Archives de catégorie : Campagnes de protection

Destruction volontaire de nids de busard cendrés

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Des destructions volontaires de nids de busards cendrés menacent gravement l’avenir de cette espèce en plaine de Bièvre

Jeune busard cendré / Photo J Baptiste Strobel / copyright

Depuis plus de 30 ans, en lien avec les collectivités territoriales et le monde agricole, la LPO Isère mène une campagne de sauvegarde des busards cendrés dans la plaine de Bièvre.
En effet, ces oiseaux nichent à terre dans les champs de céréales et leurs nichées sont souvent détruites involontairement lors des moissons. De fait, des actions de protection sont organisées sur tous les secteurs où il est présent en France. En Rhône-Alpes, un plan régional coordonne ces actions qui, grâce à un fort investissement, ont permis de maintenir sa présence dans notre département. Mais la population a cependant connu une baisse du nombre de couples nicheurs. Elle est de fait très fragile, comme en témoigne son inscription en listes rouges départementale (en danger critique) et française (vulnérable).

Le busard cendré est pourtant un fort allié naturel de l’agriculture par son rôle de régulateur des campagnols des champs. C’est pourquoi, en accord avec les agriculteurs, les bénévoles de l’association organisent régulièrement le maintien des nids dans les cultures jusqu’à l’envol des jeunes oiseaux.

Depuis 1985, presque 1 500 jeunes busards cendrés ont été sauvés grâce à la collaboration des agriculteurs et de la LPO Isère.

Cette année hélas, ce sont plusieurs destructions volontaires que la LPO Isère doit déplorer : nos bénévoles ont en effet retrouvé six nichées détruites, ce qui représente près de la moitié des nids protégés dans les céréales ! Parfois, les jeunes busards avaient même été volontairement piétinés et écrasés. Ces actes choquants, cruels et lâches sur des poussins incapables de s’enfuir, menacent gravement l’avenir de cette espèce. Afin d’assurer leur pérennité, les nichées restantes ont du être confiées au centre de sauvegarde de la faune sauvage Le Tichodrome, qui poursuivra leur élevage.

La LPO Isère et le Tichodrome condamnent fortement de tels agissements et rappellent que le busard cendré est une espèce strictement protégée par la loi. Les deux associations ont porté plainte et une enquête a été ouverte. En attendant ses conclusions, elles vont renforcer plus que jamais leur implication dans la campagne de sauvegarde afin de mettre en œuvre tous les moyens possibles pour le maintien de cette espèce qui fait partie intégrante du patrimoine naturel des plaines de la Bièvre et du Liers.

Vous pouvez soutenir la campagne en faisant un don, plus que jamais nécessaire, pour la sauvegarde des busards cendrés en Isère : https://www.helloasso.com/associations/lpo-isere/collectes/donnez-des-ailes-aux-jeunes-busards-cendres

Communiqué de presse : CP destruction volontaire de nids de busards cendrés

Contacts presse :

Catherine Giraud Présidente LPO Isère : 06 32 15 85 14 / presidence.isere@lpo.fr

Mireille Lattier, Directrice, Centre de soins Le Tichodrome : 06 81 24 18 32 / letichodrome38@gmail.com

Femelle busard cendré / Photo J Baptiste Strobel / copyright

Campagne amphibiens 2017

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2017 : la 20ème édition de la campagne de sauvegarde des amphibiens en Isère est ouverte !

Chaque hiver depuis 20 ans, la LPO Isère se mobilise afin d’éviter que grenouilles, crapauds, salamandres et tritons ne se fassent écraser sur les routes lors de leur migration vers les zones humides.

La campagne amphibiens est encadrée par Hervé Coffre, chargé d’études faune, et s’organise grâce à la contribution précieuse d’une équipe de salariés, bénévoles et stagiaires, prête à travailler sur les chantiers malgré les conditions météorologiques parfois difficile du mois de février.

