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Les 10 espèces à observer sur les berges de l’Isère

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Vous êtes-vous déjà promenés sur les berges de l’Isère ? Cette rivière de 286 km de long prend sa source dans le massif des Alpes et traverse les départements de la Drôme, de l’Isère et de la Savoie. Grâce aux nombreuses communes et paysages qu’elle franchit, ses berges offrent des promenades et des observations naturalistes enrichissantes : profitez-en ! Voici un récapitulatif des dix espèces que vous serez peut-être amenés à rencontrer sur les berges, selon les données récoltées sur le site participatif http://www.faune-isere.org/

La bergeronnette des ruisseaux

Vous aurez de grandes chances d’apercevoir la bergeronnette des ruisseaux, présente dans de nombreux milieux aquatiques. Ce passereau qui, comme son nom l’indique, vit et niche à proximité des eaux courantes comme les fleuves et les rivières. Elle fréquente souvent les zones proches des habitations et des ponts et se nourrit principalement de petits animaux et insectes aquatiques. Attention à ne pas la confondre avec la bergeronnette printanière qui est migratrice.

Le saviez-vous ? Adepte des milieux aquatiques en pleine nature, on trouve la bergeronnette des ruisseaux jusqu’à à Paris, sur l’Île de la Cité où elle fréquente la Seine.

La bergeronnette grise

La bergeronnette grise est un oiseau commun des milieux ouverts qui apprécie la vie au bord de l’eau dans les campagnes, bien qu’elle soit habituée à la présence humaine. Vous pourrez aussi l’apercevoir dans les parcs et les jardins, notamment lorsqu’elle y cherche des petits invertébrés et des insectes pour se nourrir.

Le saviez-vous ? On l’appelle souvent hoche-queue, en référence aux mouvements de queue qu’elle effectue de manière répétée.

 

La bouscarle de cetti

Soyez attentifs, la bouscarle de cetti est un petit oiseau qui se cache le plus souvent dans les bosquets, les haies et les bois à proximité de l’eau. Ses couleurs neutres ne rendent pas la tâche facile à l’observateur. Principalement adepte des insectes, elle mange aussi parfois des larves et des vers qu’elle trouve dans la végétation.

Le saviez-vous ? Cachée dans la végétation, la bouscarle de cetti est plus souvent entendue qu’aperçue. A sa recherche, tendons l’oreille pour tenter d’entendre son chant caractéristique !

 

Le canard colvert

Pas besoin d’être expert pour reconnaître le canard colvert, l’un des plus communs des fleuves, étangs et rivières qu’il fréquente. Pour trouver sa nourriture, il a besoin que les zones humides proposent de la végétation flottante où il pourra dénicher des petits invertébrés et des graines aquatiques. On le trouve même en ville, dans les bassins aménagés où il trouve naturellement sa place.

Le saviez-vous ? On dit que le canard colvert barbote lorsqu’il bascule en avant dans l’eau lorsqu’il recherche sa nourriture.

 

Le cincle plongeur

Le cincle plongeur est un petit oiseau qui vit dans les cours d’eau rapides des montagnes. On peut aussi l’apercevoir en hiver à proximité des villes. Pour se nourrir, il nage sous l’eau à l’aide de ses ailes, à conte-courant, à la recherche de larves, d’insectes aquatiques et de petits crustacés.

Le saviez-vous ? Le nom du cincle plongeur lui vient de son adaptation à la vie aquatique qui le rend capable de nager et de plonger.

 

Le cygne tuberculé

Vous rencontrez fréquemment le cygne tuberculé sur les marais, lacs et fleuves, souvent accompagné de quelques canards. C’est un oiseau sociable mais il peut aussi se montrer menaçant pour protéger ses petits. Il se nourrit de plantes aquatiques, d’algues et de petits amphibiens (crapauds, grenouilles, têtards…), souvent en plongeant la tête sous l’eau.

Le saviez-vous ? Le cygne tuberculé a besoin de courir sur une distance entre 8 et 20 mètres avant de s’envoler, depuis un plan d’eau.

 

Le goéland leucophée

Le goéland leucophée qui est également présent à l’intérieur des terres, notamment en hiver, puisqu’il y trouve sa nourriture. Adapté à l’environnement urbain, il est de plus en plus commun en ville. Vous l’avez sûrement déjà observé perché sur des statues ou des monuments.

Le saviez-vous ? Le goéland leucophée s’adapte très bien à un nouvel environnement. Ainsi, il a un large éventail de sites de nidification et d’alimentation.

 

 

Le grand cormoran

Le grand cormoran est un oiseau qui vit sur les côtes rocheuses et sablonneuses, près de lacs et des cours d’eau. Il fait son nid sur les falaises ou les structures construites par les humains. Pour attraper ses proies, des poissons et des invertébrés essentiellement, il plonge et les capture avec son bec puissant.

Le saviez-vous ? Le grand cormoran est un excellent plongeur. À la recherche de nourriture, il peut rester sous l’eau jusqu’à une minute.

 

Le martin pêcheur

Si vous vivez proche d’une mare très poissonneuse, d’un lac ou d’un fleuve, vous rencontrerez peut-être le martin pêcheur, indicateur naturel et efficace de la qualité d’un milieu. Ce petit oiseau est d’un comportement assez discret malgré son plumage très coloré.

Le saviez-vous ? Sa vue perçante lui offre une réactivité impressionnante lors de la pêche. Il repère le poisson depuis un perchoir et l’attrape en quelques secondes.

 

La mouette rieuse

La mouette rieuse fréquente les milieux d’eau calme et peu profonde comme les étangs et les lacs, souvent proche des falaises. Omnivore, elle se nourrit de petits animaux, d’insectes et d’invertébrés mais aussi de végétaux et de déchets. Il est facile de l’observer grâce à son caractère sociable et peu farouche. Elle est présente chez nous l’hiver, où elle se regroupe en colonies.

Le saviez-vous ? La mouette rieuse tient son nom de son cri rauque et sonore, facilement reconnaissable.

 

 

On vous souhaite de belles promenades à la rencontre de la faune sur les berges de l’Isère ! Pour participer au suivi des espèces dans notre département, pensez à nous transmettre vos observations sur faune-isere.org !

