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Reportage : les coulisses de la campagne amphibiens !

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Les migrations de 2018 en chiffres et en images

La campagne de protection des amphibiens, qui a commencé en février, dévoile ses premiers chiffres. Cette année, sept sites sont suivis, dont deux équipés d’un passage à petite faune (PPF) installé à Entre-Deux-Guiers en 2017 et à Charavines en 2015. Pour ces derniers, le travail consiste juste à comptabiliser et déterminer les espèces qui les empruntent durant la période de migration.

Pour le moment, on comptabilise 41 crapauds communs ayant emprunté le PPF à Charavines et 29 crapauds communs, 14 grenouilles rousses et 1 triton alpestre à celui d’Entre-Deux-Guiers ! Sachant que les relevés ont commencé il y a environ deux semaines, cela présage de belles suites !

Passage à petite faune, Charavines
Amplexus de crapauds communs mâle (au-dessus) et femelle, Entre-Deux-Guiers

Les chantiers d’installation de barrières de capture ont été réalisés lors de sorties avec des bénévoles ou avec des classes. Les sites, au bordures des routes, restent dangereux malgré la signalisation de la présence d’un chantier, car les voitures ne ralentissent pas pour autant! Parfois, il faut ignorer les klaxons et les remarques malvenues…
Cependant, cette proximité d’un axe de passage permet de répondre aux questions d’automobilistes, cyclistes et piétons qui s’arrêtent pour avoir des infos sur la campagne amphibiens et savoir s’ils peuvent venir un matin pour assister aux relevés. Un petit garçon en ballade avec ses grands-parents nous a avoué trouver les amphibiens « dégoûtants », mais il les adore maintenant !

Installation à Bilieu

J’ai eu l’occasion d’assister à une sortie destinée à constater l’efficacité des barrières. Malheureusement, le temps très froid et sec n’avait pas été propice à la migration des amphibiens durant la nuit. Nous avons pu faire traverser la route à seulement un crapaud commun et deux tritons alpestres (alors que parfois les seaux de récupération débordent!). Cette sortie fut très intéressante, autant du point de vue herpétologique, que de celui de l’aménagement du territoire. On se rend vite compte de la complexité du projet, ne serait-ce que par le fait que les crapauds communs, espèce passant une grande partie de sa vie sur la terre ferme, resteront seulement une quinzaine de jours dans la mare…
Cette campagne est également tributaire de la météo. Par exemple, aucun amphibien n’a entamé de migration durant une vague de froid qui a duré entre 10 et 12 jours en fonction des sites !

Bilan des migrations :
Moras : (852 amphibiens capturés) 537 grenouilles agiles, 245 crapauds communs, 70 tritons palmés (données datant d’une semaine, les 1000 individus sauvés ont été atteints le week-end du 17 mars).
Chirens : (474 amphibiens capturés) 288 crapaud communs, 116 grenouilles rousses, 14 grenouilles agiles, 39 triton alpestres, 15 tritons palmés, 1 triton crêté (femelle), 1 salamandre tachetée.
Bilieu : 196 crapauds communs.

Crapauds à Chirens
Salamandre tachetée, Chirens
Triton alpestre, Chirens

Le passage de la déneigeuse sur les routes des sites de Chirens et de La Combe-de-Lancey, dont je vais vous parler maintenant, cause bien des soucis ! Les amphibiens ne sont pas des victimes directes de cette neige repoussée dans les fossés, car ce sont des animaux à sang froid qui ont une adaptabilité au milieu très rapide. Leur métabolisme se ralentit face à des températures basses. En revanche, les barrières ont dû être rafistolées systématiquement…

Le site de Notre-Dame-de-l’Osier est sûrement le plus riche en espèces. On y retrouve 10 espèces sur les 14 présentes en Isère ! La migration y est très importante, notamment due au fait qu’elle regroupe les amphibiens dans une mare temporaire et par conséquent sans poissons (donc ayant un taux moindre de prédation).
Un passage à petite faune devrait être mis en place prochainement, étant donnée son importance dans le maintien de la biodiversité.
Voici les données du site : 840 crapauds communs, 10 pélodytes ponctués, 42 grenouilles rousses, 67 grenouilles agiles, 2 salamandre tachetées, 136 triton palmés, 67 tritons alpestres, 145 tritons crêtés (espèce très importante protégée au niveau européen). Le total est de 1354 amphibiens sauvés pour le moment, sachant que le sonneur à ventre jaune (présent sur le site) n’a pas encore entamé sa migration pré-nuptiale (qui commence entre mi et fin avril).