Cette année, sur les quelques 250 sites en Isère concernés par l’écrasement routier, cinq ont été identifiés comme les plus prioritaires et ont été équipés de filets placés le long de la chaussée qui empêchent les amphibiens de traverser les routes (près de 1500 mètres de filets sont mis en place chaque année). Piégés lors de leur déplacement qui se déroule principalement la nuit, les animaux tombent dans des seaux où ils sont récupérés dès le lendemain matin et relâchés de l’autre côté de la chaussée. Leur migration se poursuit ensuite jusque dans les mares et étangs où ils sont nés et où ils se reproduisent.

On estime qu’une fréquentation d’un véhicule par minute sur une route suffit à détruire près de neuf amphibiens sur dix. À raison d’environ un millier d’individus par site, cela provoquerait la disparition des amphibiens en seulement quelques années.

Des chantiers sont organisés, essentiellement entre février et mars, sur des sites en Isère concernés par ce problème.

Sur la commune de La Combe-de-Lancey, quatre mares artificielles ont été créées pour accueillir les amphibiens dès la fin de l’hiver. Elles se substituent à une ancienne mare en cours d’atterrissement et sont situées au cœur d’un boisement, ce qui permet d’éviter aux amphibiens de devoir traverser une route pour pouvoir y accéder.

L’objectif de ces milieux est alors de proposer de nouveaux sites de reproduction et de naissance pour les amphibiens. Ils constituent donc une solution durable aux écrasements. Pour que ces mares soient adoptées par les populations de grenouilles, crapauds, salamandres et tritons, on contraint les animaux à s’y reproduire en entourant les zones de filets. Coincés, les amphibiens n’ont plus d’autre choix que d’élire domicile sur ces nouveaux terrains, beaucoup plus sécurisés. Les filets restent près de deux mois et sont retirés à la fin de la période de reproduction, début avril.

Un des objectifs à long terme de la campagne est de permettre aux amphibiens de traverser les routes via des dispositifs pérennes, des petits tunnels placés sous la route appelés passages à petite faune.

Ces dispositifs sécurisés, appelés auparavant « crapauducs », ne sont pas uniquement pensés pour les crapauds ou les grenouilles, mais également pour toute la petite faune sauvage qui peut aussi être victime d’écrasements routiers. Ainsi, des milliers d’insectes, de reptiles ou de mammifères sont aussi épargnés. En Isère, six passages de ce type ont déjà été construits (sur les communes de Bonnefamille, de Charavine, du Cheylas, du Grand Lemps, de Panossas et de Saint-Laurent-du-Pont) et d’autres sont en projets pour 2017 (à Chirens et Entre-deux-Guiers) ou plus tard, grâce au soutien du Département de l’Isère.

La pose de filets de capture d’amphibiens le long des routes permet de connaître précisément les zones de traversée des amphibiens et constitue donc un travail préalable essentiel à la mise en place de ce type de solution pérenne.

S’il est si important de protéger les amphibiens, c’est grâce au rôle clé qu’ils ont dans l’équilibre des écosystèmes et de la faune sauvage. En effet, les têtards ont un rôle d’épuration des plans d’eau et servent de sources d’alimentation précoce à toute la faune des milieux humides comme les oiseaux ou les poissons. Les adultes, quant à eux, consomment insectes, vers et limaces et contribuent à la régulation de la microfaune terrestre et aquatique.

Par conséquent, la disparition des amphibiens aurait des répercutions sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont accepté de donner de leur temps, cette année comme les précédentes, pour participer à la sauvegarde des amphibiens sur les routes du département de l’Isère !

Crédit photos
©Sylvain Chapuis – salamandre tachetée
©Camille Combes – photos chantiers
©Rémi Fonters – triton palmé

Des coups de pelles pour sauver les amphibiens

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Depuis le mardi 9 février des équipes de la LPO Isère installent de drôles de filets au bord des routes de l’Isère. Le samedi 13 février a eu lieu un grand chantier bénévole pour équiper un des sites suivis.

