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Destruction volontaire de nids de busard cendrés

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Des destructions volontaires de nids de busards cendrés menacent gravement l’avenir de cette espèce en plaine de Bièvre

Jeune busard cendré / Photo J Baptiste Strobel / copyright

Depuis plus de 30 ans, en lien avec les collectivités territoriales et le monde agricole, la LPO Isère mène une campagne de sauvegarde des busards cendrés dans la plaine de Bièvre.
En effet, ces oiseaux nichent à terre dans les champs de céréales et leurs nichées sont souvent détruites involontairement lors des moissons. De fait, des actions de protection sont organisées sur tous les secteurs où il est présent en France. En Rhône-Alpes, un plan régional coordonne ces actions qui, grâce à un fort investissement, ont permis de maintenir sa présence dans notre département. Mais la population a cependant connu une baisse du nombre de couples nicheurs. Elle est de fait très fragile, comme en témoigne son inscription en listes rouges départementale (en danger critique) et française (vulnérable).

Le busard cendré est pourtant un fort allié naturel de l’agriculture par son rôle de régulateur des campagnols des champs. C’est pourquoi, en accord avec les agriculteurs, les bénévoles de l’association organisent régulièrement le maintien des nids dans les cultures jusqu’à l’envol des jeunes oiseaux.

Depuis 1985, presque 1 500 jeunes busards cendrés ont été sauvés grâce à la collaboration des agriculteurs et de la LPO Isère.

Cette année hélas, ce sont plusieurs destructions volontaires que la LPO Isère doit déplorer : nos bénévoles ont en effet retrouvé six nichées détruites, ce qui représente près de la moitié des nids protégés dans les céréales ! Parfois, les jeunes busards avaient même été volontairement piétinés et écrasés. Ces actes choquants, cruels et lâches sur des poussins incapables de s’enfuir, menacent gravement l’avenir de cette espèce. Afin d’assurer leur pérennité, les nichées restantes ont du être confiées au centre de sauvegarde de la faune sauvage Le Tichodrome, qui poursuivra leur élevage.

La LPO Isère et le Tichodrome condamnent fortement de tels agissements et rappellent que le busard cendré est une espèce strictement protégée par la loi. Les deux associations ont porté plainte et une enquête a été ouverte. En attendant ses conclusions, elles vont renforcer plus que jamais leur implication dans la campagne de sauvegarde afin de mettre en œuvre tous les moyens possibles pour le maintien de cette espèce qui fait partie intégrante du patrimoine naturel des plaines de la Bièvre et du Liers.

Vous pouvez soutenir la campagne en faisant un don, plus que jamais nécessaire, pour la sauvegarde des busards cendrés en Isère : https://www.helloasso.com/associations/lpo-isere/collectes/donnez-des-ailes-aux-jeunes-busards-cendres

Communiqué de presse : CP destruction volontaire de nids de busards cendrés

Contacts presse :

Catherine Giraud Présidente LPO Isère : 06 32 15 85 14 / presidence.isere@lpo.fr

Mireille Lattier, Directrice, Centre de soins Le Tichodrome : 06 81 24 18 32 / letichodrome38@gmail.com

Femelle busard cendré / Photo J Baptiste Strobel / copyright

Sachez les reconnaître : « Les hirondelles en Isère »

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logo rubrique sachezLe printemps est à nos portes …

Les hirondelles sont souvent considérées comme annonciatrices du printemps et les premières sont déjà là à la mi-mars : l’hirondelle de rochers et l’hirondelle rustique sont les premières espèces a arriver chez nous !

Jetons un coup d’œil à nos belles arondes : hirondelle de rochers (Ptyonoprogne rupestris), rustique (Hirundo rustica), de rivage (Riparia riparia), de fenêtre (Delichon urbicum).

 Migrations-déplacements

Les quatre espèces sont migratrices mais à des degrés divers: Les fenêtre, rustique et rivage sont de grandes migratrices et partent jusque dans le sud de l’Afrique; l’hirondelle de rochers se contente quant à elle de mouvements vers le sud. On notera que parfois des hirondelles rustiques hivernent en France (Camargue, Bretagne) mais ça reste l’exception.

