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Samedi 8 décembre, venez installer des nichoirs et des gîtes à chauves-souris à Grenoble !

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Un grand pas pour la biodiversité à Grenoble !

Dans le cadre du budget participatif de la ville de Grenoble,  les habitants, accompagnés de la LPO Isère, ont construit des nichoirs pour accueillir les oiseaux de la ville.
Aujourd’hui, il est temps de les installer pour espérer une occupation de ces logis le plus tôt possible !

La LPO Isère vous propose donc, samedi 8 décembre au matin, de venir poser des nichoirs à mésanges bleues et des gîtes à chauves-souris !

Comment ça se passe concrètement ?

Nous avons besoin d’aide pour deux choses :

  • poser les nichoirs
    >> il faut être à l’aise pour les travaux en hauteur et le bricolage !

La pose aura lieu de 9h à 12h dans les parcs du Bastion et Paul Mistral. Vous aurez à votre disposition tout le matériel nécessaire et une carte des emplacements concernés.

  • tenir un stand LPO à la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère
    >> pas besoin de force physique ni de connaissances naturalistes avancées !

L’objectif de ce stand est tout d’abord de gérer la prise de matériel/cartes des bénévoles qui poseront les nichoirs.
Aussi, vous aurez des jeux et de la documentation à votre disposition pour le grand public. Les horaires sont les mêmes : 9h-12h.

D’autre part, la ville de Grenoble aura un stand et présentera les projets du budget participatif de cette année.

 

L’une de ces activités vous intéresse ? Contactez Benjamin Tosi (LPO Isère) : u2b.isere@lpo.fr

 

Merci à tous pour votre implication !

La Tarente de Maurétanie est à Grenoble !

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En août 2018, des soirées de prospection de la Tarente de Maurétanie ont permis de confirmer la présence de cette espèce dans la ville de Grenoble, déjà connue dans certains quartiers.

© Rémi Fonters
Inoffensive car amatrice d’araignées et d’insectes, la Tarente de Maurétanie est un gecko d’environ 15 centimètres. D’un aspect épineux et d’une coloration lui permettant de se camoufler dans les milieux rocheux, elle possède des lamelles digitales pour grimper aisément sur des parois verticales et se déplacer sous les surplombs.
C’est une espèce discrète en journée mais facilement observable lors des nuits d’été à proximité des lumières urbaines où elle chasse divers insectes.
Avant l’été 2018, grâce à des observations récurrentes d’adultes et de juvéniles recensées sur www.faune-isere.org, la Tarente était connue en Isère dans seulement trois communes : Saint-Marcellin, Eybens et Grenoble. Espèce originaire du pourtour méditerranéen, on estime que sa présence sur le département est due à son introduction par les transports routiers ou ferroviaires.
Afin de mieux connaître sa répartition à Grenoble, des prospections ciblées ont été réalisées de nuit au cours de l’été 2018 à l’intérieur de la ville, le vendredi 3 août et le mardi 15 août.
© Rémi Fonters

Grâce à ces soirées de prospection, 37 tarentes ont été localisées, dont au moins trois juvéniles témoignant d’une reproduction. La majorité d’entre elles se trouve dans les quartiers de la Préfecture et de Chorier-Berriat avec respectivement 21 et 10 tarentes observées dont deux juvéniles.

3 Tarentes sont dissimulées sur cette photo… Saurez-vous les retrouver ? © Iserette André

 

Quatre secteurs ont pu être clairement identifiés : Eybens au sud-est, Porte de France au nord, la Préfecture au centre et Chorier-Berriat à l’ouest. Il est possible que les trois derniers avec le quartier Europole forment une unique population ; des prospections seront à réaliser pour étayer cette hypothèse.
Les équipes salariées et bénévoles de la LPO mèneront aussi des recherches entre Eybens et le centre-ville via les Alliés afin de savoir si les populations connues de Grenoble sont reliées. D’autres recherches auront lieu du côté de l’Île Verte au nord-est et à Seyssinet-Pariset pour confirmer la présence de ce gecko.

Ces résultats prouvent que depuis la première observation dans les rues de Grenoble en 2008, la Tarente de Maurétanie s’est assez largement répartie dans l’agglomération, à cause notamment de la hausse des températures dans ce milieu urbain dense, favorable à sa survie.

© Rémi Fonters
Pour aider les chargés d’études dans leurs recherches, n’hésitez pas à nous faire part de vos observations de Tarente sur www.faune-isere.org !
La LPO Isère tient à remercier tous les bénévoles qui ont participé à ces prospections !

À la recherche de la Tarente de Maurétanie

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Sortie nocturne Tarente de Maurétanie

Vendredi 3 août 21h-23h

Venez nombreux à la recherche de la Tarente de Maurétanie dans Grenoble. Ce petit lézard inoffensif, de la famille des geckos et aux affinités méditerranéennes, n’est connu qu’en milieu urbain en dehors de son aire de répartition. Cette espèce a été observée pour la première fois dans la ville en 1995, arrivée via les transports routiers ou ferroviaire. Depuis, une petite population s’est installée à Grenoble.