Installation à Notre-Dame-de-l’Osier
Pélodyte ponctué mâle, à Notre-Dame-de-l’Osier

Un site se détache des autres par le projet final : déplacer une population d’amphibiens d’une mare à l’autre ! En effet, une mare étant en cours de comblement, plusieurs mares de « remplacement » ont été creusées (du bon côté de la route !). L’opération de sauvetage consiste à placer les amphibiens migrants dans ces nouvelles mares.
Il est déroutant de voir les crapauds et les grenouilles être piégés dans les seaux à quelques dizaines de centimètres d’une mare accessible. Certaines espèces reviennent se reproduire dans leur mare de naissance et leur instinct les trahit rarement ! Les « nouvelles » mares étant en place depuis 4 ans, on constate cette année un grand nombre d’individus souhaitant y retourner pour se reproduire. Ces derniers sont les premiers amphibiens à être nés dans ces nouvelles mares (la maturité sexuelle des amphibiens étant en moyenne de trois ans).

Bilan de la Combe-de-Lancey : 3 crapauds communs, 2 grenouilles agiles, 172 grenouilles rousses, 8 tritons palmés et 8 tritons alpestres

Les nouvelles mares, Combe-de-Lancey

 

Clotilde Niemi, service civique « vie associative » à la LPO Isère

21ème campagne de sauvetage des amphibiens : le premier bilan

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Depuis 20 ans, la LPO Isère se mobilise contre l’écrasement routier des amphibiens lors de leur migration vers les zones humides, en installant des barrières-pièges le long de la chaussée.
Chaque année, la campagne de sauvetage d’amphibiens débute au mois de février, moment de la migration des amphibiens vers leur lieu de reproduction.

Chantier à Bilieu / LPO Isère

Au total, deux semaines ont été nécessaires pour équiper les sept sites de 2018, parfois dans des conditions météorologiques difficiles comme à Bilieu où la neige, le froid et la boue n’ont pas réussi à décourager les élèves du Bac Pro MFR (Maisons Familiales Rurales) de Vif.

Cette année, un nouveau site a vu le jour à Moras, où des étudiants du BTS IET de Lyon ont aidé les équipes de la LPO Isère, pendant deux jours et dans la bonne humeur, à installer 400 mètres de filet.

Un grand bravo également aux élèves du Bac Pro MFR de Mondy qui sont intervenus pour la pose des filets à Notre-Dame-de-L’Osier en un temps record, malgré les températures négatives.

Un immense merci aux stagiaires, bénévoles et adhérents de la LPO Isère pour leur soutien et leur collaboration à la mise en place du matériel de piégeage à Chirens, à Charavines ainsi qu’à La Combe-de-Lancey.

Chantier à La Combe de Lancey / LPO Isère

Vous souhaitez voir des amphibiens et découvrir les techniques mises en place pour leur sauvegarde ? Rendez-vous le mercredi 14 mars au lac de Paladru pour le printemps des amphibiens !
Inscription à isere@lpo.fr ou au 04 76 51 78 03.

 

La campagne de sauvetage des amphibiens est soutenue par le département de l’Isère.