Les premières observations concernent les hirondelles de rochers parfois dès la mi février, puis viennent les rustiques en mars , enfin les deux autres espèces fin mars – début avril.

poster hirondelles

 Milieux

L’hirondelle de rochers recherche préférentiellement les falaises en marquant un net penchant pour le calcaire bien exposé à la chaleur. Le nid est construit la plupart du temps en milieu naturel (rarement sur du bâti) avec de la boue, des graviers et de la salive, en forme de demi-sphère.

L’hirondelle rustique installe son nid dans les granges et les étables, parfois sous les ponts; elle chasse les insectes souvent près du sol, à proximité du bétail mais aussi à la cime des arbres.

L’hirondelle de rivage creuse son nid dans la paroi d’une sablière ou d’un talus, presque toujours près de l’eau où elle chasse les insectes. Les oiseaux sont la plupart du temps rassemblés en colonies nombreuses.

L’hirondelle de fenêtre s’installe soit en ville (le plus souvent) soit en milieu rupestre; les nids sont construits (ou réparés d’une année l’autre), sous un balcon, une avancée de toit, l’arche d’un pont … Les oiseaux s’établissent le plus souvent en colonie de plus ou moins grande importance.

Morphologie

Deux catégories se dégagent, d’une part les hirondelles brunes, d’autre part les hirondelles noires et blanches.

Commençons par les plus courantes c’est-à-dire les noires et blanches: Hirondelles de fenêtre et rustique. Le milieu , comme on l’a vu plus haut, les distingue et on pourrait parler d’hirondelle des champs et d’hirondelle des villes. Mais attachons nous plutôt au plumage

L’hirondelle de fenêtre présente une tache blanche au croupion (une fenêtre ?) bien tranchante avec le sombre du plumage dorsal; cet aspect est discriminant pour les oiseaux vus par dessus. Le dessous est blanc et la forme plutôt trapue avec une courte queue peu fourchue.

fenetre

L’hirondelle rustique possède de longues ailes pointues et une queue très fourchue avec de longs « filets ». Le dos est sombre et le dessous blanc; elle porte un collier sombre et la gorge est rouge sombre, ainsi que le front; ce point est discriminant pour les oiseaux vus de dessous.

rustique

Continuons avec les hirondelles brunes, hirondelle de rochers et hirondelle de rivage.

Vues par dessous, l’hirondelle de rivage porte un collier alors que celle des rochers n’en a pas, c’est un bon point pour les distinguer…sans compter que cette dernière présente un ventre moins blanc que la rivage. Très petite, l’hirondelle de rivage se rapproche par la silhouette de l’hirondelle de fenêtre mais les contrastes noir/blanc en moins..

rivage

Vue par dessus, on note chez l’hirondelle de rochers des « fenêtres » blanches sur les rectrices (si la queue est étalée) ce que n’a pas la rivage.

rochers

ATTENTION ne pas confondre les hirondelles avec les martinets !

martinet

Le martinet noir est très présent en milieu urbain il possède de longues ailes effilées et son vol est très rapide.

En Isère on trouve également le martinet à ventre blanc, près d’une fois et demi plus grand que le martinet noir. Il est bien plus rare que le martinet noir et typique des zones de montagnes et de falaises.

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La voix des hirondelles

Le chant des hirondelles est très peu élaboré; il est peu discriminant sauf à être un expert en la matière.

Pour en savoir plus sur les productions sonores des hirondelles vous pouvez visiter : http://www.xeno-canto.org/

Jacques Prévost et la LPO Isère

Illustrations : F. Desbordes

En savoir plus :

Livret technique

Planche d’identification LPO France

Nichoir à hirondelle rustique

Nichoir à hirondelle de fenêtres

Découverte de l’Espace Naturel Sensible du marais de la Véronnière

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Venez découvrir les oiseaux de l’ENS du marais de la Véronnière au fil des saisons.

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Lieu d’observation : Port de plaisance de la commune de Paladru (Nord du lac)

Horaires : à partir de 9h00 à 11h00 au petit port (Nord du Lac) et 11h00 à 12h00 Visite de la plage de Charavines et du Camping international de Montferrat.

Toutes les sorties sont gratuites !

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Dates : Samedis 9 janvier/6 février/19 mars/23 avril 2016

Contact : Steve Le Briquir (04-76-51-78-03 ou refuges.isere@lpo.fr)

Hérité des périodes glaciaires, le lac de Paladru est le plus grand plan d’eau de l’Isère. Une présence humaine ancienne fait ici l’objet de fructueuses recherches archéologiques. Aujourd’hui les activités de loisirs coexistent avec celles plus traditionnelles de la pêche. Les rives encore sauvages du lac sont occupées par de nombreux oiseaux d’eau, surtout en période d’hivernage. Les roselières, bien qu’elles aient régressé, apportent un abri essentiel pour la faune du lac.