La LPO Isère vous invite à une sortie nocturne pour nous aider à préciser son aire de répartition. Le but est de parcourir les rues de Grenoble, dans des zones ciblées, encadré par un membre de l’équipe de la LPO. La tarente étant discrète et grimpant aisément sur les murs, il faudra être très attentif. Armez-vous de vos yeux !

Si vous voulez nous rejoindre ou avoir plus d’informations sur la sortie, contactez la LPO par mail à isere@lpo.fr ou par téléphone au 04 76 51 78 03.

>> télécharger le document détaillé

À la recherche des nids de martinets à Grenoble

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Mercredi dernier, nous étions une petite dizaine, jumelles au cou et tête en l’air, à rechercher les lieux de nidification des martinets à Grenoble.

Après avoir sillonné la rue des Dauphins, la rue Hébert et la rue Bayard, qui offrent de belles vues sur des nids d’hirondelles, notre groupe a fait une première escale Place Notre Dame, où pas moins de 9 nids d’hirondelles ont été comptabilisés !

Nous nous sommes ensuite dirigés vers l’église Saint-André, lieu réputé pour accueillir bon nombre de nids de martinets grâce aux trous présents sur l’ensemble de ses façades.

Jean-Marc Coquelet, bénévole LPO Isère qui suit depuis de nombreuses années les nichées de martinets dans Grenoble, nous avait préparé le terrain : nous avions chacun des schémas ou des photos de l’église, pour pouvoir déterminer et noter les nids occupés par les martinets.

Au total, après environ une heure d’observation, près de 30 nids ont été comptés !

Une sortie similaire est organisée mercredi 4 juillet à partir de 17h (rendez-vous à la MNEI 5 place Bir Hakeim), n’hésitez pas à y participer ! (inscription recommandée : adrien.lambert@lpo.fr)

Cette opération reçoit le soutien de la ville de Grenoble et est réalisée en partenariat avec la ville d’Oxford et la RSPB.

Une sortie « vélo-ornitho » pour observer les oiseaux de Grenoble

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Observer les oiseaux, et pourquoi pas sur un vélo ?

C’est l’idée qu’a proposé l’ADTC -Se déplacer autrement- et la LPO Isère aux habitants de Grenoble.

Mercredi 6 juin, de 17h à 19h et dans le cadre de l’événement « Faites du vélo » organisé par la Métropole de Grenoble, les deux associations ont animé une sortie dans Grenoble, à vélo, à la recherche des oiseaux de la ville.

Encadrés par deux professionnels (un ornithologue et un éducateur vélo), les dix participants à cette sortie ont ainsi pu observer :

  • des martinets
  • des hirondelles de fenêtre et des hirondelles rustiques (et leurs nids !)
  • un milan noir volant au-dessus de Grenoble
  • des fauvettes à tête noire (plus faciles à entendre qu’à voir…)
  • des pinsons des arbres
  • une mésange charbonnière
  • un canard colvert
  • un faucon crécerelle nichant dans la basilique du Sacré-Cœur
  • des merles noirs
  • une bergeronnette grise

  • des pigeons domestiques et ramiers
  • des moineaux domestiques
  • un faucon pèlerin, au loin…
  • et bien d’autres !

Cette sortie, riche en découvertes, a notamment permis de sensibiliser les participants à la problématique du déclin de la biodiversité et des oiseaux aujourd’hui dits « communs ».

Adrien Lambert, qui accompagnait cette sortie pour la LPO Isère, a rappelé qu’une enquête était en cours à Grenoble pour recenser les martinets nicheurs afin de connaître les lieux de nidification et le nombre d’individus de cette espèce (opération recevant le soutien de la ville de Grenoble et réalisée en partenariat avec la ville d’Oxford et la RSPB).

Où nichent les martinets à Grenoble ?

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Afin de mieux connaître et protéger les populations de martinets sur Grenoble, la LPO Isère met en place un petit suivi simple et facile à réaliser afin que chacun(e) puisse s’impliquer dans son quartier.

© Guy Bourderionnet

Engagez-vous pour les martinets

Il vous suffit de rechercher près de chez vous les martinets que vous voyez rentrer sous les toits et nicher dans votre quartier ! Envoyez vos observations (nombre d’oiseaux vus, lieux des nids) à Adrien Lambert : adrien.lambert@lpo.fr

Afin de présenter la démarche et inciter les habitants de Grenoble à s’engager pour les martinets, deux sorties sont organisées dans le centre-ville :

  • mercredi 27 juin de 17h à 19h
  • mercredi 4 juillet de 17h à 19h. Cette sortie sera suivie d’un petit verre dans un bar de Grenoble !

Vous compterez les martinets et partirez à la recherche des nids dans le centre de Grenoble. Rendez-vous à 17h à la Maison de la Nature et de l’Environnement. Inscriptions : adrien.lambert@lpo.fr

Cette opération reçoit le soutien de la ville de Grenoble et est réalisée en partenariat avec la ville d’Oxford et la RSPB.

