Les 10 espèces à observer sur la Bastille de Grenoble

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Édifiée sur le massif de la Chartreuse, la Bastille de Grenoble domine la ville de plus de 260 mètres de hauteur. Accessible en téléphérique, à pied, à vélo ou en voiture, cet ancien fort militaire du XIXème siècle offre à ses visiteurs une vue imprenable sur l’Isère, ses communes et surtout son paysage époustouflant.

La faune y est bien présente et active tout au long de l’année dans cet espace de nature et de fortifications. Maintenant que l’été et ses beaux jours sont arrivés, emportez chaussures de marche et jumelles pour partir à la découverte de la biodiversité de la Bastille. Ouvrez l’œil et vous ferez de belles observations, à enregistrer sur le site participatif www.faune-isere.org ou sur l’application NaturaList. Vous pourrez ainsi profiter de l’exposition plein Sud des coteaux de la Bastille et de son micro-climat méditerranéen !

L’accenteur alpin

C’est une espèce caractéristique des hautes-montagnes qui vit au dessus de la limite des arbres dans les alpages et dans les vallées en hiver. Les zones agricoles lui offrent des végétaux, dont des graines, pour s’alimenter à cette période bien qu’il soit cependant principalement insectivore à la belle saison. Oiseau généralement très peu farouche, vous n’aurez pas de mal à le rencontrer en hiver.

Le saviez-vous ? L’accenteur alpin est facile à approcher, même de près. Ce trait de comportement apparaît chez les oiseaux dont l’habitat se situe reculé de celui des humains.

 

Écouter l’accenteur alpin  :

 

L’hirondelle de rochers

Habitante des falaises de montagnes, on l’aperçoit en petites colonies également complétées par des hirondelles de fenêtre. En vol, on la reconnaît notamment à son vol planant, quand elle profite des courants, entrecoupé de plongeons très rapides. C’est là qu’elle saisit généralement moucherons et petits insectes en vol.

Le saviez-vous ? L’hirondelle de rochers est présente dans de nombreuses régions de France où elle peut nicher du niveau de la mer jusqu’à 2 500 mètres d’altitude dans les Alpes.

Écouter l’hirondelle de rochers :

 

L’hirondelle de fenêtre

Plus citadine que les autres espèces d’hirondelles, elle vit en colonies dans les villes, les villages et près des parois rocheuses. Ainsi, de nombreuses structures humaines proches des montagnes abritent les nichées de cette espèce. Pour se nourrir, elle attrape des insectes presque exclusivement en vol. Cette espèce nous donne l’occasion de l’observer en grands groupes de plusieurs milliers d’individus durant la migration.

Le saviez-vous ? L’une des techniques de chasse de l’hirondelle de fenêtre consiste à suivre les machines agricoles dans les champs afin de capturer les insectes dérangés par leur activité.

Écouter l’hirondelle de fenêtre :

 

Le martinet à ventre blanc

Plus grand des martinets d’Europe, cette espèce se rencontre souvent en groupes dans des zones escarpées de montagnes et près des falaises. Il niche en colonies dans ces milieux ainsi que dans les hauteurs de grandes constructions humaines. Sa technique impressionnante et sa rapidité en vol restent de bons indicateurs pour l’identifier. À vos jumelles !

Le saviez-vous ? Le martinet à ventre blanc peut passer des semaines entière sans jamais se poser. En effet, il est capable manger et de dormir en vol.

Écouter le martinet à ventre blanc :

 

Le martinet noir

Comme son cousin le martinet à ventre blanc, le martinet noir passe la plus grande partie de son temps en vol, pour dormir comme pour se nourrir. Difficile à photographier, il est si rapide qu’il est capable d’entrer dans de minuscules cavités dans les murs des édifices des villes et des villages sans ralentir l’allure. C’est également ce vol rapide qui lui permet d’attraper les insectes volants dont il se nourrit.

Le saviez-vous ? Sur des courtes distances, le martinet noir peut atteindre une vitesse de 200 km/heure en vol.