Source
http://www.oiseau-libre.net
http://www.oiseaux.net
http://www.oisillon.net
http://www.iledubeurre.org
http://www.conservation-nature.fr

http://www.oiseaux-birds.com
http://www.futura-sciences.com
https://fr.wikipedia.org

Crédit photos
Karine Drost : bergeronnette des ruisseaux
Alain Gagne : bergeronnette grise, grand cormoran
Michel Queral : bouscarle de cetti
Raphaël Bussière : canard colvert, cygne tuberculé, mouette rieuse
Fabrice Cahez : cincle Plongeur, martin pêcheur
Etienne Dupoux : goéland leucophée

Les 10 espèces à observer en plaine de Bièvre

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La plaine de Bièvre est une étendue de nature de six kilomètres sur trente, située en Isère. Proche de l’aéroport de Grenoble, cette campagne préservée offre une vue imprenable sur les massifs alentours. Ce milieux idéal pour les repas à la ferme, les promenades, sorties à vélo et pique-niques est également un passage important pour beaucoup d’espèces sauvages. En effet, les oiseux migrateurs notamment en ont fait un lieu de repos où ils viennent s’y nourrir et s’abreuver grâce aux nombreux points d’eaux présents.
Entre rapaces, passereaux, mammifères… la plaine de Bièvre permet à une faune très diversifiée de s’y ébattre.
À vos observations !

L’alouette des champs

Elle est souvent observée dans les campagnes, les zones cultivées et les marais. Si vous êtes à sa recherche, soyez attentifs à son plumage brun clair qui la rend presque invisible au sol. C’est là qu’elle recherche sa nourriture, composée de graines, d’insectes, de larves et des petits invertébrés.

Le saviez-vous ? Sur de longues distances, le vol de l’alouette des champs est ondulant mais elle possède également un vol direct rapide qui peut atteindre presque 60 km/h.

 

Le bruant proyer

On l’aperçoit sur les plateaux, les plaines dégagées et les zones agricoles comme les champs de céréales et les pâtures. Quand il est jeune, il apprécie les insectes et les petits invertébrés mais préfère les graines, les herbes, les baies et les fruits à l’âge adulte. Le nid d’herbes et de brindilles est bien caché dans les herbes.

Le saviez-vous ? Posté sur un fil, un pylône, un poteau ou une clôture, le mâle passe la majeure partie de la période de nidification à chanter.

 

Le busard cendré

Vous aurez peut-être l’occasion de voir ce rapace migrateur dans des paysages humides comme les marais et les landes, les prairies et les champs de céréales, idéals pour chasser. Il se nourrit de petits rongeurs, de lézards et de passereaux qui se trouvent à terre comme les alouettes ou les pipits et niche le plus souvent en couple. Cette espèce particullièrement vulnérable fait l’objet d’une campagne de sauvegarde annuelle menée par notre association.

Le saviez-vous ? Le busard cendré niche au sol, dans les prairies de culture qui ont remplacé son habitat naturel. De nombreux agriculteurs acceptent de retarder la fauche d’une partie de leur champ pour permettre aux jeunes de terminer leur croissance et de s’envoler.

 

 

La buse variable

Connue du grand public, elle se trouve dans les milieux boisés, des petits bosquets jusqu’aux forêts, proches des marais ou des côtes rocheuses, souvent observée en plein vol ou postée en hauteur. La plupart des animaux dont elle se nourrit (rongeurs, oiseaux et petits reptiles) sont repérés en hauteur, depuis un piquet ou une branche. Son nid est placé en haut des arbres des forêts, en plaine ou en montagne.

Le saviez-vous ? La buse variable tient son nom de la diversité des motifs et des coloris de son plumage. Aussi, ces caractéristiques physiques ne permettent pas de déterminer le sexe de l’individu.

Le faucon crécerelle

C’est un petit rapace commun de la taille d’un pigeon qui vit dans les zones cultivées et peu boisées comme les landes et que l’on peut aussi voir dans les villes. Il est assez agressif et peut attaquer ses proies avec vigueur, en général des micromammifères comme les souris, les mulots ou les campagnols.

Le saviez-vous ? Le faucon crécerelle tient son nom de son chant très caractéristique, ponctué de cris hauts-perchés.

 

Le lièvre d’Europe

Vous connaissez sans aucun doute ce mammifère amateur des champs, des cultures et des lisières de forêts où il peut construire un gîte dans la terre pour s’abriter. Ces milieux lui offrent des plantes herbacées, des baies, des bourgeons et des plantes cultivées comme les pousses de betteraves ou de navets, selon la saison.

Le saviez-vous ? Le lièvre d’Europe peut dépasser la vitesse de 60 km/h en course mais est aussi un très bon nageur qui peut traverser une étendue d’eau à la nage en cas de besoin.

Le pigeon ramier

Vous le rencontrerez facilement dans les parcs et les jardins comme dans les terres cultivées et les prairies. Ce sont dans ces milieux qu’il recherche graines, bourgeons, feuilles et baies mais aussi des insectes et des vers, selon la saison. Son nid est construit dans une fourche d’arbre et peut être utilisé pour plusieurs pontes successives.

Le saviez-vous ? On observe des variations très marquées de la saison de nidification du pigeon ramier, selon les régions et l’accès à la nourriture.

Le milan noir

Il vous faudra visiter des terrains plats avec de grands arbres et des cours d’eaux (lacs et marais) comme les vallées de montagnes pour tenter de le voir. C’est là qu’il prépare son nid, dans les arbres de pleine campagne. Malgré tout, il reste assez proche des villes car il profite des décharges et des dépôts d’ordures pour se nourrir, en plus des poissons qu’il mange dans la nature.

Le saviez-vous ? Espèce migratrice à l’aire de répartition extrêmement vaste, le milan noir est l’un des rapaces les plus fréquemment observé au monde.

 

Lœdicnème criard

Rendez-vous dans les grands terrains ensoleillés occupés par les landes sèches et caillouteuses. Guettez attentivement, il passe la plus grande partie de la journée figé et tapi au sol pour se protéger du danger, ce qui le rend difficile à apercevoir. Cet oiseau grégaire apprécie les larves, les insectes mais aussi les escargots, les grenouilles et les campagnols. Il donne naissance à des petits dans une cuvette creusée dans le sol.

Le saviez-vous ? Si l’œdicnème criard repère un danger, il peut feindre une blessure en se déplaçant en sautillant maladroitement, afin de détourner l’attention du prédateur tout en l’éloignant de son nid.

