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La nuit de la chouette commence le 2 mars !

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Le samedi 2 mars, la LPO organise la Nuit de la Chouette, un événement bisannuel insolite destiné à mieux faire connaître chouettes et hiboux. Des centaines d’activités gratuites sont proposées partout en France pour se rassembler, entre chien et loup, à l’affût de la faune noctambule. Une expérience à ne pas manquer !

Chevêche d’Athéna – Denis Simonin

Tous les deux ans, la LPO invite le grand public à découvrir les rapaces nocturnes et leur environnement lors de la Nuit de la Chouette. À cette occasion, près de 300 structures partenaires encadrent de nombreuses animations en France au cours du mois de mars : sorties nature, conférences, projections, ateliers de construction de nichoirs ou de dissection de pelotes de réjection.

Dès le crépuscule, petits et grands pourront partir à la rencontre d’espèces souvent difficiles à observer telles que la chevêche d’Athéna, l’effraie des clochers, la chouette de Tengmalm, le hibou moyen-duc ou le grand-duc d’Europe, ainsi que d’autres animaux actifs la nuit comme le chevreuil, le hérisson, la chauve-souris ou le crapaud.

À travers cet événement, la LPO souhaite aussi attirer l’attention sur les menaces d’origine humaine qui pèsent sur ces oiseaux vulnérables : électrocution, chute dans des cheminées, accidents de la route, diminution des espaces naturels ou encore empoisonnement par les pesticides. Les guides naturalistes qui encadreront les animations initieront le public à des gestes simples pour faciliter une cohabitation sereine entre l’homme et la faune sauvage : installation de nichoirs spécifiques, plantation d’arbres et de haies, conduite de nuit vigilante, limitation de la pollution lumineuse…

Grand-duc – Boris Barov

En Isère, venez profiter de nombreuses animations !

Samedi 2 mars à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs – de 14h à 19h30

– de 14h à 16h : atelier de construction de nichoirs à chevêche

– de 17h à 18h : conférence sur les rapaces nocturnes de la plaine de Bièvre

– de 18h à 19h30 : sortie nocturne pour tenter de les entendre !

Inscriptions pour l’atelier : isere@lpo.fr.

Conférence dans la salle bleue de la mairie de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs.

Samedi 2 mars à Saint-Paul-de-Varces – de 17h30 à 21h30

Cette année, l’association Saint-Paul-de-Varces Nature et la LPO en Isère vous propose de partir à la découverte des rapaces nocturnes de la commune :

– 17h30 : rendez-vous et sorties sur le terrain pour observer la chouette chevêche et le grand-duc et écouter la hulotte

– 19h30 : Conférence dans la salle du conseil municipal de la mairie de Sain-Paul-de-Varces, exposition photos Rapaces

– 20h30 : Verre de l’amitié

Pas d’inscription préalable. Rendez-vous place de l’église.

Samedi 2 mars à Sainte-Marie-d’Alloix – 21h

Venez participer à une sortie nocturne à la découverte des rapaces nocturnes de la plaine du Grésivaudan et de la faune sauvage du territoire !

Pas d’inscription préalable.

Samedi 2 mars au Sappey-en-Chartreuse – 18h

Venez participer à un conférence sur le thème des rapaces nocturnes en général, puis plus précisément ceux de Chartreuse.

Les thèmes de la biodiversité au Sappey et de la pollution lumineuse pourront également être abordés.

Pas d’inscription préalable. Salle des fêtes du Sappey-en-Chartreuse.

Samedi 23 mars à Domène – de 18h30 à 22h30

18h30 : conférence et film sur les rapaces nocturnes

20h30 : sortie à l’écoute des rapaces nocturnes, en principe du côté de l’usine de compostage de Murianette. Prévoir vêtements et chaussures adaptés à la météo, lampe de poche et gilet fluo.

Pas d’inscription préalable. Le Diapason – Rue Jules Ferry 38420 Domène

Effraie des clochers – Anthony Maire

Pour la mise à jour de tous les événements proposés par la LPO en Isère, rendez-vous régulièrement sur : http://isere.lpo.fr/agenda

La liste de toutes les animations organisées dans le cadre de la Nuit de la Chouette se trouve sur le site https://nuitdelachouette.lpo.fr/

Événements en mai : nous avons besoin de vous !

