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Pourquoi la LPO Isère a choisi l’indemnité kilométrique vélo (IKV)

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L’indemnité kilométrique vélo (I.K.V.) en quelques mots :

Prévue par la loi sur la transition énergétique, le décret du 11 février 2016 a fixé le montant de l’indemnité kilométrique à 0.25 € le kilomètre.

Cette indemnité est exonérée de charges sociales pour l’employeur et d’impôt sur le revenu pour le salarié jusqu’à 200 € par an.

Elle est destinée à compenser totalement ou partiellement les frais occasionnés par l’usage du vélo entre le domicile et le lieu de travail.

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©Éric Posak

Pourquoi la LPO Isère choisit l’I.K.V. ?

Aude, Marie, Julia, Adrien, Jean-Marc et Anaëlle viennent au travail en vélo. Un choix quotidien pour le coup de pédale de préférence au covoiturage, au train, tram, bus, à la marche ou bien sur à la voiture.

Au total, une moyenne de 14 km par jour et presque 17.000 km annuels. Mais chacun à son rythme. Marie et Adrien n’effectuent que quelques kilomètres en pleine ville et terrain plat. Pour Anaëlle, c’est en revanche 30 km en VAE avec 800 m de dénivelé positif !

6 salariés c’est tout de même 60 % des effectifs. Un chiffre très supérieur à la moyenne nationale qui évalue la part modale du vélo sur le trajet domicile-travail à moins de 3%, très loin derrière les Pays-Bas où près de 34 % des déplacements inférieurs à 7.5 km sont effectués en vélo (27 % en moyenne) ! Plusieurs villes se démarquent pourtant comme Strasbourg (14 %). Grenoble n’est qu’autour 6 % quand Copenhague atteint les 50 %.

Mais ici, l’I.K.V. est une bonne nouvelle, seul un forfait d’entretien annuel de 80 euros était versé pour les usagers de la « petite reine ». Pourtant, les forfaits de transport sont eux obligatoirement pris en charge pour moitié par l’employeur et, comme le souligne aussi Anaëlle, « il y  a des réductions d’impôts pour les automobilistes (dans le cadre des frais réels), il est grand temps qu’on salue l’effort des milliers de cyclistes qui contribuent à leur niveau à réduire la pollution ».

Prendre son vélo tous les jours nécessite un peu d’organisation et de vigilance. «L’entretien du vélo est une étape clé… il faut « faire un check » toutes les semaines : sur les freins surtout… Souvent il y a un petit grincement qui apparaît un cliquetis qui chante, un « couix » qui dérange : il faut faire marcher son bon sens et résoudre le problème… Parfois c’est pénible mais la plupart des cas, le problème est vite résolu ». La sécurité n’a pas de prix mais l’entretien du vélo, un peu (freins, câbles, éclairage, pneus, chambre à air…). L’I.K.V. doit permettre justement de l’assurer.

Pourtant, le vrai bénéfice de l’opération est certainement ailleurs.

Pour Anaëlle, « le vélo maintient en forme, réveille le matin, permet de débriefer le soir. Oui, certes, après la journée de boulot, parfois j’ai PAS envie de faire 1h de vélo. Mais une fois sur le vélo, il y a quelque chose qui se produit, je suis bien. Je dors bien tous les soirs, je pense que le vélo c’est un peu mon yoga ou ma méditation »

Même « coup de sonnette » pour Aude : «  je ne me déplace pas seulement pour aller au travail ou en revenir, mais je profite de ce moment pour faire un break et déconnecter de la ville et du travail, et reviens « zen » à la maison » et pour Julia « le vélo, ça réveille le matin et ça détend le soir après la journée de travail. Je fais une douzaine de kilomètres de vélo par jour, plus besoin de faire du sport en plus ! »

Toutes les études médicales montrent que la pratique du vélo a un effet positif sur la santé en permettant un exercice physique modéré et régulier. En mai 2016, le C.G.D.D. a calculé le bénéfice pour les finances publiques à plus d’un milliard d’euros. Et une meilleure santé, c’est aussi moins d’arrêt de travail pour l’employeur !

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©Éric Posak

Pour Eric, administrateur, la décision unanime de la LPO Isère d’opter pour l’I.K.V. coule de source. «Certes, ce n’était pas obligatoire, mais la reconquête de la biodiversité, la qualité de l’air et la santé vont de pair».

En collaboration avec les collectivités locales et le CAUE de l’Isère, la LPO Isère développe depuis plusieurs années un programme ambitieux d’insertion de la nature en ville à travers les projets architecturaux et aménagements urbains. Le vélo y a bien sur toute sa place.

Julia le souligne aussi : « On a la chance d’avoir un réseau de pistes cyclables bien aménagé dans l’agglomération grenobloise». La métropole grenobloise totalise 350 kms d’itinéraires cyclables et la limitation de la vitesse des véhicules en ville à 30 km/h. va permettre de limiter sensiblement les risques d’accident.

Et Eric poursuit « C’est une chance d’avoir des salariés qui ont anticipé ces préoccupations par leur pratique quotidienne. Le choix de l’I.K.V. pour la LPO Isère est d’abord un signe de reconnaissance envers eux et une incitation pour les salariés permanents ou stagiaires qui intégreront l’équipe ».

Mais c’est aussi un message fort vers ses 1.400 adhérents « Nombreux sont nos adhérents actifs qui vont déjà à leur travail en vélo ou envisagent de le faire. Il faut les encourager à proposer l’I.K.V. dans leur entreprise ».

L’employeur n’est pas perdant. Les indemnités versées sont exonérées de charge sociale jusqu’à 200 € par an. L’I.K.V. s’intègre parfaitement dans la politique de RSE et de PDE de l’entreprise.

« La pratique du vélo instaure un autre rapport avec notre environnement proche, nous rend plus attentif aux saisons et aux aléas climatiques, à l’écoute, aux réalités physiques et aux autres. Elle procure aussi un espace de liberté et de plaisir sans jamais rencontrer aucun bouchon ! » ajoute Eric.

Aude en témoigne : « Lorsque je me lève le matin tôt pour aller au boulot (lors d’animation), je suis seul sur la route, pas de voiture, pas de bruit ! Seul le chant des oiseaux le matin à la fraîcheur du vent dans la descente de Venon. Et l’hiver lorsque je remonte le soir alors qu’il fait nuit, je retrouve « mon » renard qui mulote dans le pré et le blaireau prudent traversant la route. »

Comme sur le littoral, le vélo est aussi un moyen pratique pour l’observation de la nature en plaine, le long des cours d’eau ou autour des zones humides. Les oiseaux ont une fâcheuse tendance à ne pas rester en place. Pouvoir se déplacer rapidement est un atout. Le vélo est aussi moins fatiguant que la marche. « Les digues de l’Isère et les bords du Rhône tout comme les E.N.S offrent de véritables opportunités de découverte de la nature en vélo que nous devons encore promouvoir et développer » poursuit Eric. Alors, à quand un rallye naturaliste en vélo ?

VAE : vélo avec assistance électrique

IKV : indemnité kilométrique vélo

AURG : agence d’urbanisme de la région grenobloise

RSE : responsabilité sociale et environnementale

PDE : plan de déplacement des entreprises.

C.G.D.D : commissariat général au développement durable

Pour plus de renseignements :

FUBicy : http://www.fub.fr/

ADTC : http://www.adtc-grenoble.org/

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