Le tarier pâtre

Soyez attentifs, ce petit passereau fréquente les landes, les près et les cultures, en basse altitude comme en montagne. Il se nourrit surtout d’insectes, d’araignées et de petits vers qu’il repère depuis un perchoir. Il est plutôt territorial pendant la période de reproduction et cherche des perchoirs en hauteur pour surveiller son habitat.

Le saviez-vous ? Les membres du couple de tarier pâtres restent toujours à proximité l’un de l’autre. Si l’un est dérangé et s’envole, l’autre le suit puis ils reviennent ensemble au domaine lorsque l’alerte est passée.

Bonne promenade en plaine de Bièvre ! N’oubliez pas d’enregistrer vos observations d’espèces sur Faune-isère !

Sources
http://www.oiseaux.net
http://observatoire-rapaces.lpo.fr
http://www.oiseau-libre.net
http://www.oiseaux-birds.com
https://animal.cheloniophilie.com
http://animaux.org

http://www.conservation-nature.fr
https://fr.wikipedia.org

Crédit photos :
Etienne Dupoux (alouettes des champs)
Raphaël Bussière (bruant proyer)
Fabrice Cahez (busard cendré)
Gérard Navizet (buse variable) : http://gerard-navizet.fr/site/

Alain Gagne (faucon crécerelle, milan noir, œdicnème criard, tarier pâtre)
Jean Deschâtres (lièvre d’Europe)
Sylvain Chapuis (pigeon ramier)

Les 20 espèces à observer sur les massifs de la Chartreuse et du Vercors – Partie 2

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Profitez de l’arrivée des beaux jours pour aller à la rencontre des oiseaux et des mammifères sauvages, vous aurez peut-être la chance d’y faire ces observations :

La grive draine

La grive draine est une espèce de passereaux qui vit dans les forêts clairsemées, les prairies, les lisières forestières ou encore les vieux vergers. Contrairement à la grive musicienne, elle préfère les zones ouvertes et dégagées qui autorisent une vision plus nette, lui permettant de fuir rapidement et facilement en cas de prédation.
Principalement insectivore et appréciant les petits escargots et les larves, la grive draine se nourrit aussi de baies en été.
Habituellement seule ou en couple, il lui arrive à la fin de l’été de se rassembler avec ses congénères. Nous pouvons alors l’observer en groupe d’une cinquantaine d’individus.

Le saviez-vous ? Parce qu’elle a besoin d’un large territoire, la grive draine se montre très agressive et défend vivement arbres et arbustes quand d’autres oiseaux essaient de lui voler les fruits qui s’y trouvent.

La grive musicienne

Plus petite que la grive draine, la grive musicienne vit dans les forêts claires de feuillus et de confères ainsi que dans les parcs et les jardins.
Elle se nourrit notamment d’escargots dont elle ouvre la coquille en la cassant sur une pierre. Elle est aussi très friande de vers de terre, de limaces, de larves et d’insectes en tout genre.
La grive musicienne prépare un nid robuste assez bas, dans des sites à l’ombre des arbustes et des bosquets.

Le saviez-vous ? La grive musicienne tient son nom de par son chant très mélodieux, annonciateur du printemps, capable de se faire entendre de très loin dans la campagne et que l’on peut entendre du matin jusqu’au soir.

Le merle à plastron

Le merle à plastron est une espèce montagnarde que l’on peut observer dans les milieux ouverts comme les landes qui présentent la végétation d’arbustes et de buissons. Il ressemble beaucoup au merle noir mais il arbore un plastron blanc qui lui vaut son nom.
Son régime alimentaire varie selon les saisons. De la fin de l’hiver jusqu’à l’été, il se nourrit d’invertébrés et d’insectes mais il préfère les fruits et les baies de automne jusqu’en hiver.

Il niche en lisière de forêt montagneuses entre 800 et 2000 m d’altitude, à proximité du sol dans la végétation d’un talus ou d’un buisson. On l’observe assez facilement en montagne à la belle saison.

Le saviez-vous ? Le merle à plastron est très actif, ce qui rend le temps d’observation relativement court. Cela rend son vol particulièrement agile et rapide.

La mésange noire

La mésange noire est la plus petite des mésanges et la plus typique des forêts de montagne. Elle vit essentiellement en haut des épicéas qui lui offrent graines et insectes pour se nourrir. Elle est également adepte des mangeoires qui complètent son alimentation.
On la retrouve dans les massifs forestiers de conifères ainsi que dans les parcs et les jardins qui présentent de hauts sapins. On l’observe se déplacer rapidement d’arbres et arbres lorsqu’elle est à la recherche de nourriture.
Part manque de cavités dans les arbres, elle niche à même le sol mais apprécie tout de même le confort de nos nichoirs.

Le saviez-vous ? La petite tâche blanche qu’elle arbore sous la nuque et l’absence de barre noir ventrale permet de la différencier rapidement de la mésange charbonnière.

Le pic noir

Le pic noir est le plus grand des pics européens. Il est originaire des forêts montagnardes de feuillus et de conifères, en plaine comme en montagne, idéaux pour son alimentation et son mode de nidification.
En véritable architecte des forêts, il est capable de forer de grandes crevasses dans le creux des arbres dans lesquelles il y installe son nid. Ces mêmes cavités seront utilisées à son départ par les chouettes de Tengmalm, les mésanges et même les abeilles ou les guêpes. Au printemps, les forêts de moyenne montagne résonne des tambourinages puissants du pic noir.
C’est un très bon grimpeur qui s’accroche aux troncs des arbres pendant qu’il cherche sa nourriture.
Sa nourriture se compose essentiellement de fourmis ainsi que d’autres insectes et de larves de coléoptères.

Le saviez-vous ? Lors de la recherche de nourriture, le pic noir est capable de creuser un trou qui traverse de part en part un arbre mort.

Le pipit des arbres

Le pipit des arbres et l’un des sept représentants des espèces de pipits que l’on peut trouver en France. Arboricole, il aime les milieux ouverts comme les clairières, les landes et les zones de transition entre champs et taillis et peut être observé jusqu’à 2300 m d’altitude.
Pour son repas, il apprécie particulièrement une variété d’invertébrés, des insectes comme les coléoptères et quelques escargots.
Son nid fait d’herbes et de mousse se trouve au sol, caché sous la végétation.