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Le printemps arrive et les activités de la LPO se multiplient durant le mois de mai… Dans ce cadre, nous faisons appel à vous, bénévoles et adhérents, pour différentes missions sur divers événements : tenir le stand LPO ou animer une sortie d’observation des oiseaux.

Il n’est absolument pas nécessaire d’être un-e ornithologue confirmé-e pour la tenue de stand ! Nous disposons d’assez de documentation pour répondre aux questions récurrentes du public.

Animer une sortie nécessite évidemment plus de connaissances, mais nous serions ravis de voir de nouveaux ornithologues se lancer dans la sensibilisation !

Ces événements sont les suivants :

  • Inauguration du « projet Moustique » / Venue d’Allain Bougrain Dubourg Samedi 4 mai de 10h à 17h au Centre horticole de la Ville de Grenoble (Saint-Martin-d’Hères)

Dans le cadre de la journée portes ouvertes du Centre horticole de Grenoble, la LPO accompagne l’inauguration du « projet Moustique », mis en place à travers le budget participatif de la ville de Grenoble.

Ce projet a été mis en place pour lutter contre la prolifération des moustiques-tigres et de la Pyrale du buis, en construisant en milieu urbain des nichoirs pour oiseaux et des gîtes à chauves-souris, prédateurs de ces espèces invasives.

Cet événement sera aussi l’occasion d’accueillir Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO France, en visite en Isère ce jour-là, accompagné des élus de Grenoble, dont Éric Piolle.

>> Nous avons besoin de bénévoles durant cette journée pour tenir le stand LPO au Centre horticole (Saint-Martin-d’Hères). Cela vous intéresse ? Envoyez un mail à Lisa à vie-associative.isere@lpo.fr ou indiquez vos disponibilités à ce lien : https://framadate.org/Bc6X9tcEpMZYZpwI

  • Foire verte du Mûrier Dimanche 19 mai de 9h à 19h à Saint-Martin-d’Hères

Cette année, la Foire Verte du Mûrier s’organise autour du thème de la biodiversité. Durant cette journée « verte », c’est l’occasion pour la LPO de se rendre visible !

>> Nous avons besoin de bénévoles durant cette journée pour tenir le stand LPO. Cela vous intéresse ? Envoyez un mail à Lisa à vie-associative.isere@lpo.fr ou indiquez vos disponibilités à ce lien : https://framadate.org/p7kxerWve8oXWHQI

  • RESPIRE – Fête de l’environnement de la MNEI Samedi 25 mai à la Maison des Collines d’Eybens

Dans le cadre de la Fête de la Nature et de Faites du vélo, les associations de la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère fêtent le printemps ! Cet événement familial et festif réunira tous les acteurs de l’environnement du territoire et sera riche en animations variées.

La LPO fait appel à votre créativité et votre talent musical pour animer et proposer des activités ! Les bénévoles sont les bienvenus pour :

>> tenir le stand LPO

>> animer cette journée en proposant des interventions musicales

>> animer une sortie d’observation des oiseaux

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions. Si vous êtes motivés et disponibles pour l’un ou plusieurs de ces événements, contactez Lisa : vie-associative.isere@lpo.fr

Micromammifères : décorticage de pelotes de réjection et sorties « traces et indices »

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Comme chaque année, William Tachon vous propose en février et en mars des ateliers pour décortiquer des pelotes de réjection de chouettes (ou hiboux) afin d’en extraire les restes osseux de micromammifères (mulots, musaraignes,…)

C’est alors l’occasion de découvrir et de déterminer les espèces présentes dans notre département (ou voisins). Cela permet aussi à chacun de se familiariser avec les clés de détermination et le matériel d’analyse.

Ces ateliers auront lieu à la MNEI, 5 place Bir Hakeim à Grenoble :

  • mercredi 20 février à 18h30 en salle Robert Beck
  • jeudi 28 février à 18h30 en salle Abeille
  • mercredi 6 mars à 18h30 en salle Arvalis
  • jeudi 14 mars à 18h30 en salle Noctule.

