces 5 années, la même méthodologie de prospection a été appliquée, permettant ainsi une comparaison des données d’une année sur l’autre.
Ainsi, cette année encore, les objectifs du suivi de sur l’ENS du Bois de la Bâtie ont été de :
– Compléter les connaissances sur l’avifaune ;
– Faire une analyse du suivi et établir un diagnostic du site pour la conservation de la faune vertébrée (travail prévu en 2007).


Ce suivi a permis de confirmer la présence plus ou moins régulière d’une centaine d’espèces d’oiseaux. Notons qu’une part importante des oiseaux contactés est composée d’espèce en halte migratoire (comme le menacé bihoreau gris) et/ou en hivernage. Globalement, nous comptons environ 60% d’espèces régulières et nicheuses (possibles, probables ou certaines) dont en 2007 la présence de 7 espèces prioritaires au niveau isérois :

Le grèbe huppé (nicheur régulier) ;
Le fuligule milouin (nicheur possible) ;
Le milan noir (nicheur possible) ;
Le martin-pêcheur d’Europe (nicheur probable) ;
Le guêpier d’Europe (Nicheur régulier non loin de la boucle du site) ;
Le pic vert (nicheur régulier) ;
Le pic épeichette (nicheur probable).

De par sa situation péri-urbaine, le site est très fréquenté et les dégradations sont encore importantes, bien que plus ponctuellement. Il est important de maintenir des secteurs de complète tranquillité. Grâce à la non intervention en son coeur, la peupleraie de la Bâtie est devenue impénétrable, lui conférant un intérêt indéniable pour la faune. De plus, elle limite considérablement les possibilité d’accès à la berge Est du plan d’eau, zone que les oiseaux ont rapidement colonisé.

Rappelons que le suivi de l’avifaune réalisé depuis 2003 fait l’objet d’un rapport de synthèse (COFFRE, 2008b) avec l’analyse des résultats et les évolutions. Assorti de propositions de gestion en faveur de la faune, ce travail servira de base au futur plan de gestion dont la rédaction a été confiée à l’ONF.