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Sortie à la rencontre du tétras lyre le 29 et 30 avril

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Tétras lyre ©Denis Simonin

Samedi 29 avril et dimanche 30 avril 2017, Erige De Thiersant vous emmène à la rencontre des tétras lyres au col du Lautaret !

Départ en voiture (covoiturage). Cette sortie est ouverte et accessible à tous.

Nous nous retrouverons le samedi 29 avril à 17h au parking 1 au col du Lautaret. Nous observerons les tétras lyres jusqu’à 20h puis nous nous rendrons en un gîte où nous passerons la nuit.
Le dimanche 30 avril, nous nous retrouverons à 6h15 au parking 2. Nous irons observer les espèces jusqu’à 9h puis nous partirons en montagne, à la découverte de la faune sauvage. Chamois, bouquetins, chevreuils, marmottes et aigles royaux seront, nous l’espérons, au rendez-vous !

La journée prendra fin à 14h après un pique-nique (apportez votre sandwich !).

Pensez à emporter des vêtements chauds et pour ne rien rater, votre matériel d’observation : jumelles, longue-vue…

N’oubliez pas de faire votre propre réservation auprès des gîtes.

Refuge du col de Lautaret : 06 08 14 79 87 ou 06 76 36 02 85
Villar d’Arène :
La Brèche : 04 46 49 92 06
Les Mélèzes : 04 76 79 92 06
L’étable de Marie : 06 60 88 70 48
Pas de l’Âne : 04 76 79 94 28

Inscriptions obligatoires : isere@lpo.fr / 04 76 51 78 03

Assemblée Générale de la LPO Isère

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La LPO Isère tiendra son Assemblée Générale le samedi 8 avril à 17h30 à la Maison des Arts de Montbonnot-Saint-Martin. Réunion annuelle très importante, c’est l’occasion pour l’équipe salariée, les bénévoles et les adhérents de faire le bilan sur l’année écoulée, de présenter les projets phares de l’association et de projeter ensemble les orientations futures.

Deux sorties sont organisées dans l’après-midi, avant de nous rassembler pour l’Assemblée Générale. Nous visiterons l’Espace Naturel Sensible départemental des Grandes Îles ainsi que la ferme communale de Montbonnot-Saint-Martin et ses aménagements.
Nous terminerons la journée par un buffet participatif.

Nous espérons vous voir nombreux pour cet événement convivial, clé de la vie de l’association !

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

CONVOCATION ET POUVOIRS

Maison des Arts – 700n rue Jean Monnet, Montbonnot-Saint-Martin

Informations et inscriptions : isere@lpo.fr ou 04 76 51 78 03

Crédit photo : Phramite des Joncs ©Erwan Balança

Appel à bénévoles – aménagements pour les chauves-souris

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La destruction des bâtiments médicaux de Petites Roches nous mène à devoir trouver des solutions compensatoires relatives à la protection de la faune (mammifères, oiseaux et reptiles) présente dans les locaux depuis leur abandon.

Le chantier bénévoles ciblera en premier lieu l’aménagement des combles du bâtiment du Couchant, propriété de la commune de Saint-Hilaire du Touvet, afin de favoriser l’installation des espèces de chauves-souris.

Le bâtiment municipal dans lequel seront réalisées les actions possède quatre niveaux.

Les combles, qui n’ont pas de fonction d’isolation, devront être obturées afin qu’aucune entrée de lumière ne nuise aux chauves-souris qui se seront installées.

Après ce travail en amont, ces combles seront aménagées de sorte à offrir aux chiroptères trois chambres séparées qui permettront une importante diversité de conditions microclimatiques relatives aux différentes saisons. C’est dans ces chambres que nous constituerons des gîtes d’accueil, en utilisant les éléments des combles à notre disposition, que les chauves-souris pourront utiliser tout au long de l’année.

Des aménagements pour les hirondelles de fenêtre seront mis en œuvre. Nous procéderons à la pose de deux tours à hirondelles à Saint-Hilaire-du-Touvet et à Crolles, d’une quarantaine de nichoirs-doubles, installés sur le bâtiment du Couchant et sur l’école de la commune, ainsi que de l’installation de planchettes anti-fientes.

Venez nous aider à aménager ces lieux au mieux pour la biodiversité tout en partageant un moment convivial !

Nous avons besoin de votre aide aux dates et horaires suivants : les 30/31 mars et du 3 au 7 avril 2017, de 8h à 16h30. Un covoiturage sera organisé depuis la MNEI. Le repas du midi est offert par la LPO.

Merci pour votre mobilisation, en espérons vous voir nombreux !

Inscriptions : vie-associative.isere@lpo.fr  ou au 04 76 51 78 03

Crédit photo : nichoirs doubles ©Alain Gagne

Les 20 espèces à observer sur les massifs de la Chartreuse et du Vercors – Partie 2

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Profitez de l’arrivée des beaux jours pour aller à la rencontre des oiseaux et des mammifères sauvages, vous aurez peut-être la chance d’y faire ces observations :

La grive draine

La grive draine est une espèce de passereaux qui vit dans les forêts clairsemées, les prairies, les lisières forestières ou encore les vieux vergers. Contrairement à la grive musicienne, elle préfère les zones ouvertes et dégagées qui autorisent une vision plus nette, lui permettant de fuir rapidement et facilement en cas de prédation.
Principalement insectivore et appréciant les petits escargots et les larves, la grive draine se nourrit aussi de baies en été.
Habituellement seule ou en couple, il lui arrive à la fin de l’été de se rassembler avec ses congénères. Nous pouvons alors l’observer en groupe d’une cinquantaine d’individus.