Écouter le martinet noir :


Le pouillot de Bonelli

Vous le rencontrerez dans les milieux ouverts et ensoleillés des hauteurs montagneuses et proche des bois de conifères. Soyez attentifs car il n’est pas très facile à observer ! En effet, il est souvent en mouvement dans la végétation mais fait parfois des apparitions rapides dans les airs pour capturer une proie. Il est essentiellement insectivore.

Le saviez-vous ? Le pouillot de Bonelli est presque infatigable au chant. Les séquences de chant se suivent toute la journée à un rythme qui ne faiblit quasiment pas.

Écouter le pouillot de Bonelli :


Le rougequeue noir

Il fréquente les zones rocheuses avec végétation, les édifices et les terrains rocailleux. Bien qu’il vive près des humains, il reste très peu craintif, ce qui nous permet de l’observer parfois de très près. C’est un oiseau vif qui prospecte les bâtiments, les arbres et le sol à la recherche des insectes dont il se nourrit et qu’il attrape généralement en plein vol, après l’avoir repérée depuis un perchoir. Il doit son nom à la coloration du mâle, noir avec la queue rouge.

Le saviez-vous ? La mère rougequeue noir est très attentive. Si l’un de ses petits disparaît, elle l’appelle durant plusieurs jours et part à sa recherche, quitte à survoler des prédateurs (chats, chiens, etc).

Écouter le rougequeue noir :


La Sittelle torchepot

Observez cette caractéristique particulière : grâce à ses puissantes griffes, cette espèce est capable de grimper sur le tronc des arbres et ce, dans tous les sens : tête en haut comme tête en bas, en zigzag. Cet oiseau forestier, qui peut aussi fréquenter les parcs et jardins avec de grands arbres, se nourrit essentiellement d’insectes et d’araignées qui peuvent parfois la pousser à s’approcher des habitations.

Le saviez-vous ? La Sittelle torchepot est capable de faire des réserves de noisettes et de graines dans des crevasses en prévision des périodes difficiles. Elle cache alors son butin avec de l’écorce ou de la mousse.

Écouter la Sittelle torchepot :


Le tichodrome échelette

Sortez la longue-vue ! Cet espèce est un habitant caractéristique des gorges de montagnes et des falaises, qu’on peut aussi observer sur de vieux édifices ou sur des rochers en plaine, voler de place en place comme un papillon. Son plumage gris, hormis les ailes, lui offrent une quasi invisibilité sur la roche sur laquelle il grimpe à la verticale. Compagnon des grimpeurs, il attrape des insectes dans les crevasses de la pierre.

 

Le saviez-vous ? Le tichodrome échelette peut voyager loin de ces montagnes natales. On peut même l’observer sur des édifices artificiels comme les Tours de Notre Dame de Paris ou sur les remparts du château d’Angers.

Écouter le tichodrome échelette :


Le troglodyte mignon

Ouvrez l’œil, car c’est l’un des plus petits passereaux d’Europe ! Il apprécie vivre dans les buissons et dans les boisements des forêts, des parcs ou des jardins. On peut le voir voler rapidement près du sol, d’un buisson à l’autre, à la recherche de petits invertébrés comme les insectes ou les araignées. De nature territoriale, il n’hésite pas à indiquer aux visiteurs que la zone est occupée.

Le saviez-vous ? On l’entend plus qu’on ne le voit. En effet, le troglodyte mignon peut émettre des chants prononcés jusqu’à 90 décibels.

Écouter le troglodyte mignon :

 

Écoute des chants : Xeno-Canto

Crédit photos
Steve Le Briquir (accenteur alpin)
Guy Bourderionnet (hirondelle de rocher)
Alain Gagne (hirondelles de fenêtre, rougequeue noir)
Thomas Cugnot (martinet à ventre blanc)
Finch (martinet noir)
Pierre Dalous (pouillot de Bonelli)
Sylvain Chapuis (sittelle Torchepot, tichodrome échelette, troglodyte mignon)

Sources
www.oiseaux.net
www.oiseau-libre.net
www.oiseaux-birds.com
https://inpn.mnhn.fr
https://fr.wikipedia.org

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