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Offre de stage pour la campagne de sauvetage des amphibiens 2019

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Contact : Les candidatures et les demandes éventuelles de renseignements sont à envoyer à Alexandre GAUTHIER par courriel à la LPO Isère : amphibiens.isere@lpo.fr avant le 21 décembre 2018.

PRÉAMBULE IMPORTANT ! Les conditions de stage :
Ce stage est réservé aux étudiants pouvant faire établir une convention de stage avec leur établissement scolaire. La période du stage est dépendante des migrations d’amphibiens qui se déroulent chaque année entre février et avril-mai (selon les sites suivis). Il est donc obligatoire d’être disponible du 4 février 2019 au 5 avril 2019 minimum, week-ends compris. (Il est inutile de postuler à cette offre si vous n’êtes pas disponible à cette période).

Problématique :
Chaque année, au début du printemps, les amphibiens quittent leurs quartiers d’hiver (forêts) pour rejoindre leurs zones de ponte (étangs, marais, lacs…). Lorsqu’une route sépare ces deux entités, c’est l’hécatombe. Par endroits, certaines populations d’amphibiens ont même disparu à cause des écrasements routiers.

Action de sauvetage :
Depuis 1998, la LPO Isère s’intéresse à ces problèmes d’écrasement d’amphibiens. En 2019, il est prévu de poser des barrières de capture sur 4 ou 5 sites prioritaires, dans le but de pérenniser les populations menacées localement. Le travail demandé consiste à :
– participer à l’installation des systèmes de protection contre les écrasements
– récupérer les amphibiens capturés dans les seaux,
– identifier les espèces récoltées
– les compter et les déplacer de l’autre côté de la chaussée afin qu’ils rejoignent leur zone de reproduction. Une étude des milieux vitaux des amphibiens est aussi demandée. Ce suivi permet d’étudier plus précisément le contexte local et les phénomènes de migration d’amphibiens souvent encore mal connus à ce jour, et réfléchir à la mise en place de mesures pérennes. En outre, ces relevés complètent les bases de données naturalistes indispensables à la connaissance des populations locales d’amphibiens.

Installation à Notre-Dame-de-l’Osier

Compétences requises :
Aucune compétence stricte n’est demandée. Cependant, une bonne sensibilisation aux problèmes de gestion de la faune est souhaitée, ainsi qu’une forte motivation. Le stagiaire doit être très autonome et surtout ne pas craindre la solitude (il occupera seul un logement durant tout le stage). Une formation sur l’identification et la biologie des amphibiens est prévue lors du stage.

Divers :
– La possession d’un véhicule personnel est indispensable.

CAHIER DES CHARGES – STAGIAIRES

Première partie : la capture des amphibiens

Il est prévu de poser des filets de capture le long de la route entre les deux chemins précédemment cités. La pose et le suivi de ces filets se dérouleront de la façon suivante :

Les filets devront être installés selon une méthodologie à suivre scrupuleusement (voir schéma ci-joint) :

  • 1ère étape : creuser une tranchée d’une dizaine de centimètres de profondeur décrivant la trajectoire du filet ;
  • 2ème étape : creuser l’emplacement des seaux à raison d’un seau tous les 12 ou 15 mètres en veillant à ce que chaque trou soit placé au raz de la trajectoire du filet ;
  • 3ème étape : enfoncer obliquement les piquets tous les 3 ou 5 mètres sur la tranchée décrivant la trajectoire du filet. La partie émergeante de chaque piquet devra mesurer 40 cm de haut. En haut de chaque piquet, placer un isolateur plastique ;
  • 4ème étape : installer le filet en enterrant sa base dans la tranchée, puis en le fixant à chaque piquet avec des liens plastiques et en recourbant le haut du filet sur 5 cm environ (cf. schéma) ;
  • 5ème étape : installer les seaux dans les trous de façon à ce que le seau soit entièrement enfoui dans le sol et bien tangent au filet ;
  • 6ème étape : bien vérifier l’étanchéité de la barrière à sa base (bien tasser la terre) et autour des seaux (pas d’espace entre le sol en le bord du seau).
Crapauds à Chirens

Dès les premiers filets posés, il est impératif de relever chaque seau tous les matins.

