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Hirondelles de fenêtre et hirondelles rustiques : bilan des comptages 2018

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Cette année, comme tous les ans depuis 2003, une trentaine de bénévoles de la LPO Isère avait pour mission de faire le suivi de la nidification des couples d’hirondelles (hirondelle de fenêtre et hirondelle rustique).

Coordonnée par Ginou Waeckel et Laurent Majorel, cette étude bénévole permet d’observer, de mesurer et de mettre en perspective les tendances d’évolution des populations d’hirondelles rustiques et de fenêtres. Les hirondelles rustiques sont traditionnellement plus liées au milieu rural ou péri-urbain alors que les hirondelles de fenêtre sont plus communément présentes en milieu urbain.

En 2018, ce sont 1134 couples d’hirondelles de fenêtre qui ont été recensés sur 31 communes et 68 couples d’hirondelles rustiques pour 29 sites témoins.

Hirondelle de fenêtre © Guy Bourderionnet

Pour l’hirondelle de fenêtre, Laurent Majorel nous explique que « sur le même secteur d’étude référant depuis 2003, soit 20 communes (continuellement suivies depuis 16 ans), nous passons de 936 couples nicheurs contrôlés en 2017 à 805 en 2018, soit 133 couples de moins cette année. Cela donne une baisse de 14 % des couples nicheurs sur ce secteur d’étude. Cette importante baisse s’explique probablement par des conditions météos désastreuses en avril/mai, notamment en Afrique du nord (Maroc, Tunisie et Algérie), voire au sud de l’Espagne et du Portugal, où il est tombé de fortes chutes de neige en pleine période de migration pour les hirondelles et autres passereaux. La mortalité a dû être élevée à ce moment-là. À l’instar de l’hirondelle rustique, la saison de reproduction cette année a été très bonne malgré l’arrivée tardive des oiseaux. Nous pouvons donc raisonnablement espérer une progression en 2019 si le climat ne s’acharne pas une nouvelle fois ! Le pourcentage de hausse depuis le début de l’étude en 2003 est de 3 % »

Hirondelles rustiques © Jean Deschâtres

Quant aux hirondelles rustiques : « nous passons de 70 couples nicheurs pour 29 sites témoins contrôlés en 2017 à 68 sur les mêmes sites en 2018 (-3 %). Cette année, comme pour l’hirondelle de fenêtre, mais de façon nettement plus modérée, nous enregistrons une baisse due à une météo désastreuse au printemps en pleine période de migration. De plus, dès leur arrivée chez nous, de nombreux cas d’oiseaux morts dans les étables, granges et autres ont été signalés : sans doute des oiseaux affaiblis par une migration plus que difficile. La saison de reproduction ayant été bonne, nous pouvons espérer une hausse des couples nicheurs en 2019. Le pourcentage d’évolution des couples nicheurs depuis le début de l’étude en 2003 reste, quant à lui, négatif (-7 %). »

Si vous aussi souhaitez agir afin d’améliorer la connaissance de nos hirondelles, n’hésitez pas à nous contacter ! Le protocole de suivi est très simple : il vous suffit de contrôler l’occupation des nids d’hirondelles pour lequel deux passages sont nécessaires à la fin du printemps et au début de l’été, puis il vous faudra transmettre vos observations aux coordinateurs de l’action. Ces missions ne requièrent pas un niveau élevé en ornithologie et sont à la portée de toutes et tous !

Merci aux bénévoles qui ont participé à cette action ! Un grand merci à Laurent Majorel et Ginou Waeckel pour leur engagement en faveur des hirondelles.

Commandez vos sacs de graines de tournesol bio

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Comme chaque année, la LPO Isère vous offre la possibilité d’acheter des sacs de graines de tournesol bio. En accord avec la démarche Refuges LPO, nous invitons nos adhérents à proposer de la nourriture aux oiseaux en hiver, lorsque ces derniers souffrent du froid et du manque de nourriture. Vous pouvez les aider en leur donnant régulièrement des graines, des fruits, un peu d’eau. Nous rappelons que certains aliments comme le pain ou le lait sont très nocifs pour les oiseaux.

Chardonnerets élégants à la mangeoire © Arnaud Foltzer

Vous pouvez dès à présent commander vos sacs de graines de tournesol bio en provenance du Moulin de Julien (Serpaize) au prix de 35€ le sac de 20 kg, en remplissant le tableau ci-dessous :

https://framaforms.org/graines-de-tournesol-bio-1539246445

Le paiement se fait sur place à l’enlèvement des sacs de graines.
Les sacs seront distribués le samedi 10 novembre 2018 à partir de 16h chez Marie-Paule et Érige de Thiersant au 49 chemin des Combes à Saint-Paul-de-Varces (si nécessaire, demandez le plan à la LPO Isère pour vous y rendre).

Le dernier LPO Info Isère est en ligne !

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Au sommaire :

  • La permanence bénévole du mercredi : un moment privilégié
  • Bilan des comptages 2018 des hirondelles de fenêtre et hirondelles  rustiques
  • Commandez vos sacs de graines de tournesol bio
  • Les étangs du Grand Albert et du petit Coquet : l’ORE des générations futures

… et bien d’autres sujets sur l’actualité de l’association !

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Convention SEDI – LPO Isère : mieux connaître pour mieux protéger

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En 2017, la LPO Isère et le SEDI (Syndicat des énergies du département de l’Isère, autorité organisatrice de la distribution de gaz et d’électricité) ont conclu un partenariat en faveur de l’avifaune.
L’objectif ? Permettre une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les communes partenaires et sur les sites gérés par le SEDI, et sensibiliser les adhérents du SEDI, les agents et les entreprises prestataires du Syndicat.
Dans ce cadre, plusieurs actions ont été mises en place.

Impact des éclairages nocturnes sur les chiroptères

La biodiversité est menacée par de nombreux facteurs comme la pollution, la fragmentation des habitats, le changement climatique… Une autre source de menace, moins connue, est la pollution lumineuse due à l’éclairage urbain par exemple, où les lampadaires provoquent des perturbations pour la faune (insectes, chauves-souris…) et la flore.
En termes de conséquences pour la biodiversité, des études ont montré que la pollution lumineuse

  • est la cause d’une mortalité directe des insectes (400 à 1600 insectes morts par nuit par lampadaire (30 % de mortalité directe),
  • perturbe les rythmes journaliers et saisonniers de plusieurs espèces,
  • induit la désynchronisation de la reproduction / ressources.

Cette forme de pollution modifie leurs déplacements, car la lumière fragmente les paysages nocturnes.
Pour les chauves-souris qui vivent la nuit, la réponse à l’éclairage varie en fonction des espèces. Les espèces dites aériennes présentent un vol rapide et chassent les insectes en suspension dans l’air. Elles sont souvent détectées en train de chasser aux alentours des lampadaires. À une échelle locale, on aurait donc un effet positif du lampadaire qui attire les insectes. A contrario, un autre groupe d’espèces, dites glaneuses, chasse plutôt dans les milieux encombrés et fermés (les forêts par exemple). Ces espèces cueillent les insectes qui sont posés sur des feuilles ou des branches. Leur vol étant plus lent, elles sont soumises à un risque de prédation plus important : elles semblent donc éviter les zones éclairées.

Éclairage public © SEDI

Ainsi, la LPO Isère et le SEDI ont souhaité travailler ensemble et engager une démarche expérimentale avec les communes qui, pour faire des économies d’énergie, procèdent à des extinctions nocturnes. Pour évaluer l’impact de cette mesure, la LPO Isère a enregistré pendant quatre mois les ultra-sons des chauves-souris en zones éclairée, non éclairée et partiellement éclairée (extinction de minuit à 5 heures du matin) dans deux communes volontaires : Saint-Martin-d’Uriage et Tencin.
Après cette phase de terrain, les équipes de la LPO Isère sont en train de faire un recoupage par superposition d’une carte d’éclairement et des points de mesure, afin de déterminer les zones de chasse et de déplacement (espèces lucifuges). Les zones de coupures pourront être couplées au type de lampadaires en place (sodium, LED…) et aux contraintes topographiques. Cela permettra de proposer des préconisations aux deux communes volontaires, puis de voir si elles peuvent être généralisées.
Depuis 2018, un travail similaire est effectué sur la commune de Saint-Antoine-de-l’Abbaye. Une réflexion est en cours pour 2019 dans l’objectif de coupler cette démarche avec une étude de la pollution lumineuse en partenariat avec l’Université Lyon 1.

Enfouissement des lignes électriques

Sur certains secteurs, la mortalité avifaune est due à l’impact des oiseaux sur les câbles électriques. Au regard de ces enjeux, la LPO Isère et le SEDI ont décidé de travailler sur cette problématique en envisageant l’enfouissement de certaines lignes électriques. Les analyses sont en cours et permettront de déterminer des zones prioritaires, notamment près de Mizoën pour sécuriser la nouvelle zone de nidification du gypaète qui a produit un jeune gypaéton appelé Muzelle.

Travaux d’enfouissement à Theys

Mise en place de nichoirs pour la sauvegarde d’une espèce rare et menacée : le moineau soulcie

Cet oiseau présente un statut de conservation très défavorable dans notre département (classé en danger critique d’extinction sur la liste prioritaire Isère 2016). La seule population reproductrice connue en Isère se trouve dans le Trièves.
Les nichoirs, en permettant d’augmenter de façon sensible l’offre d’habitat de reproduction, confortera, voire développera, la population actuelle.

Moineau soulcie © Rémi Fonters

Ainsi, il est prévu d’installer des nichoirs artificiels sur les pylônes électriques qui se trouvent à proximité des noyaux de reproduction de l’espère. La pose de ces nichoirs est prévue pour fin 2018/début 2019, pour qu’ils soient opérationnels pour la nidification prévue en avril.

Collecte des données de mortalité de l’avifaune liée au réseau électrique

Les deux organismes vous invitent, particuliers comme professionnels, à nous transmettre les cas de mortalité que vous observez, dus à l’électrocution d’un oiseau ou à sa percussion avec un câble.
Rendez-vous directement sur www.faune-isere.org ou sur l’application Naturalist (sous Android) pour inscrire votre observation grâce au module spécifique « mortalité » et en indiquant bien la localisation.

Grâce à vos contributions, des zones sensibles pourront être identifiées et des actions concrètes pourront voir le jour (enfouissement, équipement d’isolation sur les poteaux à risque…).
Nous comptons sur votre aide pour nous aider à mieux protéger la biodiversité ! Merci à tous les contributeurs, et n’hésitez pas à relayer l’information autour de vous.

Prise en compte des enjeux lors d’opérations de travaux

Il s’agit d’inciter les acteurs à prendre contact avec le partenaire localement concerné lorsque des travaux sont prévus dans les zones prioritaires identifiées afin de tenir compte des enjeux avifaunistiques et des milieux naturels protégés. Ainsi, la LPO Isère interviendra prochainement pour sensibiliser et former les agents de terrain du SEDI.

La campagne de sauvegarde des busards cendrés de 2018 – retour d’expérience de terrain

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Chaque année depuis plus de 30 ans en Isère, une campagne de protection des busards cendrés dans les plaines de Bièvre et du Liers se déroule entre avril et août.
En 2018, Félix Thévenet (salarié à la LPO Isère) et moi-même (Juliette Mendès, volontaire en service civique) étions en charge du bon déroulement de la campagne. Tout au long de ces cinq mois, nous avons également reçu l’aide de onze écovolontaires et de plusieurs bénévoles pour mener à bien notre mission de protection.

Si l’intervention humaine pour la protection des busards cendrés s’avère nécessaire, c’est que cette espèce présente la particularité de nicher au sol. Or, la disparition des milieux naturels (marais, landes et friches agricoles) au cours des dernières décennies a contraint les busards cendrés à déplacer leurs sites de nidification habituels vers les zones de culture. Les nichées installées dans les prairies de fauche et les cultures céréalières sont alors soumises à un risque élevé de destruction par les engins agricoles lors des récoltes.

Busard cendré femme © Sara Le Marchand

Une campagne de protection des busards cendrés se déroule en plusieurs grandes étapes.
Tout d’abord a lieu la phase cruciale de prospection, dont découlent toutes les autres actions. Dès la mi-avril à leur retour de migration, les busards cendrés peuvent de nouveau être observés en Isère dans des zones favorables à leur reproduction.
Les couples ne sont alors pas encore installés pour nidifier, et l’on peut donc facilement repérer mâles et femelles effectuant de magnifiques vols acrobatiques au cours de leur parade nuptiale.
La prospection doit ensuite être affinée pour déterminer les parcelles dans lesquelles les couples s’installent, puis l’endroit exact où se situent les nids.
Cette année, en plus des méthodes habituelles, la LPO Isère a bénéficié de l’aide du pilote de drone Laurent Picard, intervenu en tant que bénévole, pour repérer plus précisément l’emplacement des nids. L’utilisation du drone s’est avérée plus concluante dans les cultures céréalières que dans les parcelles de fauche, où la végétation est moins uniforme. Le drone a également permis de contrôler l’avancement de certaines nichées en minimisant les dérangements.

Nid vu par drone © Laurent Picard

Ainsi en 2018, 25 couples de busards cendrés ont été recensés dans les plaines de Bièvre et du Liers, mais seuls 21 nids au total ont été trouvés. La majorité des nids était installée dans des milieux agricoles, à savoir huit nids dans des prairies de fauche et cinq dans des cultures céréalières (quatre dans de l’orge, un dans du blé). Les huit nids restants ont été établis dans des milieux naturels (friches).

Une fois l’ensemble des nids recensés, nous avons pu mettre en place des protections adaptées à chaque cas de figure.
Les 13 nids présents dans les milieux agricoles ont nécessité une intervention humaine, chaque fois réalisée en concertation avec les agriculteurs exploitants des parcelles concernées.
En plus de carrés non fauchés ou non moissonnés laissés autour de chaque nid, cinq d’entre eux ont été entourés de clôtures électriques dans les prairies de fauche afin que les œufs ou les poussins soient protégés des prédateurs. Dix cages-traîneaux ont également été posées, soit pour délimiter les nids dans les cultures de céréales lors des moissons et les protéger ensuite de la prédation, soit dans les prés de fauche pour constituer une protection en supplément des filets électriques.
Un nid a aussi été déplacé dans une culture voisine dont la récolte était plus tardive. De plus, cinq pontes (soit 16 œufs) ainsi qu’une nichée de trois poussins ont été transférées au centre de sauvegarde de la faune sauvage « Le Tichodrome ».
Enfin cette année, six pièges photos ont été achetés pour réaliser une surveillance autour de certains nids protégés.

Cage de protection

La dernière grande étape de la campagne de protection consiste en un suivi de la nidification, à savoir surveiller le bon déroulement de la reproduction et comptabiliser les jeunes à l’envol.

Busard cendré à l’éclosion © Juliette Mendès

Au total en 2018, 32 jeunes busards cendrés se sont envolés. La moitié d’entre eux s’est envolée depuis les nids en milieu naturel, sans intervention humaine. L’autre moitié est issue des nids ayant bénéficié d’une protection et sur ces 16 jeunes, seuls 11 se sont envolés directement depuis les nids. Les 5 autres, après être nés au centre de sauvegarde, ont été placés dans une grande cage appelée « taquet », décentralisée en plaine de Bièvre, et qui fait figure de nid artificiel à partir duquel ces jeunes ont pris leur envol. Des échecs sont toutefois à déplorer, dus notamment à des abandons de nids par la femelle ou à de la prédation sur les jeunes volants.

Busard cendré au taquet © Juliette Mendès

Ainsi, cette année, encore un certain nombre de jeunes busards cendrés ont pu prendre leur envol grâce aux actions de protection menées. C’est pourquoi la LPO Isère tient à remercier toutes celles et tous ceux qui investissent du temps dans la protection de cette belle espèce, qui continue malheureusement de décliner, et compte sur vous pour poursuivre les actions menées en faveur de la sauvegarde des busards cendrés ces prochaines années !

 

Juliette Mendès

Des actions en faveur des mares dans la métropole de Grenoble

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Souvent créées par l’homme pour répondre à des besoins (abreuvement du bétail, réserve d’eau contre les incendies…), le nombre de mares diminuent fortement en même temps que disparaissent ces usages traditionnels.

© Fabien Mignet

Les mares accueillent une biodiversité remarquable et constituent notamment un habitat de prédilection pour les libellules et surtout les amphibiens (tritons, crapauds, grenouilles), dont les populations connaissent un fort déclin ces dernières années. Ces espèces sont pourtant très utiles ! Elles participent par exemple à la régulation des populations de moustiques et leur présence est un indicateur d’une eau de bonne qualité.

Dans le cadre du Contrat Vert et Bleu de Grenoble Alpes Métropole, la LPO Isère lance une campagne d’inventaire des mares sur toutes les communes de l’agglomération.

© Jean-Marc Taupiac

Il s’agit d’une première étape puisque l’objectif du plan d’action est dans un second temps de recréer un réseau fonctionnel de mares sur tout le territoire métropolitain, permettant de renforcer les capacités d’accueil et les possibilités de migration pour la flore et la faune dépendantes de ces milieux.

La LPO Isère sollicite votre aide !
Si vous connaissez des mares près de chez vous,
ou si vous souhaitez des conseils pour aménager une mare sur votre propriété,
n’hésitez pas à contacter la LPO Isère : olivier.quris@lpo.fr

 

Installation de nichoirs pour les rapaces à Murianette

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Dans le cadre du partenariat avec Grenoble-Alpes Métropole, la LPO Isère a établi une liste de 13 espèces emblématiques et patrimoniales présentes sur le territoire, en fonction de plusieurs critères (statut de conservation, dynamique de population…).

La chevêche d’Athéna et l’effraie des clochers, espèces inféodées aux milieux agricoles bocagers, figurent dans cette liste et sont actuellement considérées comme « vulnérables » sur la liste de priorité de conservation des espèces de l’Isère et sur la liste rouge Rhône-Alpes. Elles sont encore présentes dans la plaine amont de l’Isère, mais souffrent de l’extension de l’urbanisation qui induit la disparition de leurs habitats de prédilection et de leur nourriture. Pour l’effraie des clochers, ce secteur est le seul actuellement connu de nidification dans le territoire de la Métropole.

Effraie des clochers – Anthony Maire

En 2017, la LPO a défini des objectifs et engagé des actions concrètes en faveur de ces espèces : suivi et recensement des espèces, identification des principaux acteurs du territoire et réalisation de chantiers bénévoles.
Concernant le suivi et le recensement de l’effraie des clochers et de la chevêche d’Athéna, qui intègre aussi l’identification des territoires et des habitats favorables, le bilan fait état qu’aucun couple d’effraie n’a été recensé dans le secteur, mais des contacts ponctuels sont régulièrement notés. C’est pour cela qu’il a été décidé de mettre en place des aménagements pour fixer des individus et favoriser la reproduction.

Chevêche d’Athéna – Denis Simonin

Quant aux chevêches d’Athéna, elles sont bien installées : un couple est présent depuis plusieurs années à la Taillat, un autre est cantonné dans la plaine de Murianette et un dernier est présent dans le Prieuré de Domène. La présence d’un autre couple dans une usine désaffectée à Domène est une surprise et de nouvelles investigations pourraient être envisagées.

Ainsi, vendredi 21 septembre 2018, des nichoirs ont été installés dans l’usine de compostage de Murianette : un nichoir à effraie des clochers, un nichoir à chevêche d’Athéna, mais aussi un nichoir à faucon crécerelle, espèce également présente sur le territoire.

Installation du nichoir à effraie des clochers
Quel emplacement pour le nichoir à chevêche d’Athéna ?
Installation du nichoir à faucon crécerelle
Nichoir à faucon crécerelle

Ces nichoirs ont été construits par l’APAJH (association pour adultes et jeunes handicapés), d’après les plans de Franck Boissieux, bénévole à la LPO Isère. Avec l’aide de Laurent Majorel, également bénévole à la LPO Isère, les emplacements pour ces trois nichoirs ont été identifiés pour de meilleurs résultats.

Reste aujourd’hui à suivre l’occupation et la reproduction des espèces dans ces habitats, grâce aux groupes bénévoles « chevêche d’Athéna » et « effraie des clochers » de la LPO Isère, largement impliqués dans ce projet !

Un grand merci à tous pour cette action !

Lire l’article sur les actions en faveur des rapaces nocturnes dans la métropole de Grenoble (pages 14-15).

 

Projet de fusion LPO Auvergne-Rhône-Alpes : on avance !

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Ce n’est plus un secret pour vous, adhérents, bénévoles, partenaires et salariés de la LPO Isère : les LPO de la Région souhaitent fusionner en une grande LPO Auvergne-Rhône-Alpes afin de mener toutes ensemble et avec la même vision leurs engagements pour la biodiversité et la faune sauvage.

Après plusieurs étapes de concertation, séminaires, votes et ateliers de travail, les conseils d’administration de chaque association locale, ainsi que celui de la coordination Auvergne-Rhône-Alpes, ont signé en juin 2018 les projets de traité de fusion. C’est aujourd’hui entre vos mains, adhérents de la LPO Isère, que tout se joue !

Vendredi 9 novembre 2018, la LPO Isère se réunira en Assemblée générale extraordinaire (AGE) et invitera ses adhérents à y participer afin qu’ils s’expriment par vote sur la fusion-absorption de cette association locale par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes.
En plus de l’importance formelle de cet événement, ce sera l’occasion de rappeler les grands axes et orientations stratégiques de cette future LPO.
À noter qu’en cas de non atteinte du quorum ce jour-là comme le prévoit les statuts, une deuxième AGE sera convoquée pour le 23 novembre.

Milan royal © Romain Riols

Très prochainement, les adhérents de la LPO Isère vont donc recevoir une convocation pour l’AGE du 9 novembre et un pouvoir s’ils ne peuvent pas se rendre disponibles.
Le traité de fusion et le rapport du commissaire à la fusion seront aussi à leur disposition sur Internet pour qu’ils puissent en prendre connaissance et comprendre le contexte et le fonctionnement de cette fusion. Ces deux documents sont d’ores et déjà à votre disposition dans nos locaux au 5 place Bir Hakeim à Grenoble. Ne soyez pas surpris de leur contenu ! Il s’agit simplement d’informer légalement et au plus précis tous les adhérents avec les informations juridiques et financières nécessaires.

Une fois cette étape validée en Isère et dans les autres associations locales de la région, nous pourrons, dès le 1er janvier 2019, fusionner en une association unique : la LPO Auvergne-Rhône-Alpes !

Loutre d’Europe © Sylvain Chapuis

Votre mobilisation est attendue pour décider de l’avenir de la LPO en Auvergne-Rhône-Alpes : faites entendre votre voix d’adhérent LPO !

Découvrez la plaquette de la LPO

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Document indispensable pour comprendre la LPO, cette plaquette vous permettra de découvrir les missions de l’association, déclinée sous 3 axes :

  • Connaître et protéger les espèces
  • Développer les espaces naturels
  • Sensibiliser et mobiliser les publics

Découvez-la sans plus attendre en cliquant ici !

Des exemplaires seront également prochainement disponibles à la MNEI, au 5 place Bir Hakeim à Grenoble.

Appel à bénévoles pour un chantier « mare » à Saint-Nazaire-les-Eymes

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Les mercredis 3 et 10 octobre matins, un chantier « mare » aura lieu à Saint-Nazaire-les-Eymes.

Il s’agira de remettre en état une ancienne mare dans le parc des Écoutoux :

  • nettoyer les abords
  • enlever l’ancienne bâche
  • ajouter du géotextile
  • replacer la bâche
  • mettre en eau.

Bonne humeur et convivialité rythmeront ces matinées autour de la biodiversité !

Vous êtes intéressé-e-s pour nous accompagner ? Contactez Benjamin : u2b.isere@lpo.fr

Un grand merci à tous !