Sauvons les amphibiens ! 21ème campagne en février 2018

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Comme tous les ans, la campagne de protection des amphibiens sur les routes iséroises débutera la deuxième semaine de février, et le suivi des migrations durera jusqu’à la mi-avril. Cette opération permet de sauver chaque année plusieurs milliers d’amphibiens. Cette année, la LPO va concentrer son action de sauvetage sur les sites suivants :

CommunesSitesTypes d'intervention
ChirensBavonne - RD 50aBarrières de capture
Chirens / BilieuLa Guilletière - RD 50dBarrières de capture
MorasLac de Moras - RD 18aBarrières de capture (nouveau site)
Notre-Dame-de-l'OsierLe Grand Lien - RD 201a et 201cBarrières de capture
La Combe-de-LanceyLe Mas Lary - route communaleBarrières de capture et déplacement de la population d'amphibiens
Entre-Deux-GuiersAiguenoire - RD 102Suivi de l'efficacité du passage à petite faune
CharavinesColletières - RD 50dSuivi de l'efficacité du passage à petite faune

Du 6 au 23 février 2018, ce sera la période des chantiers avec l’installation des dispositifs de suivis sur ces sites et toute aide sera la bienvenue !
En plus de sauvegarder les amphibiens, la campagne permet de localiser précisément leurs couloirs de migration. À terme, une solution pérenne consiste à construire des passages à petite faune aux endroits les plus empruntés. Saluons ici l’investissement exemplaire et le soutien du Conseil Départemental de l’Isère, notre partenaire depuis le départ.

Mais la campagne ne s’arrête pas là !
Chaque année, nous recueillons des informations concernant les autres sites d’écrasement ne bénéficiant pas d’un suivi. Vous pouvez nous aider en un simple clic, en localisant vos observations sur la base de données en ligne www.faune-isere.org. Toute information concernant des amphibiens sur les routes (vivants ou morts) nous intéresse. Ces éléments sont très importants pour que les tronçons de route dangereux pour la faune soient identifiés et que des solutions efficaces et pérennes puissent être mises en place.

Nous comptons sur vous pour que les actions en faveur des amphibiens soient à nouveau une réussite en 2018 !

Chantier Entre-Deux-Guiers ©LPO Isère

 

ANNULÉE ET REMPLACÉE – Conférence « Histoire de sexe chez les rainettes vertes »

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Nous avons le regret de vous annoncer que la conférence « Histoire de sexe chez les rainettes vertes » est annulée.

En lieu et place de cette conférence, Jacques PREVOST vous propose un beau voyage dans les terres africaines, avec une conférence sur le thème : « Namibie : oiseaux et grande faune africaine ».

Le rendez-vous reste le même : MNEI, salle Robert Beck, mercredi 6 décembre à 19h.

 

Vous connaissez sûrement les bruyants chœurs de rainettes de l’île Crémieu, mais connaissez-vous la vie intime de ces petites grenouilles ?

©Rémi Fonters – LPO Isère

Pendant plus de 10 ans, une douzaine de chercheurs se sont relayés près des marres de l’île Crémieux durant les nuits d’avril et de mai.

Le travail effectué concernait aussi bien la génétique des populations, le développement des têtards, les stratégies anti-prédatrices et les mécanismes impliqués dans la formation des couples (sélection sexuelle).

Sur ce dernier point, des premières études avaient montré que les femelles ne s’appariaient pas au hasard mais choisissaient un mâle bien particulier parmi tous les chanteurs.
C’est pour approfondir cette notion que Thierry Lengagne, chercheur au CNRS, et son équipe ont construit des chœurs artificiels composés de haut-parleurs pilotés par ordinateur.
Ils ont imaginé des maquettes avec différentes colorations ou des robots avec un sac vocal, produisant des ondes à la surface de l’eau s’apparentant aux comportements des mâles.

C’est cette histoire, avec des résultats scientifiques publiés année après année dans les meilleures revues scientifiques, que Thierry Lengagne va partager avec vous.

 

Rendez-vous à Grenoble le mercredi 6 décembre à la MNEI à 19h, salle Robert Beck.

J’habite chez vous : Les amphibiens

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J’habite chez vous : Les amphibiens

Il est possible que votre jardin possède une mare ou que vous songiez à en construire une. C’est une excellente idée ! En effet les mares représentent des îlots de biodiversité et des oasis pour un nombre considérable d’espèces. Les plans d’eau sont de plus en plus rares, alors qu’ils sont essentiels pour le bien de l’environnement. Vous pouvez ainsi agir à votre échelle pour la protection de la nature !

Crédit photo : Fabien Mignet
Crédit photo : Fabien Mignet

Quels espèces cohabitent ?

