F.A.Q.

 

  1. Un pic s’attaque aux volets et aux boiseries de ma maison, que faire ?
  2. Comment limiter l’impact de votre chat sur les oiseaux du jardin ?
  3. Comment peut-on aider les oiseaux en hiver ?
  4. Que faire si je trouve une espèce envahissante ?
  5. Y-a-t-il une relation entre la mortalité des oiseaux de mon jardin et la présence de pies ?

 

Un pic s’attaque aux volets et aux boiseries de ma maison, que faire ?

Pourquoi ?

Il arrive en effet que des pics (pic vert, pic épeiche et parfois même pic noir) s’attaquent aux maisons. C’est le cas lorsque la maison est une résidence secondaire, peu animée dans la journée, car les pics n’ont alors aucune crainte d’être dérangé. Le tambourinage qu’ils pratiquent leur permet de se signaler aux autres individus. Ils ont donc besoin d’un support dont la résonance portera très loin, ce qui est le cas de certaines parties des maisons (voliges sous les avancées de toit, poutres maîtresses et volets fermés). Ce type de comportement est la conséquence de l’abattage excessif des arbres morts, lieu de vie pour un grand nombre d’espèces animales et végétales. Précisons, pour rappel, que les pics sont des espèces protégées par le loi, il est donc interdit de les éliminer par quelques moyens que ce soit.

Solution : Rappelons que les pics sont des oiseaux protégés par la loi. Voici deux solutions possibles pour éloigner les pics de votre maison :

– Vous pouvez mettre un caisson de résonance proche de la zone attaquée. Nous tenons à votre disposition des plans de caissons de résonance que nous pouvons vous envoyer sur simple demande.

– Vous pouvez également poser un filet à larges mailles (5 cm pour éviter que l’oiseau ne s’y entortille) sur les boiseries. Pendu à environ 5 cm du support pour les pans verticaux ou tendu à la même distance pour les pans horizontaux.

Ces solutions proposées peuvent limiter les dégats mais ne peuvent être considérées comme efficace à 100 %.

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Comment limiter l’impact de votre chat sur les oiseaux du jardin ?

On estime en France que 62 millions d’oiseaux sont annuellement prédatés par les 9 millions de chats domestiques. Aussi, l’impact de nos félins de jardin n’est-il vraiment pas négligeable. Voici donc quelques solutions pour maintenir le statu quo :

Limiter les sorties du chat d’avril à août, période la plus délicate pour les oiseaux compte tenu de la période de reproduction et de l’élevage des jeunes ;

Mettre un grelot à son collier (qui existe avec un élastique pour prévenir tout risque d’étranglement lorsque le minou va dans les arbres… chasser les oiseaux) ;

– Vous pouvez placer également un « stop-minou » qui empêche le chat de grimper à un arbre pour atteindre un nid ou un nichoir (disponible sur le site de la LPO France) ;

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Comment peut-on aider les oiseaux en hiver ?

Pourquoi l’hiver est une période critique pour les oiseaux ?

– Malgré le fort pouvoir d’isolation du plumage des oiseaux, ceux-ci consomment d’avantage d’énergie à maintenir leur température corporelle du fait de la plus grande amplitude de température avec l’extérieur.

– L’hiver est une saison où la recherche de nourriture est plus difficile (neige, gel, glace) les ressources plus rares (insectes) et donc pour par une consommation énergétique supérieur. D’où le choix de certains oiseaux de migrer malgré les risques du voyage.

– Des jours plus courts offrant une période de recherche alimentaire d’autant plus réduite.

 

Quels moyens les oiseaux utilisent-ils pour lutter contre le froid ?

-La thermorégulation naturelle permet de lutter efficacement contre le froid, mais elle entraine une augmentation de la consommation énergétique ;

– Un gonflement du plumage afin d’augmenter la couche d’air isolante ;

– Une augmentation des réserves graisseuse avant la période hivernale ;

– La migration d’une parties des espèces qui, contrairement à l’idée répandue, ne recherchent pas la chaleur, mais plutôt des zones où la nourriture ne manque pas ;

– Formation de grands groupes d’oiseaux (étourneaux par exemple) se rassemblant en dortoirs ;

– Rassemblement d’oiseaux en ville où les températures sont généralement plus douces.