En parallèle, William vous propose aussi des sorties « traces de mammifères », pour découvrir les indices de présence des animaux et relever les pièges-photos :

  • samedi 23 février matin à Saint-Geoirs
  • samedi 9 mars après-midi à Montagne
  • samedi 16 mars matin à Châlons.
     

>> Inscription : isere@lpo.fr <<

La LPO et le grand débat national

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Vous souhaitez participer au grand débat national initié par le Président de la République
et défendre les intérêts de la biodiversité

Le sujet de la transition écologique et de la biodiversité fait partie des grandes thématiques abordées. La LPO vous apporte des propositions concrètes pour alimenter le débat sur la préservation de la biodiversité.

> Le grand débat national : mode d’emploi pour les sympathisants de la LPO
> Rapport de l’ONB sur les chiffres-clés de l’année 2018

Quelques points essentiels à mettre en avant :

  • Exiger le respect des réglementations européennes et nationales en faveur de la protection des espèces et des espaces,
  • Arrêter la chasse pour les espèces en mauvais état de conservation,
  • Augmenter le nombre d’espaces protégés : Réserves naturelles nationales et régionales, création d’un réseau de forêts en libre évolution,
  • Mettre les moyens financiers pour assurer une réelle protection des espaces protégés et surtout des sites Natura 2000,
  • Restaurer la continuité écologique des fleuves et des rivières et assurer la protection des zones humides,
  • Promouvoir une agriculture saine et des circuits courts, interdire le glyphosate, aider à l’installation des jeunes agriculteurs en bio,
  • Stopper l’artificialisation des terres,
  • Arrêter les subventions néfastes à la nature,
  • Voter une loi en faveur du bien-être animal y compris pour les espèces sauvages, arrêter la chasse à la glu, la chasse à courre, le déterrage des renards et blaireaux.

Mode d’emploi :

Vous pouvez bien sûr participer lors des réunions organisées sur le territoire, mais vous pouvez également contribuer via le site dédié : https://granddebat.fr/

Contact : Marie-Paule de Thiersant Présidente LPO AuRA 06 77 05 72 64

Vous souhaitez en discuter avec nous ? En Isère, rendez-vous le vendredi 1er mars 2019 à 18h30 en salle Robert Beck (MNEI, 5 place Bir Hakeim à Grenoble) pour une discussion autour de ce grand débat. Ce moment enrichissant se clôturera pas un apéritif : apportez vos spécialités !

Plus d’informations : 

https://www.lpo.fr/actualites/grand-debat-national-la-lpo-s-engage-au-nom-de-la-biodiversite

Des cordes pour sauver les écureuils de Seyssins

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Mardi 12 février à 8h, la commune de Seyssins, accompagnée par la LPO AuRA délégation Isère, va installer deux passages à écureuils, appelés « écuroducs », afin de limiter les écrasements de cette espèce dans la commune.
La pose de ces ouvrages est menée par la LPO, dans le cadre du Contrat Vert et Bleu de Grenoble-Alpes-Métropole.

Lorsqu’un écureuil souhaite se déplacer pour aller chercher nourriture, compagnie ou refuge, il saute d’arbre en arbre, cela lui évitant d’être trop visible par ses prédateurs. Mais dans certaines situations, les arbres présents ne suffisent pas à favoriser ses déplacements. L’écureuil est alors forcé de traverser au sol, parfois sur des routes, l’exposant ainsi fortement au risque d’écrasement.
Il existe un ouvrage, appelé « écuroduc« , qui permet d’éviter aux écureuils de traverser la route : des cordes sont accrochées entre deux arbres afin de faciliter la traversée de l’animal.

Dans le cadre du Contrat Vert et Bleu de Grenoble-Alpes-Métropole, la LPO AuRA délégation Isère a tout d’abord mené un travail de diagnostic cartographique grâce aux données d’écrasements recensées sur la plateforme collaborative faune-isere.org. Suite à cela, certaines zones particulièrement dangereuses ont été définies et les communes concernées ont été contactées pour envisager l’installation d’écuroducs.

Écureuil roux – Camille Combes

La ville de Seyssins est la première concernée. Ainsi, mardi 12 février à 8h, le premier écuroduc sera installé dans la commune, avenue de la poste. Un second sera posé le même jour, avenue de Grenoble en face du parc François Mitterrand.
Ces ouvrages sont les premiers d’une longue série. Il est prévu, d’ici 2022, de poser une cinquantaine de passages à écureuils dans les communes de la métropole de Grenoble.