  • attention, les seaux enterrés ne doivent pas être enlevés ! Pour recueillir les amphibiens piégés, il faut les prendre un à un dans les seaux enterrés, les identifier précisément et les placer dans un seau « mobile » de façon à pouvoir les transporter ;
  • les individus recueillis devront être déposés de l’autre côté de la chaussée en face de chaque seau relevé (dans la mesure du possible), ceci afin de ne pas perturber les amphibiens en modifiant leur axe migratoire ;
  • pour manipuler les amphibiens, il est important d’avoir les mains humides pour ne pas abîmer les animaux. De plus, lors des manipulations, il est préférable d’éviter de se frotter les yeux afin d’éviter toute irritation ;
  • enfin, chaque fiche devra être remplie avec le maximum d’informations (notamment la température et les précipitations).

Deuxième partie : le suivi des migrations et l’étude du site dans sa globalité

Outre le fait d’assurer le sauvetage des amphibiens reproducteurs du site, l’étude devra servir de base pour la mise en place de solutions à long terme de conservation des populations. Pour cela, de nombreuses informations sur le système « zone d’hibernation, zone de migration, zone de reproduction » sont nécessaires

1) La zone de migration

  • Sauvetages d’amphibiens les soirs de forte migration sur les portions de route non protégées de part et d’autres du filet et éventuellement sur les routes avoisinant la zone de ponte (cas d’Allevard). Si possible, noter les espèces, les sexes, et surtout noter précisément sur fond de carte cadastrale l’endroit où les amphibiens ont été trouvés.
  • Prospection sur les routes avoisinant la zone de ponte pour constater d’autres axes migratoires éventuels.
  • Recueil d’informations sur l’évolution de l’urbanisation entre zone d’hibernation et zone de ponte, constituant un obstacle à la migration (consultation du PLU)

2) La zone de reproduction

Repérage du site de reproduction :

  • cartographie des groupements végétaux dans et en bordure du site ;
  • localisation des frayères par espèce.

Informations sur la reproduction :

  • dates des premières pontes ;
  • évolution des frayères et développement des œufs ;
  • compétition intra et inter-spécifique constatée ;
  • prédation constatée.

Gestion du site :

  • recueil d’informations sur l’origine du site (naturel, anthropique…) ;
  • recueil d’informations sur les rôles du site (pêche, promenade…) ;
  • évaluation des problèmes constatés (gestion du niveau d’eau, faucardage des herbiers où sont situées les frayères, gestion piscicole, espèces invasives, pollution…) ;
  • informations sur la pérennité du site (consultation du PLU, contacts avec les propriétaires et la Mairie…).

3) La zone d’hibernation

Repérage du site d’hibernation :

  • étendue de la zone d’hibernation ;
  • cartographie des groupements végétaux.

Gestion du site :

  • recueil d’informations sur l’origine du site (naturel, anthropique…) ;
  • recueil d’informations sur la gestion du site (quelles gestions forestières ?) ;
  • évaluation des problèmes constatés (coupes durant l’hiver…) ;
  • informations sur la pérennité du site (consultation du PLU, contacts avec les propriétaires et la Mairie…).
Amplexus de crapauds communs mâle (au-dessus) et femelle, Entre-Deux-Guiers

4) Notes finales

Il est attendu de la part du stagiaire un diagnostic complet du site d’étude constitué par les trois zones précédemment définies, ainsi qu’une évaluation de toutes les solutions durables possibles au cas par cas (déviation de route, crapauducs…).

La communication est très importante et il est nécessaire de prendre contact avec tous les acteurs locaux (communes, propriétaires, gestionnaires…). Ceci facilitera amplement la suite de l’étude et évitera les conflits. Dans le cadre de ces contacts, il est important de rassurer les interlocuteurs en leur signalant qu’il ne s’agit (pour l’instant) que d’une étude…

Consignes de sécurité

  • Munissez-vous d’un gilet fluo et d’une lampe-torche afin de bien vous faire voir des automobilistes ;
  • Méfiez-vous des automobilistes qui ne vous auraient pas vu, écartez-vous de la chaussée à chaque passage d’un véhicule.

 

Attention aux écrasements !

Il est très probable que certains amphibiens se fassent écrasés sur la chaussée. Ces écrasements constituent des informations importantes qu’il convient de noter ; une fiche de comptage spécifique aux écrasements sera fournie et il est primordial de la remplir avec rigueur.

