J’habite chez vous : les serpents

Laisser un commentaire
Pin It

J’habite chez vous : les serpents


Les serpent
s ont bien souvent une mauvaise réputation. Que ce soit à cause d’idées reçues, par peur ou superstition, ou de par leur apparence, beaucoup de serpents sont victimes de leur mauvaise image. Certains peuvent élire domicile dans vos jardins, nous allons donc faire une petite présentation de ceux-ci afin de mettre fin à ces clichés.

crédit photo : Rémi Fonters_coronelle girondine
crédit photo : Rémi Fonters_coronelle girondine

Les serpents font partie de la classe des vertébrés terrestres et de la classe des reptiles. On dénombre environ 6 espèces en Rhône-Alpes : couleuvre à collier, couleuvre verte et jaune, couleuvre vipérine, coronelle lisse, coronelle girondine et vipère aspic.

Comment différencier les couleuvres (inoffensives) des vipères (venimeuses)

Les couleuvres ont des pupilles rondes et ont de grandes plaques sur le haut de la tête et une rangée d’écailles entre l’œil et la bouche.

De plus, de profil, les couleuvres ont une forme de tête (pointe du museau) arrondie. Attention ce détail n’est pas toujours valable. En effet certaines espèces de couleuvres lorsqu’elles se sentent en danger peuvent modifier la position de leurs os et obtenir une forme plus angulaire et triangulaire comme la vipère, et ainsi dissuader les prédateurs de les manger.

Les vipères disposent de pupilles verticales, elles ont sur la tête de nombreuses petites écailles et elles ont plusieurs rangées d’écailles entre l’œil et la bouche.

source : Association Lo Parvi

En montagne il y a souvent une confusion entre la coronelle lisse ou la couleuvre vipérine et la vipère, car leur taille, leurs couleurs et leur patron dorsal sont similaires avec ceux des vipères.

Biologie et cycle de vie

Sens

De façon générale, les serpents ont une très mauvaise vue. Ils se repèrent dans leur milieu en sentant les odeurs et les déplacements d’air grâce à leur langue bifide.

Alimentation

Les serpents sont tous carnivores. Ils utilisent en général deux types de chasse : soit ils pratiquent l’embuscade, soit ils maraudent. Le serpent s’approche lentement de sa proie une fois qu’il l’a repérée puis il s’arrête à une certaine distance. Le serpent projette sa tête en avant au moment de saisir la proie tout en ouvrant les mâchoires et frappe ainsi sa proie très violemment. Les espèces arboricoles ont une approche différente : ils se laissent pendre à une branche et se laissent choir sur leurs proies.

Les serpents peuvent avaler une grande quantité de nourriture en une seule fois et sont capables de jeûner pendant de nombreux jours.

crédit photo : Nicolas Biron_couleuvre à collier
crédit photo : Nicolas Biron_couleuvre à collier

Cycle de vie

Une fois que le serpent a atteint sa maturité sexuel, il recherche un partenaire. L’accouplement se fait au printemps. Concernant les serpents présents dans notre région, ils sont tous ovipares.

Les femelles pondent leurs œufs à la fin de l’été, et sont parfois incapables de se nourrir suffisamment avant l’hibernation. Le jeune serpent sorti de son œuf, part directement à la recherche de nourriture. Les serpents n’éduquent pas leurs petits.

Durant l’automne les serpents préparent un stock de graisse en prévision de l’hibernation.

Pour l’hibernation, ils utilisent de nombreux types d’abris : troncs d’arbres, fissures et trous, tas de pierres, de feuilles, de paille, des piles de bois…. Ils évitent les sols humides, puisqu’il y a un risque qu’il gèle en profondeur. Le métabolisme fonctionne au ralenti pendant l’hiver. En règle générale ils ne mangent rien durant cette période. En effet, ils ont stocké des réserves de graisse dans leurs tissus, qu’ils éliminent lentement.

Au printemps, les mâles sortent généralement en premier pour s’exposer au soleil (c’est le meilleur moment pour les observer !). Quelques semaines plus tard, les premières femelles sortent et la période d’accouplement commence alors.

Les serpents muent plusieurs fois dans leur vie, leur mue est totale, cela veut dire que la vielle peau appelée exuvie, tombe en un seul morceau. En période de croissance, le serpent devient trop grand pour sa peau, il se frotte contre des cailloux et des branches, puis se traîne hors de sa peau. Il est alors enfin débarrassé de son ancienne peau. La fréquence de la mue dépend des espèces et de l’âge et de la taille du serpent.

crédit photo : Sylvain Chapuis_vipère aspic
crédit photo : Sylvain Chapuis_vipère aspic

Un serpent dans mon jardin

La présence d’un serpent est un indicateur positif sur la faune et la flore qui vous entoure car il fait partie de la chaîne animale. Sa présence est également le signe d’un biotope en bonne santé. Un serpent est aussi un excellent régulateur des populations de rongeurs ! En effet, si vous avez trop de souris ou de rats, vous pouvez être sûr que le serpent régulera la surpopulation des petits rongeurs.

Pour s’en protéger 

Les serpents n’attaquent pas spontanément l’homme, mais comme tout animal sauvage, s’ils se sentent menacés ou s’ils sont surpris, ils vont avoir une réaction de défense. Celle-ci peut varier en fonction des espèces. Les seuls serpents en Rhône-Alpes capables d’injecter du venin sont les vipères.

Si une vipère vous mort :

1/ éviter de paniquer 2/ éviter de bouger le membre piqué 3/ contacter un médecin.

Pour éviter toutes morsures porter des chaussures hautes et fermées.

La loi n°76-629 du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature et de l’environnement et de la protection des espèces ainsi que l’arrêté du 19 novembre 2007 protègent les serpents en France. Il est strictement interdit de les détruire, les manipuler, les transporter, les vendre… Excepté pour les vipère aspic et péliade qui n’ont pas le même statut de protection.

SOS serpents.

http://isere.lpo.fr/wp-content/uploads/2014/06/SOS-Serpent_CP_14_10_2013.pdf

https://rhone-alpes.lpo.fr/IMG/pdf/plaquettesosserpents.pdf

Aménagement pour reptiles

Favoriser son habitat en construisant par exemple, une petite mare, un mur de pierres sèches, un simple tas de pierre, de feuilles mortes, de bois peu faire l’affaire.

http://www.biodiversiteetbati.fr/Files/Other/DocComplGTBPU/F25-Abrireptileslelivre.pdf

http://www.parc-landes-de-gascogne.fr/files/pnr_landes/missions/Patrimoine_naturel/Faune/amenagements-serpents.pdf

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *