La Chronique du mercredi : devenez cybertraqueurs pour la LPO !

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En 2008, une collaboration étroite a été initiée entre la Direction de la Police de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) et la LPO. Cet accord a pour but de mettre à mal le phénomène, de plus en plus fréquent, de vente illicite sur Internet, d’espèces protégées ou soumises à des restrictions, qu’elles soient vivantes ou naturalisées.

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Dans le cadre de cette collaboration, des bénévoles de la LPO repèrent les annonces illégales de mise en vente de faune sauvage sur Internet (Leboncoin, Ebay, Naturabuy…) et les signalent à l’ONCFS. Après vérification du statut juridique de l’espèce concernée, le contrôle et la saisie par les agents de l’ONCFS donnent régulièrement lieu à un procès-verbal de constatation d’infraction. De son côté, la LPO dépose plainte auprès de la juridiction compétente.

Cette démarche vient de faire ses preuves pour deux affaires dont les délais de procédure ont été plutôt rapides.
La première affaire mettait en cause un individu de l’Indre (36) qui vendait sur Internet des parties d’espèces protégées (pattes, crânes, plumes, etc.). Cette décision donnait suite à la plainte déposée par la LPO le 27 février 2014. Le tribunal correctionnel de Châteauroux a prononcé un jugement le 15 avril 2015 à l’encontre de l’annonceur et l’a condamné à 880 euros d’amende. Il l’a également contraint de verser à la LPO 1000 euros au titre des dommages et intérêts et 300 euros pour les frais de justice.

La seconde affaire concernait une personne vivant dans l’Oise (60), qui vendait des spécimens naturalisés d’espèces protégées. La LPO avait porté plainte le 8 août 2014. Le 7 mai 2015 le prévenu a été jugé par le tribunal correctionnel de Senlis qui l’a condamné à effectuer 60 heures de travail d’intérêt général ainsi qu’à verser à la LPO 500 euros au titre des dommages et intérêts et 250 euros pour les frais de procédure.

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Crédit photo : Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

On notera que ces deux affaires avaient un point commun : les prévenus prétendaient qu’ils naturalisaient uniquement des spécimens qu’ils ramassaient morts dans la nature (forêts, bords des routes, etc.).
En tout état de cause, la loi ne distingue pas selon que les spécimens transportés, naturalisés ou mis en vente ont été prélevés dans la nature alors qu’ils étaient morts ou vivants. Les prévenus menaient une activité qui alimentait le trafic illégal de faune sauvage sur Internet et ont donc été justement condamnés.

Ces deux affaires sont encourageantes. Elles montrent l’intérêt de faire perdurer la coopération sur la cybertraque entre la LPO et l’ONCFS et récompensent l’effort des « cybertraqueurs bénévoles » de la LPO qui ont permis de révéler de multiples ventes illicites d’oiseaux sur le net. Plusieurs procédures ont été engagées mais le combat contre ces annonces illégales qui cachent parfois de véritables trafics se poursuit.

Depuis Février 2012, la LPO peut compter sur un réseau de 258 personnes « cybertraqueurs » bénévoles. Nous vous invitons à continuer à vous mobiliser pour mettre à jour ces pratiques révoltantes. Rejoignez le réseau des cybertraqueurs !
La LPO a besoin de vous pour déjouer les ruses des trafiquants et des vendeurs. Devenez Biodiv’acteurs en veillant au respect du droit de la protection de la nature !

Source : LPO France

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