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Les comptages de l’hiver : Wetlands et SHOC

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L’hiver n’est pas synonyme de désert ornithologique. Bien au contraire ! Entre les espèces sédentaires (moineau domestique, chouette hulotte…), les espèces dont les populations venues du nord ou de l’est viennent s’ajouter aux populations locales (mésange, buse variable…) et les espèces présentes en France uniquement en hiver (pinson du nord, pluvier doré…), le naturaliste a de quoi s’occuper.

Afin de mieux connaître les oiseaux hivernants, plusieurs programmes d’étude existent. Le plus connu est probablement le comptage des oiseaux d’eau de la mi-janvier. Il s’agit du recensement des espèces présentes sur un réseau de zones humides organisées en « sites Wetlands ». Ce comptage est organisé par Wetlands International.
Le dimanche 14 janvier, plusieurs sites en Isère sont ainsi prospectés. La LPO Isère assure ce comptage annuel aux barrages de Saint-Egrève, de Beauvoir et de Saint-Hilaire, ainsi qu’au lac de Paladru (avec l’aide du Groupe Jeunes LPO-Gentiana). Lo Parvi assure pour sa part le comptage à la Vallée bleue sur le haut Rhône.

Fuligule morillon ©Arnaud Foltzer

Au comptage « Wetlands » de 2018 s’ajoute le recensement des cormorans et des laridés aux dortoirs. Ces suivis ne sont pas réalisés tous les ans, mais sont indispensables pour cerner les tendances d’évolution de ces oiseaux en hiver. Ces comptages ne peuvent pas être faits autrement qu’au dortoir, car les espèces concernées sont très mobiles en journée et peuvent se nourrir en dehors des sites comptés dans le cadre des comptage des oiseaux d’eau.
Nous sommes à la recherche de compteurs pour dénombrer les cormorans. La liste des dortoirs à suivre est à demander à Rémi Fonters (conservation.isere@lpo.fr).

Un autre comptage, plus généraliste, se déroule en décembre et janvier : le SHOC (suivi hivernal des oiseaux communs). Ce suivi s’intéresse aux espèces hivernant sur le territoire. L’objectif du SHOC est de mesurer l’état de l’avifaune commune en hiver, et de mettre en relation les tendances observées avec des facteurs tels que l’intensité de l’agriculture, la météorologie hivernale, voire le réchauffement climatique.
Pour participer à cette étude, il vous suffit d’identifier les oiseaux présents le long d’un carré d’étude de 2 km de côté (votre carré STOC (suivi temporel des oiseaux communs) par exemple !). Ces zones d’études, appelées transects, seront parcourues à pied à deux reprises, une première fois en décembre et une deuxième fois en janvier.

Les oiseaux de nos jardins : découvrez, observez et comptez les oiseaux que votre jardin accueille

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Pour la 6ème année consécutive, la LPO et le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) vous proposent de consacrer une heure de votre temps à observer les oiseaux présents dans votre jardin et à les recenser grâce au site internet www.oiseauxdesjardins.fr.
Cette année, le grand comptage national se déroulera le samedi 27 et le dimanche 28 janvier 2018.
Peu importe vos connaissances des oiseaux, que vous habitiez en ville ou à la campagne, vous pouvez participer à cette action !

Votre jardin, une terre d’accueil
Vous vous en doutez peut-être, ou pas, mais votre jardin accueille chaque jour une biodiversité riche. En hiver, la petite faune fait de votre balcon ou de vos espaces verts de véritables refuges, pour peu que vous sachiez l’accueillir. On observe par exemple de nombreuses espèces d’oiseaux qui viennent se nourrir aux mangeoires lorsque la nourriture se fait rare.

Comment participer au week-end comptage « oiseaux des jardins » ?
Dans votre jardin ou dans un parc public, il vous suffit pendant 1 heure le samedi 27 ou le dimanche 28 janvier 2018 de compter les oiseaux que vous observez. Si vous souhaitez observer de nombreux oiseaux, privilégiez la fin de matinée, vous y verrez certainement plus d’animaux car la température sera plus agréable pour nos amis à plumes.

Le principe est simple : identifiez les espèces que vous voyez et recensez-les sur le site www.oiseauxdesjardins.fr !
Attention, ne comptez que les oiseaux qui fréquentent votre jardin, et non ceux qui ne font que le survoler. De plus, notez le nombre maximal d’oiseaux de la même espèce vus en même temps (si vous observez successivement 2 mésanges bleues, puis 3,
puis 1, ne notez que 3 mésanges bleues et non 6 (2+3+1)).

Pour connaître en détails la démarche à suivre, une vidéo tutorielle est disponible sur la chaîne YouTube de la LPO Isère.

Vous avez peur de confondre ou de ne pas reconnaître certaines espèces ? Pas d’inquiétude, le site www.oiseauxdesjardins.fr met en ligne une multitude de fiches descriptives qui vous permettront de ne pas faire d’erreurs.

Pourquoi participer ?
Les observations que vous transmettez permettent d’aider à la connaissance des espèces d’oiseaux dits « communs ».
En plus, vous aurez l’opportunité de découvrir les oiseaux et autres petits animaux qui peuplent votre jardin et toute la biodiversité qui y est installée.

