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Proposition d’écovolontariat : suivi et protection des populations de busards cendrés en plaine de Bièvre (Isère)

Un commentaire

Contexte
La LPO Isère est une association loi 1901 à but non lucratif. Forte d’une équipe de 15 salariés et de très nombreux bénévoles, elle agit pour la protection de la faune sauvage, la nature et l’Homme et lutte contre le déclin de la biodiversité dans le département de l’Isère.

La LPO Isère suit depuis plus de 35 ans une population de busards cendrés en plaine de Bièvre, bastion départemental et régional de l’espèce. Chaque année, une campagne de suivi et de sauvegarde est organisée pour connaître la dynamique de population et éviter la destruction des nichées en zone agricole. La zone d’étude est située dans la plaine de Bièvre (50 km au nord-ouest de Grenoble).

L’action de recherche et de protection des nids en plaine de Bièvre est soutenue par le Département de l’Isère et par la Région Auvergne-Rhone-Alpes.

Afin de trouver tous les nids de busards qui sont mis en péril, la LPO Isère a besoin de bénévoles.

Mission
Suivi et protection des busards cendrés dans la plaine de la Bièvre

  • La prospection : la recherche des couples de busards puis la localisation des nids
  • La protection des nids situés dans les parcelles agricoles en concertation avec l’exploitant agricole
  • Le suivi de la nidification : surveiller le bon déroulement de la reproduction, compter le nombre de jeunes à l’envol…

Cette mission s’exercera en compagnie de salariés et bénévoles de la LPO Isère qui vous formeront aux techniques de prospection et à la reconnaissance de ce rapace au vol gracieux.

Profil des volontaires
Motivation pour la prospection de terrain et la conservation de la faune sauvage
Capacité à travailler en horaires décalés (levé au couché du soleil, parfois en week-end), pour des observations encore plus belles !
Savoir vivre en collectivité (dans la convivialité !)
Patience (pour les nombreuses heures d’observation au grand air !)
Respect des consignes et code d’éthique (espèce très sensible et fortement menacée)

Conditions d’accueil
Accueil dès que possible jusqu’au 15 août 2018 pour une durée de minimale de 15 jours suivant les connaissances du volontaire sur l’espèce
Prise en charge du logement (à Gillonnay) et des frais d’essence par la LPO Isère
Âge : minimum 18 ans

Matériel
Il est préférable de disposer de son propre matériel d’observation (jumelles, longue-vue), qui peut aussi être prêté par la LPO Isère
Permis B ; véhicule personnel préférable

Envoi des candidatures et recrutement
Faites part de vos motivations par courriel à l’attention de Félix Thévenet : busards.isere@lpo.fr (mettre dans l’objet du message : « écovolontariat busard »)
N’oubliez pas de renseigner vos disponibilités, ainsi que le matériel dont vous disposez !

Ces nombreuses heures d’observations au grand air seront l’occasion d’échanger sur la biodiversité et seront récompensées par l’observation de ce magnifique oiseau !

Soyez Volontaires !

APPEL A BÉNÉVOLES – campagne de sauvetage des busards cendrés

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Dans le cadre de notre campagne annuelle de sauvetage du busard cendré, nous lançons un appel à bénévoles ayant des disponibilités entre mai et juillet !

En effet, le busard cendré arrive chez nous en ce moment pour nicher dès le mois de mai. En s’installant fréquemment dans des prairies cultivées, ses œufs et poussins sont mis en périls par les engins agricoles.
Chaque année, grâce aux actions conjointes des ornithologues et des agriculteurs, plus de 2000 jeunes busards cendrés sont sauvés lors de cette campagne menée dans toute la France.

En Isère, le busard cendré est très présent en plaine de Bièvre et le maintien de sa population dépend presque entièrement des actions de surveillance et de protection menées par la LPO. C’est dans ce cadre que les bénévoles se verront confier différentes missions :

1- La prospection : la recherche des couples de busards  puis la localisation des nids sur des secteurs à définir en plaine de Bièvre
2- La protection de nids situés dans les parcelles agricoles en concertation avec l’exploitant agricole.
3- Le suivi de la nidification : surveiller le bon déroulement de la reproduction, compter le nombre de jeunes à l’envol…

© Jean-Baptiste Strobel

Le suivi de cette espèce (l’une des plus belles !!!), permet un contact intéressant entre protecteurs de la nature, riverains et exploitants agricoles. Ce contact permet, à terme, une meilleure prise en compte des populations de busards cendrés dans les pratiques et les politiques agricoles, c’est pourquoi la diplomatie est toujours requise avec les personnes rencontrées sur le terrain.
Ce bénévolat demande de la patience pour les nombreuses heures d’observation au grand air qui seront l’occasion d’échanger sur la biodiversité de notre région et qui seront toujours récompensées par la rencontre de ce rapace au vol gracieux !