La marche des grenouilles

En effet,  le mois de février est synonyme de la fin de l’hivernation des grenouilles, crapauds et tritons qui se réveillent doucement de leur léthargie pour rejoindre les plans d’eau où aura lieu leur reproduction.

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Site de Chirens Bavonne

Ces espèces passent l’hiver au chaud enterrées dans le sol des forêts et sortent de leur torpeur avec l’augmentation des températures. Le seul problème est qu’entre ces forêts et la zone humide ou elles se reproduisent se trouve souvent une route ! Ainsi sans aucune action de l’homme on estime que 80% d’une population d’amphibiens pourrait être décimée par les écrasements, et ce en une seule migration !

Des chantiers en attendant les crapauducs

Afin de répondre à ce problème, notre association organise une dizaine de chantiers nature sur le département dans le but de protéger les principales populations d’amphibiens. On estime à 250 le nombre de sites concernés par cette thématique en Isère.

Ce samedi était donc l’occasion pour les 24 bénévoles de la LPO Isère présents d’équiper de barrières-pièges le site de Chirens-Bavonne, un des plus longs tronçons de route à protéger parmi les sites suivis (350m).

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A cet endroit, en fonction des années, ce sont entre 400 et 1 400 amphibiens sauvés à chaque migration et ce depuis 2005 !

Le chantier consiste en creuser une petite tranchée et y installer un filet qui permettra de capturer les individus qui souhaitent traverser. Puis tous les matins les animaux capturés seront collectés pour être amenés de l’autre côté de la route.

Heureusement cette solution n’est (théoriquement) que provisoire. Puisque l’objectif est de construire un passage à petite faune ou crapauduc sur les sites les plus importants. Un crapauduc c’est un passage sous la route pour permettre aux animaux de traverser sans intervention humaine. Plusieurs ont déjà été mis en place, au Grand Lemps, Le Cheylas et Charavines entres autres.

Le site de Chirens devrait, à son tour, être équipé cette année ! Ce devrait être donc la dernière année de chantier sur cette portion de route départementale.

Les nombreux bénévoles présents ont bravé les éléments lors de cette journée et ont pu observer et sauver triton alpestre et grenouille rousse, souvent les premières espèces à se réveiller de l’hivernation. Cette journée a été financée par une campagne à dons, merci aux donateurs et aux bénévoles !

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La fine équipe presque au complet !

Mais pourquoi sauver les amphibiens ?

La disparition des amphibiens risque d’entraîner un important déséquilibre au sein de la chaîne alimentaire.

Les adultes se nourrissent de petits invertébrés (moustiques, limaces, vers, fourmis…) alors que les têtards se nourrissent d’algues durant toute leur croissance.

De nombreux prédateurs consomment des amphibiens. Les adultes sont la proie de prédateurs (héron cendré, couleuvre à collier, renard roux…) alors que les têtards sont prédatés pas de nombreux animaux aquatiques (larves de libellules, dytiques, punaises aquatiques et de nombreux poissons).

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Moment de détente bien mérité !

En savoir plus : http://isere.lpo.fr/sauvegarder/campagne-amphibiens

30ème campagne de sauvetage des busards cendrés retour en vidéo

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30ème campagne de sauvegarde des busards… par LPO_Isere

Campagne amphibiens 2015

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Retour en image sur la 1ère semaine de la campagne de protection des amphibiens !

La Chronique du mercredi : Suivez toutes les actualités de la campagne amphibiens 2015 !

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La campagne amphibiens entame sa majorité, suivez sur cette page toute l’actualité de cette 18ème édition !

Le mardi 10 février 2015, la LPO Isère et Hervé Coffre lançait la 18ème campagne de sauvetage des amphibiens, 18 ans synonymes d’engagement sans faille auprès de la biodiversité grâce au soutien du Conseil Général de l’Isère et de la Région Rhône-Alpes.

