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Les 10 espèces à observer en plaine de Bièvre

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La plaine de Bièvre est une étendue de nature de six kilomètres sur trente, située en Isère. Proche de l’aéroport de Grenoble, cette campagne préservée offre une vue imprenable sur les massifs alentours. Ce milieux idéal pour les repas à la ferme, les promenades, sorties à vélo et pique-niques est également un passage important pour beaucoup d’espèces sauvages. En effet, les oiseux migrateurs notamment en ont fait un lieu de repos où ils viennent s’y nourrir et s’abreuver grâce aux nombreux points d’eaux présents.
Entre rapaces, passereaux, mammifères… la plaine de Bièvre permet à une faune très diversifiée de s’y ébattre.
À vos observations !

L’alouette des champs

Elle est souvent observée dans les campagnes, les zones cultivées et les marais. Si vous êtes à sa recherche, soyez attentifs à son plumage brun clair qui la rend presque invisible au sol. C’est là qu’elle recherche sa nourriture, composée de graines, d’insectes, de larves et des petits invertébrés.

Le saviez-vous ? Sur de longues distances, le vol de l’alouette des champs est ondulant mais elle possède également un vol direct rapide qui peut atteindre presque 60 km/h.

 

Le bruant proyer

On l’aperçoit sur les plateaux, les plaines dégagées et les zones agricoles comme les champs de céréales et les pâtures. Quand il est jeune, il apprécie les insectes et les petits invertébrés mais préfère les graines, les herbes, les baies et les fruits à l’âge adulte. Le nid d’herbes et de brindilles est bien caché dans les herbes.

Le saviez-vous ? Posté sur un fil, un pylône, un poteau ou une clôture, le mâle passe la majeure partie de la période de nidification à chanter.

 

Le busard cendré

Vous aurez peut-être l’occasion de voir ce rapace migrateur dans des paysages humides comme les marais et les landes, les prairies et les champs de céréales, idéals pour chasser. Il se nourrit de petits rongeurs, de lézards et de passereaux qui se trouvent à terre comme les alouettes ou les pipits et niche le plus souvent en couple. Cette espèce particullièrement vulnérable fait l’objet d’une campagne de sauvegarde annuelle menée par notre association.

Le saviez-vous ? Le busard cendré niche au sol, dans les prairies de culture qui ont remplacé son habitat naturel. De nombreux agriculteurs acceptent de retarder la fauche d’une partie de leur champ pour permettre aux jeunes de terminer leur croissance et de s’envoler.

 

 

La buse variable

Connue du grand public, elle se trouve dans les milieux boisés, des petits bosquets jusqu’aux forêts, proches des marais ou des côtes rocheuses, souvent observée en plein vol ou postée en hauteur. La plupart des animaux dont elle se nourrit (rongeurs, oiseaux et petits reptiles) sont repérés en hauteur, depuis un piquet ou une branche. Son nid est placé en haut des arbres des forêts, en plaine ou en montagne.

Le saviez-vous ? La buse variable tient son nom de la diversité des motifs et des coloris de son plumage. Aussi, ces caractéristiques physiques ne permettent pas de déterminer le sexe de l’individu.

Le faucon crécerelle

C’est un petit rapace commun de la taille d’un pigeon qui vit dans les zones cultivées et peu boisées comme les landes et que l’on peut aussi voir dans les villes. Il est assez agressif et peut attaquer ses proies avec vigueur, en général des micromammifères comme les souris, les mulots ou les campagnols.

Le saviez-vous ? Le faucon crécerelle tient son nom de son chant très caractéristique, ponctué de cris hauts-perchés.

 

Le lièvre d’Europe

Vous connaissez sans aucun doute ce mammifère amateur des champs, des cultures et des lisières de forêts où il peut construire un gîte dans la terre pour s’abriter. Ces milieux lui offrent des plantes herbacées, des baies, des bourgeons et des plantes cultivées comme les pousses de betteraves ou de navets, selon la saison.

Le saviez-vous ? Le lièvre d’Europe peut dépasser la vitesse de 60 km/h en course mais est aussi un très bon nageur qui peut traverser une étendue d’eau à la nage en cas de besoin.