Afin d’améliorer la connaissance des zones à enjeux pour les écureuils, n’hésitez pas à noter vos observations sur faune-isere.org ou sur l’application Naturalist, grâce au module mortalité.
Ces informations seront précieuses pour installer aux endroits les plus stratégiques ces ouvrages et sauver ainsi les écureuils de la Métropole !

Victoire ! Le Conseil d’État suspend la chasse aux oies sauvages

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Grâce aux dizaines de milliers d’entre vous qui se sont mobilisés en masse contre la prolongation de la chasse aux oies en février, la LPO a pour la douzième fois fait condamner l’État, décidément obstiné sur ce sujet. Merci à tous !

Oies cendrées (Anser anser) – Crédit photo : Aurélien Audevard

Six jours après la clôture de la consultation publique sur la chasse aux oies en février ayant comptabilisé plus de 52 000 contributions, dont une majorité d’avis contre l’arrêté, le gouvernement français signait pourtant l’arrêté de prolongation. La LPO avait alors immédiatement saisi le Conseil d’État afin de demander sa suspension d’urgence, en vue de son annulation. La Directive oiseaux votée en 2009 par l’Union Européenne stipule en effet qu’il est interdit de chasser les oiseaux migrateurs de retour sur leurs lieux de nidification.

Le Conseil d’État vient de se prononcer : la chasse des oies sauvages est suspendue avec effet immédiat. En condamnant en référé le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, il a considéré que :

  • La prétendue « gestion adaptative » n’avait sûrement pas pour objectif de contourner les dates de clôture de la chasse
  • Des « petites populations n’avaient pas à être prélevées »
  • Aucun dégât n’impacterait la France en raison de la présence des oies
  • Les chiffres de populations d’oies survolant la France durant la période incriminée étaient nettement inférieurs à ceux annoncés par le Ministère.

Au final, à l’heure où la France prétend être exemplaire dans sa volonté d’endiguer le déclin de la biodiversité, elle met tout en œuvre pour permettre l’abattage récréatif d’oiseaux migrateurs supplémentaires à seule fin de satisfaire une minorité.

C’était sans compter sur la vigilance et l’opiniâtreté de la LPO qui se voit obligée de rappeler année après année aux gouvernements successifs que la législation européenne interdit de chasser les oiseaux migrateurs de retour sur leurs lieux de nidification.

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Consultez le communiqué de presse

Tout savoir sur la loutre d’Europe

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Reconnaissable par son corps fuselé et son pelage marron foncé, la loutre d’Europe (Lutra lutra) est un carnivore semi-aquatique de la famille des Mustélidés qui compte huit représentants indigènes en France : vison d’Europe, putois, fouine, martre des pins, belette d’Europe, hermine et blaireau européen. La loutre d’Europe connaît une large répartition géographique, allant de la péninsule ibérique jusqu’à l’extrême Est et Sud de l’Asie, ainsi qu’en Afrique du Nord.

Loutre d’Europe © Wikipédia

Sa taille moyenne est comprise entre 100 et 130 cm pour un poids allant de 6 à 11 kg. Du fait de ses préférences écologiques, elle est inféodée aux milieux humides, occupant une multitude d’habitats (cours d’eau, marais, étangs…) de 0 à plus de 2000 mètres d’altitude, mais elle peut également se rencontrer à plusieurs kilomètres d’un point d’eau. La diversité de son régime alimentaire en fait un prédateur éclectique (amphibiens, crustacés, insectes…), même si la part de poissons prend une place considérable dans son alimentation, soulevant ainsi une problématique de cohabitation avec les fermes aquacoles. Sa présence très discrète n’est souvent attestée que par la présence d’indices comme des traces ou épreintes (déjections disposées en des lieux « stratégiques » lui permettant de marquer son territoire).