Pélodyte ponctué mâle, à Notre-Dame-de-l’Osier – Guénolé Le Peutrec

 

> télécharger l’offre en PDF

Offre de service civique : observation et protection de la faune sauvage

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La LPO Isère recherche un-e service civique dans le cadre de sa grande campagne annuelle de sauvetage des amphibiens !

En Isère, le département de référence en matière de trame verte et bleue et création de crapauducs, vous participerez à la mise en œuvre des programmes de conservation d’amphibiens avec les adhérents et les chargés d’études de l’association.

Pélodyte ponctué mâle, à Notre-Dame-de-l’Osier – Guénolé Le Peutrec

Cette mission sous-entend notamment :

  • une aide à la mise en œuvre des programmes de conservation des amphibiens en Isère,
  • une aide au suivi des migrations prénuptiales d’amphibiens avec des stagiaires et des bénévoles,
  • la participation à la mise en place de mesures de protection contre l’écrasement routier des amphibiens.

Au sein de la LPO Isère, vous découvrirez la vie interne d’une association, la richesse et la diversité du groupe bénévole et vous apprécierez le travail de partenariat entre les salariés de la LPO Isère, les autres structures naturalistes, les collectivités et les entreprises locales.
Pendant votre service civique vous serez épaulé(e) par un tuteur.

Vous aimez la nature, vous avez envie d’enrichir vos connaissances naturalistes sur les plans pratiques et théoriques au sein de la LPO Isère, association reconnue en matière d’études et de protection de la faune ? Ce service civique est fait pour vous !

A pourvoir à partir du 15 Novembre 2018
Durée du service civique : 8 mois
Durée hebdomadaire : 28 heures
Indemnité service civique : 580,64 €

Merci d’envoyer votre candidature par courriel uniquement à :
etude.isere@lpo.fr

Reportage : les coulisses de la campagne amphibiens !

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Les migrations de 2018 en chiffres et en images

La campagne de protection des amphibiens, qui a commencé en février, dévoile ses premiers chiffres. Cette année, sept sites sont suivis, dont deux équipés d’un passage à petite faune (PPF) installé à Entre-Deux-Guiers en 2017 et à Charavines en 2015. Pour ces derniers, le travail consiste juste à comptabiliser et déterminer les espèces qui les empruntent durant la période de migration.

Pour le moment, on comptabilise 41 crapauds communs ayant emprunté le PPF à Charavines et 29 crapauds communs, 14 grenouilles rousses et 1 triton alpestre à celui d’Entre-Deux-Guiers ! Sachant que les relevés ont commencé il y a environ deux semaines, cela présage de belles suites !

Passage à petite faune, Charavines
Amplexus de crapauds communs mâle (au-dessus) et femelle, Entre-Deux-Guiers

Les chantiers d’installation de barrières de capture ont été réalisés lors de sorties avec des bénévoles ou avec des classes. Les sites, au bordures des routes, restent dangereux malgré la signalisation de la présence d’un chantier, car les voitures ne ralentissent pas pour autant! Parfois, il faut ignorer les klaxons et les remarques malvenues…
Cependant, cette proximité d’un axe de passage permet de répondre aux questions d’automobilistes, cyclistes et piétons qui s’arrêtent pour avoir des infos sur la campagne amphibiens et savoir s’ils peuvent venir un matin pour assister aux relevés. Un petit garçon en ballade avec ses grands-parents nous a avoué trouver les amphibiens « dégoûtants », mais il les adore maintenant !

Installation à Bilieu

J’ai eu l’occasion d’assister à une sortie destinée à constater l’efficacité des barrières. Malheureusement, le temps très froid et sec n’avait pas été propice à la migration des amphibiens durant la nuit. Nous avons pu faire traverser la route à seulement un crapaud commun et deux tritons alpestres (alors que parfois les seaux de récupération débordent!). Cette sortie fut très intéressante, autant du point de vue herpétologique, que de celui de l’aménagement du territoire. On se rend vite compte de la complexité du projet, ne serait-ce que par le fait que les crapauds communs, espèce passant une grande partie de sa vie sur la terre ferme, resteront seulement une quinzaine de jours dans la mare…
Cette campagne est également tributaire de la météo. Par exemple, aucun amphibien n’a entamé de migration durant une vague de froid qui a duré entre 10 et 12 jours en fonction des sites !