Il y a dans une mare énormément d’animaux microscopiques qui vivent en harmonie (petits animaux unicellulaires, crustacés planctoniques, éponges miniatures, hydres, acariens…). On peut aussi apercevoir quelques mollusques tels que la physe et le planorbe mais aussi des vers. Il y a également quelques crustacés qui se nourrissent de végétaux, comme les gammares et aselles (plus souvent dans les milieux contenant des feuilles mortes immergées). Près d’une mare on rencontre énormément d’insectes. Mais pas de crainte, vous n’êtes absolument pas envahis, apprenez plutôt à les connaître ! Certains ne pourront être observés qu’au stade larvaire (éphémères, libellules, phryganes…). D’autres logent dans les mares pendant toute leur vie. C’est le cas du dytique, de la notonecte et de la nèpe qui sont de redoutables prédateurs utiles ! On peut observer les insectes dans la vase, les débris végétaux immergés, nageant dans l’eau, à la surfaceEt contrairement à des idées reçues, les moustiques préfèrent les petites flaques stagnantes aux mares !

Les espèces emblématiques des mares restent les amphibiens, vous pourrez y trouver grenouilles, crapauds et tritons. Mais aussi possiblement quelques reptiles comme la couleuvre à collier qui est totalement inoffensive pour l’homme. De plus, vous pourrez admirer beaucoup d’oiseaux, ils viendront s’abreuver ou se baigner. Mésanges, pinsons, merles, colverts, hérons cendrés, martins pécheurs seront de la partie. Peut-être quelques hirondelles qui viendront chercher de la boue sur les berges de votre mare pour confectionner leur nid. Vous aurez aussi la chance d’observer des mammifères, certains viendront s’abreuver, d’autres chasser car la mare est un milieu humide qui abrite de nombreuses proies. Par exemple, le hérisson partira à la recherche de limaces ou d’escargots et au crépuscule, la chauve-souris ne cessera de faire des allerretours au dessus de la mare en chassant les insectes.

Zoom sur les amphibiens

Les amphibiens, des espèces assez méconnues, ont un mode de vie original, partagé entre une vie aquatique et une vie terrestre.

Ils se distinguent en deux groupes d’espèces :

Les Urodèles qui possèdent une queue visible à l’âge adulte. Les urodèles comportent les salamandres et les tritons.

Les Anoures qui ne possèdent pas de queue apparente à l’âge adulte. Ils comportent les crapauds, rainettes et grenouilles.

Crédit photo : Sylvain Chapuis
Crédit photo : Sylvain Chapuis

Cycle de vie (généralités)

Au printemps vient la période d’accouplement, les amphibiens migrent vers leur site de reproduction. Dès qu’ils y a un redoux et une légère pluie les amphibiens sortent de leurs sites d’hibernation pour aller se reproduire. Malheureusement beaucoup de routes sont situées sur leur passage. Prenez garde et surveillez la chaussée, énormément d’amphibiens se font écraser ! La LPO Isère crée dailleurs des chantiers bénévoles et des actions de sauvegarde des amphibiens.

Les femelles pondent les œufs dans les mares, étangs et plans d’eau…

L’œuf se métamorphose ensuite en passant par plusieurs stades : jeune larve, têtard et jeune amphibien (juvénile). Selon les espèces après l’accouplement les adultes retournent dans les forets ou d’autres lieux de chasse où restent dans les mares.

Durant l’été et l’automne, les amphibiens se préoccupent de la chasse afin de faire des réserves pour lhiver. La recherche de nourriture a lieu dès la tombée de la nuit car ils sont sensibles à la chaleur, ils passent donc la journée à l’abri, cachés sous des touffes de plantes, sous des pierres ... Ils sont carnivores et se nourrissent d’invertébrés (limaces, vers, cloportes, insectes…).

En fin d’automne, les amphibiens se déplacent vers leur zone d’hivernage. En effet, ce sont des animaux à sang froid, ce sont des espèces ectothermes, c’est à dire que leur température interne s’adapte à la température de leur environnement. En effet, contrairement aux mammifères ou aux oiseaux, les amphibiens ne peuvent pas produire de chaleur. C’est pourquoi, lorsqu’il fait froid, la température de leur corps baisse.