Victime du piégeage et de la chasse pour sa viande et sa fourrure, qui était considérée d’excellente qualité, et de sa concurrence sur la ressource piscicole avec l’Homme, la loutre d’Europe a subi une persécution constante. L’accroissement des activités anthropiques, la mortalité routière ou encore l’artificialisation des zones humides ont été des facteurs supplémentaires entraînant un déclin drastique de ses effectifs et de son aire de répartition en France. Au cours du XXème siècle, les dernières populations françaises se cantonnaient sur la façade atlantique ainsi que dans le Massif Central. Petit à petit, la loutre d’Europe a vu son statut s’améliorer, passant d’espèce indésirable, nuisible, à celui d’espèce patrimoniale. La volonté de conserver l’espèce s’est finalement traduite par sa protection nationale en 1972, interdisant ainsi la destruction de l’espèce et de son habitat.

Par la suite, l’application d’un Plan de Restauration National (PRN) et d’un Plan National d’Actions (PNA) de 2010 à 2015 a permis la mise en place d’actions en faveur de l’espèce qui ont été menées en région Auvergne-Rhône-Alpes par la LPO. Celles-ci comprennent entre autres l’amélioration des connaissances sur sa répartition, la meilleure prise en compte de l’espèce dans les études d’impact ou d’incidence, ou encore la réduction de la mortalité accidentelle lors d’actions de piégeage ou de chasse.

Loutre d’Europe © Lulu’Stration / Lucile Gosa Illustrations naturalistes

De par la fragmentation des continuités écologiques et de son faible taux de reproduction, la loutre d’Europe connaît aujourd’hui une recolonisation lente, nécessitant la poursuite des actions en sa faveur. En région Auvergne-Rhône-Alpes, les recherches et études de répartition de l’espèce sont menées depuis les années 1980 par la LPO et Catiche Production, société effectuant des études scientifiques sur la faune sauvage et plus particulièrement celle des milieux aquatiques. L’espèce n’a jamais disparu du Massif Central, où un noyau de population a persisté et a permis la recolonisation de l’Est de la Région Rhône-Alpes depuis l’Ardèche à partir des années 1990. Des noyaux de population moins abondants et isolés étaient également présents sur des sites de présence historique dans l’Ain et en Haute-Savoie.

Une donnée de présence de l’espèce en 1981 au niveau de la confluence de l’Ain et du Rhône a permis de confirmer son retour dans le département de l’Isère. Les indices de présence plus récents sur des affluents du Rhône de 2011 à 2015 (Varèze, Oron, Dolon, Sanne), au barrage de Saint-Égrève (2015) ou encore dernièrement dans le Parc national des Écrins (2017) montrent que la loutre d’Europe retrouve petit à petit son aire de répartition historique en Isère.

Depuis 1995, La LPO anime un « réseau loutre » en région Auvergne-Rhône-Alpes et forme des naturalistes à la reconnaissance d’indices de présence de la loutre d’Europe à travers des formations. La dernière a eu lieu le 8 décembre 2018 à Sablons où 38 personnes d’Isère, de Drôme, d’Ardèche et de Loire se sont retrouvées. Après une matinée en salle pour découvrir l’écologie de la loutre d’Europe, le groupe s’est rendu sur le terrain en Ardèche. De nombreuses épreintes ont été trouvées, véritable succès pour cette journée de formation. Une telle journée est particulièrement importante pour créer un réseau d’observateurs qui pourra, par le biais de prospections, améliorer la connaissance de l’espèce dans les différents départements.

Prospection dans la Cance (Ardèche) © Anaëlle Atamaniuk

En janvier 2019, la LPO Auvergne-Rhône-Alpes (délégations territoriales Isère, Drôme et Ardèche) a aussi formé les professionnels (aménageurs, techniciens de collectivités, de syndicats de rivières, d’associations, etc.) à l’écologie de la loutre d’Europe et aux aménagements à mettre en place pour favoriser les déplacements et la présence pérenne de l’espèce dans la région.

Vous souhaitez rejoindre le réseau loutre et œuvrer en faveur de cette espèce patrimoniale,
classée « quasi menacée » sur la liste rouge de l’UICN ?

