RNR de l’étang de Haute Jarrie

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Présentation du site

La réserve naturelle régionale de l’étang de Haute-Jarrie est un site située aux portes de Grenoble, sur le plateau de Champagnier à 378 m d’altitude. Cet espace naturel est la propriété de la commune de Jarrie qui en est également le gestionnaire. Le site est classé Réserve naturel volontaire en 1984, fait partie des Espaces Naturels sensibles depuis 2002, est classé dans l’inventaire des ZNIEFF de type 1 et est classé Réserve de chasse.

La réserve naturelle, dʹune superficie totale de plus de 8 hectares, se répartit entre :
. plusieurs poches dʹeau stagnantes, de superficie variable, en communication entre elles, qui couvrent environ 2 hectares,
. des formations herbacées hydrophiles : roselières, typhaies, cariçaies, scirpaies, sur une superficie dʹenviron 2,5 hectares, jouant un rôle important pour l’avifaune
. des taillis et boisements humides, en bordure de chenaux,
. des îlots boisés non humides installés sur des digues ou des produits de curage,
. une bande non hydromorphe constituée de prairies et de boisements arborés ou arbustifs, au sud/sud-est. La partie sud a longtemps servi de décharge et compte certainement dans son soubassement des dépôts non identifiés.
Cʹest le seul étang du plateau (hormis les plans dʹeau artificiels du golf de Bresson), et lʹun des rares plans dʹeau naturels de lʹagglomération grenobloise. Il est remarquable pour sa richesse avifaunistique et pour le cadre paysager agricole ouvert cadré par les massifs environnants.

Intérets naturalistes :
La flore a révélé plus de 250 espèces végétales, mais c’est au niveau de l’avifaune que le site est le plus interressant (et le plus documenté). Ainsi l’étang est particulièrement attractif pour deux raisons principales :
– il constitue lʹun des seuls espaces naturels dʹeau libre du secteur,
– il occupe une position dans lʹaxe nord sud de la vallée du Grésivaudan qui lui confère une fonction privilégiée dʹaccueil et de halte.
Lʹespèce nicheuse la plus remarquable reste le blongios nain (Ixobrychus minutus), fidèle au site avec un couple certain, et probablement deux. Sa présence tient au maintien de roselières denses et tranquilles, même si lʹespèce peut être relativement tolérante à la fréquentation.
Une nouvelle donnée importante en 2006 réside dans une tentative de nidification du héron pourpre, non aboutie probablement par dérangement (nid dans les hélophytes de lʹîle face à lʹobservatoire).

On retrouve également à Haute-Jarrie le cortège dʹespèces inféodées aux formations de roseaux : le bruant des roseaux ; et les fauvettes aquatiques avec la présence simultanée des trois espèces de rousserolles, cas rare en Isère.

Le site est cependant également interresssant pour de nombreux insectes : 4 espèces de libellule dʹintérêt patrimonial dont la cordulie à taches jaunes (Somatochlora flavomaculata) ressement observée et 3 espèces protégées de papillons inféodées aux marais et prairies humides, présentes dans la zone périphérique : le cuivré des marais (Thersamolycaena dispar), le sphinx de lʹEpilobe (Proserpinus proserpina), et lʹécaille chinée (Euplagia quadripunctaria).

Les études de la LPO Isère :
Chargé d’études : Hervé Coffre
Depuis 2002, l’association fait le suivi de la faune (oiseaux, reptiles et amphibiens). La révision 2007 du plan de gestion a conforté la pertinence du suivi de la faune qui a été étendu à l’avifaune hivernante. Pensez à faire remonter à Hervé vos observations sur ce site.
Partenaires techniques et financiers : mairie