Le pigeon ramier

Vous le rencontrerez facilement dans les parcs et les jardins comme dans les terres cultivées et les prairies. Ce sont dans ces milieux qu’il recherche graines, bourgeons, feuilles et baies mais aussi des insectes et des vers, selon la saison. Son nid est construit dans une fourche d’arbre et peut être utilisé pour plusieurs pontes successives.

Le saviez-vous ? On observe des variations très marquées de la saison de nidification du pigeon ramier, selon les régions et l’accès à la nourriture.

Le milan noir

Il vous faudra visiter des terrains plats avec de grands arbres et des cours d’eaux (lacs et marais) comme les vallées de montagnes pour tenter de le voir. C’est là qu’il prépare son nid, dans les arbres de pleine campagne. Malgré tout, il reste assez proche des villes car il profite des décharges et des dépôts d’ordures pour se nourrir, en plus des poissons qu’il mange dans la nature.

Le saviez-vous ? Espèce migratrice à l’aire de répartition extrêmement vaste, le milan noir est l’un des rapaces les plus fréquemment observé au monde.

 

Lœdicnème criard

Rendez-vous dans les grands terrains ensoleillés occupés par les landes sèches et caillouteuses. Guettez attentivement, il passe la plus grande partie de la journée figé et tapi au sol pour se protéger du danger, ce qui le rend difficile à apercevoir. Cet oiseau grégaire apprécie les larves, les insectes mais aussi les escargots, les grenouilles et les campagnols. Il donne naissance à des petits dans une cuvette creusée dans le sol.

Le saviez-vous ? Si l’œdicnème criard repère un danger, il peut feindre une blessure en se déplaçant en sautillant maladroitement, afin de détourner l’attention du prédateur tout en l’éloignant de son nid.

Le tarier pâtre

Soyez attentifs, ce petit passereau fréquente les landes, les près et les cultures, en basse altitude comme en montagne. Il se nourrit surtout d’insectes, d’araignées et de petits vers qu’il repère depuis un perchoir. Il est plutôt territorial pendant la période de reproduction et cherche des perchoirs en hauteur pour surveiller son habitat.

Le saviez-vous ? Les membres du couple de tarier pâtres restent toujours à proximité l’un de l’autre. Si l’un est dérangé et s’envole, l’autre le suit puis ils reviennent ensemble au domaine lorsque l’alerte est passée.

Bonne promenade en plaine de Bièvre ! N’oubliez pas d’enregistrer vos observations d’espèces sur Faune-isère !

Sources
http://www.oiseaux.net
http://observatoire-rapaces.lpo.fr
http://www.oiseau-libre.net
http://www.oiseaux-birds.com
https://animal.cheloniophilie.com
http://animaux.org

http://www.conservation-nature.fr
https://fr.wikipedia.org

Crédit photos :
Etienne Dupoux (alouettes des champs)
Raphaël Bussière (bruant proyer)
Fabrice Cahez (busard cendré)
Gérard Navizet (buse variable) : http://gerard-navizet.fr/site/

Alain Gagne (faucon crécerelle, milan noir, œdicnème criard, tarier pâtre)
Jean Deschâtres (lièvre d’Europe)
Sylvain Chapuis (pigeon ramier)

Les 20 espèces à observer sur les massifs de la Chartreuse et du Vercors – Partie 1

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L’Isère et ses paysages variés présentent une faune particulièrement diversifiée et complexe. Les observations d’espèces sauvages nous permettent de nous rendre compte de la richesse de ce territoire en terme de biodiversité.
Les massifs de la Chartreuse et du Vercors abritent falaises, forêts et plaines et permettent à une faune sauvage aux exigences biologiques très différentes de s’ébattre.
Profitez de l’arrivée des beaux jours pour aller à la rencontre des oiseaux et des mammifères sauvages, vous aurez peut-être la chance d’y faire ces observations :

L’accenteur mouchet

De la taille d’un rouge-gorge, l’accenteur mouchet est un oiseau très discret qui mène une vie cachée dans les fourrés ou les arbres qu’il fréquence. Il possède un large spectre d’habitats. On peut en effet le retrouver dans les boisements de conifères, les fourrés ou les broussailles touffues jusqu’à 2000 m d’altitude. Il fréquente aussi les jardins, les parcs et les haies.
Insectivore, il apprécie également les mangeoires.

Le saviez-vous ? Malgré son caractère discret, l’accenteur mouchet est un oiseau polygame qui ne vit pas en couple mais en petit groupe de 3 ou 4 individus.


Le bec croisé des sapins

Comme l’indique son nom, le bec croisé des sapins est un oiseau que l’on reconnaît facilement grâce à son bec qui possède deux mandibules croisées.
Il vit jusqu’à 3000 m d’altitude, dans les forêts de conifères, de pins ou d’épicéas dont les graines font parties de son alimentation. C’est grâce à son bec croisé qu’il parvient à extraire les cônes des arbres puis à les décortiquer pour déguster les graines qu’ils contiennent. À la recherche de nourriture, on peut l’observer en train de grimper le long des troncs à l’aide de son bec, à la manière des perroquets. On l’aperçoit souvent en bande au sommet des sapins.

Le saviez-vous ? Tout comme les humains peuvent être droitiers ou gauchers, le bec croisé des sapins peut avoir le bec croisé à droite ou à gauche. Les gauchers seraient majoritaires, même si cette particularité n’a aucune incidence sur leur vie.


Le bouquetin des Alpes

Le bouquetin des alpes est un mammifère de haute-montagne, appréciant particulièrement les zones rocheuses d’altitude. Le mâle, appelé bouc, se reconnaît facilement grâce à ses deux longues cornes. La femelle, l’étagne, possède des cornes beaucoup plus petites.
Leurs sabots « antidérapants » leur assurent une grande agilité sur les rochers et les dalles lisses.

Herbivore, il se nourrit essentiellement de graminées, de jeunes pousses, de rameaux, de mousse ou de lichens, jusqu’à 20 kg par jour. Le bouquetin est le seul ongulé non-chassé en France, ce qui explique pourquoi on peut parfois l’observer de près.

Le saviez-vous ? Le bouquetin des Alpes peut sauter plus de 6 mètres de longueur, et galoper à plus de 70 km/h sur terrain plat.

Le bouvreuil pivoine

L’habitat du bouvreuil pivoine se situe dans les forêts mixtes, les parcs touffus ou encore les grands jardins, tant que des conifères s’y trouvent.
Au printemps, on peut l’observer en groupe d’une cinquantaine d’individus, période à laquelle il se nourrit de bourgeons d’arbres fruitiers. Mais c’est principalement en hiver qu’il se fait remarquer, lorsqu’on l’aperçoit actif auprès des mangeoires.
Il niche sur les branches des arbres, dans les buissons ou les taillis.

Le saviez-vous ? Le bouvreuil pivoine est un oiseau timide et discret, tout comme son chant qui est à peine audible.

Le chamois

Mammifère emblématique des Alpes, il est facilement reconnaissable grâce à sa tête bicolore et ses deux cornes fines en crochet à l’extrémité. La silhouette du chamois, bien que plus svelte, s’apparente à celle de la chèvre. Il vit exclusivement en montagne dans les zones rocheuses, entre 800 et 2300 m d’altitude, parfois jusqu’à 3500 m en été.
Le chamois, mammifère diurne, est extrêmement agile et demeure un excellent grimpeur et sauteur.
Il est herbivore comme le bouquetin et apprécie les jeunes pousses, les rameaux et les plantes herbacées.

Le saviez-vous ? S’il est difficile d’approcher les chamois, c’est parce que leur ouïe est très fine, leur champs visuel très large et parce qu’ils sont capables de sentir des odeurs jusqu’à 800 mètres de distance.

Le chocard à bec jaune

Le chocard à bec jaune, noir comme un corbeau, est un corvidé commun des hautes-montagnes. Bien connu des randonneurs, on l’observe généralement près des pâturages de haute altitude, à proximité des façades rocheuses ou au sommet des montagnes, attendant de manger les restes du pique-nique des randonneurs.
C’est un oiseau omnivore qui consomme insectes, œufs, petits invertébrés, charognes de rongeurs, graines, etc.
Très sociable, le chocard à bec jaune peut facilement être aperçu dans de grandes bandes pouvant atteindre jusqu’à plusieurs centaines d’individus, qui se divisent en plus petits groupes pour chercher la nourriture.

Le saviez-vous ? En véritable cascadeur, il est capable d’exécuter de véritables vols acrobatiques avec glissades, vrilles, balancements et piqués avec les ailes repliées.

La chouette chevêchette

C’est le plus petit rapace nocturne d’Europe, mesurant en moyenne 16 cm de hauteur.
Habitante des zones boisées, la chouette chevêchette affectionne particulièrement les vieux conifères de hautes-montagnes, au dessus de 1000 m d’altitude, entrecoupés de clairières. Elle cherche les cavités dans les troncs d’arbres où elle pourra nicher et stocker sa nourriture, c’est pourquoi on la retrouve dans des forêts comportant de vieux arbres.
Elle se nourrit de petits oiseaux : grives, fauvettes, gobe-mouches, mésanges et chasse également des petits mammifères comme les campagnols, mulots, souris ou musaraignes.

Le saviez-vous ? La chouette chevêchette n’apprécie pas beaucoup chasser en terrain dégagé. Pour attraper sa proie, elle préfère se tapir de longs moments dans les arbres ou les buissons.

La chouette de Tengmalm

La chouette de Tengmalm est un rapace strictement nocturne d’environs 25 cm de hauteur. Sa période d’activité est à la fin du crépuscule et tôt à l’aube. Elle apprécie les forêts de résineux dans les zones montagneuses, où elle trouve des cavités favorables à la nidification. Les observations de cette petite chouette se situent en moyenne vers 1800 m d’altitude.
Comme la chevêchette, elle se nourrit de micromammifères comme les mulots ou campagnols et peut capturer, plus rarement, des oiseaux ou des insectes.

Le saviez-vous ? Pour nicher, la chouette de Tengmalm profite généralement des cavités dans les arbres creusées par le pic noir.

La gélinotte des bois

La gélinotte des bois est la plus petite et la plus forestière représentante de la famille des tétraonidés. Elle vit dans les boisements de résineux et de feuillus, jusqu’à 1900 m d’altitude.
Sédentaire, elle ne se déplace que dans des zones de forêts relativement rapprochées, en couple ou en petits groupes familiaux qui se séparent en l’automne. Elle est assez discrète et prend soin d’être cachée dans l’étage inférieur des arbres pour assurer sa protection, ce qui la rend difficile à observer. Elle a donc besoin, pour son habitat, d’un couvert forestier comportant différentes strates et différentes essences d’arbres.
Son alimentation est composée essentiellement de plantes comme les jeunes pousses, bourgeons, feuilles et également d’insectes et de limaces, de baies et de fruits.

Le saviez-vous ? La gélinotte des bois, lorsqu’elle a trouvé un territoire qui comble ses besoins vitaux, s’y installe et le protège tout au long de sa vie.

Le grand corbeau

Aussi gros qu’une buse, le grand corbeau est le plus imposant des corvidés européens. Il est facilement identifiable par son plumage noir et son bec massif et arqué que l’on peut aussi reconnaître en plein vol.
Il vit dans des habitats divers : falaises maritimes, landes et plaines ou encore dans les montagnes où il niche dans les falaises jusqu’à 2000 m d’altitude.
C’est un charognard omnivore dont le menu se compose d’invertébrés, de poussins, d’œufs, de reptiles ou encore d’amphibiens. Il se nourrit également de céréales et de fruits comme les baies.

Son vol est élégant. En effet, ses longues ailes lui permettent d’effectuer des acrobaties et de belles séquences de vol plané.

Le saviez-vous ? Le grand corbeau a été relégué aux espaces rupestres comme la montagne mais ce n’est pas son habitat de prédilection. Il a fuit le dérangement anthropique.

Profitez de vos promenades sur les massifs pour entrer vos observations d’espèces sauvages sur le site participatif http://www.faune-isere.org !

Crédit photo
Accenteur mouchet ©Raphaël Bussière
Bec croisé des sapins, bouvreuil pivoine, chouette chevêchette, chouette de Tengmalm ©Denis Simonin
Bouquetin des Alpes, gélinotte des bois ©Alain Gagne
Chamois ©Jacques Prévost
Chocard à bec jaune, grand corbeau ©Thomas Cugnod

Sources
www.oiseaux.net
www.oisillon.net
www.oiseau-libre.net
fr.wikipedia.org
http://animal.cheloniophilie.com
http://alpesoiseaux.free.fr
http://animaux.org
www.oiseaux-birds.com
http://ecologie.nature.free.fr
http://grimoirescarnets.canalblog.com
http://rapaces.lpo.fr
www.marchelibre.be
www.migraction.net

Parution de la liste des espèces menacées de disparition en Isère

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La LPO Isère publie la liste des statuts de conservation de la faune sauvage de l’Isère, qui établit les statuts de conservation pour les 326 espèces vertébrées du territoire.

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Ce document a été réalisé avec le concours de nombreux acteurs naturalistes du département et alimenté en données grâce à la base de sciences participatives www.faune-isere.org.

Cette liste représente donc un solide indicateur scientifique de l’état de la biodiversité sur notre territoire.

Depuis 1996, en Isère, ce document sert de référence dans la mise en place de mesures plus pertinentes pour la protection et la sauvegarde de la nature.

Si pour certaines espèces, comme le hérisson ou la chouette effraie, la situation s’est dégradée, de bonnes nouvelles sont à noter, avec le retour de trois oiseaux dans notre département : le pic mar, le pipit rousseline et le sterne pierregarin.

Consulter le document de présentation technique

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La Chronique du mercredi : Mise à jour de la liste rouge de la faune sauvage en Isère

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Aujourd’hui, Audrey Thiery, 23 ans, titulaire d’un Master en éthologie réalisé à Strasbourg est arrivée pour renforcer l’équipe des chargés d’études dans une mission un peu spéciale.

En effet, dans le cadre de ce Service civique, Audrey devra participer à la mise à jour de la liste rouge des espèces menacées pour l’Isère. Et ainsi participer à la production de la 3ème liste rouge pour l’Isère.

Cette liste informe sur l’état de conservation d’une espèce. C’est à la fois un outil d’alerte, de diagnostic, d’évaluation et d’aide à la décision. Cette liste rouge doit être mise à jour régulièrement (tous les 10 ans maximum) pour être pertinente et juste. La dernière version de celle de l’Isère date de 2007.

Une mise à jour sera donc réalisée en 2015 avec l’objectif d’organiser un séminaire de présentation des études d’ici la fin de l’année. Cette liste départementale, sera basée sur les critères de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Cette liste, dont le concept existe depuis 1960, est basée sur une série de catégories (en danger, vulnérable…) dans lesquelles sont classées les espèces d’après des critères très précis. Ce système permet de faire ressortir les espèces présentant un fort risque d’extinction au niveau mondial, mais également de sensibiliser l’opinion publique et les décideurs. La liste rouge peut servir de base de réflexion à l’élaboration des priorités de conservation, prélude à des actions spécifiques de terrain comme la protection et la gestion des milieux naturels.

Statuts de conservation
Statuts de conservation

En Isère, on estime qu’il existe 330 espèces de vertébrés sur les 523 présentes en France et qu’il y a plus de 900 types d’habitats naturels différents entre les plaines du Rhône jusqu’aux sommets de l’Oisans. La diversité des reliefs et des milieux naturels permet à de nombreuses espèces aux exigences écologiques différentes de coexister sur notre territoire. 152 espèces de vertébrés menacées (oiseaux nicheurs, mammifères, amphibiens, et reptiles) étaient répertoriées sur la 2ème liste rouge de la faune sauvage de l’Isère .

Cette liste rouge permet ainsi de faire ressortir les espèces en Liste-rouge-couv-500-b4241danger mais aussi les principales menaces qui pèsent sur la biodiversité.

La disparition des sites de nidification et des espaces pour l’alimentation menace toutes les espèces.
La faune a besoin de territoires pour nicher, se reproduire, se reposer et s’alimenter. La fragmentation, la pollution, l’urbanisation, de ces espaces la met en danger, il faut donc veiller au maintien des corridors biologiques et à la préservation de la qualité de tous les milieux naturels de notre territoire.

Ce document produit par le Département de l’Isère et avec l’expertise de la LPO Isère permet de mieux constater la perte globale de biodiversité, mais il constitue aussi une base bibliographique pour que les différents acteurs du territoire mènent au mieux des actions en faveur de la biodiversité.

Mieux connaître la biodiversité, pour mieux la protéger, un dicton cher à la LPO Isère.

Adrien Lambert