Quelques oiseaux :

Rousserolle turdoïde, Martin-pêcheur d’Europe, Bruant des roseaux, Grèbe à cou noir, Canard chipeau, Canard colvert, Canard pilet, Canard siffleur, Canard souchet, Fuligule milouin, Fuligule morillon, Gallinule poule-d’eau, Grèbe castagneux, Grèbe huppé

Le marais fait partit de l’inventaire ZNIEFF car il représente un site de halte migratoire importante pour l’avifaune.

Le périmètre de la roselière constitue une zone de refuge remarquable pour l’avifaune lacustre. La présence de prairies inondées et de mare permettent à ces espèces d’oiseaux de se réfugier et de s’y nourrir. De plus les vasières regroupent un grand nombre de canards et d’oiseaux limicoles. Ce secteur est donc le cœur le plus sensible de cet espace naturel, il n’est donc pas souhaitable d’ouvrir cet espace aux publics.

 

Sachez les reconnaître: « les oies et les grues en migration »

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logo_sans_sclDès le mois d’août les grandes manœuvres de la migration se déclenchent: martinets, et milans noirs ouvrent le bal, bientôt suivis par les bondrées puis les cigognes blanches et toute la cohorte des voyageurs au long cours.

Beaucoup vont vers l’Afrique mais d’autres se limiteront à un parcours européens se contentant de quitter des terres hostiles en hiver pour se poser ici et là dans l’Europe du sud plus accueillante: les Grue cendrée Grus grus et Oie cendrée Anser anser en sont un bon exemple.

Le ciel de l’Isère n’est certes pas le meilleur endroit pour observer la migration de ces deux espèces mais tous les ans on observe des vols, et de plus en plus fréquemment.

Généralités

La lecture d’une carte montre clairement que les axes de migration des grues (voir doc 1) et oies (voir doc 2) sont plutôt à l’ouest.

 migration grue cendrée

migration oie cendree

En effet, le gros du passage de Grus grus rallie le Pays basque en venant de la Lorraine et en passant à l’ouest du Massif central.

Seuls de grosses perturbations météorologiques ont une réelle incidence sur ce trajet habituel: en novembre 1982 une très grosse tempête, avec de forts vents de sud-est, a envoyé les grues visiter la Bretagne, quelques unes sont même allés prendre des leçons d’anglais.

Le mouvement migratoire, pour une grande part, est une réponse comportementale à des stimulations extérieures agissant sur des dispositions innées.

Le raccourcissement de la durée du jour stimule l’instinct migratoire et les rassemblements de pré-migration s’organisent, les grandes troupes attendent alors le signal du grand voyage et ce sont les conditions météo du moment qui commandent: temps clair conséquence d’une haute pression centrée sur l’Europe du Nord … ce qui ne préjuge en rien du temps qu’il fera plus loin et plus tard.

Mais revenons aux axes migratoires habituels ! Les vallées du Rhône et de l’Isère restent peu empruntées mais les sites d’hivernage évoluent; on note maintenant un hivernage régulier en Camargue et ces oiseaux viennent soit du nord soit de l’est (31 oct 2009, 72 grues cendrées survolent le Mercantour direction ouest).

L’axe migratoire d’Anser anser est également situé dans l’ouest de notre pays mais tous les ans de petits groupes survolent notre région.

Dates de passage

Les grues cendrées quittent leurs zones d’hivernage pour traverser la France dès la mi-février et jusqu’au début du mois de mars; ce passage pré-nuptial semble plus ramassé dans le temps que celui de l’automne (octobre-novembre, en deux à trois vagues, selon conditions météos).

Les oies cendrées remontent vers le nord dès la fin du mois de janvier et jusqu’à la mi-mars. Le passage post-nuptial s’étale de septembre à la mi-décembre, généralement en deux vagues (2e quinzaine d’octobre et mi-novembre).