Dès que les températures chutent, à l’automne (octobre-novembre), les amphibiens cherchent un abri afin de passer l’hiver à l’abri du gel. Ce peut être dans des galeries de taupes ou de rongeurs, sous des feuilles ou des souches en forêt, dans la vase ou bien encore sous un tas de bois ou de pierres dans les jardins. Ils hivernent ainsi sans se nourrir, ni sortir jusqu’à l’arrivée des beaux jours.

Dans les mares vous trouverez plus particulièrement  des tritons palmés, des tritons alpestre et des grenouilles agiles qui sont des espèces communes, mais aussi des grenouilles vertes, grenouilles rousses, crapauds communs et  des alytes accoucheurs qui font partie de la liste des statuts de conservation de la faune sauvage de l’Isère .

Crédit photo : Sylvain Chapuis
Crédit photo : Sylvain Chapuis

Construire sa mare et l’entretenir

La période de création des mares la plus favorable est de début octobre à fin octobre. Pour l’entretien de la mare, il est préférable d’attendre l’hiver.

Creuser sur une profondeur de 80cm à 1m. Il est important de réaliser plusieurs paliers, veillez aussi à créer une zone refuge : c’est une zone au plus profond de la mare qui permet à diverses espèces de se protéger (environ 1m de profondeur). La taille de votre mare dépend de la surface disponible sur votre terrain (entre trois et vingt mètres carrés suffisent). Les bords de votre mare doivent être en pente douce (environ 30° de 20 à 30cm), afin que les individus ne tombent pas et évitent de se noyer. Il vous faut aussi choisir un endroit ensoleillé. Vous ne devez pas introduire des espèces dans votre mare (têtard, grenouille, crapaud…), ils s’introduiront naturellement dans votre mare.

Attention n’installer pas de poisson ou de tortue ! Ceux-ci vont bouleverser l’écosystème et se nourrissent des œufs des amphibiens, mangent également la végétation et troublent l’eau de la mare.

En savoir plus !

http://www.parc-oise-paysdefrance.fr/files/pnr_oise/page-biodiversite/PNRO_amphibiens_Bdef_control.pdf

http://isere.lpo.fr/2015/latlas-les-amphibiens-et-reptiles-de-rhone-alpes-est-maintenant-disponible

http://www.ville-saint-aubin-les-elbeuf.fr/08-Sites/Biodiversite/creer_une_mare.htm

Chantier nature pour inaugurer la campagne amphibiens 2016

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Le samedi 13 février aura lieu le premier chantier nature bénévole de l’année 2016, cette journée marquera le début de la campagne amphibiens.

Ce chantier a pour but d’être un événement convivial autour de la protection concrète de la nature. Il aura lieu sur un des sites de Bilieu ou Chirens non loin du lac de Paladru.

Concrètement il s’agit ici d’installer des barrières-pièges le long des routes, permettant d’intercepter les amphibiens avant qu’ils ne traversent la route et se fassent écraser.

Par ailleurs une sortie sera organisée à destination des bénévoles qui auront participé au chantier. Cette sortie qui aura lieu un mois après, le samedi 12 mars, permettra à chacun d’en apprendre plus sur les amphibiens du site mais ce sera également l’occasion de voir concrètement à quoi aura servi cette journée de chantier puisque les amphibiens seront plus actifs à cette période.

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Nous vous donnons donc rendez-vous à 8h le samedi 13 février ! Venez nombreux nous aider à sauver crapauds, grenouilles, salamandres et tritons !

Merci de vous inscrire auprès d’Adrien par courriel : communication.isere@lpo.fr ou au 04 76 51 51 32

Afin de mener au mieux ce chantier ainsi que la suite de la campagne nous avons besoin de matériel !