En effet, Hervé encadre tous les ans une équipe de bénévoles, de salariés et de stagiaires qui participent, malgré le froid et les intempéries, aux deux mois de campagne.

De plus, cette année il pourra compter avec l’appui de Romain Chardon, Service Civique Amphibiens et Chiroptères à la LPO Isère, et ainsi partager au plus près son savoir-faire et son expérience.

Retour en image sur la 1ère semaine de la campagne de protection des amphibiens !

Suivez chaque mercredi le décompte d’amphibiens sauvés sur chaque site ! la migration a débuté voici l’avancement lors des deuxièmes relevés !

  1. Allevard: 75 amphibiens sauvés
  2. Bilieu:  762 amphibiens sauvés
  3. Chirens: 800 amphibiens sauvés
  4. Entre-deux-Guiers: 594 amphibiens sauvés
  5. Notre Dame de l’Osier: 1288 amphibiens sauvés
  6. La Combe-de-Lancey: 316 amphibiens sauvés
  7. Le Cheylas : 579 amphibiens sauvés
TOTAL d’amphibiens sauvés en 2015 :  4414 amphibiens !

 

Les photos de la campagne de sauvetage des amphibiens

 

 

 

 

Dans quel contexte se déroule cette campagne ?

Tous les ans en février et mars, des crapauds, des grenouilles, des tritons et des salamandres quittent les forêts où ils ont passé l’hiver. Ces milliers d’amphibiens rejoignent les zones humides qui les ont vue naître pour s’y reproduire. Cette migration est rendu périlleuse lors de la traversée de voies de circulation. Si les écrasements sont trop importants, des populations entières d’amphibiens peuvent alors disparaître en quelques années. On estime que sans aucune action pour protéger les populations d’amphibiens ce serait environ 80% de ces populations qui seraient décimées.

Mais pourquoi vouloir protéger les amphibiens ?

La disparition des amphibiens risque d’entraîner un important déséquilibre au sein de la chaîne alimentaire. Les adultes se nourrissent de petits invertébrés (moustiques, limaces, vers, fourmis…) alors que les têtards se nourrissent d’algues durant toute leur croissance. De nombreux prédateurs consomment des amphibiens. Les adultes sont la proies de prédateurs (héron cendré, couleuvre à collier, renard roux…) alors que les têtards sont prédatés pas de nombreux animaux aquatiques (larves de libellules, dytiques, punaises aquatiques et de nombreux poissons).

Et concrètement la campagne c’est quoi ?

La LPO Isère équipe plusieurs sites, recensés en Isère comme prioritaires pour la conservation des amphibiens.

Des barrières-pièges sont installées le long des routes. Elles interceptent les amphibiens avant qu’ils ne traversent la route. Les animaux tombent dans des seaux, sont recueillis tous les matins puis déposés de l’autre coté de la route pour permettre de poursuivre leur migration. Des milliers d’amphibiens sont ainsi sauvés chaque année.

D’autres actions sont également menées :

  • Le déplacement de populations d’amphibiens ;
  • La construction de passages à petites faune (Le Grand Lemps, Le Cheylas, Charavines…) ;
  • La création ou la restauration de mares.

L’année dernière la campagne a permis de sauver 6 815 amphibiens sur 9 communes (6 sites de pose de filets et 3 sites de suivis de passages à faune). L’objectif de cette année est de dépasser les 7 000 amphibiens sauvés, on a besoin de vous !

Quand et où ?

Sur les sites d’Allevard, Bilieu, Chirens, Entre-deux-Guiers, Notre Dame de l’Osier et La Combe-de-Lancey du 10 au 27 février hors week-end !

L’objectif de cette campagne de protection et de sensibilisation ?

Le but, à terme, est d’identifier les espèces concernées et les passages à fort risques, pour trouver une solution durable à ce problème d’écrasement.

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Inscriptions par mail : vie-associative.isere@lpo.fr ou au 04 76 51 78 03