Remarque: le passage pré-nuptial des oies semble se décaler dans le temps, il a gagné en précocité deux semaines entre 1980 et 2006.

grues cendrées (3) oie cendrée

Comment les reconnaître

Les cris de vol Lors d’un passage, c’est souvent la première chose qu’on peut noter: un bavardage vient du ciel !…

Les grues émettent en vol un cri régulier qui permet au groupe de rester en contact: on peut traduire ce cri par « KRROU » ou « GRRUU »; chez un même individu il est répété toutes les 10-15 secondes ce qui produit dans les grandes bandes en déplacements un tintamarre incessant; on peut entendre, mêlés à ce fond sonore puissant les cris aigus des jeunes « PYIRP » .

Les oies , quant à elles, produisent en vol un cri nasillard et sonore qui est tout-à-fait comparable à celui des oies de nos basses-cours.

Les formations en vol Grues et oies forment des vols dits « en V », sans doute plus réguliers chez les oies car leur vol est plus direct.

Les grues cendrées rompent régulièrement la formation pour prendre de l’altitude à l’occasion d’ascendance d’air chaud, ce que ne font pas les oies cendrées. Elles reprennent ensuite leur trajet dans la direction initiale mais dans une configuration un peu plus lâche.

L’altitude au dessus du sol est très variable. Les battements d’ailes sont identiques quant au rythme (3 par seconde environ) mais différents dans le mouvement: l’aile de l’oie en vol paraît plus raide que celle de la grue qui donne une impression de souplesse.

On pourra consulter le site « Internet Bird Collection » pour des images vidéos de ces deux espèces en vol. Silhouette des oiseaux en vol La grue cendrée a un port d’échassier et en vol on peut voir les pattes dépasser de la queue: les pattes de l’oie cendrée ne dépassent pas. L’aile de la grue cendrée est bien digitée ce qui n’apparaît pas chez les oies.

Pour la migration post-nuptiale les grues cendrées sont très sensibles aux modifications de la météo et le passage d’une dépression à un anticyclone sur le nord-européen déclenche généralement le grand départ , il suffit donc de surveiller l’évolution des fronts anticycloniques dans la période octobre-novembre pour augmenter ses chances de voir passer les grands oiseaux gris.

Mais la meilleure opportunité pour l’observation des grues cendrées reste les abords du lac du Der (weekend organisé par la LPO Isère du 20 au 22 novembre, s’inscrire par mail : isere@lpo.fr ou téléphone 04 46 51 78 03), en Champagne; là, passent ou hivernent des dizaines de milliers d’oiseaux.

Elles sont nombreuses à passer la mauvaise saison dans les Landes près de Captieux, un bon millier dans la Brenne et ici ou là quelques centaines (Camargue, baie de l’Aiguillon, …)

Jacques Prévost

La LPO Isère participera au Village Alternatiba et aux 30 ans de la MNEI les 26 et 27 septembre

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C’est un week-end riche et festif qui vous attend les 26 et 27 septembre avec pas moins de trois manifestations environnementales à Grenoble. La LPO Isère et la Mission montagne de la LPO participeront en tant que partenaire à ces évènements durant tout le weekend.
alternatibaSamedi 26
ALTERNATIBA : le village des alternatives
Il s’agit d’un évènement festif sous forme d’un « village des initiatives » situé au Jardin de ville et visant à présenter des alternatives concrètes répondant aux enjeux de la lutte contre le changement climatique. Différents pôles seront représentés dont l’un consacré à la nature et à l’environnement présent sur la Place Grenette (Programme complet : https://alternatiba.eu/grenoble/).
La LPO sera présente sur le stand de la FRAPNA :
10h – 19h : Grand stand commun LPO/FRAPNA présentant les solutions réalisables individuellement pour enrayer l’érosion de la biodiversité : atelier, exposition,  échanges
10h – 17h30 : Exposition « Protégeons la faune de nos montagnes »
17h30 – 19h : Déambulation festive, musicale et engagée autour de la faune de montagne depuis le stand LPO/FRAPNA, suivi du village Alternatiba, l’Office du Tourisme et le retour au kiosque du Jardin de ville.
Le colloque FRAPNA « Climat : quand le réchauffement atteint des sommets »
Participation de la LPO au colloque. Programme complet et inscription ici

30mneiDimanche 27
30 ans de la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère :
A l’occasion de la Fête de la Bastille, la MNEI fêtera cette année ses trente bougies d’actions militantes.  Pour l’occasion, un ensemble de sorties pour tous les publics vous seront proposés l’après-midi. (Programme complet disponible sur www.mnei.fr)

Pour cette occasion la LPO Isère proposera :

12h – 13h30 : Sortie « Sauvage de ma rue », à la découverte de la flore sauvage des rues de Grenoble. Départ depuis la MNEI.
13h30 – 14h30 : Plantation d’un arbre dans le cadre de l’action national de la LPO « Un arbre pour le climat » en présence d’Éric Piolle et Allain Bougrain Dubourg.
14h30 – 16h : Sortie « J’observe, je clique », découverte de la faune de la bastille et utilisation de l’application Naturalist (tablettes tactiles fournies)

Exposition « Protégeons la faune de nos montagnes » toute la journée sous les arcades de la place Haxo.

