La Tarente de Maurétanie est à Grenoble !

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En août 2018, des soirées de prospection de la Tarente de Maurétanie ont permis de confirmer la présence de cette espèce dans la ville de Grenoble, déjà connue dans certains quartiers.

© Rémi Fonters
Inoffensive car amatrice d’araignées et d’insectes, la Tarente de Maurétanie est un gecko d’environ 15 centimètres. D’un aspect épineux et d’une coloration lui permettant de se camoufler dans les milieux rocheux, elle possède des lamelles digitales pour grimper aisément sur des parois verticales et se déplacer sous les surplombs.
C’est une espèce discrète en journée mais facilement observable lors des nuits d’été à proximité des lumières urbaines où elle chasse divers insectes. Avant l’été 2018, grâce à des observations récurrentes d’adultes et de juvéniles recensées sur www.faune-isere.org, la Tarente était connue en Isère dans seulement trois communes : Saint-Marcellin, Eybens et Grenoble. Espèce originaire du pourtour méditerranéen, on estime que sa présence sur le département est due à son introduction par les transports routiers ou ferroviaires.
Afin de mieux connaître sa répartition à Grenoble, des prospections ciblées ont été réalisées de nuit au cours de l’été 2018 à l’intérieur de la ville, le vendredi 3 août et le mardi 15 août.
© Rémi Fonters

Grâce à ces soirées de prospection, 37 tarentes ont été localisées, dont au moins trois juvéniles témoignant d’une reproduction. La majorité d’entre elles se trouve dans les quartiers de la Préfecture et de Chorier-Berriat avec respectivement 21 et 10 tarentes observées dont deux juvéniles.
Ce chiffre est une excellente nouvelle pour la biodiversité en ville ! En effet, depuis la première observation dans les rues de Grenoble en 2008, la Tarente de Maurétanie s’est assez largement répartie dans l’agglomération, grâce notamment aux températures relativement élevées dans ce milieu urbain dense, favorables à sa survie.

3 Tarentes sont dissimulées sur cette photo… Saurez-vous les retrouver ? © Iserette André

Quatre secteurs ont pu être clairement identifiés : Eybens au sud-est, Porte de France au nord, la Préfecture au centre et Chorier-Berriat à l’ouest. Il est possible que les trois derniers avec le quartier Europole forment une unique population ; des prospections seront à réaliser pour étayer cette hypothèse.
Les équipes salariées et bénévoles de la LPO mèneront aussi des recherches entre Eybens et le centre-ville via les Alliés afin de savoir si les populations connues de Grenoble sont reliées. D’autres recherches auront lieu du côté de l’Île Verte au nord-est et à Seyssinet-Pariset pour confirmer la présence de ce gecko.

© Rémi Fonters
Pour aider les chargés d’études dans leurs recherches, n’hésitez pas à nous faire part de vos observations de Tarente sur www.faune-isere.org !
La LPO Isère tient à remercier tous les bénévoles qui ont participé à ces prospections !

1 Commentaire

  1. Je ne suis pas sûre que ce soit le même, mais j’en ai observé 4 dans une rue de Romans sur Isère ces dernières semaines.

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