Les oiseaux d’eau du barrage de Beauvoir

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Le barrage

Avec celui de St Nazaire situé un peu plus en aval et le très fréquenté barrage de St Egrève, le barrage de Beauvoir constitue la troisième retenue artificielle importante sur la basse Isère. Au sortir d’un défilé assez encaissé, il développe de part et d’autre du pont qui l’enjambe, en amont du barrage proprement dit, de larges plans d’eau qui se laissent bien observer depuis le pont. Attention aux voitures toutefois, mais des décrochements permettent l’installation de quelques longues vues sans danger.

 

Les espèces

En amont du pont, de belles roselières offrent refuge aux passereaux paludicoles, et les anatidés y nichent discrètement. On pourra avantageusement compléter l’observation par une petite incursion en rive gauche sur une branche du chemin dit « du martin pêcheur« , balisé, qui la remonte sur quelques centaines de mètres. Les stationnements hivernaux sont moins importants de ce côté, mais on ne sait jamais…

 

Canard colvert
Canard colvert
Sarcelle d'hiver
Sarcelle d'hiver
Martin pêcheur
Martin pêcheur

 

En aval, on trouvera une autre branche du chemin, toujours à partir du pont et rive gauche, qui offre un beau point de vue sur le plan d’eau. Mais c’est en rive droite que se situe le plus bel affût aménagé. Passer le pont. La route longe la rive droite puis tourne en montant à droite vers Chatte, mais un embranchement sur une petite route menant au barrage se trouve sur la gauche juste après un petit pont, et donne accès à un coin pique nique avec quelques tables (à 200m). Se garer là et descendre par le chemin en bord de rivière où l’on trouvera l’affût sur la gauche, et un cheminement remontant au barrage.

 

De l’affût, très beau point de vue (un peu de contre jour au petit matin) sur le stationnement principal d’anatidés: la Sarcelle d’hiver est assez abondante, mais on aura tout loisir de chercher les autres Canards ou limicoles de passage. La Bouscarle est présente en toutes saisons.

 

Toujours au passage, surtout en mars – début d’avril, on croise régulièrement des troupes de Rémiz longeant l’Isère.

 

Le comptage se pratique depuis le pont, mais une bonne partie des oiseaux n’est visible que depuis l’affût de la rive droite. L’ensemble constitue un site homogène où se conjuguent variété des espèces, des milieux et des points de vue, du large au rapproché.