Tout au long du week-end nous avons besoin de vous ! Si vous avez un peu de temps, venez nous prêter main forte : communication.isere@lpo.fr / 04 76 51 78 03

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Les journées des plantes et Nuit de la Chauve-souris : 26 et 27 septembre 2015

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pupetiereLieu de rendez-vous pour tous les passionnés de jardins et amateurs de plantes rares, la LPO Isère vous donne rendez-vous dans le cadre extrêmement bucolique des journées des plantes au Château de Pupetières.

Durant le week-end vous aurez l’occasion d’assister à des animations, des conférences, des expositions, des ateliers ainsi qu’à des visites du château.

affiche_nuit_internationaleCette année, c’est au Château de la Pupetières que nous organisons notre animation pour la 19ème nuit de la Chauve-souris ! Rdv sur le stand de la LPO à 17h30.

Au programme :

Mini-conférence sur l’écologie des chauves-souris de Rhone-Alpes et retour sur les espèces connues autour du Lac de Paladru

Exclusivité : projection du film « Une vie de grand rhinolophe » (2014, Tanguy Stoecklé, environ 1h) Les chauves-souris comme vous ne les avez jamais vues !

Sortie nocturne : venez écouter les ultrasons des chauves-souris émis en vol et découvrir la détection acoustique

Animation gratuite. Il est conseillé, pour la sortie nocturne, de s’équiper de baskets / chaussures de marche et d’une lampe

Appel à bénévoles

Nous avons besoin de bénévoles pour tenir un stand et nous aider à organiser la journée. Si vous êtes intéressé et disponible, merci de contacter la LPO Isère au 04 76 51 78 03 ou Adrien : communication.isere@lpo.fr

La 42 ème Coupe Icare – LPO Isère

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La 42ème Coupe Icare vous donne rendez-vous du 17 au 20 septembre 2015 sur le site de Saint-Hilaire-du-Touvet et Lumbin. Au programme de cette grande rencontre du monde du vol libre : de l’audace et du rêve, de l’émotion et de la créativité, de la fantaisie et du frisson, du rire et des couleurs…

Dès le vendredi 18 septembre, la LPO Isère profitera du rayonnement de la Coupe Icare, événement de portée internationale, pour sensibiliser, à travers différentes actions, les spectateurs et pilotes à la thématique des grands rapaces et du vol libre.

1er concours vidéo du Département de l’Isère, de la LPO Isère et du CODEVOLI

Lors de cette édition, un concours vidéo est ouvert à tous les amateurs de vol libre. des Oiseaux d’Icare (opérations de sensibilisation au respect des oiseaux pour les pratiquants), le Département de l’Isère et le CODEVOLI s’associent à la Coupe Icare et à la LPO pour organiser le 1 er concours vidéo sur le thème  “Apprentis rapaces : vos plus belles expériences” .

Un jury composé de représentants des structures partenaires élira les trois plus belles propositions. Les films primés seront projetés  vendredi 18 septembre au cours de la conférence-débat “Rapaces et vol libre”. Le premier prix sera projeté dans le cadre des Icares de Cinéma.

Le règlement du concours est disponible sur le site Internet de la LPO Isère : www.isere.lpo.fr ou sur celui de la Coupe Icare : www.coupe-icare.org
Date limite de participation : le 10 septembre 2015

Tout les détails du concours ici !

La LPO Isère à Saint-Hilaire-du-Touvet

Vendredi 18 septembre : conférence “rapaces et vol libre” à 17h30 – air de décollage sud
Découverte des rapaces, échange et projection des films lauréats du concours “ “Apprentis rapaces : vos plus belles expériences” Cette conférence sera organisée au chapiteau du festival du film, décollage sud.