Contactez la LPO Auvergne-Rhône-Alpes dans la délégation territoriale de votre département.
En Isère : isere@lpo.fr

Anaëlle Atamaniuk et Ulysse Faure

Le gouvernement autorise la chasse aux oies en février

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Sur ordre du Président de la République, le ministre censé incarner la Transition Écologique et Solidaire a signé hier un arrêté prolongeant la chasse aux oies sauvages jusque fin février… En moins d’une semaine, les 52 000 contributions sur le site de la consultation publique auraient donc déjà été analysées…

La LPO vient de déposer deux recours auprès du Conseil d‘État contre cet arrêté, l’un visant son annulation et l’autre, plus urgent, demandant sa suspension immédiate.

Nous vous relayons donc l’article de la LPO France afin de vous informer de l’état actuel des choses et des suites à envisager.


Le Ministère prétend avoir analysé, en moins d’une semaine, les 52 000 contributions sur le site de la consultation publique pour établir son arrêté.

Sur ordre du Président de la République, le ministre censé incarner la Transition Écologique et Solidaire vient de signer un arrêté le 30 janvier 2019 permettant la chasse de 4 000 Oies cendrées jusqu’au 28 février 2019 (sauf Haut-Rhin/Bas-Rhin), et sans quota, des Oies rieuses et des moissons, jusqu’au 10 février.

Oies cendrées © Jean Deschâtres

Les oies ne causent pas de dégâts aux cultures

L’argument présenté par le Ministère ne tient pas puisqu’il n’y a pas de dégâts causés aux cultures par ces espèces en France. Après tout, les précédents gouvernements avaient déjà tenté de justifier la chasse après la fermeture pour des raisons scientifiques (sic), ou donné des ordres à la police de la nature de ne pas verbaliser les chasseurs.

Le droit européen est bafoué

Le Président de la République qui se dit européen convaincu, méprise la Directive oiseaux approuvée par la France il y a 40 ans qui dit que les États membres ne doivent pas chasser les oiseaux migrateurs de retour sur leurs lieux de nidification.

Un arrêté illégal reconnu par le Conseil d’État

11 arrêts concordants du Conseil d’État ont confirmé, année après année, que la date de fermeture de la chasse aux oies sauvages doit être le 31 janvier afin de respecter la migration prénuptiale des oiseaux qui débute, selon les études les plus récentes, à partir du 20 janvier (et de plus en plus tôt avec le réchauffement climatique).

Des espèces difficilement différenciables de nuit

Les chasseurs sont bien incapables de distinguer les trois espèces d’oies après le 10 février, s’agissant pour grande partie d’une chasse de nuit, et les contrôles sont fatalement limités notamment par les faibles effectifs des agents de l’ONCFS.

La quiétude des oiseaux d’eau troublée

Ce mois de chasse supplémentaire perturbera les autres oiseaux d’eau dont la chasse est fermée depuis le 31 janvier, et notamment les canards, en cette période de quiétude qui leur est indispensable entre la fin de l’hivernage et leur reproduction. Et qu’importe si la faune est fragilisée par les conditions météorologiques hivernales.

La LPO tient bon et ne lâche rien

La LPO vient de déposer deux recours au Conseil d‘Etat contre cet arrêté, l’un visant son annulation et l’autre, plus urgent, demandant sa suspension immédiate.

Plus d’informations

Consultez le communiqué de presse

Démarrage de la 22ème campagne amphibiens en Isère

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Ça y est, la campagne amphibiens 2019 a démarré !

Comme chaque année, cette campagne de sauvetage consiste à installer des barrières-pièges le long des routes, permettant d’intercepter les amphibiens avant qu’ils ne traversent la route, évitant leur écrasement sur certains sites particulièrement dangereux.

Ces chantiers sont suivis de périodes de comptage et de sauvetage durant lesquels des bénévoles et des stagiaires, accompagnés d’un salarié et d’un service de la LPO en Isère, récupèrent dès le matin les amphibiens tombés dans les seaux installés près des barrières, et leur font traverser la route pour atteindre leur lieu de reproduction. C’est grâce à l’implication de nos forces bénévoles que cette opération peut avoir lieu !

Car, rappelons-le, cette campagne permet chaque année de sauver plusieurs milliers d’amphibiens !

