Utilisation de la « repasse » et recommandations de la LPO

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Avec l’avènement des nouvelles technologies numériques, il devient aisé pour chacun d’utiliser la technique dite de « repasse » pour rechercher ou observer les oiseaux, souvent simplement à l’aide de son smartphone.

© Thomas Cugnod

La « repasse » est une technique qui consiste en diffuser des enregistrements de sons d’une espèce afin de provoquer une réponse comportementale ou vocale de l’animal sauvage correspondant.

Cette technique peut s’avérer très utile et efficace dans le cadre d’études ou d’inventaires d’espèces souvent difficiles à contacter.

De nombreux ornithologues amateurs utilisent également cette technique pour réaliser des observations ou photographies d’espèces discrètes.

Néanmoins, il est nécessaire de rappeler que la repasse n’est pas sans incidence sur la faune sauvage et demande des précautions d’usages qu’il est bon de rappeler.

Risques

– Le principe de la repasse repose sur une réponse d’un animal territorial qui défend ainsi son domaine vital. Avec des enregistrements à répétition, l’animal concerné peut abandonner son territoire croyant avoir à faire à d’autres individus territoriaux.

– La repasse occasionne forcément un stress ou une dépense d’énergie inutile chez les oiseaux pouvant être identifiée comme un individu concurrent ou un prédateur.

– L’individu appelé par la repasse peut, dans sa réponse, s’exposer à un prédateur ou la repasse peut aussi appeler un prédateur de l’espèce recherchée sur son territoire.

Recommandations

– La LPO Isère vous demande de ne pas utiliser la repasse en période de nidification qui est la période la plus sensible pour les espèces !

– Il est essentiel d’arrêter l’enregistrement dès la première réponse et de ne pas insister. Par ailleurs il faut éviter les enregistrements à volume trop élevé. S’abstenir lors de manifestations spontanées de l’espèce recherchée.

– Essayez de limiter au maximum votre utilisation de cette technique et de ne l’utiliser que dans le cadre de prospections sur des zones où la présence de l’espèce n’est pas connue. Pour certaines espèces, il est préférable de contacter la LPO au préalable ou les coordinateurs bénévoles.

Il est essentiel de limiter au maximum notre impact sur les milieux et la faune sauvage même si vous souhaitez agir dans le sens de la protection de la nature ou par passion.

Merci à vous !

1 Commentaire

  1. Merci pour cet article très clair. J’ai récemment été choqué d’apprendre que beaucoup de naturalistes, y compris professionnels, utilisent la repasse à outrance, simplement pour LA photo… Le magazine de la LPO parle également parfois des risques de cette pratique. Par contre les sites de partage d’informations comme Faune Bretagne, Faune Aquitaine… ne donnent pas assez de recommandations, je trouve.

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