Le saviez-vous ? Les parades amoureuses du pipit des arbres sont spectaculaires : il monte vers le ciel depuis un perchoir, chante lorsqu’il atteint le sommet de son ascension et redescend, les ailes ouvertes en parachute.

Le pipit spioncelle

Le pipit spioncelle est une espèce alpine qui fréquente volontiers les pelouses et les pâturages jusqu’à 2500 m d’altitude. On le rencontre particulièrement en hiver dans les basses terres riches en végétation, proches des fleuves, des rivières et des lacs.
Son vol est farouche, il s’envole rapidement et parcours une assez longue distance avant de se poser.
Il se nourrit essentiellement d’invertébrés et de graines et niche à même le sol ou dans des crevasses de rochers.

Le saviez-vous ? Les pipits doivent leur nom à la sonorité de leur chant. Lorsqu’on l’entend, on croirait que le pipit spioncelle chante son nom.

Le renard roux

Le renard roux est l’espèce de renard la plus répandue en Europe, Asie, Australie et au nord de l’Afrique. Son spectre d’habitats est très varié. On le retrouve dans des espaces dégagés comme les prairies et les cultures mais aussi dans les zones plus couvertes comme les forêts ou les bosquets. On remarque que la recherche de nourriture le contraint à s’approcher de plus en plus des zones urbaines.
Le renard roux se nourrit de petits mammifères (lapins, souris, hérissons, etc.), d’oiseaux et de fruits.
Il vit en petits groupes familiaux généralement plus actifs la nuit.

Le saviez-vous ? Le renard roux, pour chasser, utilise une technique appelée mulotage qui consiste à sauter à pieds joints et à retomber, pattes avant, sur la proie.

Le roitelet huppé

D’à peine 5 grammes, le roitelet huppé est le plus petit oiseau d’Europe. Il habite et niche dans les forêts de conifères et de feuillus, les grands jardins et les parcs.
Bien qu’il soit minuscule, il n’en reste pas moins actif. Très vif et peu farouche, on l’observe facilement en train de voleter d’un arbre à l’autre en agitant les ailes et la queue.
À la recherche de nourriture, il fait des acrobaties dans la végétation pour trouver insectes et araignées dans les troncs des arbres. L’hiver venu, il se nourrit aussi de graines.

Le saviez-vous ? Son chant est rythmé de cris très haut-perchés dont la fréquence peut même être inaudible pour certaines oreilles.

Le tétras lyre

Espèce emblématique des montagnes et des forêts, le tétras lyre vit jusqu’à 2300 m d’altitude dans les forêts de conifères qui présentent des zones ouvertes comme des landes ou des clairières.
Son régime alimentaire est principalement constitué de végétaux. Il comprend bourgeons, feuilles, graines, fleurs et fruits d’arbrisseaux. Son alimentation peut être complétée par des insectes.
Quand les températures de l’hiver sont trop rudes, le tétras lyre s’enfonce dans la neige pour se protéger du froid. Cela lui permet aussi d’économiser son énergie.
Cette espèce en déclin au niveau alpin est encore plus en danger dans les préalpes où son habitat se réduit et où elle est victime de dérangement hivernal qui atteint sa condition et où elle est encore chassable.

Le saviez-vous ? Pendant la parade, il n’est pas rare que deux mâles se retrouvent l’un en face de l’autre dans un combat rituel qui peut parfois se terminer en vraie lutte.

Profitez du printemps pour observer la faune qui habite le département. N’oubliez pas de rentrer vos observation sur le site participatif http://www.faune-isere.org/ !

Crédit Photos
Grive draine ©Karine Drost
Grive musicienne ©Christian Kerihuel
Merle à platron, pic noir, roitelet huppé, tétras lyre ©Denis Simonin
Mésange noire ©Raphaël Bussière
Pipit des arbres ©Sylvain Chapuis
Renard roux ©Guy Bourderionnet

Sources
http://www.oiseaux.net
http://www.oisillon.net
http://www.oiseau-libre.net
http://www.oiseaux-birds.com
https://fr.wikipedia.org
http://www.grives.net
http://vigienature.mnhn.fr
http://www.futura-sciences.com
https://animal.cheloniophilie.com
http://www.ecrins-parcnational.fr

Les 20 espèces à observer sur les massifs de la Chartreuse et du Vercors – Partie 1

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L’Isère et ses paysages variés présentent une faune particulièrement diversifiée et complexe. Les observations d’espèces sauvages nous permettent de nous rendre compte de la richesse de ce territoire en terme de biodiversité.
Les massifs de la Chartreuse et du Vercors abritent falaises, forêts et plaines et permettent à une faune sauvage aux exigences biologiques très différentes de s’ébattre.
Profitez de l’arrivée des beaux jours pour aller à la rencontre des oiseaux et des mammifères sauvages, vous aurez peut-être la chance d’y faire ces observations :

L’accenteur mouchet

De la taille d’un rouge-gorge, l’accenteur mouchet est un oiseau très discret qui mène une vie cachée dans les fourrés ou les arbres qu’il fréquence. Il possède un large spectre d’habitats. On peut en effet le retrouver dans les boisements de conifères, les fourrés ou les broussailles touffues jusqu’à 2000 m d’altitude. Il fréquente aussi les jardins, les parcs et les haies.
Insectivore, il apprécie également les mangeoires.

Le saviez-vous ? Malgré son caractère discret, l’accenteur mouchet est un oiseau polygame qui ne vit pas en couple mais en petit groupe de 3 ou 4 individus.


Le bec croisé des sapins

Comme l’indique son nom, le bec croisé des sapins est un oiseau que l’on reconnaît facilement grâce à son bec qui possède deux mandibules croisées.
Il vit jusqu’à 3000 m d’altitude, dans les forêts de conifères, de pins ou d’épicéas dont les graines font parties de son alimentation. C’est grâce à son bec croisé qu’il parvient à extraire les cônes des arbres puis à les décortiquer pour déguster les graines qu’ils contiennent. À la recherche de nourriture, on peut l’observer en train de grimper le long des troncs à l’aide de son bec, à la manière des perroquets. On l’aperçoit souvent en bande au sommet des sapins.

Le saviez-vous ? Tout comme les humains peuvent être droitiers ou gauchers, le bec croisé des sapins peut avoir le bec croisé à droite ou à gauche. Les gauchers seraient majoritaires, même si cette particularité n’a aucune incidence sur leur vie.