Si cette expérience vous tente, n’hésitez pas à contacter Félix par mail (busards.isere@lpo.fr) ou par téléphone (04 76 51 78 03).

Merci à tous pour votre investissement et à très bientôt !

Les 10 espèces à observer en plaine de Bièvre

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La plaine de Bièvre est une étendue de nature de six kilomètres sur trente, située en Isère. Proche de l’aéroport de Grenoble, cette campagne préservée offre une vue imprenable sur les massifs alentours. Ce milieux idéal pour les repas à la ferme, les promenades, sorties à vélo et pique-niques est également un passage important pour beaucoup d’espèces sauvages. En effet, les oiseux migrateurs notamment en ont fait un lieu de repos où ils viennent s’y nourrir et s’abreuver grâce aux nombreux points d’eaux présents.
Entre rapaces, passereaux, mammifères… la plaine de Bièvre permet à une faune très diversifiée de s’y ébattre.
À vos observations !

L’alouette des champs

Elle est souvent observée dans les campagnes, les zones cultivées et les marais. Si vous êtes à sa recherche, soyez attentifs à son plumage brun clair qui la rend presque invisible au sol. C’est là qu’elle recherche sa nourriture, composée de graines, d’insectes, de larves et des petits invertébrés.

Le saviez-vous ? Sur de longues distances, le vol de l’alouette des champs est ondulant mais elle possède également un vol direct rapide qui peut atteindre presque 60 km/h.

Écouter le chant de l’alouette des champs :

 

Le bruant proyer

On l’aperçoit sur les plateaux, les plaines dégagées et les zones agricoles comme les champs de céréales et les pâtures. Quand il est jeune, il apprécie les insectes et les petits invertébrés mais préfère les graines, les herbes, les baies et les fruits à l’âge adulte. Le nid d’herbes et de brindilles est bien caché dans les herbes.

Le saviez-vous ? Posté sur un fil, un pylône, un poteau ou une clôture, le mâle passe la majeure partie de la période de nidification à chanter.

Écouter le chant du bruant proyer :

 

Le busard cendré

Vous aurez peut-être l’occasion de voir ce rapace migrateur dans des paysages humides comme les marais et les landes, les prairies et les champs de céréales, idéals pour chasser. Il se nourrit de petits rongeurs, de lézards et de passereaux qui se trouvent à terre comme les alouettes ou les pipits et niche le plus souvent en couple. Cette espèce particullièrement vulnérable fait l’objet d’une campagne de sauvegarde annuelle menée par notre association.

Le saviez-vous ? Le busard cendré niche au sol, dans les prairies de culture qui ont remplacé son habitat naturel. De nombreux agriculteurs acceptent de retarder la fauche d’une partie de leur champ pour permettre aux jeunes de terminer leur croissance et de s’envoler.

Écouter le chant  du busard cendré :

  

La buse variable

Connue du grand public, elle se trouve dans les milieux boisés, des petits bosquets jusqu’aux forêts, proches des marais ou des côtes rocheuses, souvent observée en plein vol ou postée en hauteur. La plupart des animaux dont elle se nourrit (rongeurs, oiseaux et petits reptiles) sont repérés en hauteur, depuis un piquet ou une branche. Son nid est placé en haut des arbres des forêts, en plaine ou en montagne.

Le saviez-vous ? La buse variable tient son nom de la diversité des motifs et des coloris de son plumage. Aussi, ces caractéristiques physiques ne permettent pas de déterminer le sexe de l’individu.

Écouter le chant de la buse variable :

 

Le faucon crécerelle

C’est un petit rapace commun de la taille d’un pigeon qui vit dans les zones cultivées et peu boisées comme les landes et que l’on peut aussi voir dans les villes. Il est assez agressif et peut attaquer ses proies avec vigueur, en général des micromammifères comme les souris, les mulots ou les campagnols.

Le saviez-vous ? Le faucon crécerelle tient son nom de son chant très caractéristique, ponctué de cris hauts-perchés.

 Écouter le chant du faucon crécerelle :

 

Le lièvre d’Europe

Vous connaissez sans aucun doute ce mammifère amateur des champs, des cultures et des lisières de forêts où il peut construire un gîte dans la terre pour s’abriter. Ces milieux lui offrent des plantes herbacées, des baies, des bourgeons et des plantes cultivées comme les pousses de betteraves ou de navets, selon la saison.