Si vous disposez de matériel correspondant à la liste ci-dessous et que vous ne souhaitez pas le conserver vous pouvez effectuer un don à la LPO ou sinon vous pouvez nous aider à financer le chantier nature et des outils pour tout nos bénévoles en rejoignant la campagne de financement participatif en ligne sur

http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/chantier-nature-campagne-amphibiens-2016

Liste de matériel nécessaire pour la campagne :

– pioches cantonnier

– pioches terrassier

– pelle ronde

– bêches

– transplantoir

– serfouettes

– sécateur

– massettes

En effet, afin de faire au mieux pour la nature nous avons besoin de la participation de chacun afin de mener à bien cette campagne historique ! Que ce soit par un don de temps, de matériel ou d’argent, chaque contribution est un pas en avant dans la réussite de l’action.

Vous pouvez également participer au suivi d’un des 250 sites d’écrasement d’amphibiens près de chez vous ! Il vous suffit de vous rendre sur un de ces sites un soir entre mi-février et mi-mars et de constater combien d’amphibiens sont écrasés ou traversent. Ce la nous permet d’identifier les zones les plus dangereuses et à terme d’agir en conséquence pour la biodiversité.

Nous avons donc vraiment besoin de vous, rejoignez cette formidable aventure qui permet de sauver plus de 7 000 amphibiens !

Suivi de la faune du site d’exploitation d’Izeaux (carrière Budillon-Rabatel) – année 2015

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Extrait : « La carrière d’Izeaux située en plaine de Bièvre (Isère) couvre une superficie d’environ 100 hectares. Chaque année, 1,3 millions de tonnes y sont extraites sur les 3 millions de tonnes produites par l’entreprise Budillon-Rabatel.

CHAMP-SUR-DRAC (38)
CHAMP-SUR-DRAC (38)

 

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Ce site possède une autorisation d’exploitation jusqu’en 2024. Toutefois, au vu de la complexité des différents arrêtés d’autorisation, un dossier de régularisation a été déposé auprès de la DREAL. Cet organisme, en sa qualité d’autorité environnementale, a souhaité que des précisions soient apportées par rapport aux amphibiens et oiseaux prairiaux qui seront impactés par l’exploitation du site.

Pour répondre aux questions posées par la DREAL, l’entreprise Budillon-Rabatel a souhaité instaurer un partenariat avec la LPO Isère. Celui-ci a pour objectif de prendre en compte la biodiversité tout au long du processus d’exploitation du site, de la phase d’exploitation à la phase de remise en état.

Un suivi de l’évolution de la faune au cours de la phase d’exploitation est nécessaire afin de pouvoir améliorer voire adapter le plan d’exploitation de la carrière à la biodiversité. L’objectif est d’augmenter la diversité spécifique du site pendant et après exploitation par rapport à l’état initial pour évaluer le gain écologique. Ce suivi a débuté en 2012 et est mené chaque année. »

Référence :

FONTERS R. 2015. Suivi de la faune du site d’exploitation d’Izeaux (carrière Budillon-Rabatel). Année 2015. LPO Isère. 12 pp.

Crédits photos : Rémi Fonters

L’atlas des amphibiens et reptiles de Rhône-Alpes est maintenant disponible

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L’ouvrage réalisé par le Groupe herpétologique Rhône-Alpes est paru et constitue une référence sur l’état des connaissances pour l’ensemble des 43 espèces autochtones de reptiles et amphibiens de Rhône-Alpes (soit près des trois quarts des espèces de France continentale).

Richement illustré de photographies (pour la plupart originales et en provenance de notre région), cartes de répartition et graphiques, l’ouvrage s’adressera aussi bien aux herpétologues, qu’au personnel travaillant dans l’environnement ou encore au grand public. L’ouvrage est constitué de 448 pages dont plus de la moitié consacrée aux monographies.

Atlas amphibiens et reptiles de Rhône-Alpes

L’heure du bilan a sonnée. En effet, voici maintenant quatre ans que nous nous engageons dans la réalisation de l’atlas des reptiles et amphibiens de Rhône-Alpes. Une aventure naturaliste sans égal pour
ces deux groupes, à l’échelle de notre région mais aussi une aventure humaine rassemblant plus de 2800 contributeurs, 60 rédacteurs et presque autant de photographes. Jusque-là, nous ne disposions que d’un atlas préliminaire pour ces deux groupes cartographiés à l’échelle des districts naturels, une échelle peu adaptée pour l’herpétofaune.

