Vercors : La faune des Hauts-Plateaux

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Localisation

Le Grand Veymont
Le Grand Veymont

La réserve est un site majeur, grandiose, et il faudrait plusieurs livres pour en décrire toutes les richesses. Ce sont d’abord les paysages d’une beauté majestueuse, partout et sous tous les angles, toutes les saisons, toutes les heures… Une beauté difficile d’accès, où l’eau est très rare, ce qui pose des problèmes de logistique et d’autonomie dès lors qu’on veut entreprendre un séjour un peu long. Mais déjà une journée complète dans le cadre d’une randonnée un peu sportive laissera un souvenir inoubliable. Corençon, Herbouilly, la Coche, Archianne, les Pas de l’Aiguille, de la Ville, Ernadant, sont les principaux accès.

D’autres sont plus durs, plus discrets voire plus dangereux, sur les falaises est notamment. Une fois en haut le terrain de jeu est immense.

Falaises du Vercors
Falaises du Vercors

On peut commencer par le GR qui constitue l’épine dorsale de la réserve. Faute d’une bonne connaissance ou d’un accompagnateur sérieux, il est en effet plus que sage de ne pas trop s’éloigner des chemins: par temps de neige ou de brouillard, se perdre peut vite devenir problématique: un bon équipement est de rigueur en toute saison.

 

Les mammifères

La faune est de grande classe, avec le Loup et le Lynx de retour probable sur le site, et les nombreux scialets ouverts un peu partout pour le plus grand bonheur des chauves-souris. Les grands ongulés sont omniprésents. Plusieurs Renards se sont aventurés très près des randonneurs, jusqu’à mettre leur nez…
dans leurs sacs !

Chamois du Vercors
Chamois du Vercors
Fauvette
Fauvette

 

Les oiseaux

Côté oiseaux, il faut avoir vu les Vautours dans leur milieu, par exemple depuis les rochers de Plautret dominant la Drôme. L’Aigle royal est de passage… Venturons, Becs-croisés, Pipits des arbres, Accenteurs, Grives et Merles à plastron sont immanquables.

 

On aura plus de mal à trouver le Grimpereau des bois, la Fauvette babillarde (absente en plaine dans le département), un Merle de roche.

 

Le soir venu, on pourra croiser la Chevêchette et la Chouette de Tengmalm, mais aussi la Bécasse… Quant au petit matin, c’est l’heure du Tétras-lyre, surtout d’avril à juin. Dans certains secteurs de prairie, les densités d’Alouettes des champs sont impressionnantes, mais l’Alouette lulu est aussi bien présente.

 

Quelques Torcols hantent les lieux, et d’autres rencontres sont encore plus rares: Caille des blés, Bruant ortolan, Pipit rousseline… Avec un peu de chance ou pourra même trouver une colonie de Chocards à bec jaune… souterraine, dans un gouffre ouvert à même le sol.
Ce lieu, le plus sauvage du département, se mérite et se respecte. A chacun de l’aborder à son rythme, selon ses moyens, ses passions, comme une source de plaisirs infinis…

 

 

Photos panoramiques des Hauts Plateaux

Panorama de la Plaine de Chamouset (T. Pujol 2005)
Panorama de la Plaine de Chamouset (T. Pujol 2005). Cliquez pour agrandir

 

Mare de la Tête Chevalière et Hauts Plateaux du Vercors (Thierry Pujol 2005). cliquez pour agrandir
Mare de la Tête Chevalière et Hauts Plateaux du Vercors (Thierry Pujol 2005).

En savoir plus

– David Loose (2003). L’avifaune de la Réserve Naturelle des Hauts-Plateaux du Vercors (Isère / Drôme): une approche éco-géographique. Ed: Cora Isère, RNHP, septembre 2003. 76 pp.
(vous pouvez télécharger le rapport en PDF ici. 1.881 ko).

– Site chocard.com sur l’avifaune du massif du Vercors.