Le saviez-vous ? Le lièvre d’Europe peut dépasser la vitesse de 60 km/h en course mais est aussi un très bon nageur qui peut traverser une étendue d’eau à la nage en cas de besoin.

Le pigeon ramier

Vous le rencontrerez facilement dans les parcs et les jardins comme dans les terres cultivées et les prairies. Ce sont dans ces milieux qu’il recherche graines, bourgeons, feuilles et baies mais aussi des insectes et des vers, selon la saison. Son nid est construit dans une fourche d’arbre et peut être utilisé pour plusieurs pontes successives.

Le saviez-vous ? On observe des variations très marquées de la saison de nidification du pigeon ramier, selon les régions et l’accès à la nourriture.

Écouter le chant du pigeon ramier :

 

Le milan noir

Il vous faudra visiter des terrains plats avec de grands arbres et des cours d’eaux (lacs et marais) comme les vallées de montagnes pour tenter de le voir. C’est là qu’il prépare son nid, dans les arbres de pleine campagne. Malgré tout, il reste assez proche des villes car il profite des décharges et des dépôts d’ordures pour se nourrir, en plus des poissons qu’il mange dans la nature.

Le saviez-vous ? Espèce migratrice à l’aire de répartition extrêmement vaste, le milan noir est l’un des rapaces les plus fréquemment observé au monde.

Écouter le chant du milan noir :

 

Lœdicnème criard

Rendez-vous dans les grands terrains ensoleillés occupés par les landes sèches et caillouteuses. Guettez attentivement, il passe la plus grande partie de la journée figé et tapi au sol pour se protéger du danger, ce qui le rend difficile à apercevoir. Cet oiseau grégaire apprécie les larves, les insectes mais aussi les escargots, les grenouilles et les campagnols. Il donne naissance à des petits dans une cuvette creusée dans le sol.

Le saviez-vous ? Si l’œdicnème criard repère un danger, il peut feindre une blessure en se déplaçant en sautillant maladroitement, afin de détourner l’attention du prédateur tout en l’éloignant de son nid.

Écouter le chant de l’œdicnème criard :

 

Le tarier pâtre

Soyez attentifs, ce petit passereau fréquente les landes, les près et les cultures, en basse altitude comme en montagne. Il se nourrit surtout d’insectes, d’araignées et de petits vers qu’il repère depuis un perchoir. Il est plutôt territorial pendant la période de reproduction et cherche des perchoirs en hauteur pour surveiller son habitat.

Le saviez-vous ? Les membres du couple de tarier pâtres restent toujours à proximité l’un de l’autre. Si l’un est dérangé et s’envole, l’autre le suit puis ils reviennent ensemble au domaine lorsque l’alerte est passée.

Écouter le chant du tarier pâtre :

 

Bonne promenade en plaine de Bièvre ! N’oubliez pas d’enregistrer vos observations d’espèces sur Faune-isère !

Écoute chants d’oiseaux : Xeno-Canto

Sources
http://www.oiseaux.net
http://observatoire-rapaces.lpo.fr
http://www.oiseau-libre.net
http://www.oiseaux-birds.com
https://animal.cheloniophilie.com
http://animaux.org

http://www.conservation-nature.fr
https://fr.wikipedia.org

Crédit photos :
Etienne Dupoux (alouettes des champs)
Raphaël Bussière (bruant proyer)
Fabrice Cahez (busard cendré)
Gérard Navizet (buse variable) : http://gerard-navizet.fr/site/

Alain Gagne (faucon crécerelle, milan noir, œdicnème criard, tarier pâtre)
Jean Deschâtres (lièvre d’Europe)
Sylvain Chapuis (pigeon ramier)

Contrat vert et bleu en Pays Bièvre-Valloire

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Un outil opérationnel en faveur des trames écologiques

Le Schéma régional de cohérence écologique (SRCE) de Rhône-Alpes, adopté en juillet 2014, identifie les éléments de la Trame verte et bleue (réservoirs de biodiversité, corridors…) et définit des objectifs pour préserver le patrimoine naturel, la biodiversité et les milieux aquatiques. Le contrat vert et bleu constitue l’outil opérationnel régional pour la mise en œuvre d’actions concrètes dans les territoires.

