Pourquoi saisir vos observations d’abeilles sur Faune-Isère ?

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Le déclin des abeilles est un fait très médiatisé, que l’on parle de l’abeille des ruches (abeille mellifère) ou des milliers d’abeilles sauvages présentes en Europe (environ 2000 espèces). Ce déclin est en grande partie attribuable aux néonicotinoïdes, pesticides utilisés pour « protéger » nos semences agricoles.20140607-140607 IMG_2653 echium vulgare avec abeille GP

Depuis 2008, il est de notoriété publique que la Clothianidine, insecticide parmi les plus utilisé pour protéger les semences des insectes nuisibles, en s’attaquant directement à leur système nerveux, est aussi néfaste pour les abeilles. Pour preuve, en juillet 2008, plus de 11500 colonies d’abeilles ont été touchées par cette molécule entraînant la mort de millions d’entre elles dans le sud ouest de l’Allemagne. Peu après, l’agence allemande de sécurité alimentaire (BVL) en a suspendu la permission d’épandage dans le pays.
L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) a publié, en janvier 2013, un avis sévère sur ce pesticide en y mettant en avant le risque de pollution élevée concernant le miel produit par les abeilles touchées. Pour autant, l’utilisation de la Clothiandine n’a toujours pas été interdite au sein de l’Union Européenne.
Deux nouvelles études publiées en 2015 nous apprennent qu’en plus de ne plus pouvoir éviter les fleurs traitées aux néonicotinoïdes, il se pourrait bien que les abeilles les préfèrent ! En effet, à l’instar des effets de la nicotine sur l’homme, les néonicotinoïdes pourraient bien avoir un effet d’accoutumance et dépendance similaire chez les abeilles, ce qui les conduiraient à préférer la nourriture contaminée.
Pour l’association lyonnaise Arthropologia « préserver et favoriser la diversité et l’abondance des abeilles sauvages est une nécessité pour assurer le service de pollinisation, préalable incontournable à la reproduction sexuée de 80 % des plantes à fleurs sauvages et 70 % des espèces cultivées ».

Nécessité qui fait débat aujourd’hui même à l’assemblée nationale puisque la Commission du développement durable s’est réunie ce matin pour discutée apiculture et conséquences de néonicotinïdes sur la santé des abeilles et sur la notre !

Pour nous aider à protéger les abeilles, il est important de mieux comprendre leurs comportements et leurs besoins. Vos observations sont importantes alors rejoignez le programme européen URBANBEES et répertoriez les différentes espèces présentent sur le territoire isérois via notre site participatif Faune-Isère.

Pour plus d’informations sur le programme URBANBEES gérée par l’association Arthropologia et sur le site participatif Faune-Isère, gérée par la LPO Isère, consultez notre communiqué de presse en cliquant ici !

 

Pauline Coiffard

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