Bilan des migrations :
Moras : (852 amphibiens capturés) 537 grenouilles agiles, 245 crapauds communs, 70 tritons palmés (données datant d’une semaine, les 1000 individus sauvés ont été atteints le week-end du 17 mars).
Chirens : (474 amphibiens capturés) 288 crapaud communs, 116 grenouilles rousses, 14 grenouilles agiles, 39 triton alpestres, 15 tritons palmés, 1 triton crêté (femelle), 1 salamandre tachetée.
Bilieu : 196 crapauds communs.

Crapauds à Chirens
Salamandre tachetée, Chirens
Triton alpestre, Chirens

Le passage de la déneigeuse sur les routes des sites de Chirens et de La Combe-de-Lancey, dont je vais vous parler maintenant, cause bien des soucis ! Les amphibiens ne sont pas des victimes directes de cette neige repoussée dans les fossés, car ce sont des animaux à sang froid qui ont une adaptabilité au milieu très rapide. Leur métabolisme se ralentit face à des températures basses. En revanche, les barrières ont dû être rafistolées systématiquement…

Le site de Notre-Dame-de-l’Osier est sûrement le plus riche en espèces. On y retrouve 10 espèces sur les 14 présentes en Isère ! La migration y est très importante, notamment due au fait qu’elle regroupe les amphibiens dans une mare temporaire et par conséquent sans poissons (donc ayant un taux moindre de prédation).
Un passage à petite faune devrait être mis en place prochainement, étant donnée son importance dans le maintien de la biodiversité.
Voici les données du site : 840 crapauds communs, 10 pélodytes ponctués, 42 grenouilles rousses, 67 grenouilles agiles, 2 salamandre tachetées, 136 triton palmés, 67 tritons alpestres, 145 tritons crêtés (espèce très importante protégée au niveau européen). Le total est de 1354 amphibiens sauvés pour le moment, sachant que le sonneur à ventre jaune (présent sur le site) n’a pas encore entamé sa migration pré-nuptiale (qui commence entre mi et fin avril).

Installation à Notre-Dame-de-l’Osier
Pélodyte ponctué mâle, à Notre-Dame-de-l’Osier

Un site se détache des autres par le projet final : déplacer une population d’amphibiens d’une mare à l’autre ! En effet, une mare étant en cours de comblement, plusieurs mares de « remplacement » ont été creusées (du bon côté de la route !). L’opération de sauvetage consiste à placer les amphibiens migrants dans ces nouvelles mares.
Il est déroutant de voir les crapauds et les grenouilles être piégés dans les seaux à quelques dizaines de centimètres d’une mare accessible. Certaines espèces reviennent se reproduire dans leur mare de naissance et leur instinct les trahit rarement ! Les « nouvelles » mares étant en place depuis 4 ans, on constate cette année un grand nombre d’individus souhaitant y retourner pour se reproduire. Ces derniers sont les premiers amphibiens à être nés dans ces nouvelles mares (la maturité sexuelle des amphibiens étant en moyenne de trois ans).

Bilan de la Combe-de-Lancey : 3 crapauds communs, 2 grenouilles agiles, 172 grenouilles rousses, 8 tritons palmés et 8 tritons alpestres

Les nouvelles mares, Combe-de-Lancey

 

Clotilde Niemi, service civique « vie associative » à la LPO Isère

21ème campagne de sauvetage des amphibiens : le premier bilan

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Depuis 20 ans, la LPO Isère se mobilise contre l’écrasement routier des amphibiens lors de leur migration vers les zones humides, en installant des barrières-pièges le long de la chaussée.
Chaque année, la campagne de sauvetage d’amphibiens débute au mois de février, moment de la migration des amphibiens vers leur lieu de reproduction.

Chantier à Bilieu / LPO Isère

Au total, deux semaines ont été nécessaires pour équiper les sept sites de 2018, parfois dans des conditions météorologiques difficiles comme à Bilieu où la neige, le froid et la boue n’ont pas réussi à décourager les élèves du Bac Pro MFR (Maisons Familiales Rurales) de Vif.