Le saviez-vous ? Parce qu’elle a besoin d’un large territoire, la grive draine se montre très agressive et défend vivement arbres et arbustes quand d’autres oiseaux essaient de lui voler les fruits qui s’y trouvent.

La grive musicienne

Plus petite que la grive draine, la grive musicienne vit dans les forêts claires de feuillus et de confères ainsi que dans les parcs et les jardins.
Elle se nourrit notamment d’escargots dont elle ouvre la coquille en la cassant sur une pierre. Elle est aussi très friande de vers de terre, de limaces, de larves et d’insectes en tout genre.
La grive musicienne prépare un nid robuste assez bas, dans des sites à l’ombre des arbustes et des bosquets.

Le saviez-vous ? La grive musicienne tient son nom de par son chant très mélodieux, annonciateur du printemps, capable de se faire entendre de très loin dans la campagne et que l’on peut entendre du matin jusqu’au soir.

Le merle à plastron

Le merle à plastron est une espèce montagnarde que l’on peut observer dans les milieux ouverts comme les landes qui présentent la végétation d’arbustes et de buissons. Il ressemble beaucoup au merle noir mais il arbore un plastron blanc qui lui vaut son nom.
Son régime alimentaire varie selon les saisons. De la fin de l’hiver jusqu’à l’été, il se nourrit d’invertébrés et d’insectes mais il préfère les fruits et les baies de automne jusqu’en hiver.

Il niche en lisière de forêt montagneuses entre 800 et 2000 m d’altitude, à proximité du sol dans la végétation d’un talus ou d’un buisson. On l’observe assez facilement en montagne à la belle saison.

Le saviez-vous ? Le merle à plastron est très actif, ce qui rend le temps d’observation relativement court. Cela rend son vol particulièrement agile et rapide.

La mésange noire

La mésange noire est la plus petite des mésanges et la plus typique des forêts de montagne. Elle vit essentiellement en haut des épicéas qui lui offrent graines et insectes pour se nourrir. Elle est également adepte des mangeoires qui complètent son alimentation.
On la retrouve dans les massifs forestiers de conifères ainsi que dans les parcs et les jardins qui présentent de hauts sapins. On l’observe se déplacer rapidement d’arbres et arbres lorsqu’elle est à la recherche de nourriture.
Part manque de cavités dans les arbres, elle niche à même le sol mais apprécie tout de même le confort de nos nichoirs.

Le saviez-vous ? La petite tâche blanche qu’elle arbore sous la nuque et l’absence de barre noir ventrale permet de la différencier rapidement de la mésange charbonnière.

Le pic noir

Le pic noir est le plus grand des pics européens. Il est originaire des forêts montagnardes de feuillus et de conifères, en plaine comme en montagne, idéaux pour son alimentation et son mode de nidification.
En véritable architecte des forêts, il est capable de forer de grandes crevasses dans le creux des arbres dans lesquelles il y installe son nid. Ces mêmes cavités seront utilisées à son départ par les chouettes de Tengmalm, les mésanges et même les abeilles ou les guêpes. Au printemps, les forêts de moyenne montagne résonne des tambourinages puissants du pic noir.
C’est un très bon grimpeur qui s’accroche aux troncs des arbres pendant qu’il cherche sa nourriture.
Sa nourriture se compose essentiellement de fourmis ainsi que d’autres insectes et de larves de coléoptères.

Le saviez-vous ? Lors de la recherche de nourriture, le pic noir est capable de creuser un trou qui traverse de part en part un arbre mort.

Le pipit des arbres

Le pipit des arbres et l’un des sept représentants des espèces de pipits que l’on peut trouver en France. Arboricole, il aime les milieux ouverts comme les clairières, les landes et les zones de transition entre champs et taillis et peut être observé jusqu’à 2300 m d’altitude.
Pour son repas, il apprécie particulièrement une variété d’invertébrés, des insectes comme les coléoptères et quelques escargots.
Son nid fait d’herbes et de mousse se trouve au sol, caché sous la végétation.

Le saviez-vous ? Les parades amoureuses du pipit des arbres sont spectaculaires : il monte vers le ciel depuis un perchoir, chante lorsqu’il atteint le sommet de son ascension et redescend, les ailes ouvertes en parachute.

Le pipit spioncelle

Le pipit spioncelle est une espèce alpine qui fréquente volontiers les pelouses et les pâturages jusqu’à 2500 m d’altitude. On le rencontre particulièrement en hiver dans les basses terres riches en végétation, proches des fleuves, des rivières et des lacs.
Son vol est farouche, il s’envole rapidement et parcours une assez longue distance avant de se poser.
Il se nourrit essentiellement d’invertébrés et de graines et niche à même le sol ou dans des crevasses de rochers.

Le saviez-vous ? Les pipits doivent leur nom à la sonorité de leur chant. Lorsqu’on l’entend, on croirait que le pipit spioncelle chante son nom.

Le renard roux

Le renard roux est l’espèce de renard la plus répandue en Europe, Asie, Australie et au nord de l’Afrique. Son spectre d’habitats est très varié. On le retrouve dans des espaces dégagés comme les prairies et les cultures mais aussi dans les zones plus couvertes comme les forêts ou les bosquets. On remarque que la recherche de nourriture le contraint à s’approcher de plus en plus des zones urbaines.
Le renard roux se nourrit de petits mammifères (lapins, souris, hérissons, etc.), d’oiseaux et de fruits.
Il vit en petits groupes familiaux généralement plus actifs la nuit.

Le saviez-vous ? Le renard roux, pour chasser, utilise une technique appelée mulotage qui consiste à sauter à pieds joints et à retomber, pattes avant, sur la proie.

Le roitelet huppé

D’à peine 5 grammes, le roitelet huppé est le plus petit oiseau d’Europe. Il habite et niche dans les forêts de conifères et de feuillus, les grands jardins et les parcs.
Bien qu’il soit minuscule, il n’en reste pas moins actif. Très vif et peu farouche, on l’observe facilement en train de voleter d’un arbre à l’autre en agitant les ailes et la queue.
À la recherche de nourriture, il fait des acrobaties dans la végétation pour trouver insectes et araignées dans les troncs des arbres. L’hiver venu, il se nourrit aussi de graines.

Le saviez-vous ? Son chant est rythmé de cris très haut-perchés dont la fréquence peut même être inaudible pour certaines oreilles.

Le tétras lyre

Espèce emblématique des montagnes et des forêts, le tétras lyre vit jusqu’à 2300 m d’altitude dans les forêts de conifères qui présentent des zones ouvertes comme des landes ou des clairières.
Son régime alimentaire est principalement constitué de végétaux. Il comprend bourgeons, feuilles, graines, fleurs et fruits d’arbrisseaux. Son alimentation peut être complétée par des insectes.
Quand les températures de l’hiver sont trop rudes, le tétras lyre s’enfonce dans la neige pour se protéger du froid. Cela lui permet aussi d’économiser son énergie.
Cette espèce en déclin au niveau alpin est encore plus en danger dans les préalpes où son habitat se réduit et où elle est victime de dérangement hivernal qui atteint sa condition et où elle est encore chassable.

Le saviez-vous ? Pendant la parade, il n’est pas rare que deux mâles se retrouvent l’un en face de l’autre dans un combat rituel qui peut parfois se terminer en vraie lutte.

Profitez du printemps pour observer la faune qui habite le département. N’oubliez pas de rentrer vos observation sur le site participatif http://www.faune-isere.org/ !

Crédit Photos
Grive draine ©Karine Drost
Grive musicienne ©Christian Kerihuel
Merle à platron, pic noir, roitelet huppé, tétras lyre ©Denis Simonin
Mésange noire ©Raphaël Bussière
Pipit des arbres ©Sylvain Chapuis
Renard roux ©Guy Bourderionnet

Sources
http://www.oiseaux.net
http://www.oisillon.net
http://www.oiseau-libre.net
http://www.oiseaux-birds.com
https://fr.wikipedia.org
http://www.grives.net
http://vigienature.mnhn.fr
http://www.futura-sciences.com
https://animal.cheloniophilie.com
http://www.ecrins-parcnational.fr

Permanence à thème de la LPO Isère

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Participez aux permanences à thèmes de la LPO Isère !

Chaque mercredi de 17h30 à 19h, la LPO Isère ouvre ses porte à l’occasion de ses permanences. C’est le moment pour les adhérents, les bénévoles et tous les curieux d’aller à la rencontre de l’équipe de l’association pour poser des questions, partager des observations d’espèces, se renseigner sur le bénévolat,…

Depuis peu, nous vous proposons de participer aux permanences à thème pour découvrir la faune de l’Isère par le biais de présentations et d’animations (quiz, mini-conférences,…) proposées par les bénévoles. Vous pourrez ainsi affiner vos connaissances et en apprendre encore plus sur la biodiversité.

Les permanences à thème sont ouvertes à tous et pour tout les âges. Convivialité assurée !

Le mercredi 5 avril 2017, découvrez toute la biodiversité cachée dans Grenoble.

Jean-Marc Coquelet, ornithologue et naturaliste, vous propose un quiz sur les animaux que l’on peut rencontrer dans l’agglomération !

La ville et sa nature permettent à une faune très intéressante et diversifiée de s’y ébattre. Beaucoup d’oiseaux sont observables mais également des mammifères, des amphibiens et des reptiles. Vous en apprendrez également sur le comportement et l’évolution des espèces ainsi que sur quelques cas particuliers.

En espérant vous voir nombreux lors de cette nouvelle permanence à thème !

Crédit photo : Pinson du nord ©Raphaël Bussière

Les 20 espèces à observer sur les massifs de la Chartreuse et du Vercors – Partie 1

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L’Isère et ses paysages variés présentent une faune particulièrement diversifiée et complexe. Les observations d’espèces sauvages nous permettent de nous rendre compte de la richesse de ce territoire en terme de biodiversité.
Les massifs de la Chartreuse et du Vercors abritent falaises, forêts et plaines et permettent à une faune sauvage aux exigences biologiques très différentes de s’ébattre.
Profitez de l’arrivée des beaux jours pour aller à la rencontre des oiseaux et des mammifères sauvages, vous aurez peut-être la chance d’y faire ces observations :

L’accenteur mouchet

De la taille d’un rouge-gorge, l’accenteur mouchet est un oiseau très discret qui mène une vie cachée dans les fourrés ou les arbres qu’il fréquence. Il possède un large spectre d’habitats. On peut en effet le retrouver dans les boisements de conifères, les fourrés ou les broussailles touffues jusqu’à 2000 m d’altitude. Il fréquente aussi les jardins, les parcs et les haies.
Insectivore, il apprécie également les mangeoires.

Le saviez-vous ? Malgré son caractère discret, l’accenteur mouchet est un oiseau polygame qui ne vit pas en couple mais en petit groupe de 3 ou 4 individus.


Le bec croisé des sapins

Comme l’indique son nom, le bec croisé des sapins est un oiseau que l’on reconnaît facilement grâce à son bec qui possède deux mandibules croisées.
Il vit jusqu’à 3000 m d’altitude, dans les forêts de conifères, de pins ou d’épicéas dont les graines font parties de son alimentation. C’est grâce à son bec croisé qu’il parvient à extraire les cônes des arbres puis à les décortiquer pour déguster les graines qu’ils contiennent. À la recherche de nourriture, on peut l’observer en train de grimper le long des troncs à l’aide de son bec, à la manière des perroquets. On l’aperçoit souvent en bande au sommet des sapins.

Le saviez-vous ? Tout comme les humains peuvent être droitiers ou gauchers, le bec croisé des sapins peut avoir le bec croisé à droite ou à gauche. Les gauchers seraient majoritaires, même si cette particularité n’a aucune incidence sur leur vie.


Le bouquetin des Alpes

Le bouquetin des alpes est un mammifère de haute-montagne, appréciant particulièrement les zones rocheuses d’altitude. Le mâle, appelé bouc, se reconnaît facilement grâce à ses deux longues cornes. La femelle, l’étagne, possède des cornes beaucoup plus petites.
Leurs sabots « antidérapants » leur assurent une grande agilité sur les rochers et les dalles lisses.

Herbivore, il se nourrit essentiellement de graminées, de jeunes pousses, de rameaux, de mousse ou de lichens, jusqu’à 20 kg par jour. Le bouquetin est le seul ongulé non-chassé en France, ce qui explique pourquoi on peut parfois l’observer de près.

Le saviez-vous ? Le bouquetin des Alpes peut sauter plus de 6 mètres de longueur, et galoper à plus de 70 km/h sur terrain plat.

Le bouvreuil pivoine

L’habitat du bouvreuil pivoine se situe dans les forêts mixtes, les parcs touffus ou encore les grands jardins, tant que des conifères s’y trouvent.
Au printemps, on peut l’observer en groupe d’une cinquantaine d’individus, période à laquelle il se nourrit de bourgeons d’arbres fruitiers. Mais c’est principalement en hiver qu’il se fait remarquer, lorsqu’on l’aperçoit actif auprès des mangeoires.
Il niche sur les branches des arbres, dans les buissons ou les taillis.

Le saviez-vous ? Le bouvreuil pivoine est un oiseau timide et discret, tout comme son chant qui est à peine audible.

Le chamois

Mammifère emblématique des Alpes, il est facilement reconnaissable grâce à sa tête bicolore et ses deux cornes fines en crochet à l’extrémité. La silhouette du chamois, bien que plus svelte, s’apparente à celle de la chèvre. Il vit exclusivement en montagne dans les zones rocheuses, entre 800 et 2300 m d’altitude, parfois jusqu’à 3500 m en été.
Le chamois, mammifère diurne, est extrêmement agile et demeure un excellent grimpeur et sauteur.
Il est herbivore comme le bouquetin et apprécie les jeunes pousses, les rameaux et les plantes herbacées.

Le saviez-vous ? S’il est difficile d’approcher les chamois, c’est parce que leur ouïe est très fine, leur champs visuel très large et parce qu’ils sont capables de sentir des odeurs jusqu’à 800 mètres de distance.

Le chocard à bec jaune

Le chocard à bec jaune, noir comme un corbeau, est un corvidé commun des hautes-montagnes. Bien connu des randonneurs, on l’observe généralement près des pâturages de haute altitude, à proximité des façades rocheuses ou au sommet des montagnes, attendant de manger les restes du pique-nique des randonneurs.
C’est un oiseau omnivore qui consomme insectes, œufs, petits invertébrés, charognes de rongeurs, graines, etc.
Très sociable, le chocard à bec jaune peut facilement être aperçu dans de grandes bandes pouvant atteindre jusqu’à plusieurs centaines d’individus, qui se divisent en plus petits groupes pour chercher la nourriture.

Le saviez-vous ? En véritable cascadeur, il est capable d’exécuter de véritables vols acrobatiques avec glissades, vrilles, balancements et piqués avec les ailes repliées.

La chouette chevêchette

C’est le plus petit rapace nocturne d’Europe, mesurant en moyenne 16 cm de hauteur.
Habitante des zones boisées, la chouette chevêchette affectionne particulièrement les vieux conifères de hautes-montagnes, au dessus de 1000 m d’altitude, entrecoupés de clairières. Elle cherche les cavités dans les troncs d’arbres où elle pourra nicher et stocker sa nourriture, c’est pourquoi on la retrouve dans des forêts comportant de vieux arbres.
Elle se nourrit de petits oiseaux : grives, fauvettes, gobe-mouches, mésanges et chasse également des petits mammifères comme les campagnols, mulots, souris ou musaraignes.

Le saviez-vous ? La chouette chevêchette n’apprécie pas beaucoup chasser en terrain dégagé. Pour attraper sa proie, elle préfère se tapir de longs moments dans les arbres ou les buissons.

La chouette de Tengmalm

La chouette de Tengmalm est un rapace strictement nocturne d’environs 25 cm de hauteur. Sa période d’activité est à la fin du crépuscule et tôt à l’aube. Elle apprécie les forêts de résineux dans les zones montagneuses, où elle trouve des cavités favorables à la nidification. Les observations de cette petite chouette se situent en moyenne vers 1800 m d’altitude.
Comme la chevêchette, elle se nourrit de micromammifères comme les mulots ou campagnols et peut capturer, plus rarement, des oiseaux ou des insectes.

Le saviez-vous ? Pour nicher, la chouette de Tengmalm profite généralement des cavités dans les arbres creusées par le pic noir.

La gélinotte des bois

La gélinotte des bois est la plus petite et la plus forestière représentante de la famille des tétraonidés. Elle vit dans les boisements de résineux et de feuillus, jusqu’à 1900 m d’altitude.
Sédentaire, elle ne se déplace que dans des zones de forêts relativement rapprochées, en couple ou en petits groupes familiaux qui se séparent en l’automne. Elle est assez discrète et prend soin d’être cachée dans l’étage inférieur des arbres pour assurer sa protection, ce qui la rend difficile à observer. Elle a donc besoin, pour son habitat, d’un couvert forestier comportant différentes strates et différentes essences d’arbres.
Son alimentation est composée essentiellement de plantes comme les jeunes pousses, bourgeons, feuilles et également d’insectes et de limaces, de baies et de fruits.

Le saviez-vous ? La gélinotte des bois, lorsqu’elle a trouvé un territoire qui comble ses besoins vitaux, s’y installe et le protège tout au long de sa vie.

Le grand corbeau

Aussi gros qu’une buse, le grand corbeau est le plus imposant des corvidés européens. Il est facilement identifiable par son plumage noir et son bec massif et arqué que l’on peut aussi reconnaître en plein vol.
Il vit dans des habitats divers : falaises maritimes, landes et plaines ou encore dans les montagnes où il niche dans les falaises jusqu’à 2000 m d’altitude.
C’est un charognard omnivore dont le menu se compose d’invertébrés, de poussins, d’œufs, de reptiles ou encore d’amphibiens. Il se nourrit également de céréales et de fruits comme les baies.

Son vol est élégant. En effet, ses longues ailes lui permettent d’effectuer des acrobaties et de belles séquences de vol plané.

Le saviez-vous ? Le grand corbeau a été relégué aux espaces rupestres comme la montagne mais ce n’est pas son habitat de prédilection. Il a fuit le dérangement anthropique.

Profitez de vos promenades sur les massifs pour entrer vos observations d’espèces sauvages sur le site participatif http://www.faune-isere.org !

Crédit photo
Accenteur mouchet ©Raphaël Bussière
Bec croisé des sapins, bouvreuil pivoine, chouette chevêchette, chouette de Tengmalm ©Denis Simonin
Bouquetin des Alpes, gélinotte des bois ©Alain Gagne
Chamois ©Jacques Prévost
Chocard à bec jaune, grand corbeau ©Thomas Cugnod

Sources
www.oiseaux.net
www.oisillon.net
www.oiseau-libre.net
fr.wikipedia.org
http://animal.cheloniophilie.com
http://alpesoiseaux.free.fr
http://animaux.org
www.oiseaux-birds.com
http://ecologie.nature.free.fr
http://grimoirescarnets.canalblog.com
http://rapaces.lpo.fr
www.marchelibre.be
www.migraction.net

Bilan de la Nuit de la Chouette 2017 en Isère

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Les animations prévues par la LPO dans le cadre de la 12ème édition de la Nuit de la Chouette en Isère ont rassemblé plus de 300 personnes. Organisée tous les deux ans par la LPO et la Fédération des Parcs naturels régionaux de France, elle a permis aux passionnés et aux curieux de découvrir le monde fascinant des rapaces de la nuit à travers de nombreuses activités de groupe.

Crédits : Effraie des clochers – Anthony Maire

Cet événement convivial a été l’occasion de présenter et de faire connaître le mode de vie des chouettes et des hiboux qui peuplent les paysages (forêts, plaines, montagne,…) de l’Isère.

Des intervenants bénévoles de la LPO Isère ont proposé des ateliers de construction de nichoirs, projections de films, mini-conférences et sorties nocturnes guidées et ce, dans différentes communes. Les animations de chacune d’entre elles ont remporté un grand succès, autant auprès des adultes que des enfants. Ils ont pu profiter de la présence des naturalistes et ornithologues pour poser leurs questions sur les rapaces qui demeurent en général encore peu connus du public.

Les retours communiqués par les intervenants sont très positifs. Que ce soit à Échirolles, Murianette, Colombe, Sainte-Marie-d’Alloix ou au Sappey-en-Chartreuse, les participants ont été très nombreux à assister aux animations pour mieux connaître les rapaces nocturnes du département. Après les conférences ou les projections de films, les sorties nocturnes ont été le moment idéal pour s’approcher au plus près des chouettes et pour tenter d’entendre leur hululement, indice déterminant de la reconnaissance de l’espèce à laquelle elles appartiennent.

L’ensemble de ces activités ont également été le moyen de faire connaître les richesses du monde de la nuit et de ses neuf espèces que nous avons la chance de pouvoir observer en Isère. Nous comptons parmi elles la chouette Hulotte, l’Effraie des clochers, la chouette de Tengmalm, la chouette chevêchette, la chouette chevêche ou encore les hiboux petit, moyen et grand duc d’Europe, pour ne citer qu’elles, le hibou des marais étant moins présent que les autres espèces.

Crédits : Grand-duc d’Europe – Boris Barov

La LPO Isère tient une nouvelle fois à remercier tous les encadrants bénévoles pour leur disponibilité et leur mobilisation pour cette 12ème Nuit de la Chouette. La LPO Isère remercie également Grenoble-Alpes-Métropole pour son soutien aux actions menées dans le cadre de l’événement sur le territoire de La Métro. Ce rendez-vous des curieux de nature a été un véritable succès cette année.

Prochaine Nuit de la Chouette dans deux ans, en espérant vous compter aussi nombreux pour découvrir les mystères de la nuit !

Campagne amphibiens 2017

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2017 : la 20ème édition de la campagne de sauvegarde des amphibiens en Isère est ouverte !

Chaque hiver depuis 20 ans, la LPO Isère se mobilise afin d’éviter que grenouilles, crapauds, salamandres et tritons ne se fassent écraser sur les routes lors de leur migration vers les zones humides.

La campagne amphibiens est encadrée par Hervé Coffre, chargé d’études faune, et s’organise grâce à la contribution précieuse d’une équipe de salariés, bénévoles et stagiaires, prête à travailler sur les chantiers malgré les conditions météorologiques parfois difficile du mois de février.

Cette année, sur les quelques 250 sites en Isère concernés par l’écrasement routier, cinq ont été identifiés comme les plus prioritaires et ont été équipés de filets placés le long de la chaussée qui empêchent les amphibiens de traverser les routes (près de 1500 mètres de filets sont mis en place chaque année). Piégés lors de leur déplacement qui se déroule principalement la nuit, les animaux tombent dans des seaux où ils sont récupérés dès le lendemain matin et relâchés de l’autre côté de la chaussée. Leur migration se poursuit ensuite jusque dans les mares et étangs où ils sont nés et où ils se reproduisent.

On estime qu’une fréquentation d’un véhicule par minute sur une route suffit à détruire près de neuf amphibiens sur dix. À raison d’environ un millier d’individus par site, cela provoquerait la disparition des amphibiens en seulement quelques années.

Des chantiers sont organisés, essentiellement entre février et mars, sur des sites en Isère concernés par ce problème.

Sur la commune de La Combe-de-Lancey, quatre mares artificielles ont été créées pour accueillir les amphibiens dès la fin de l’hiver. Elles se substituent à une ancienne mare en cours d’atterrissement et sont situées au cœur d’un boisement, ce qui permet d’éviter aux amphibiens de devoir traverser une route pour pouvoir y accéder.

L’objectif de ces milieux est alors de proposer de nouveaux sites de reproduction et de naissance pour les amphibiens. Ils constituent donc une solution durable aux écrasements. Pour que ces mares soient adoptées par les populations de grenouilles, crapauds, salamandres et tritons, on contraint les animaux à s’y reproduire en entourant les zones de filets. Coincés, les amphibiens n’ont plus d’autre choix que d’élire domicile sur ces nouveaux terrains, beaucoup plus sécurisés. Les filets restent près de deux mois et sont retirés à la fin de la période de reproduction, début avril.

Un des objectifs à long terme de la campagne est de permettre aux amphibiens de traverser les routes via des dispositifs pérennes, des petits tunnels placés sous la route appelés passages à petite faune.

Ces dispositifs sécurisés, appelés auparavant « crapauducs », ne sont pas uniquement pensés pour les crapauds ou les grenouilles, mais également pour toute la petite faune sauvage qui peut aussi être victime d’écrasements routiers. Ainsi, des milliers d’insectes, de reptiles ou de mammifères sont aussi épargnés. En Isère, six passages de ce type ont déjà été construits (sur les communes de Bonnefamille, de Charavine, du Cheylas, du Grand Lemps, de Panossas et de Saint-Laurent-du-Pont) et d’autres sont en projets pour 2017 (à Chirens et Entre-deux-Guiers) ou plus tard, grâce au soutien du Département de l’Isère.

La pose de filets de capture d’amphibiens le long des routes permet de connaître précisément les zones de traversée des amphibiens et constitue donc un travail préalable essentiel à la mise en place de ce type de solution pérenne.

S’il est si important de protéger les amphibiens, c’est grâce au rôle clé qu’ils ont dans l’équilibre des écosystèmes et de la faune sauvage. En effet, les têtards ont un rôle d’épuration des plans d’eau et servent de sources d’alimentation précoce à toute la faune des milieux humides comme les oiseaux ou les poissons. Les adultes, quant à eux, consomment insectes, vers et limaces et contribuent à la régulation de la microfaune terrestre et aquatique.

Par conséquent, la disparition des amphibiens aurait des répercutions sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont accepté de donner de leur temps, cette année comme les précédentes, pour participer à la sauvegarde des amphibiens sur les routes du département de l’Isère !

Crédit photos
©Sylvain Chapuis – salamandre tachetée
©Camille Combes – photos chantiers
©Rémi Fonters – triton palmé

Le top 10 des oiseaux emblématiques de l’hiver

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Partez à la découverte des oiseaux à observer en hiver dans notre région.

1 – Les oiseaux d’eau

Les oiseaux d’eaux sont déterminés comme un ensemble distinct d’espèces qui dépendent des zones humides. Ce sont dans ces milieux comme les lacs, les étangs ou les cours d’eau qu’ils évoluent, se nourrissent, se reproduisent et hivernent.