Crapauds à Chirens

En 2019, les sites concernés sont :

Communes Sites Types d’intervention
Chirens Bavonne Bavonne – RD 50a Pose de barrières de capture
Suivi et traversée de la route
Chirens / Bilieu La Guilletière – RD 50d Pose de barrières de capture
Suivi et traversée de la route
Notre-Dame-de-l’Osier Le Grand Lien – RD 201a et 201c Pose de barrières de capture
Suivi et traversée de la route
La Combe-de-Lancey Le Mas Lary – route communale Pose de barrières de capture
Suivi et déplacement de la population d’amphibiens vers la mare de reproduction
Entre-Deux-Guiers Aiguenoire – RD 102 Suivi de l’efficacité du passage à petite faune

En plus de sauvegarder les amphibiens, cette campagne permet de localiser précisément leurs couloirs de migration. À terme, une solution pérenne consiste à construire des passages à petite faune aux endroits les plus empruntés. Saluons ici l’investissement exemplaire et le soutien du Conseil Départemental de l’Isère, notre partenaire depuis le départ.

Chantier Entre-Deux-Guiers

Mais la campagne ne s’arrête pas là !
Chaque année, nous recueillons des informations concernant les autres sites d’écrasement ne bénéficiant pas d’un suivi. Vous pouvez nous aider en un simple clic, en localisant vos observations sur la base de données en ligne www.faune-isere.org. Toute information concernant des amphibiens sur les routes (vivants ou morts) nous intéresse. Ces éléments sont très importants pour que les tronçons de route dangereux pour la faune soient identifiés et que des solutions efficaces et pérennes puissent être mises en place.

© Arthur Martinot

En 2018, les oiseaux communs diminuent toujours en Auvergne-Rhône-Alpes

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Les résultats 2018 montrent que le déclin des oiseaux communs observé en France est confirmé dans notre région.

En 17 ans, les oiseaux communs ont diminué de plus de 7% sur l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette diminution est plus marquée encore pour les espèces des milieux agricoles et des villes et villages qui ont diminué respectivement de 20 % et 16 %.

Ces résultats sont issus d’un programme de sciences participatives faisant intervenir annuellement plusieurs centaines de bénévoles.

Hirondelle rustique © Guy Bourderionnet

Depuis 2001, la LPO Auvergne-Rhône-Alpes coordonne sur la région un programme national de suivi de population des oiseaux communs. Ce suivi est piloté au niveau national par le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

Dans la région, plus de 300 personnes suivent chaque printemps, aux mêmes endroits, les populations d’oiseaux communs.

À partir de ces 750 000 données récoltées sur le terrain, il est possible d’évaluer les tendances d’évolution des populations d’oiseaux de notre région pour les 75 espèces les plus communes.

Ces espèces peuvent être regroupées en quatre catégories :

  • les espèces forestières,
  • les espèces des milieux agricoles,
  • les espèces des villes et villages,
  • les espèces généralistes qui occupent l’ensemble des habitats cités précédemment.

Les résultats 2018 montrent une forte diminution pour les espèces des milieux agricoles (-19.5 %) et des villes et villages (-14.6 %). Les espèces généralistes (+3.5 %) et forestières (+5.7 %) se portent un peu mieux mais plusieurs espèces de ces groupes diminuent malgré tout et cela est inquiétant.

Voici quelques exemples de tendances  :

  • l’alouette des champs a diminué de 14 %
  • l’hirondelle rustique a diminué de 28 %
  • la mésange charbonnière a diminué de 11 %
  • le rougegorge familier a augmenté de 11 %
  • le merle noir a augmenté de 10 %

Ce déclin majeur a de nombreuses causes liées aux activités actuelles de notre société comme :

  • la création de paysages homogènes et artificialisés ne laissant pas de place pour la nature,
  • l’utilisation de produits phytosanitaires dans les jardins ou l’agriculture,
  • la disparition des milieux naturels qui laissent la place à une forte urbanisation.

Ces différentes causes induisent une forte diminution de la ressource alimentaire et des pertes d’habitats nécessaires au cycle de vie de ces espèces.

Il est donc urgent d’agir pour réduire l’impact de ces différentes causes de perte de la biodiversité.

Il est encore possible d’enrayer ce déclin majeur des oiseaux dans notre région et en France. Tous les citoyens peuvent participer à leur échelle à préserver la biodiversité et la LPO peut les accompagner.

Agissons ensemble maintenant !
Rendez-vous sur https://auvergne-rhone-alpes.lpo.fr/ !