Cette année, un nouveau site a vu le jour à Moras, où des étudiants du BTS IET de Lyon ont aidé les équipes de la LPO Isère, pendant deux jours et dans la bonne humeur, à installer 400 mètres de filet.

Un grand bravo également aux élèves du Bac Pro MFR de Mondy qui sont intervenus pour la pose des filets à Notre-Dame-de-L’Osier en un temps record, malgré les températures négatives.

Un immense merci aux stagiaires, bénévoles et adhérents de la LPO Isère pour leur soutien et leur collaboration à la mise en place du matériel de piégeage à Chirens, à Charavines ainsi qu’à La Combe-de-Lancey.

Chantier à La Combe de Lancey / LPO Isère

Vous souhaitez voir des amphibiens et découvrir les techniques mises en place pour leur sauvegarde ? Rendez-vous le mercredi 14 mars au lac de Paladru pour le printemps des amphibiens !
Inscription à isere@lpo.fr ou au 04 76 51 78 03.

 

La campagne de sauvetage des amphibiens est soutenue par le département de l’Isère.

Sauvons les amphibiens ! 21ème campagne en février 2018

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Comme tous les ans, la campagne de protection des amphibiens sur les routes iséroises débutera la deuxième semaine de février, et le suivi des migrations durera jusqu’à la mi-avril. Cette opération permet de sauver chaque année plusieurs milliers d’amphibiens. Cette année, la LPO va concentrer son action de sauvetage sur les sites suivants :

CommunesSitesTypes d'intervention
ChirensBavonne - RD 50aBarrières de capture
Chirens / BilieuLa Guilletière - RD 50dBarrières de capture
MorasLac de Moras - RD 18aBarrières de capture (nouveau site)
Notre-Dame-de-l'OsierLe Grand Lien - RD 201a et 201cBarrières de capture
La Combe-de-LanceyLe Mas Lary - route communaleBarrières de capture et déplacement de la population d'amphibiens
Entre-Deux-GuiersAiguenoire - RD 102Suivi de l'efficacité du passage à petite faune
CharavinesColletières - RD 50dSuivi de l'efficacité du passage à petite faune

Du 6 au 23 février 2018, ce sera la période des chantiers avec l’installation des dispositifs de suivis sur ces sites et toute aide sera la bienvenue !
En plus de sauvegarder les amphibiens, la campagne permet de localiser précisément leurs couloirs de migration. À terme, une solution pérenne consiste à construire des passages à petite faune aux endroits les plus empruntés. Saluons ici l’investissement exemplaire et le soutien du Conseil Départemental de l’Isère, notre partenaire depuis le départ.

Mais la campagne ne s’arrête pas là !
Chaque année, nous recueillons des informations concernant les autres sites d’écrasement ne bénéficiant pas d’un suivi. Vous pouvez nous aider en un simple clic, en localisant vos observations sur la base de données en ligne www.faune-isere.org. Toute information concernant des amphibiens sur les routes (vivants ou morts) nous intéresse. Ces éléments sont très importants pour que les tronçons de route dangereux pour la faune soient identifiés et que des solutions efficaces et pérennes puissent être mises en place.

Nous comptons sur vous pour que les actions en faveur des amphibiens soient à nouveau une réussite en 2018 !

Chantier Entre-Deux-Guiers ©LPO Isère

 

Campagne amphibiens 2017

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2017 : la 20ème édition de la campagne de sauvegarde des amphibiens en Isère est ouverte !

Chaque hiver depuis 20 ans, la LPO Isère se mobilise afin d’éviter que grenouilles, crapauds, salamandres et tritons ne se fassent écraser sur les routes lors de leur migration vers les zones humides.

La campagne amphibiens est encadrée par Hervé Coffre, chargé d’études faune, et s’organise grâce à la contribution précieuse d’une équipe de salariés, bénévoles et stagiaires, prête à travailler sur les chantiers malgré les conditions météorologiques parfois difficile du mois de février.

Cette année, sur les quelques 250 sites en Isère concernés par l’écrasement routier, cinq ont été identifiés comme les plus prioritaires et ont été équipés de filets placés le long de la chaussée qui empêchent les amphibiens de traverser les routes (près de 1500 mètres de filets sont mis en place chaque année). Piégés lors de leur déplacement qui se déroule principalement la nuit, les animaux tombent dans des seaux où ils sont récupérés dès le lendemain matin et relâchés de l’autre côté de la chaussée. Leur migration se poursuit ensuite jusque dans les mares et étangs où ils sont nés et où ils se reproduisent.