Samedi 19 et dimanche 20 septembre :

Stand “Icare mômes” Le stand “Icare mômes” s’envole pour votre plus grand plaisir avec un atelier de fabrication de nichoirs, animé par la LPO Isère. Devenez un apprenti bricoleur et fabriquez votre premier nichoir (participation forfaitaire de 3€).

Exposition “Rapaces en vol” avec les plus beaux oiseaux de proies de l’Isère, sera présentée par la LPO Isère.

Avec le département de l’Isère
Samedi 19 et dimanche 20 septembre
Découverte du marais de Montfort – Horaires : 9h/12h et 13h/17h
Avec un guide nature, venez decouvrir le marais de Montfort, l’aquarium et les animaux de la mare…
Le marais comme vous ne l’avez jamais vu.

Atelier “observation du ciel” – Horaires : 9h/12h et 13h/17h
Cet atelier est animé par les guides nature du Département de l’Isère, embarquez-vous pour une formation d’une heure sur la manipulation des jumelles, longues-vues…

Appel à bénévoles, nous avons besoins de vous ! Merci de vous inscrire ici

 Dans le cadre de cette  action : les Oiseaux d’Icare, nous avons besoin de bénévoles pour :

  • Animer les activités pédagogiques dans le cadre de Icare Môme, le samedi et le dimanche.

Si vous êtes intéressés et disponible, merci de contacter Adrien Lambert à vie-associative.isere@lpo.fr ou l’accueil de la LPO Isère au 04 76 51 78 03

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Campagne amphibiens 2015

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Retour en image sur la 1ère semaine de la campagne de protection des amphibiens !

La Chronique du mercredi : Suivez toutes les actualités de la campagne amphibiens 2015 !

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La campagne amphibiens entame sa majorité, suivez sur cette page toute l’actualité de cette 18ème édition !

Le mardi 10 février 2015, la LPO Isère et Hervé Coffre lançait la 18ème campagne de sauvetage des amphibiens, 18 ans synonymes d’engagement sans faille auprès de la biodiversité grâce au soutien du Conseil Général de l’Isère et de la Région Rhône-Alpes.

En effet, Hervé encadre tous les ans une équipe de bénévoles, de salariés et de stagiaires qui participent, malgré le froid et les intempéries, aux deux mois de campagne.

De plus, cette année il pourra compter avec l’appui de Romain Chardon, Service Civique Amphibiens et Chiroptères à la LPO Isère, et ainsi partager au plus près son savoir-faire et son expérience.

Retour en image sur la 1ère semaine de la campagne de protection des amphibiens !

Suivez chaque mercredi le décompte d’amphibiens sauvés sur chaque site ! la migration a débuté voici l’avancement lors des deuxièmes relevés !

  1. Allevard: 75 amphibiens sauvés
  2. Bilieu:  762 amphibiens sauvés
  3. Chirens: 800 amphibiens sauvés
  4. Entre-deux-Guiers: 594 amphibiens sauvés
  5. Notre Dame de l’Osier: 1288 amphibiens sauvés
  6. La Combe-de-Lancey: 316 amphibiens sauvés
  7. Le Cheylas : 579 amphibiens sauvés
TOTAL d’amphibiens sauvés en 2015 :  4414 amphibiens !

 

Les photos de la campagne de sauvetage des amphibiens

 

 

 

 

Dans quel contexte se déroule cette campagne ?

Tous les ans en février et mars, des crapauds, des grenouilles, des tritons et des salamandres quittent les forêts où ils ont passé l’hiver. Ces milliers d’amphibiens rejoignent les zones humides qui les ont vue naître pour s’y reproduire. Cette migration est rendu périlleuse lors de la traversée de voies de circulation. Si les écrasements sont trop importants, des populations entières d’amphibiens peuvent alors disparaître en quelques années. On estime que sans aucune action pour protéger les populations d’amphibiens ce serait environ 80% de ces populations qui seraient décimées.

Mais pourquoi vouloir protéger les amphibiens ?

La disparition des amphibiens risque d’entraîner un important déséquilibre au sein de la chaîne alimentaire. Les adultes se nourrissent de petits invertébrés (moustiques, limaces, vers, fourmis…) alors que les têtards se nourrissent d’algues durant toute leur croissance. De nombreux prédateurs consomment des amphibiens. Les adultes sont la proies de prédateurs (héron cendré, couleuvre à collier, renard roux…) alors que les têtards sont prédatés pas de nombreux animaux aquatiques (larves de libellules, dytiques, punaises aquatiques et de nombreux poissons).