Le bouquetin des Alpes

Le bouquetin des alpes est un mammifère de haute-montagne, appréciant particulièrement les zones rocheuses d’altitude. Le mâle, appelé bouc, se reconnaît facilement grâce à ses deux longues cornes. La femelle, l’étagne, possède des cornes beaucoup plus petites.
Leurs sabots « antidérapants » leur assurent une grande agilité sur les rochers et les dalles lisses.

Herbivore, il se nourrit essentiellement de graminées, de jeunes pousses, de rameaux, de mousse ou de lichens, jusqu’à 20 kg par jour. Le bouquetin est le seul ongulé non-chassé en France, ce qui explique pourquoi on peut parfois l’observer de près.

Le saviez-vous ? Le bouquetin des Alpes peut sauter plus de 6 mètres de longueur, et galoper à plus de 70 km/h sur terrain plat.

Le bouvreuil pivoine

L’habitat du bouvreuil pivoine se situe dans les forêts mixtes, les parcs touffus ou encore les grands jardins, tant que des conifères s’y trouvent.
Au printemps, on peut l’observer en groupe d’une cinquantaine d’individus, période à laquelle il se nourrit de bourgeons d’arbres fruitiers. Mais c’est principalement en hiver qu’il se fait remarquer, lorsqu’on l’aperçoit actif auprès des mangeoires.
Il niche sur les branches des arbres, dans les buissons ou les taillis.

Le saviez-vous ? Le bouvreuil pivoine est un oiseau timide et discret, tout comme son chant qui est à peine audible.

Le chamois

Mammifère emblématique des Alpes, il est facilement reconnaissable grâce à sa tête bicolore et ses deux cornes fines en crochet à l’extrémité. La silhouette du chamois, bien que plus svelte, s’apparente à celle de la chèvre. Il vit exclusivement en montagne dans les zones rocheuses, entre 800 et 2300 m d’altitude, parfois jusqu’à 3500 m en été.
Le chamois, mammifère diurne, est extrêmement agile et demeure un excellent grimpeur et sauteur.
Il est herbivore comme le bouquetin et apprécie les jeunes pousses, les rameaux et les plantes herbacées.

Le saviez-vous ? S’il est difficile d’approcher les chamois, c’est parce que leur ouïe est très fine, leur champs visuel très large et parce qu’ils sont capables de sentir des odeurs jusqu’à 800 mètres de distance.

Le chocard à bec jaune

Le chocard à bec jaune, noir comme un corbeau, est un corvidé commun des hautes-montagnes. Bien connu des randonneurs, on l’observe généralement près des pâturages de haute altitude, à proximité des façades rocheuses ou au sommet des montagnes, attendant de manger les restes du pique-nique des randonneurs.
C’est un oiseau omnivore qui consomme insectes, œufs, petits invertébrés, charognes de rongeurs, graines, etc.
Très sociable, le chocard à bec jaune peut facilement être aperçu dans de grandes bandes pouvant atteindre jusqu’à plusieurs centaines d’individus, qui se divisent en plus petits groupes pour chercher la nourriture.

Le saviez-vous ? En véritable cascadeur, il est capable d’exécuter de véritables vols acrobatiques avec glissades, vrilles, balancements et piqués avec les ailes repliées.

La chouette chevêchette

C’est le plus petit rapace nocturne d’Europe, mesurant en moyenne 16 cm de hauteur.
Habitante des zones boisées, la chouette chevêchette affectionne particulièrement les vieux conifères de hautes-montagnes, au dessus de 1000 m d’altitude, entrecoupés de clairières. Elle cherche les cavités dans les troncs d’arbres où elle pourra nicher et stocker sa nourriture, c’est pourquoi on la retrouve dans des forêts comportant de vieux arbres.
Elle se nourrit de petits oiseaux : grives, fauvettes, gobe-mouches, mésanges et chasse également des petits mammifères comme les campagnols, mulots, souris ou musaraignes.

Le saviez-vous ? La chouette chevêchette n’apprécie pas beaucoup chasser en terrain dégagé. Pour attraper sa proie, elle préfère se tapir de longs moments dans les arbres ou les buissons.

La chouette de Tengmalm

La chouette de Tengmalm est un rapace strictement nocturne d’environs 25 cm de hauteur. Sa période d’activité est à la fin du crépuscule et tôt à l’aube. Elle apprécie les forêts de résineux dans les zones montagneuses, où elle trouve des cavités favorables à la nidification. Les observations de cette petite chouette se situent en moyenne vers 1800 m d’altitude.
Comme la chevêchette, elle se nourrit de micromammifères comme les mulots ou campagnols et peut capturer, plus rarement, des oiseaux ou des insectes.

Le saviez-vous ? Pour nicher, la chouette de Tengmalm profite généralement des cavités dans les arbres creusées par le pic noir.

La gélinotte des bois

La gélinotte des bois est la plus petite et la plus forestière représentante de la famille des tétraonidés. Elle vit dans les boisements de résineux et de feuillus, jusqu’à 1900 m d’altitude.
Sédentaire, elle ne se déplace que dans des zones de forêts relativement rapprochées, en couple ou en petits groupes familiaux qui se séparent en l’automne. Elle est assez discrète et prend soin d’être cachée dans l’étage inférieur des arbres pour assurer sa protection, ce qui la rend difficile à observer. Elle a donc besoin, pour son habitat, d’un couvert forestier comportant différentes strates et différentes essences d’arbres.
Son alimentation est composée essentiellement de plantes comme les jeunes pousses, bourgeons, feuilles et également d’insectes et de limaces, de baies et de fruits.

Le saviez-vous ? La gélinotte des bois, lorsqu’elle a trouvé un territoire qui comble ses besoins vitaux, s’y installe et le protège tout au long de sa vie.

Le grand corbeau

Aussi gros qu’une buse, le grand corbeau est le plus imposant des corvidés européens. Il est facilement identifiable par son plumage noir et son bec massif et arqué que l’on peut aussi reconnaître en plein vol.
Il vit dans des habitats divers : falaises maritimes, landes et plaines ou encore dans les montagnes où il niche dans les falaises jusqu’à 2000 m d’altitude.
C’est un charognard omnivore dont le menu se compose d’invertébrés, de poussins, d’œufs, de reptiles ou encore d’amphibiens. Il se nourrit également de céréales et de fruits comme les baies.