On estime qu’une fréquentation d’un véhicule par minute sur une route suffit à détruire près de neuf amphibiens sur dix. À raison d’environ un millier d’individus par site, cela provoquerait la disparition des amphibiens en seulement quelques années.

Des chantiers sont organisés, essentiellement entre février et mars, sur des sites en Isère concernés par ce problème.

Sur la commune de La Combe-de-Lancey, quatre mares artificielles ont été créées pour accueillir les amphibiens dès la fin de l’hiver. Elles se substituent à une ancienne mare en cours d’atterrissement et sont situées au cœur d’un boisement, ce qui permet d’éviter aux amphibiens de devoir traverser une route pour pouvoir y accéder.

L’objectif de ces milieux est alors de proposer de nouveaux sites de reproduction et de naissance pour les amphibiens. Ils constituent donc une solution durable aux écrasements. Pour que ces mares soient adoptées par les populations de grenouilles, crapauds, salamandres et tritons, on contraint les animaux à s’y reproduire en entourant les zones de filets. Coincés, les amphibiens n’ont plus d’autre choix que d’élire domicile sur ces nouveaux terrains, beaucoup plus sécurisés. Les filets restent près de deux mois et sont retirés à la fin de la période de reproduction, début avril.

Un des objectifs à long terme de la campagne est de permettre aux amphibiens de traverser les routes via des dispositifs pérennes, des petits tunnels placés sous la route appelés passages à petite faune.

Ces dispositifs sécurisés, appelés auparavant « crapauducs », ne sont pas uniquement pensés pour les crapauds ou les grenouilles, mais également pour toute la petite faune sauvage qui peut aussi être victime d’écrasements routiers. Ainsi, des milliers d’insectes, de reptiles ou de mammifères sont aussi épargnés. En Isère, six passages de ce type ont déjà été construits (sur les communes de Bonnefamille, de Charavine, du Cheylas, du Grand Lemps, de Panossas et de Saint-Laurent-du-Pont) et d’autres sont en projets pour 2017 (à Chirens et Entre-deux-Guiers) ou plus tard, grâce au soutien du Département de l’Isère.

La pose de filets de capture d’amphibiens le long des routes permet de connaître précisément les zones de traversée des amphibiens et constitue donc un travail préalable essentiel à la mise en place de ce type de solution pérenne.

S’il est si important de protéger les amphibiens, c’est grâce au rôle clé qu’ils ont dans l’équilibre des écosystèmes et de la faune sauvage. En effet, les têtards ont un rôle d’épuration des plans d’eau et servent de sources d’alimentation précoce à toute la faune des milieux humides comme les oiseaux ou les poissons. Les adultes, quant à eux, consomment insectes, vers et limaces et contribuent à la régulation de la microfaune terrestre et aquatique.

Par conséquent, la disparition des amphibiens aurait des répercutions sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont accepté de donner de leur temps, cette année comme les précédentes, pour participer à la sauvegarde des amphibiens sur les routes du département de l’Isère !

Crédit photos
©Sylvain Chapuis – salamandre tachetée
©Camille Combes – photos chantiers
©Rémi Fonters – triton palmé

 

 

Chantiers bénévoles pour la campagne amphibiens 2017, la 20ème !

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Comme l’année dernière, le samedi 11 février aura lieu le premier chantier de protection de l’année 2017, cette journée marquera le début de la campagne amphibiens. Ce chantier a pour but d’être un événement convivial autour de la protection de la nature. Il aura lieu sur un des sites de Bilieu ou Chirens non loin du lac de Paladru.

Concrètement il s’agit ici d’installer des barrières-pièges le long des routes, permettant d’intercepter les amphibiens avant qu’ils ne traversent la route et se fassent écraser.

Par ailleurs une sortie sera organisée un mois après, à destination des bénévoles qui auront participé au chantier. Elle permettra à chacun d’en apprendre plus sur les amphibiens du site et sera également l’occasion de voir concrètement à quoi aura servi cette journée de chantier puisque les amphibiens seront plus actifs à cette période.

Nous vous donnons donc rendez-vous à 8h le samedi 11 février ! Venez nombreux nous aider à sauver crapauds, grenouilles, salamandres et tritons ! N’hésitez pas à ramener pelle, pioche, bêche, etc. si vous le pouvez.

Si vous ne pouvez pas être là le samedi 11 mais que vous souhaitez quand même participer aux chantiers n’hésitez pas à la signaler à Maxime (possibilité de bénévolat sur un petit créneau en semaine).

Merci de vous inscrire auprès de Maxime par courriel :

maxime.lucas@lpo.fr ou au 04 76 51 78 03

Des coups de pelles pour sauver les amphibiens

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Depuis le mardi 9 février des équipes de la LPO Isère installent de drôles de filets au bord des routes de l’Isère. Le samedi 13 février a eu lieu un grand chantier bénévole pour équiper un des sites suivis.

La marche des grenouilles

En effet,  le mois de février est synonyme de la fin de l’hivernation des grenouilles, crapauds et tritons qui se réveillent doucement de leur léthargie pour rejoindre les plans d’eau où aura lieu leur reproduction.

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Site de Chirens Bavonne

Ces espèces passent l’hiver au chaud enterrées dans le sol des forêts et sortent de leur torpeur avec l’augmentation des températures. Le seul problème est qu’entre ces forêts et la zone humide ou elles se reproduisent se trouve souvent une route ! Ainsi sans aucune action de l’homme on estime que 80% d’une population d’amphibiens pourrait être décimée par les écrasements, et ce en une seule migration !

Des chantiers en attendant les crapauducs

Afin de répondre à ce problème, notre association organise une dizaine de chantiers nature sur le département dans le but de protéger les principales populations d’amphibiens. On estime à 250 le nombre de sites concernés par cette thématique en Isère.

Ce samedi était donc l’occasion pour les 24 bénévoles de la LPO Isère présents d’équiper de barrières-pièges le site de Chirens-Bavonne, un des plus longs tronçons de route à protéger parmi les sites suivis (350m).

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A cet endroit, en fonction des années, ce sont entre 400 et 1 400 amphibiens sauvés à chaque migration et ce depuis 2005 !

Le chantier consiste en creuser une petite tranchée et y installer un filet qui permettra de capturer les individus qui souhaitent traverser. Puis tous les matins les animaux capturés seront collectés pour être amenés de l’autre côté de la route.

Heureusement cette solution n’est (théoriquement) que provisoire. Puisque l’objectif est de construire un passage à petite faune ou crapauduc sur les sites les plus importants. Un crapauduc c’est un passage sous la route pour permettre aux animaux de traverser sans intervention humaine. Plusieurs ont déjà été mis en place, au Grand Lemps, Le Cheylas et Charavines entres autres.

Le site de Chirens devrait, à son tour, être équipé cette année ! Ce devrait être donc la dernière année de chantier sur cette portion de route départementale.

Les nombreux bénévoles présents ont bravé les éléments lors de cette journée et ont pu observer et sauver triton alpestre et grenouille rousse, souvent les premières espèces à se réveiller de l’hivernation. Cette journée a été financée par une campagne à dons, merci aux donateurs et aux bénévoles !

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La fine équipe presque au complet !

Mais pourquoi sauver les amphibiens ?

La disparition des amphibiens risque d’entraîner un important déséquilibre au sein de la chaîne alimentaire.

Les adultes se nourrissent de petits invertébrés (moustiques, limaces, vers, fourmis…) alors que les têtards se nourrissent d’algues durant toute leur croissance.

De nombreux prédateurs consomment des amphibiens. Les adultes sont la proie de prédateurs (héron cendré, couleuvre à collier, renard roux…) alors que les têtards sont prédatés pas de nombreux animaux aquatiques (larves de libellules, dytiques, punaises aquatiques et de nombreux poissons).

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Moment de détente bien mérité !

En savoir plus : http://isere.lpo.fr/sauvegarder/campagne-amphibiens

Chantier nature pour inaugurer la campagne amphibiens 2016

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Le samedi 13 février aura lieu le premier chantier nature bénévole de l’année 2016, cette journée marquera le début de la campagne amphibiens.

Ce chantier a pour but d’être un événement convivial autour de la protection concrète de la nature. Il aura lieu sur un des sites de Bilieu ou Chirens non loin du lac de Paladru.