Le fuligule milouin

Le fuligule milouin est adepte des lacs et des étangs ainsi que des marais aux eaux ouvertes et relativement profondes.
C’est un canard grégaire (qui vit en communauté mais dont la structure sociale n’est pas nécessairement très développée) qui est souvent observé en groupes denses, surtout l’hiver, bien qu’il s’associe sans mal à d’autres espèces de canards comme le morillon ou milouinan.
Bien qu’ayant la capacité de plonger jusqu’à plusieurs mètres de profondeur, le fuligule milouin peut également, à l’instar des canards de surface, se contenter de basculter vers l’avant pour se nourrir.
Il niche au sol, dans les herbes à proximité de l’eau.

Le saviez-vous ? Pour s’envoler, le fuligule milouin prend son élan tout en battant énergiquement des ailes, ce qui lui donne l’air de courir à la surface de l’eau.

Le fuligule morillon

Le fuligule morillon apprécie particulièrement les lacs (même en pleine ville) et les étangs forestiers à la végétation fournie ainsi que les côtes, les eaux des montagnes et globalement, les cours d’eau calmes.
Comme le fuligule milouin, il est très sociable et grégaire et peut-être observé en grandes troupes denses en dehors des périodes de reproduction. Pendant l’hiver, il se déplace jusque dans les villes où il peut trouver des points d’eau favorables, comme dans les parcs, par exemple.
Il niche proche de l’eau, bien caché dans les jonchaies.

Le saviez-vous ? Quand il recherche sa nourriture, le fuligule morillon est propulsé par ses larges pattes palmées et peut descendre jusqu’à 7 mètres de profondeur sous l’eau.

Le grand cormoran

Le grand cormoran fréquente les eaux marines, les zones rocheuses ou sableuses.
Il se rassemble avec ses congénères sur les bancs de sable, les récifs ou les jetées tout en restant à proximité des côtes. C’est également là qu’il hiverne.
À la recherche de nourriture, il nage sous l’eau à la poursuite de sa proie, en se propulsant grâce à ses pattes palmées.
Son nid (fait de branches, algues, roseaux,…) est généralement installé sur les corniches des falaises côtières ou sur les arbres près des lacs et du littoral, plus rarement dans les roseaux ou au sol.

Le saviez-vous ? L’alimentation du grand cormoran est essentiellement constituée de petits poissons mais il est capable d’avaler des proies de plus d’un kilo.

2 – Les oiseaux de jardin

Les oiseaux de jardin sont les espèces fréquemment observables depuis nos foyers. Leur présence chez nous dépend de la végétation à disposition, de la taille du terrain, de la présence ou non de mangeoire, etc. Plus le jardin est naturel et diversifié en matière de végétation, plus vous pourrez y observer d’oiseaux.

Le pinson du nord

En général, le pinson du nord évite les futaies denses et préfère les bois de bouleaux ou de conifères clairs en période de nidification. Exclusif visiteur de l’hiver, il hiverne au centre et au sud de l’Europe mais peut demeurer un peu plus au nord lors des hivers plus doux.
Lui aussi a un instinct grégaire très développé. On peut en effet l’observer en grandes bandes de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’individus lors des regroupements post-nuptiaux et les périodes de migration, en particulier au sein de zones à hêtraies.
Il construit son nid dans les bouleaux ou les sapins, généralement à l’enfourchure des branches.

Le saviez-vous ? L’hiver, pour trouver les faines de hêtres dont il raffole, le pinson du nord utilise ses ailes, semi-ouvertes, pour secouer la neige afin d’en dégager la nourriture. Ces fouilles laissent derrière elles des traces en forme d’entonnoir dans la neige.

Le tarin des aulnes

Adepte des forêts de conifères, ce sont les aulnes et les bouleaux pourvus de graines que le tarin des aulnes va chercher pour se nourrir. Peu farouche et hôte commun des jardins, notamment en hiver où il se déplace en groupes mixtes, il n’hésite pas à s’approcher des habitations si des mangeoires se trouvent à proximité.
Il hiverne dans le centre et au sud de l’Europe, généralement en grandes bandes. À la belle saison, il niche dans les forêts de conifères, en haut des épicéas.

Le saviez-vous ? Comme la mésange, le tarin des aulnes est capable de se positionner à l’envers, tête en bas, pour atteindre la nourriture présente sur les branches des arbres.

Le bouvreuil pivoine

L’habitat du bouvreuil pivoine se situe dans les forêts mixtes, les parcs touffus ou encore les grands jardins, tant que des conifères s’y trouvent.
Au printemps, on peut l’observer en groupe d’une cinquantaine d’individus, période à laquelle il se nourrit de bourgeons d’arbres fruitiers. Mais c’est principalement en hiver qu’il se fait remarquer, lorsqu’on l’aperçoit actif auprès des mangeoires.
Il niche sur les branches des arbres, dans les buissons ou les taillis.

Le saviez-vous ? Le bouvreuil pivoine est un oiseau aux mœurs douces. En effet, même aux abords des mangeoires, il accepte sans broncher de partager son repas avec ses congénères.

L’accenteur mouchet

L’accenteur mouchet possède un spectre d’habitats assez varié : boisements de conifères, jardins, parcs, haies ou encore fourrés et broussailles touffues.
C’est un oiseau relativement discret, menant une vie cachée dans les fourrés qu’il fréquente. Cependant, il nous est possible de l’observer lorsqu’il sort à ciel ouvert, généralement en hiver quand la nourriture se raréfie.
Il niche dans un buisson touffu, généralement à moins d’un mètre et demi du sol ou dans un petit conifère.