Son vol est élégant. En effet, ses longues ailes lui permettent d’effectuer des acrobaties et de belles séquences de vol plané.

Le saviez-vous ? Le grand corbeau a été relégué aux espaces rupestres comme la montagne mais ce n’est pas son habitat de prédilection. Il a fuit le dérangement anthropique.

Profitez de vos promenades sur les massifs pour entrer vos observations d’espèces sauvages sur le site participatif http://www.faune-isere.org !

Crédit photo
Accenteur mouchet ©Raphaël Bussière
Bec croisé des sapins, bouvreuil pivoine, chouette chevêchette, chouette de Tengmalm ©Denis Simonin
Bouquetin des Alpes, gélinotte des bois ©Alain Gagne
Chamois ©Jacques Prévost
Chocard à bec jaune, grand corbeau ©Thomas Cugnod

Sources
www.oiseaux.net
www.oisillon.net
www.oiseau-libre.net
fr.wikipedia.org
http://animal.cheloniophilie.com
http://alpesoiseaux.free.fr
http://animaux.org
www.oiseaux-birds.com
http://ecologie.nature.free.fr
http://grimoirescarnets.canalblog.com
http://rapaces.lpo.fr
www.marchelibre.be
www.migraction.net

Les collisions routières sous haute surveillance !

Un commentaire

Les LPO de Rhône-Alpes se sont engagées dans un travail avec le CEREMA, la Fédération Régionale des Chasseurs et la FRAPNA sur la mortalité de la faune sur la route. Ce travail est soutenu par la DREAL et la Région Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre de la mise en œuvre du SRCE.

Grand duc, Moirans, 19 août 2007_rt

Différentes actions sont prévues dont notamment :

  • Une analyse fine des données,
  • L’amélioration du module mortalité,
  • Le développement d’un module spécifique pour l’application smartphone.

L’analyse des données est basée essentiellement sur vos observations saisies dans Visionature. Ainsi, afin d’améliorer la qualité de telles analyses, nous vous invitons à noter précisément toutes vos observations d’animaux morts, en cochant la case  « l’animal est mort » puis en renseignant la cause.

En 2015, après trois années de collectes, un premier travail d’analyse avait été réalisé par Irène Carravieri, stagiaire LPO Rhône-Alpes.

Le travail d’analyse sera poursuivi dans les années à venir. Dans ce cadre-là, nous vous invitons à saisir le plus précisément possible l’ensemble des données de mortalité sur Faune-Isère en cochant la case « l’animal est mort » puis en renseignant la cause.

Le pointage précis et la mention de la cause de la mortalité sont des éléments clés pour travailler finement sur les données.

Par ailleurs les « petits » animaux ne sont pas à négliger (amphibiens, reptiles, micromammifères…).

Le principal objectif est de réduire la mortalité de la faune sauvage sur les tronçons les plus accidentogènes du réseau routier rhônalpin. Néanmoins, les actions pour réduire la mortalité dépendront des gestionnaires des infrastructures routières. Pour toute précision n’hésitez pas à contacter Anaëlle Atamaniuk, salariée LPO Isère (etudes.bdd.isere@lpo.fr).

MERCI !

IsereChaleur

Document à télécharger :  NewsVNlien-5487.pdf

Journée technique de validation du statut de conservation de la faune de l’Isère

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Le jeudi 3 décembre s’est déroulée la journée technique de validation du statut de conservation des espèces, organisée par la LPO Isère et le Muséum de Grenoble. Cette journée avait pour but de réaliser un travail de concertation, avec les spécialistes isérois, autour de l’élaboration du statut de conservation de la faune à préserver sur le territoire. Rendez-vous le 13 janvier à 19h en salle Robert Beck (MNEI, Grenoble) pour la présentation des résultats !

Crédit photo : Denis Simonin, Rémi Fonters, Danielle Favre Nicolin, Karelj

La liste des statuts de conservation est un inventaire des espèces qui indique leur risque de disparition sur le département de l’Isère. Elle est réalisée par la LPO Isère en collaboration avec le Département. Cette liste est un outil d’alerte, de diagnostic et d’évaluation. Elle permet d’estimer les espèces en danger, mais aussi de connaître les menaces qui pèsent sur la biodiversité.

Ce travail permet de mener des actions de protection et de conservation de la faune sauvage plus pertinente sur le territoire de l’Isère.

Environ 326 espèces sont concernées et classées dans les 8 différentes catégories allant de « préoccupation mineure » à « en danger critique de disparition ».

Ce travail a été possible notamment grâce aux observations du site Internet www.faune-isere.org, qui regroupe à ce jour plus d’un million et demi de données. Ce travail est complété par d’autres sources d’informations comme les suivis d’abondances (les STOC – Suivis temporels des oiseaux communs) ou les résultats d’inventaires et de prospections réalisés.

L’établissement des statuts de conservation est basé sur plusieurs critères de la méthodologie « des listes rouges » de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).

Statuts de conservation

Après élaboration d’une première liste certains documents ont été ajoutés, notamment concernant l’ichtyofaune (poissons), et une partie de l’entomofaune (odonates, lépidoptères, orthoptères et certains coléoptères).

Cette journée technique a permis d’affiner, de compléter, de débattre, d’ajuster, de recueillir des informations supplémentaires et surtout de valider les statuts.

Déroulement de la journée

La matinée a été dédiée à l’explication des principes de la liste et de ses enjeux ; ainsi qu’à la description de la méthodologie basée sur des exemples et une explication du déroulement des ateliers. Jean Marc Taupiac , Directeur de la LPO Isère et Frédéric Dalvai, Coordinateur de la biodiversité au Département ont présenté le projet.

Les salariés de la LPO Isère ont présenté la méthodologie mise en place ainsi que le travail réalisé.

Enfin, Catherine Gauthier, du Muséum de Grenoble, a fait la présentation de l’avancement du projet NaturIsère. Ce projet vise à créer un site internet collaboratif autour de la connaissance de la biodiversité et du rapport à la nature de chacun des citoyens du territoire. Il s’agira d’une plateforme ouverte à tous ceux qui sont désireux de mieux connaître la nature, de partager et d’enrichir cette connaissance.