Les comptages réguliers sont les bienvenus !
Deux grands week-end de comptage « oiseaux des jardins » sont organisés à l’échelle nationale en hiver (fin janvier, pour connaître les oiseaux hivernants) et au printemps (fin mai, pour les oiseaux nicheurs). En revanche, si vous souhaitez compter les oiseaux que vous trouvez dans votre jardin toute l’année, n’hésitez pas à enrichir régulièrement le site www.oiseauxdesjardins.fr !

Nous vous donnons donc rendez-vous les 27 et 28 janvier 2018 pour le grand comptage « oiseaux des jardins » !
Soyez curieux, soyez heureux !

Comptage gypaète barbu le samedi 10 octobre

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La méconnaissance profonde du Gypaète barbu et de son mode de vie ainsi qu’un attachement excessif aux mythes et fables a conduit à sa disparition dans les Alpes au début du 20ème siècle.

Un vaste programme de réintroduction a été mis en œuvre depuis une trentaine d’années sur tout l’arc alpin. L’année 1997 a apporté une grande récompense avec la première reproduction d’un couple dans la nature.

Deux noyaux principaux composent aujourd’hui la population, l’un dans les Alpes nord occidentales (Savoie, Haute-Savoie, Valais) et l’autre dans les Alpes centrales (Engadine, Stelvio).

30 couples reproducteurs étaient répertoriés en 2015 et la population alpestre serait constituée d’environ 200 individus.

Le suivi des gypaètes est organisé et piloté à l’échelle de l’arc alpin dans le cadre de l’IBM (International Bearded Vulture Monitoring).

Nous vous invitons à nous rejoindre lors du comptage gypaète barbu qui aura lieu le samedi 10 octobre

20080614-Gypaete_01

Matériel (dans la mesure du possible)

Jumelles, longue-vue, pique-nique, matériel de confort pour observer (Karrimat, siège pliant…) ; Carnet, crayon, montre, appareil photo numérique.

Postes d’observation

La plupart des postes sera accessible en véhicule, quelques minutes de marche à pied parfois. Le lieu précis sera fixé ultérieurement. Les conditions d’enneigement peuvent conduire à ramener la position des postes vers les vallées.

L’observation proprement dite

Une tranche horaire minimum de 5 heures consécutives, ou plus (10:00-15:00 et plus si possible) à partir d’un poste fixe ouvrant sur une large vue. Repérer et noter toutes les observations de grands rapaces : aigle royal, vautours fauves et/ou moine et gypaètes bien sur. Pour les gypaètes barbus il faut relever : heure précise, localisation, direction de vol, description (photo si possible ou croquis), comportements, signes particuliers (mues, marquages, bagues). Prendre des photos ! Même de loin : l’exploitation informatique ultérieure permet d’exploiter les détails.

Contact pour l’Isère :

Daniel Thonon

courriel : d.thonon9@gmail.com

Plus d’infos

Crédits photos : Denis Simonin

La chronique du mercredi !

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Chaque année, le 2 février, la Journée mondiale des zones humides commémore la signature de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne.

Des organismes gouvernementaux, des organisations non gouvernementales et des groupes de citoyens à tous les niveaux de la société profitent de l’occasion pour lancer des actions de sensibilisation du public aux valeurs et aux avantages des zones humides en général, et de la Convention de Ramsar en particulier.

Pour cette édition 2015 dont la thématique est « les zones humides pour notre avenir», la LPO Isère proposera plusieurs animations, le 31 janvier 2015.

Une sortie sera organisée de 9h à 12h au barrage de Saint Egrève, rendez-vous sur le parking ! Inscriptions obligatoires au 04 76 51 78 03 ou par mail : isere@lpo.fr – une semaine avant la sortie. Covoiturage possible.

La zone est un lieu d’hivernage de nombreuses espèces dont de nombreux fuligules et grèbes . Un comptage sera réalisé afin d’alimenter la base de données de Faune-Isère.

La sortie sera composée d’une période d’observation fixe, donc pensez à vous couvrir ! Puis suivie d’une ballade autour des

LPO Isère
LPO Isère

berges et le long du ruisseau  qui permettra d’observer de multiples espèces comme le cingle plongeur et le martin pêcheur.

Les zones humides sont essentielles au bien être des générations futures. Le sujet est même omniprésent dans l’actualité avec les thématiques du barrage de Sivens et du Center Parc de Roybon en Isère.

Il existe de nombreuses variétés de zones humides : marais, tourbières, prairies humides, lacs, lagunes, mangroves…

Comme tous les écosystèmes, les milieux humides rendent de nombreux services à l’humanité, notamment parce qu’ils

– jouent un rôle capital dans la recharge des eaux souterraines, l’épuration des eaux,la prévention des crues et des sécheresses.

– protègent les berges, les rivages de l’érosion, et les côtes des tempêtes.

– Ils sont des réservoirs de biodiversité,  des écosystèmes extrêmement productifs,

– Ils sont des pivots de développement économique et dépositaires de valeurs culturelles.