 

Comment aider les oiseaux en hiver ?

Nous avons vu que le plus gros problème des oiseaux en hiver est de maintenir leur température corporelle. Ce maintient demande une augmentation de la consommation énergétique impliquant une recherche alimentaire supérieur… à une période de l’année difficile. Une solution consiste donc à nourrir les oiseaux en hiver par l’installation d’une mangeoire régulièrement alimentée.

Cependant ATTENTION :

Les oiseaux s’habituent au nourrissage en mangeoire. Tout arrêt du nourrissage prématuré risquerait d’entraîner une mortalité des oiseaux.

Pendant quelle période peut-on nourrir les oiseaux en hiver ?

Le nourrissage peut commencer après les premiers coups de froid automnaux car les ressources alimentaires sont encore disponible pour les oiseaux.

Il s’achève en fin d’hiver après les derniers grands coups de froids (mars en plaine).

Que donner à manger ?

– Des aliments riches et énergétiques : graines de tournesol, de millet, d’avoine, d’alpiste et/ou des fruits secs (amandes, noisettes, noix, cacahuètes)
– Pour les insectivores des vers de farine sont envisageables (surtout pas d’asticots = mortel)
– des fruits
– de l’eau à renouveller régulièrement (ne surtout pas saler afin de limiter le gel)

Ne pas donner :

– d’aliments salés
– d’aliments risquant de gonfler : pain et gâteaux secs
– de lait
– de larves de mouches (asticots)

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Que faire si je trouve une espèce envahissante ?

De nombreuses espèces animales ou végétales ont été introduites volontairement ou non en France. Si la majorité de ces espèces disparaissent naturellement faute de conditions de vie favorable, une petite partie d’entre elles arrivent à se naturaliser et près d’une sur mille peuvent devenir envahissantes. C’est le cas d’espèces végétales comme l’ambroisie ou d’espèces animales comme la coccinelle asiatique.

Vous trouverez à la fin de cette page de la documentation sur certaines de ces espèces afin de mieux les (re)connaître, et si besoin est, des méthodes pour les éliminer :

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Y-a-t-il une relation entre la mortalité des oiseaux de mon jardin et la présence de pies ?

 

On reproche souvent à la pie de détruire les œufs et poussins d’oiseaux ainsi que les oiseaux eux-mêmes. Il est vrai que c’est une espèce opportuniste et omnivore, c’est-à-dire qui exploite un large spectre de ressources alimentaires parmi lesquelles on peut trouver des oiseaux, mais l’essentiel des proies animales est constitué d’invertébrés (chenilles, larves de coléoptères et de tipules, insectes…). Ceux-ci composent 60 à 100 % de son régime alimentaire en été, pendant la période de nourrissage de ses petits. La pie consomme aussi beaucoup d’araignées, hannetons, limaces et vers.

La pie bavarde est un prédateur naturel et ses prédations font parfaitement partie du fonctionnement d’un écosystème à l’inverse des chats domestiques ou des pesticides qui eux ont un impact réel, mesurable et non négligeable sur la santé des populations de passereaux des jardins. Une récente estimation fait état de 55 millions d’oiseaux victime des chats en Angleterre sur une année. Que dire en France ?

Des études scientifiques ont par ailleurs conclu à la prédation toute relative de la pie sur les petits oiseaux. Ces cas seraient principalement dus à des individus spécialisés. Des études ont démontré qu’en milieu urbain, l’augmentation des effectifs de pies n’a pas entraîné une prédation intense sur la gent ailée. Les œufs et poussins ne constituent qu’une faible proportion de son alimentation ; d’ailleurs cette perte est très souvent compensée par une ponte de remplacement. D’autre part, les populations de pies seraient en déclin : – 60% des effectifs en 12 ans selon une étude du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Solutions :

À notre connaissance, il n’existe pas de solution miracle pour éviter la prédation minime de la pie bavarde sur les oiseaux du jardin… C’est pourquoi nous vous recommandons d’assurer une certaine sécurité de vos petits invités en leur offrant de quoi se cacher en cas de besoin par la plantation d’arbres et d’arbustes et la pose éventuelle de nichoirs.

 

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A télécharger

Coccinelle asiatique – PDF

Ambroisie – PDF