Et concrètement la campagne c’est quoi ?

La LPO Isère équipe plusieurs sites, recensés en Isère comme prioritaires pour la conservation des amphibiens.

Des barrières-pièges sont installées le long des routes. Elles interceptent les amphibiens avant qu’ils ne traversent la route. Les animaux tombent dans des seaux, sont recueillis tous les matins puis déposés de l’autre coté de la route pour permettre de poursuivre leur migration. Des milliers d’amphibiens sont ainsi sauvés chaque année.

D’autres actions sont également menées :

  • Le déplacement de populations d’amphibiens ;
  • La construction de passages à petites faune (Le Grand Lemps, Le Cheylas, Charavines…) ;
  • La création ou la restauration de mares.

L’année dernière la campagne a permis de sauver 6 815 amphibiens sur 9 communes (6 sites de pose de filets et 3 sites de suivis de passages à faune). L’objectif de cette année est de dépasser les 7 000 amphibiens sauvés, on a besoin de vous !

Quand et où ?

Sur les sites d’Allevard, Bilieu, Chirens, Entre-deux-Guiers, Notre Dame de l’Osier et La Combe-de-Lancey du 10 au 27 février hors week-end !

L’objectif de cette campagne de protection et de sensibilisation ?

Le but, à terme, est d’identifier les espèces concernées et les passages à fort risques, pour trouver une solution durable à ce problème d’écrasement.

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Inscriptions par mail : vie-associative.isere@lpo.fr ou au 04 76 51 78 03

La Chronique du mercredi : Enquête nationale Rapaces nocturnes 2015-2017

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Effraie des clochers
Effraie des clochers

Nombreuses espèces de rapaces nocturnes sont en déclin et nos connaissances sont encore limitées en la matière.

Mieux connaître pour mieux préserver, c’est le leitmotiv de cette enquête qui devrait permettre de recenser le plus précisément possible la distribution et l’abondance des neuf espèces de rapaces nocturnes nicheurs (l’effraie des clochers, le petit-duc scops,le grand-duc d’europe, la chevêchette d’europe, la chevêche d’athéna, la chouette hulotte, le hibou moyen-duc, la chouette de tengmalm, le hibou des marais). Pour cela, un protocole a été élaboré,de manière collective, par le CNRS de Chizé (CEBC) et la LPO mission rapaces, et, aujourd’hui, le projet est officiellement lancé.

Lors de ce recensement nocturne, deux méthodes seront combinées et utilisées simultanément sur chaque point d’écoute : l’écoute passive complétée par la méthode de la repasse. L’utilisation de la repasse a été privilégiée car elle demeure indispensable pour augmenter le taux de détection régulièrement très faible des rapaces nocturnes lors d’une écoute passive. Ainsi, par l’émission de chants territoriaux imitant un intrus, la repasse permet de stimuler les réponses vocales d’un certain nombre d’espèces de rapaces nocturnes réactives à cette méthode.

Dans le but de couvrir l’ensemble du territoire de façon homogène, un maillage sous forme de carrés de 25 km², a été mis en place, regroupant 2007 zones d’échantillonnages reposant sur la couverture nationale de l’IGN au 1/25000. 25 points d’écoute seront répartis tous les kilomètres au sein de chaque carré , offrant à l’observateur un rayon de détection des espèces d’environ 500 mètres.

Deux passages seront à réaliser pour la plupart des régions accueillant les quatre, voire cinq espèces de rapaces nocturnes les plus répandues à l’échelle nationale. Tandis qu’un troisième passage pourra éventuellement être effectué pour les rares carrés les plus riches au niveau spécifique.

Le premier passage, concernant plus particulièrement les espèces précoces, devra être effectuer entre le 1er février et le 1er mars si la présence du grand-duc d’Europe est avérée ou fortement supposée, sinon elle se fera entre le 15 février et le 15 mars.

 

 

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Plus d’infos

Cette enquête est ouverte à tous, prenez en charge les observations sur une des zones délimitées près de chez vous !

Nous vous attendons nombreux pour nous aider à la réussite de cette opération de grande envergure.

Prendre contact avec la LPO Isère par mail : vie-associative.isere@lpo.fr ou par téléphone au 04 76 51 78 03 !