Le territoire de projet

Dans le cadre du SRCE, le Pays Bièvre-Valloire a été identifié comme

20120616-120616 IMG_4915 magnifique châtaignier
châtaigner ©Serge Risser

territoire prioritaire pour soutenir et renforcer les démarches opérationnelles. Il est constitué de 70 communes entre Le Grand-Lemps et La Côte-Saint-André. En 2015, le Pays Bièvre-Valloire a coordonné la mise en place d’un contrat vert et bleu, un plan d’actions multi-partenaires en faveur des continuités écologiques.

La LPO Isère participe aux actions suivantes, en tant que maître d’ouvrage ou partenaire :

1) Restauration de la connectivité entre deux populations de tritons ponctués (2016 – 2020)
L’action consistera à reconnecter des habitats favorables au triton ponctué entre la Réserve nationale du Grand-Lemps et Châtonnay en suivant plusieurs étapes :
• Cartographie des haies, boisements et milieux humides sur l’ensemble du corridor entre le Grand-Lemps et Champier,
• Création d’une dizaine de mares et conventionnement avec les propriétaires, plantation de haies.

2) Ateliers participatifs sur les trames verte et bleue avec les communes (2016 – 2018)
L’objectif de l’action est de sensibiliser les citoyens et

les élus communaux au fonctionnement de la trame verte et bleue et de les inciter à adopter des gestes favorables. Dans le cadre de cette action, il est proposé d’organiser des ateliers participatifs sur le terrain et en salle pour recueillir les perceptions locales des trames écologiques et pour impliquer les citoyens dans la mise en œuvre d’actions en sa faveur.

 

3) Amélioration du franchissement de l’Axe de Bièvre pour la faune (2016 – 2017)
La base de données participative Faune-Isère, ainsi que la connaissance du secteur ont permis d’identifier l’Axe de Bièvre comme un des obstacles principaux pour la faune. Cette action sera menée en partenariat avec le Pic Vert et la Fédération départementale des chasseurs. L’objectif de la démarche est d’identifier les principales problématiques (écrasement de la faune, imperméabilité de l’infrastructure…) et les possibilités d’amélioration.
4) Animation du projet agro-environnemental et climatique (2016 – 2020)
La LPO Isère continuera à accompagner le PAEC Bièvre-Liers-Valloire
suite au travail mené en 2015. Il s’agit d’encourager la mise en œuvre des mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) au sein de la zone d’intervention prioritaire biodiversité du PAEC de Bièvre-Liers-Valloire par les agriculteurs.

5) Sensibilisation au risque de fractionnement des habitats des rapaces nocturnes en plaine de Bièvre (2016 – 2020)
La chevêche d’Athéna et l’effraie des clochers sont deux rapaces nocturnes présents sur le territoire, menacés par la fragmentation de leurs habitats. Leur conservation passe obligatoirement par la sensibilisation de tous les publics. Trois types d’animations seront proposés : des animations vers les jeunes, des animations dans le cadre de la “Nuit de la chouette” et des chantiers pédagogiques.

LPO Infos 2015

 

 

24h Naturalistes en plaine de Bièvre le samedi 3 octobre 2015 !

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La FRAPNA Isère et le réseau RPN organisent les « 24h Naturalistes » en Plaine de Bièvre !

Du Sénépy à la Chartreuse, du Trièves au Collet d’Allevard, les 24h Naturalistes permettent depuis 2009 d’actualiser la connaissance naturaliste de territoires emblématiques.

photo_24hCette année, cap en Plaine de Bièvre autour du thème principal « Migration et avifaune », dans le cadre des Journées européennes de la migration. L’événement est ouvert à tous les naturalistes sans distinction de spécialité ou d’expérience.

RDV à 7h, salle municipale de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs.

Le petit-déjeuner sera offert, présentation de la journée, de la méthode et formation des équipes.

Exposition photographique du Pic vert : Les oiseaux menacés du pays voironnais

Programme de la journée :

  • 8h30 à 11h30 : prospection par équipe – premiers lots de transects
  • 12h : Repas tiré du sac
  • 14h à 17h : prospection par équipe – seconds lots de transects
  • 17h30 à 19h : Apéritif convivial offert et échanges sur la journée

Inscriptions par courriel : julie.riegel@frapna.org et au 04 76 42 98 12

Les observations seront renseignées en direct, sur des tablettes fournies par la LPO Isère, grâce à l’application Naturalist !logo_rpn_bd frapna38

 

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30ème campagne de sauvegarde des busards cendrés en Isère

Un commentaire

Depuis le lundi 4 mai 2015 la 30ème campagne busards cendrés est lancée, et ce pour les 3 mois à venir !

Le busard cendré (Circus pyrargus) est un rapace diurne d’environ 1m20 d’envergure dont le régime alimentaire est constitué essentiellement de micromammifères et de gros insectes.. Comme tous les rapaces, il est protégé par la loi. Le mâle, plus petit et plus svelte que la femelle, présente un plumage gris avec la pointe des ailes noires, ce qui lui vaut son nom vernaculaire. La femelle est brune avec un croupion blanc.

Cette espèce migratrice hiverne en Afrique subsaharienne et arrive chez nous avril pour nicher dès le mois de mai. Leur présence est liée aux milieux ouverts (steppes, plaines); ils nichent au sol dans la végétation herbacée haute et dense des friches, des landes et des marais. Mais en raison de la raréfaction de leurs habitats naturels, une grande majorité des couples niche désormais en milieu agricole, dans les cultures céréalières (blé, orge, colza) et les prairies de fauche (luzerne, ray-grass).

En Isère, l’espèce est surtout présente dans les zones agricoles de la plaine de Bièvre. La ponte ayant lieu en général début mai, une intervention humaine est indispensable pour sauvegarder les nichées. En effet, les récoltes interviennent souvent avant l’envol des jeunes, mettant en péril les poussins non-volants, menacés par la barre de coupe des moissonneuses-batteuses. Selon les années, environ 70% des couples s’installent en milieu céréalier et les 2/3 des jeunes se retrouvent ainsi menacés.

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© Patrice Choisy

Face à cet impact important des activités agricoles sur la biodiversité, la LPO Isère s’investit depuis 1985 pour une meilleure prise en compte des populations de busards cendrés dans les pratiques et les politiques agricoles. En effet, l’objectif de la LPO Isère est d’une part, de protéger les busards cendrés en période de reproduction, mais d’autre part, de trouver une solution durable pour assurer le maintien des populations à travers le maintien de friches favorables à la nidification de l’espèce.

La LPO Isère mène donc des actions de protection, mais aussi de sensibilisation, notamment auprès des agriculteurs, afin de trouver une solution commune et durable. La préservation des populations de busards permettrait, par exemple, de lutter contre le campagnol des champs qui cause d’importants dégâts aux cultures.

Concrètement la campagne busards cendrés, c’est quoi ?

La survie des populations de busards cendrés nichant en milieu agricole dépend presque entièrement des actions de surveillance et de protection. Chaque année, grâce aux actions conjointes des ornithologues et des agriculteurs, plus de 2000 jeunes busards cendrés sont sauvés lors de cette campagne menée dans toute la France.

Comme tous les ans depuis 30 ans, la LPO Isère mobilise donc des salariés, des bénévoles et des écovolontaires afin d’assurer le bon déroulement de cette campagne de sauvegarde des nichées de busards cendrés .

Dans un premier temps, un périmètre de prospection est défini en prenant en compte les zones de nidification historiques. Cette première étape est une période de recherche des couples de busards cendrés. Grâce à l’observation de certains comportements, notamment en période nuptiale (parades, transport de matériaux par la femelle, défense de territoire, …), il est possible de déterminer la présence d’un nid. Un suivi très précis est alors réalisé afin de pouvoir déterminer le stade d’évolution de la nichée au moment de la fauche ou de la moisson.

Dans un deuxième temps arrive donc la phase de protection des nids, qui est toujours réalisée en concertation avec l’exploitant agricole.

Trois types d’actions de protection peuvent être mis en œuvre : le déplacement progressif du nid vers une parcelle dont la fauche sera plus tardive (tournesol, maïs), la mise en place d’un carré grillagé autour du nid dans une zone qui ne sera pas moissonnée et, en dernier recours, l’acheminement des œufs ou des jeunes vers le centre de sauvegarde de la faune sauvage du Tichodrome.

Afin de réaliser la meilleure campagne possible nous avons besoin de vous ! A partir du 4 mai et pendant les trois mois de campagne, nous lançons un appel auprès de nos bénévoles afin de venir nous aider, mais aussi de se former ou de découvrir les busards cendrés !

Pendant la campagne, tous les mardis et jeudis (sauf férié) sera organisé un covoiturage au départ de Grenoble !

Départ 17h00 retour vers 21h00

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© Jean-Baptiste Strobel

Pour nous rejoindre dans cette action concrète en faveur de la biodiversité, merci de contacter Adrien au 04 76 51 78 03 ou par mail : vie-associative.isere@lpo.fr

Marie Racapé, Catherine Giraud, Adrien Lambert