Au cours de cette journée, 6 ateliers techniques différents ont eu lieu afin de regrouper les espèces par taxons, à savoir : oiseaux, amphibiens et reptiles, chauve-souris, autres mammifères, poissons et invertébrés.

Chaque atelier se déroulait dans une salle avec les spécialistes des espèces.

Étaient mises à disposition des cartes de répartition des espèces pour appuyer les propos et les critères détaillés pour la classification.

Certaines espèces ont suscité plus de débats que d’autres concernant la détermination de leur statut de conservation. Ces débats riches, animés par des spécialistes, ont permis d’affiner les statuts.

Au vu des informations assez complètes et du travail réalisé sur chaque taxon, peu d’espèces ont été sujettes aux débats. Quelques délibérations ont notamment eu lieu concernant les galliformes de montagne et les rapaces, sur les crapauds, ainsi que sur certains grands mammifères.

C‘est la première fois en Isère qu‘un travail aussi complet est réalisé sur les poissons et qu’ils sont inclus sur une liste de classification. De plus, chez les invertébrés c’est la première fois qu’il a été réalisé une mise en commun des travaux réalisés sur les différents groupes.

Globalement presque tous les statuts ont été définis et validés.

La fin de la journée s’est terminée par un retour sur le questionnaire envoyé par le Département intitulé « Qui fait quoi ? ». Ce questionnaire a pour but de mieux identifier les travaux réalisés par les différentes structures afin d’optimiser les recherches effectuées sur le territoire.

Les statuts de conservation des espèces en Isère seront disponibles très prochainement, une conférence présentation aura lieu le 13 janvier à 19h à la MNEI en salle Robert Beck.

L’élaboration de cette liste permettra d’organiser un séminaire de travail afin de réfléchir à l’élaboration des actions prioritaires pour la protection et la conservation de la faune au niveau départemental, courant 2016.

Vol libre, ski de randonnée, escalade et biodiversité : La LPO Isère au festival Ciné Montagne

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Cela fait deux ans que la LPO Isère s’est fixée comme objectif de sensibiliser les pratiquants des activités de pleine nature aux enjeux de la biodiversité. Cette action touche particulièrement l’Isère, concernée par les divers massifs montagneux des Alpes qui possèdent une flore et une faune unique.

© Lagopède alpin - Alain Gagne
© Lagopède alpin – Alain Gagne

La LPO Isère cherche à préserver la richesse exceptionnelle de notre patrimoine naturel. En effet, la biodiversité de montagne, résiste mal aux divers changements liés à l’activité humaine.

C’est donc tout naturellement que la LPO Isère a engagé un processus de concertation, afin de limiter l’impact de ces activités sportives.

Avec le Département de l’Isère et les différents acteurs concernés, la LPO Isère s’efforce de mettre en place diverses actions autour de trois pratiques : le vol libre (parapente, deltaplane, etc.), le ski de montagne et l’escalade.

Ce travail conjoint a débuté par la collaboration avec le CODEVOLI (Comité Départemental de Vol Libre de l’Isère) et la première application de ce partenariat a eu lieu lors de la Coupe Icare 2014. L’équipe d’animation a participé à la rédaction de panneaux pédagogiques, réalisé, une exposition des conférences, des animations et activités spécifiques. Cela dans le but de sensibiliser et d’informer sur les risques de dérangement de la faune liés au vol libre.

Ces actions sont réalisées en concertation avec les praticiens et leurs représentants afin de trouver des solutions convenant à tous. L’association a, par la suite, travaillé en lien avec les clubs et écoles de vol libre de Chartreuse afin de recueillir leur avis sur la démarche.

De cette association a émergé une carte à destination des pratiquants de vol libre sur le massif de la Chartreuse. Cette carte permet de retrouver différentes informations techniques pour les sportifs (les sites de décollages et d’atterrissages avec leurs accès, l’aérologie, etc.) ; y sont également référencées les différentes espèces d’oiseaux que les sportifs peuvent côtoyer durant le vol, avec des informations spécifiques pour certaines espèces (les périodes critiques en survol, les techniques a adopter, les règles de survol, etc.). Cette carte préconise une pratique plus respectueuse de la faune sauvage.

Toutes ces informations sont présentées de façon simple et éducative avec une traduction en anglais.

L’objectif est de continuer cette démarche sur d’autres massifs alpins ainsi que sur l’ensemble du département.

Les différentes actions entreprises ont suscité de nombreuses réactions positives et intéressées de la part des libéristes, favorables à la poursuite du projet.

En parallèle, l’association souhaite développer cette initiative sur deux autres thématiques : le ski de randonnée et l’escalade. L’équipe travaille en collaboration avec la Maison de la Montagne de la ville de Grenoble et le Département de l’Isère et organise en cette fin d’année des débats et des rencontres sur ces thèmes.

Une rencontre a déjà eu lieu le 14 octobre 2015 sur le thème de la pratique de l’escalade et du dérangement de la faune rupestre. Une deuxième rencontre est déjà programmée le 13 novembre à 17h00 au Muséum de Grenoble, cette fois-ci à propos autour de la pratique du ski de randonnée. Elle se déroule à l’occasion des « 17ème Rencontres du cinéma de montagne ». Naturalistes et skieurs y sont conviés afin de discuter et d’échanger sur ce thème. Les intervenants présenteront les espèces touchées par la pratique du ski de randonnée et les problèmes liés. Cette rencontre permettra de déterminer si des actions sont possibles en collaboration avec les skieurs.

Aussi, dans cette démarche de sensibilisation, la LPO Isère sera présente aux « 17ème rencontres du cinéma de montagne » autour d’un stand commun avec Moutain Wilderness.

L’équipe vous fera découvrir l’exposition « Belle et Fragile, la faune de nos montagnes est en danger ». Cette exposition vous fera découvrir les différents enjeux et dangers pour la faune de montagne. Elle est accompagnée d’un livret vous fournissant plus de détails.

Le a insisté sur l’importance de ces thématiques avec la création récente d’une Mission montagne qui agit de manière transversale sur l’ensemble des thématiques liées à ce milieu.

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Les « 17 èmes rencontres du cinéma de montagne » vont avoir lieu du 10 au 14 novembre 2015 au palais des sports à Grenoble. L’ouverture des portes se fait à 18h et le début des séances est à 20h. L’entré est de 5€. Sauf pour les après midi de projections gratuites.