Concrètement il s’agit ici d’installer des barrières-pièges le long des routes, permettant d’intercepter les amphibiens avant qu’ils ne traversent la route et se fassent écraser.

Par ailleurs une sortie sera organisée à destination des bénévoles qui auront participé au chantier. Cette sortie qui aura lieu un mois après, le samedi 12 mars, permettra à chacun d’en apprendre plus sur les amphibiens du site mais ce sera également l’occasion de voir concrètement à quoi aura servi cette journée de chantier puisque les amphibiens seront plus actifs à cette période.

20090211-Allevard2009 026

Nous vous donnons donc rendez-vous à 8h le samedi 13 février ! Venez nombreux nous aider à sauver crapauds, grenouilles, salamandres et tritons !

Merci de vous inscrire auprès d’Adrien par courriel : communication.isere@lpo.fr ou au 04 76 51 51 32

Afin de mener au mieux ce chantier ainsi que la suite de la campagne nous avons besoin de matériel !

Si vous disposez de matériel correspondant à la liste ci-dessous et que vous ne souhaitez pas le conserver vous pouvez effectuer un don à la LPO ou sinon vous pouvez nous aider à financer le chantier nature et des outils pour tout nos bénévoles en rejoignant la campagne de financement participatif en ligne sur

http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/chantier-nature-campagne-amphibiens-2016

Liste de matériel nécessaire pour la campagne :

– pioches cantonnier

– pioches terrassier

– pelle ronde

– bêches

– transplantoir

– serfouettes

– sécateur

– massettes

En effet, afin de faire au mieux pour la nature nous avons besoin de la participation de chacun afin de mener à bien cette campagne historique ! Que ce soit par un don de temps, de matériel ou d’argent, chaque contribution est un pas en avant dans la réussite de l’action.

Vous pouvez également participer au suivi d’un des 250 sites d’écrasement d’amphibiens près de chez vous ! Il vous suffit de vous rendre sur un de ces sites un soir entre mi-février et mi-mars et de constater combien d’amphibiens sont écrasés ou traversent. Ce la nous permet d’identifier les zones les plus dangereuses et à terme d’agir en conséquence pour la biodiversité.

Nous avons donc vraiment besoin de vous, rejoignez cette formidable aventure qui permet de sauver plus de 7 000 amphibiens !

La Chronique du mercredi : Le crapaud calamite en danger

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La LPO Isère suit de près les travaux de construction entrepris sur une zone en friche de l’Espace Comboire.

En effet, ces travaux mettent en péril un site de reproduction du crapaud calamite. L’espèce fait pourtant partie du plan de conservation mis en œuvre en 2008 par la LPO Isère en partenariat avec les acteurs locaux (État, collectivités et entreprises). Les travaux qui se déroulent aux limites des communes d’Échirolles du Pont-de-Claix et de Seyssins, non loin du champ de tir, ont ainsi fait disparaître le principal site de reproduction du crapaud calamite à l’ouest de l’A480.

SONY DSCLa LPO Isère qui n’a pas été prévenue de ces travaux avait pourtant déjà rencontrée les promoteurs, en 2007, pour des travaux similaires. A l’époque, il avait été convenu que des mares de compensation seraient recrées dans ces parcelles, qui étaient, jusqu’à peu, propriété du Ministère de l’équipement (DIR). Ces mares, et celles qui existaient déjà, ont donc été détruites avec les travaux de cette année. Qui plus est, une partie du terrain de chasse du couple grand-duc présent à proximité a été amputée.

Une rencontre avec les promoteurs (SCI Comboire nord-sud), la Direction départementale des territoires et la LPO Isère a permis, d’une part, de définir en urgence des aménagements écologiques pour maintenir la population de crapaud calamites (construction de nouvelles mares et de gîtes terrestres).

D’autre part, le préfet de l’Isère a pris un arrêté de mise en demeure à l’encontre de la SCI pour altération et destruction d’habitats d’espèces protégées. Un dossier devra donc être fourni par la SCI avec de réelles mesures compensatoires. Prochain retour sur le suivi au printemps !

La LPO Isère suit ce dossier avec la plus grande vigilance et vous invite à participer à une action concrète de protection de la faune : la Campagne amphibiens 2015 !

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© Françoise Frossard