La synthèse de plus de 170 000 données collectées jusqu’en juin 2014 est aujourd’hui rassemblée au sein d’un ouvrage qui présente une forme traditionnelle en comprenant notamment, outre les monographies des différentes espèces, une présentation de l’herpétologie rhône-alpine, des menaces qui pèsent sur elle et des actions de conservation mises en œuvre en Rhône-Alpes.
Le comité de pilotage sous l’impulsion de certains d’entre nous a souhaité donner une dimension originale à ce travail en essayant de valoriser le jeu de données collectées.

Lézard des souches ©Bruno Fonters

Outre le fait de constituer une référence sur l’état des connaissances pour l’ensemble des 44 espèces autochtones de reptiles et amphibiens de Rhône-Alpes (soit près des trois quarts des espèces de France continentale), nous avons ainsi généré des cartes de répartition potentielle issues d’une analyse approfondie multicritère, utilisant les outils de modélisation les plus modernes. Ces cartes complètent les deux autres cartes : la principale présente la répartition des espèces à la maille 5 x 5 km et l’autre présente le géo référencement exacte des observations. Nous avons par ailleurs cherché à comprendre et mettre en évidence comment les facteurs environnementaux influencent l’organisation des communautés et quels sont leurs importances respectives dans la caractérisation de la niche écologique des différentes espèces de reptiles et d’amphibiens de Rhône-Alpes.

Ce travail original de cartographie prédictive a également été mis à profit afin de simuler la contraction ou au contraire l’extension de la distribution de certaines espèces au sein de notre région en reprenant deux scénarios proposés par les experts du climat quant au réchauffement et à l’altération des équilibres biologiques de la planète. Les résultats sont marquants et ouvrent de nouvelles interrogations quant à la conservation de ce patrimoine biologique.

© Dessin Marion JOUFFROY

L’atlas est vendu à 45€, cela peut être une idée pour un beau cadeau de noël, ou simplement vous instruire ou vous faire plaisir. Vous pouvez à présent venir chercher votre exemplaire à la LPO et nous vous souhaitons bonne lecture.

Jean-Luc Grossi et Rémi Fonters
Coordinateurs reptiles et amphibiens

La Chronique du mercredi : Suivez toutes les actualités de la campagne amphibiens 2015 !

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La campagne amphibiens entame sa majorité, suivez sur cette page toute l’actualité de cette 18ème édition !

Le mardi 10 février 2015, la LPO Isère et Hervé Coffre lançait la 18ème campagne de sauvetage des amphibiens, 18 ans synonymes d’engagement sans faille auprès de la biodiversité grâce au soutien du Conseil Général de l’Isère et de la Région Rhône-Alpes.

En effet, Hervé encadre tous les ans une équipe de bénévoles, de salariés et de stagiaires qui participent, malgré le froid et les intempéries, aux deux mois de campagne.

De plus, cette année il pourra compter avec l’appui de Romain Chardon, Service Civique Amphibiens et Chiroptères à la LPO Isère, et ainsi partager au plus près son savoir-faire et son expérience.

Retour en image sur la 1ère semaine de la campagne de protection des amphibiens !

Suivez chaque mercredi le décompte d’amphibiens sauvés sur chaque site ! la migration a débuté voici l’avancement lors des deuxièmes relevés !

  1. Allevard: 75 amphibiens sauvés
  2. Bilieu:  762 amphibiens sauvés
  3. Chirens: 800 amphibiens sauvés
  4. Entre-deux-Guiers: 594 amphibiens sauvés
  5. Notre Dame de l’Osier: 1288 amphibiens sauvés
  6. La Combe-de-Lancey: 316 amphibiens sauvés
  7. Le Cheylas : 579 amphibiens sauvés
TOTAL d’amphibiens sauvés en 2015 :  4414 amphibiens !

 

Les photos de la campagne de sauvetage des amphibiens

 

 

 

 

Dans quel contexte se déroule cette campagne ?