Nous sollicitons également l’aide et l’avis de tous les pratiquants de sport de plein nature afin de nous accompagner dans nos projets.

Pour nous contacter par courriel animation.isere@lpo.fr ou par téléphone  04 76 51 78 03.

La Chronique du mercredi : Mise à jour de la liste rouge de la faune sauvage en Isère

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Aujourd’hui, Audrey Thiery, 23 ans, titulaire d’un Master en éthologie réalisé à Strasbourg est arrivée pour renforcer l’équipe des chargés d’études dans une mission un peu spéciale.

En effet, dans le cadre de ce Service civique, Audrey devra participer à la mise à jour de la liste rouge des espèces menacées pour l’Isère. Et ainsi participer à la production de la 3ème liste rouge pour l’Isère.

Cette liste informe sur l’état de conservation d’une espèce. C’est à la fois un outil d’alerte, de diagnostic, d’évaluation et d’aide à la décision. Cette liste rouge doit être mise à jour régulièrement (tous les 10 ans maximum) pour être pertinente et juste. La dernière version de celle de l’Isère date de 2007.

Une mise à jour sera donc réalisée en 2015 avec l’objectif d’organiser un séminaire de présentation des études d’ici la fin de l’année. Cette liste départementale, sera basée sur les critères de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Cette liste, dont le concept existe depuis 1960, est basée sur une série de catégories (en danger, vulnérable…) dans lesquelles sont classées les espèces d’après des critères très précis. Ce système permet de faire ressortir les espèces présentant un fort risque d’extinction au niveau mondial, mais également de sensibiliser l’opinion publique et les décideurs. La liste rouge peut servir de base de réflexion à l’élaboration des priorités de conservation, prélude à des actions spécifiques de terrain comme la protection et la gestion des milieux naturels.

Statuts de conservation
Statuts de conservation

En Isère, on estime qu’il existe 330 espèces de vertébrés sur les 523 présentes en France et qu’il y a plus de 900 types d’habitats naturels différents entre les plaines du Rhône jusqu’aux sommets de l’Oisans. La diversité des reliefs et des milieux naturels permet à de nombreuses espèces aux exigences écologiques différentes de coexister sur notre territoire. 152 espèces de vertébrés menacées (oiseaux nicheurs, mammifères, amphibiens, et reptiles) étaient répertoriées sur la 2ème liste rouge de la faune sauvage de l’Isère .

Cette liste rouge permet ainsi de faire ressortir les espèces en Liste-rouge-couv-500-b4241danger mais aussi les principales menaces qui pèsent sur la biodiversité.

La disparition des sites de nidification et des espaces pour l’alimentation menace toutes les espèces.
La faune a besoin de territoires pour nicher, se reproduire, se reposer et s’alimenter. La fragmentation, la pollution, l’urbanisation, de ces espaces la met en danger, il faut donc veiller au maintien des corridors biologiques et à la préservation de la qualité de tous les milieux naturels de notre territoire.

Ce document produit par le Département de l’Isère et avec l’expertise de la LPO Isère permet de mieux constater la perte globale de biodiversité, mais il constitue aussi une base bibliographique pour que les différents acteurs du territoire mènent au mieux des actions en faveur de la biodiversité.

Mieux connaître la biodiversité, pour mieux la protéger, un dicton cher à la LPO Isère.

Adrien Lambert

La Chronique du mercredi : 11ème Nuit de la Chouette

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Dans la nuit du samedi 4 avril au dimanche 5 avril se déroulera la 11ème édition de la Nuit de La Chouette. Tous les deux ans, la LPO et la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France organisent conjointement la Nuit de la Chouette, un événement exceptionnel, pour faire connaître les chouettes et hiboux à un large public et le sensibiliser aux richesses de la nature la nuit.

Cette année, la LPO Isère vous propose plusieurs sorties et animations encadrées par nos bénévo126601-nuit-de-la-chouette-2015-4les :

Sortie nocturne et conférence : Les Rapaces nocturnes du Versoud
Lieu : Le Versoud

Le samedi 4 avril de 19h00 à 20h30 aura lieu à la mairie du Versoud (salle du conseil) une conférence sur les rapaces nocturnes de 19H00 à 20H30. Elle sera suivie d’une sortie terrain sur la commune de 20H30 à 21H30 accessible pour personnes a mobilités réduites. Tout public.

Encadrante : Elsa GUILLAUME

Inscriptions : communication@ville-leversoud.fr

Sortie nocturne et projection : La nuit c’est chouette
Lieu : Saint-Pierre-d’Allevard

Le 4 avril de 19h15 à 22h00, les invités pourront découvrir les rapaces nocturnes de notre région via un diaporama en mairie. Puis suivra le départ pour une écoute en directe en balade nocturne sur l’ENS du Marais de Sailles sur la commune de Saint Pierre d’Allevard. Tout public.

Encadrante : Yasmine KLEIN

Inscriptions : annayk.toulouse@wanadoo.fr

Activité en journée : Construction et pose de nichoirs
Lieu : Saint-Paul-de-Varces

Atelier ouvert à tous. Construction de nichoirs à chouette chevêche et pose de ces nichoirs. De 10h00à 12h00 et de 14h00 à 16h00

Encadrant : Wolfgang FISCHER

Inscriptions : w.fischer@wanadoo.fr

Sortie nocturne : Ballade autour de Fort Barraux et découverte de la nature la nuit
Lieu : Fort Barraux (Grésivaudan)

A partir de 20h30, partez à la découverte des richesses de la nature la nuit mais aussi des dangers et menaces qui pèsent sur la faune nocturne.

Encadrant : Patrick DESCHAMPS

Inscriptions : isere@lpo.fr

Conférence et sortie nocturne : « Projection de diaporama et sortie terrain »
Lieu : Le Sappey-en-Chartreuse

Rendez-vous à 18h00 à la nouvelle école pour assister à une conférence autour du monde de la nature la nuit avant de découvrir la faune nocturne des alentours de la commune.

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© Sylvain Maury

Encadrant : Jacques PRÉVOST

Pas d’inscriptions nécessaires

Plus d’infos : isere@lpo.fr

N’hésitez pas à proposer votre sortie, conférence ou autre !

Par mail : vie-associative.isere@lpo.fr

Certaines de ces actions devraient être menées en partenariat avec l’ANPCEN ( Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturne)