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L’impact du changement climatique sur les populations d’oiseaux

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Lorsqu’on parle de l’impact du changement climatique sur la biodiversité on évoque souvent l’ours polaire concerné par la fonte de la banquise ou la grande barrière de corail menacée par l’acidification des océans. Mais ces changements ont des conséquences sur l’ensemble des espèces animales, végétales et des milieux dont elles dépendent.

Les populations d’oiseaux ne font pas exception et les dérèglements climatiques modifient les comportements et la répartition des différentes espèces.

Quelques éléments de réponse

Il existe aujourd’hui peu de données permettant d’affirmer des résultats certains des conséquences du réchauffement climatique sur le vivant.

Mais des tendances fortes sont observées.

Les zones de répartition des populations d’oiseaux ont tendance à se décaler vers le Nord ou à remonter en altitude au fur et à mesure que les températures augmentent. La France étant la limite de l’aire sud de répartition de nombreuses espèces montagnardes ou nordiques ces changements sont d’autant plus marqués. On retrouve, ainsi de plus en plus d’espèces méridionales en Isère.

La dégradation et l’évolution de milieux auparavant favorables à certaines espèces d’oiseaux et à leurs proies les forcent à s’adapter, et à se déplacer pour survivre !

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© Sylvain Chapuis – Lagopède alpin

Par exemple, le lagopède alpin pourrait bénéficier de la fonte précoce des neiges pour augmenter sa reproduction mais la progression de la forêt au détriment des milieux ouverts due au réchauffement climatique oblige l’espèce à se rapprocher des sommets ce qui diminue la zone d’habitat favorable de l’espèce.

On constate que de plus en plus de populations d’oiseaux passent l’hiver en France et migrent de moins en moins du fait de conditions favorables à leur hivernage. Par exemple, les hirondelles rustiques passent l’hiver dans le Sud de la France et n’ont plus besoin de traverser la Méditerranée pour trouver des insectes.

De façon générale, les dates de migration sont ainsi perturbées et les départs vers le Sud se font plus tardifs et les retours plus tôt dans l’année.

Si pour certains oiseaux le changement climatique semble favorable sur le court terme (plus de nourriture, plus d’habitats disponibles donc meilleures chances de reproduction) il met en concurrence certaines espèces qui ne cohabitaient pas ou peu et augmente le risque de manque de nourriture, de place et de disparition d’espèces.

Enfin, le réchauffement climatique, entraîne l’apparition de nouvelles espèces qui peuvent être envahissantes et perturber l’écosystème. Ainsi l’aire de répartition des chenilles processionnaires progresse, en moyenne, de 4 km vers le Nord chaque année et le moustique tigre profite du réchauffement pour accélérer son expansion sur l’ensemble du territoire.

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©Alain Gagne – Hirondelle rustique

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