Le saviez-vous ? Étonnamment pour un oiseau si discret, la parade et la vie amoureuse de l’accenteur mouchet sont mouvementées. En effet, le mâle et la femelle sont polygames et peuvent avoir plusieurs partenaires à la fois.

3 – Les espèces typiques des régions montagneuses

De nombreux oiseaux évoluent dans les diverses régions et zones de montagne. Chacun d’entre eux possède des particularités, un mode de vie et un comportement qui lui est propre.

Le lagopède alpin

Le lagopède alpin occupe les pentes et les paysages alpins rocheux découverts et à végétation rase. En hiver, son habitat se situe dans les pentes broussailleuses, là où il peut trouver de la végétation dans la neige. Il est par ailleurs parfaitement adapté à cette saison, grâce à son plumage hivernal blanc qui le protège de la prédation.
Sauf période de reproduction, on peut l’observer en groupes : plus le nombre d’individus est important, plus la protection contre les rapaces (notamment l’aigle royal) est assurée.

Son nid est au sol, généralement placé dans un affleurement rocheux garni d’un peu de végétation.

Le saviez-vous ? Le lagopède alpin mue jusqu’à trois fois par an pour s’adapter visuellement à son environnement. Ce mimétisme lui assure une protection efficace contre les prédateurs.

Le tichodrome échelette

Le tichodrome échelette habite les zones rocheuses de montagne, comme les falaises et les parois abruptes avec végétation et eau à proximité, fréquent entre 1000 et 3000 mètres dans les hauteurs.
En hiver, il quitte les hautes altitudes pour se diriger vers des régions dont les températures sont plus clémentes. Il visite ainsi les falaises moins élevées et les plaines.
À la recherche d’insectes, il grimpe par mouvement saccadés le long des parois rocheuses.
Il niche dans les crevasses rocheuses, généralement dans les reliefs des Alpes et des Pyrénées, mais on peut l’apercevoir dans le Jura et le Massif Central.

Le saviez-vous ? En hiver, le tichodrome échelette peut voyager loin de ses montagnes natales. On peut même l’observer jusque sur des sites artificiels comme les Tours de Notre Dame de Paris ou les remparts du château d’Angers.

Le cincle plongeur

Le cincle plongeur vit dans les cours d’eau peu profonds et rapides des reliefs. Il apprécie les torrents qui présentent des pierres découvertes sur lesquelles il peut se poser.
Pour se nourrir, il nage sous l’eau à l’aide de ses ailes. Il est même capable de marcher au fond. Il plonge aussi en hiver, en sautant du bord de la glace. À cette période, il peut se rapprocher des villes en suivant les cours d’eau.
Généralement solitaire ou en couple, il est également sédentaire et occupe un même territoire toute l’année, même lors des froids de l’hiver.

Son nid est à proximité de l’eau, construit depuis une entrée latérale située dans un lieu abrité au flanc d’une paroi rocheuse ou d’un mur.

Le saviez-vous ? Le cincle plongeur tient son nom du fait que, parfaitement adapté à la vie aquatique, il est le seul oiseau chanteur capable de nager et de plonger.

Crédit photos : ©Rémi Rufer – Fuligule milouin, ©Steve le Briquir – Fuligule morillon, ©Alain Gagne – Grand cormoran, ©Raphaël Bussière – Pinson du nord, ©Raphaël Bussière – Tarin des aulnes, ©Denis Simonin – Bouvreuil pivoine, ©Raphaël Bussière – Accenteur mouchet, ©Denis Simonin – Lagopède alpin, ©Denis Simonin – Tichodrome échelette, ©Thomas Cugnot – cincle plongeur.

Sources
« Le guide ornitho », éditions Delachaux et Niestlé
http://www.oiseaux.net
www.oiseau-libre.net
www.oiseaux-birds.com
www.futura-sciences.com
www.oisillon.net
www.ecrins-parcnational.fr
fr.wpe.wetlands.org
www.oiseauxdesjardins.fr
www.wikipedia.org

Micromammifères : atelier décorticage de pelotes

2 commentaires

Atelier en salle Robert Beck (rez-de-chaussée) – MNEI – LPO Isère à partir de 18h00 (durée de l’atelier : 2h)
Intervenant : William Tachon – Bénévole LPO

Nous apprendrons à décortiquer des pelotes de réjection de chouettes (ou hiboux) afin d’en extraire les restes osseux de micromammifères (mulots, musaraignes,…). Nous découvrirons et déterminerons tous ensemble les espèces présentes dans notre département (ou voisins). Cela permettra aussi à chacun de se familiariser avec les clés de détermination et le matériel d’analyse.

Objectifs
– Différencier les pelotes de réjection provenant de différents rapaces,
– Découvrir et connaître les grandes lignes de la systématique des micromammifères,
– Déterminer des micromammifères à partir de restes osseux, à l’aide d’une clef de détermination et de loupes,
– Découvrir et reconnaître les différents types de dentition.

Vous pouvez venir avec vos lots de pelotes si vous en disposez.

Pour rappel, ces soirées sont ouvertes à tous, aussi bien initiés que débutants (petit module de formation prévu en début de soirée).

Pensez à apporter quelque chose à grignoter pour le petit moment de convivialité qui suivra !

Dates des ateliers à venir :
Le 22 février 2017
Le 22 mars 2017
Le 12 avril 2017
Le 24 mai 2017

Inscriptions obligatoires : isere@lpo.fr
04 76 51 78 03

Photo : ©Steve Le Briquir