Les 10 espèces à observer à Sassenage

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Cette commune iséroise de 11 500 habitants est située à quinze minutes de Grenoble, à proximité du massif du Vercors. Ses jardins, ses parcs et ses prairies, associées à la ville et l’activité humaine, permettent à une biodiversité riche et diversifiée de s’y épanouir.
N’hésitez pas partir à la découverte de la commune tout en profitant des observations qui s’offrent à vous !
N’oubliez pas de noter vos rencontres avec la faune en enregistrant chaque espèce sur http://www.faune-isere.org !

L’alyte accoucheur

Si vous partez à sa recherche, soyez attentif ! C’est un très petit crapaud d’environ 5 cm. Sa particularité est caractéristique de cette espèce : à l’issu de l’accouplement, le mâle porte les œufs durant plusieurs semaines, assemblés sur ses pattes arrières. Il vit à proximité des plans d’eaux afin d’assurer l’humidification des œufs et les dépose dans l’eau juste avant l’éclosion. Son alimentation est variée et comporte araignées, larves, mouches, coléoptères… Pour l’entendre, patientez jusqu’au coucher du soleil, vous aurez peut-être la chance d’entendre son chant puissant et très régulier.

Le saviez-vous ? Quand il pressent un danger ou une attaque, l’alyte accoucheur peut se gonfler en rabattant ses membres contre lui pour intimider l’adversaire.

 Le caloptéryx vierge

Cet odonate vit lui aussi près des zones humides ombragées, particulièrement aux abords des eaux fraîches et rapides. C’est là que les larves pourront se développer. Vous n’aurez sans doute pas de mal à le photographier car il surveille en général son territoire depuis un même perchoir (le plus souvent une feuille ou une pousse). Il se nourrit d’insectes dans les cours d’eau comme les trichoptères et les plécoptères.

Le saviez-vous ? La femelle peut pondre jusqu’à 300 œufs durant la période de reproduction.

Le demi-deuil

Vous observerez ce papillon aux ailes en damier dans la plupart des prairies et des clairières ou dans les bois, en particulier près des graminées. C’est particulièrement dans la période de juin à août que les adultes sont observables. Ces derniers, les imagos, butinent de nombreuses fleurs, en particulier les centaurées. On note qu’il n’y a qu’une seule génération par an. La femelle éparpille les œufs en vol de manière aléatoire.

Le saviez-vous ? Sa nature craintive ne facilite pas le travail des photographes. Afin de le capturer en image, le mieux est d’attendre qu’il se pose sur une fleur pour se régaler de son nectar.

 L’écureuil roux

On rencontre ce petit mammifère bien connu du public dans les milieux boisés, constitués de conifères et de feuillus, en basse altitude comme en montagne. Il est également très présent dans les parcs et les jardins boisés. Il sort de sa cachette dès l’aube pour chercher sa nourriture. Très adroit et habile grimpeur, il peut atteindre les graines présentes à l’extrémité des branches. Il est plutôt solitaire mais peut tout à fait partager un même territoire avec ses congénères.

Le saviez-vous ? Quand un prédateur s’approche, il est capable, en quelques mouvements, d’escalader un arbre et de passer sur la face cachée puis se coller au tronc en attendant que le danger passe.

Le fadet commun

Ce petit papillon de jour se fait remarquer en vol, lorsqu’il zigzague au ras de l’herbe. On l’observe également posé sur une fleur ou une pousse, les ailes dressées. Son milieux de prédilection se situe dans les zones ouvertes composés de graminées (pelouses, lisière de forêts clairières…). Il est facile de le rencontrer car il vit dès 0 jusqu’à 2100 m d’altitude. Entre deux et trois générations naissent chaque année et les œufs sont posés au niveau du sol, sur les feuilles.

Le saviez-vous ? Le vol du fadet commun est assez vif. On le reconnaît notamment par ses mouvements presque sautillants.

 

 Le grèbe castagneux

Cette espèce affectionne un large panel d’habitats : étangs, bassins, lacs, cours d’eau calmes de plaines… Ces milieux doivent présenter à la fois un espace dégagé et une partie végétalisée où il peut s’abriter et faire son nid. C’est le plus petit des grèbes, ce qui lui vaut son nom (castagneux vient de châtaigne, en lieu avec la taille et la couleur du grèbe). Une dizaine de couple peuvent cohabiter sur une même surface. Il trouve sa nourriture dans l’eau et se compose essentiellement de larves d’insectes et d’invertébrés aquatiques.

Le saviez-vous ? Il est rare d’observer le grèbe castagneux en vol. En effet, cette espèce passe la plupart de son temps à la surface de l’eau.

Écouter le grèbe castagneux :

 

L’hirondelle rustique

C’est l’espèce d’hirondelle la plus répandue au monde. Elle fréquente les zones ouvertes comme les surfaces cultivées et les prairies où elle trouve des arbres pour s’y percher. On la trouve en ville mais principalement en zone rurale où elle niche parfois dans les granges. Elle se nourrit essentiellement d’insectes volants qu’elle capture d’un vol acrobatique très précis, grâce par ses deux fines ailes et sa longue queue qui lui offrent une grande souplesse et agilité.

Le saviez-vous ? En véritable acrobate aérienne, l’hirondelle rustique peut boire même en vol, en rasant la surface de l’eau.

Écouter l’hirondelle rustique :

 

Le lézard des murailles

Ce lézard commun est connu notamment pour ses bains de soleil, sa rapidité et son goût pour les insectes, les chenilles et les vers. Pour le voir, surveillez les éboulis de pierres, les murs de pierres sèches et les rochers. Cette espèce à sang froid profite des rayons du soleil pour tempérer son corps. Extrêmement agile, il peut se cacher dans un minuscule espace à la moindre alerte.

Le saviez-vous ? Quand il se sent en danger, le lézard des murailles peut perdre sa queue. Ce stratagème particulier lui permet de détourner l’attention de l’ennemi.

Le moineau domestique

C’est sûrement l’espèce qu’on associe le plus à la vie au jardin et au parc. On le rencontre partout, en ville près des habitations comme en pleine campagne. On l’observe sautillant au sol, à la recherche de sa nourriture, composée de graines, de larves et d’insectes. C’est une espèce très sociable qui se rassemble avec ses congénères dans des groupes agités et bruyants, lorsqu’ils cherchent tous ensemble de la nourriture.

Le saviez-vous ? En été, les moineaux domestiques s’ébrouent au sol, dans la poussière, pour tenter de se débarrasser des parasites présents dans leur plumage.

Écouter le moineau domestique :

 

La tourterelle turque

Elle habite les zones urbaines où il est possible de l’observer dans les parcs, les fermes, les jardins ou encore les vergers où elle cherche les graines des arbres pour se nourrir. Cette espèce grégaire est souvent aperçue en couple qui ne se quitte pas de l’année. On peut aussi la voir en groupe de plusieurs individus autour d’une source de nourriture. Au contraire de certaines espèces territoriales aux abords des aires de nourrissage, les tourterelles turques, pacifiques, se serrent les unes contre les autres pour manger.

Le saviez-vous ? La tourterelle turque est native… d’Inde. Présente au début du XXème siècle en Turquie, elle a peu à peu colonisé l’Europe.

Écouter la tourterelle turque :

 

La LPO Isère vous souhaite de belles observations cet été à Sassenage !

Écoute des chants : Xeno-Canto

Crédit photos
Bruno Fonters – (alyte accoucheur)
Richard Bartz – (caloptéryx vierge)
Thomas Cugnod – (demi-deuil)
Camille Combes – (écureuil roux)
Rémi Fonters – (fadet commun)
Fabrice Cahez – (grèbe castagneux)
Sylvain Chapuis – (hirondelle rustique)
Axel Falguier – (lézard des murailles)
Raphaël Bussière – (moineau domestique, tourterelle turque)

Sources
http://www.batraciens.be
http://www.allo-grenouille.fr
https://www.quelestcetanimal.com
http://wwwphp.obs-banyuls.fr
https://animal.cheloniophilie.com
http://ecologie.nature.free.fr
http://www.oiseaux.net
http://www.oiseaux-birds.com
http://www.oiseau-libre.net
https://www.aujardin.info

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