Tous les ans en février et mars, des crapauds, des grenouilles, des tritons et des salamandres quittent les forêts où ils ont passé l’hiver. Ces milliers d’amphibiens rejoignent les zones humides qui les ont vue naître pour s’y reproduire. Cette migration est rendu périlleuse lors de la traversée de voies de circulation. Si les écrasements sont trop importants, des populations entières d’amphibiens peuvent alors disparaître en quelques années. On estime que sans aucune action pour protéger les populations d’amphibiens ce serait environ 80% de ces populations qui seraient décimées.

Mais pourquoi vouloir protéger les amphibiens ?

La disparition des amphibiens risque d’entraîner un important déséquilibre au sein de la chaîne alimentaire. Les adultes se nourrissent de petits invertébrés (moustiques, limaces, vers, fourmis…) alors que les têtards se nourrissent d’algues durant toute leur croissance. De nombreux prédateurs consomment des amphibiens. Les adultes sont la proies de prédateurs (héron cendré, couleuvre à collier, renard roux…) alors que les têtards sont prédatés pas de nombreux animaux aquatiques (larves de libellules, dytiques, punaises aquatiques et de nombreux poissons).

Et concrètement la campagne c’est quoi ?

La LPO Isère équipe plusieurs sites, recensés en Isère comme prioritaires pour la conservation des amphibiens.

Des barrières-pièges sont installées le long des routes. Elles interceptent les amphibiens avant qu’ils ne traversent la route. Les animaux tombent dans des seaux, sont recueillis tous les matins puis déposés de l’autre coté de la route pour permettre de poursuivre leur migration. Des milliers d’amphibiens sont ainsi sauvés chaque année.

D’autres actions sont également menées :

  • Le déplacement de populations d’amphibiens ;
  • La construction de passages à petites faune (Le Grand Lemps, Le Cheylas, Charavines…) ;
  • La création ou la restauration de mares.

L’année dernière la campagne a permis de sauver 6 815 amphibiens sur 9 communes (6 sites de pose de filets et 3 sites de suivis de passages à faune). L’objectif de cette année est de dépasser les 7 000 amphibiens sauvés, on a besoin de vous !

Quand et où ?

Sur les sites d’Allevard, Bilieu, Chirens, Entre-deux-Guiers, Notre Dame de l’Osier et La Combe-de-Lancey du 10 au 27 février hors week-end !

L’objectif de cette campagne de protection et de sensibilisation ?

Le but, à terme, est d’identifier les espèces concernées et les passages à fort risques, pour trouver une solution durable à ce problème d’écrasement.

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Inscriptions par mail : vie-associative.isere@lpo.fr ou au 04 76 51 78 03

Appel à bénévoles – Campagne amphibiens

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La campagne annuelle de sauvetage des amphibiens se déroulera du 10 au 27 février hors week-end

Différents sites concernés : Allevard, Bilieu, Chirens, Entre-deux-Guiers, Notre Dame de l’Osier et La Combe-de-lancey.

Vous aimez les salamandres, crapauds, grenouilles et autres amphibiens ? Vous voulez participer à une action concrète de protection de la faune près de chez vous ? Ne cherchez plus cette campagne est faite pour vous !

Nous installons chaque année des barrières de capture le long de certaines routes afin d’éviter que les amphibiens ne se fassent écraser en tentant de rejoindre leur lieu de reproduction.

L’année dernière la campagne a permis de sauver 6 815 amphibiens sur 9 communes ( 6 sites de pose de filets et 3 sites de suivis de passages à faune). L’objectif de cette année est de dépasser les 7 000 amphibiens sauvés, on a besoin de vous !

Le but, à terme, est d’identifier les espèces concernées et les passages à fort risques, pour trouver une solution durable à ce problème d’écrasement. Les chantiers se font site après site et se dérouleront du 10 au 27 février du lundi au vendredi uniquement.

 

Encadrant : Hervé Coffre. On vous attend nombreux !

 

Inscriptions nécessaires !

Par mail : vie-associative.isere@lpo.fr ou amphibiens.isere@lpo.fr

Par téléphone : 04 76 51 78 03