Par ailleurs, Jean-Marc Coquelet propose plusieurs activités autour des martinets :

  • mercredi 13 juin à 17h30 en salle Arvalis (MNEI) : réunion d’informations sur les hirondelles et les martinets (pas d’inscription préalable)
  • mercredi 20 juin à 17h : sortie « martinets et hirondelles de Grenoble » (pas d’inscription préalable)

 

En savoir plus : Différencier hirondelles et martinets

Observer les faucons crécerelles à Grenoble

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Mercredi dernier, une petite équipe, accompagnée de Jean-Marc Coquelet, s’est aventurée dans les rues de Grenoble à la recherche de faucons crécerelles. Un peu de temps s’est écoulé avant que nous puissions en apercevoir un, mais les informations dont nous avons bénéficié ce jour-là nous permettront d’être plus attentifs quotidiennement.

Le faucon crécerelle se nourrit de souris, mulots, campagnols, jeunes rats, insectes, et parfois de grenouilles et de vers, ce qui fait de lui un auxiliaire précieux de l’agriculteur. Cependant, l’intensification constante de l’agriculture supprime les prairies diversifiées qu’il affectionne pour chasser, mettant cette espèce en péril.

© Alain Gagne

En ville, le faucon crécerelle s’adapte et chasse plutôt certains oiseaux, des lézards, et bien évidemment les souris et les jeunes rats!

Une prochaine sortie est organisée mercredi 30 mai, le rendez-vous est fixé à 17h à la MNEI (5 place Bir Hakeim à Grenoble).

 

Clotilde Niemi

Mieux connaître et protéger les martinets de Grenoble, grâce à vous !

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Afin de mieux connaître et protéger les populations de martinets sur Grenoble nous souhaitons mettre en place un petit suivi simple et facile à réaliser afin que chacun(e) puisse s’impliquer dans son quartier.

© Guy Bourderionnet

Engagez-vous pour les martinets !

Il vous suffit de vous balader une heure près de chez vous, un soir entre 17h et 20h et de noter à la fois votre trajet et les martinets que vous voyez rentrer sous les toits et nicher dans votre quartier !

Deux sorties seront organisées afin de vous faire découvrir les martinets du centre-ville de Grenoble le 21 juin et le 5 juillet. Rdv à 17h15 à la Maison de la Nature et de L’Environnement de l’Isère, fin de la sortie vers 19h.

Nous sommes là pour vous accompagner, n’hésitez pas à nous solliciter ! Merci de nous faire savoir si vous êtes intéressé(e) par mail : communication.isere@lpo.fr

Et sinon…

Si vous pensez ne pas pouvoir nous aider dans le cadre de ce protocole vous pouvez simplement renseigner vos observations de martinets nicheurs sur la commune de Grenoble sur www.faune-isere.org . La moindre observation compte ! Merci à vous. En espérant vous retrouver autour de ce beau projet.

Cette opération reçoit le soutien de la ville de Grenoble et est réalisée en partenariat avec la ville d’Oxford et la RSPB.

Différencier hirondelles et martinets

Les oiseaux les plus observés… au parc Paul Mistral à Grenoble

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Connaissez-vous le Parc Paul Mistral ? Situé à Grenoble, on y trouve notamment la Tour Perret, le Stade des Alpes, la mairie de Grenoble et surtout 27 hectares de nature qui abritent une faune discrète mais très active tout au long de l’année et selon les saisons.
En vous y promenant, vous remarquerez peut-être de nombreuses espèces d’oiseaux : certaines séjournent une partie de l’année dans le parc et d’autres n’y sont que de passage.
Voici une présentation des dix oiseaux les plus observés depuis 2012 dans cette zone de nature, d’après les données récoltées sur le site d’observations
faune-isere.org.

1 LE PINSON DES ARBRES
– Représente 10,6% des observations enregistrées sur le Parc Paul M
istral depuis 2012 sur le site participatif www.faune-isere.org

Parmi les 45 espèces d’oiseaux observées sur les lieux du parc, il arrive en première position du classement. De la taille d’un moineau, le pinson des arbres est l’un des oiseaux les plus communs et familier de nos jardins. L’habitat du pinson des arbres se situe dans les milieux boisés comme les terres agricoles, les parcs et jardins, les haies et bosquets, etc.

Le saviez-vous ? Chaque année pour la nidification, le pinson des arbres revient sur le même territoire. Le mâle défend son habitat et peut se montrer agressif envers les autres oiseaux afin de mettre en fuite ceux qu’il estime être des intrus.

2- LE MERLE NOIR
– Représente 9,9% des observations

Le mâle a un plumage noir et un bec jaune qui le rend facilement identifiable, la femelle arbore des couleurs plus ternes. Vous pouvez observer cet oiseau commun dans toutes les zones boisées comme les forêts, les sous-bois ainsi que dans les milieux plus urbains comme les parcs et les jardins.

Le saviez-vous ? Grand chanteur, le merle noir est l’un des premiers à se faire entendre au lever du jour. Son chant est très mélodieux et très riche, il est rare qu’une même phrase se fasse entendre à la suite.

3- LA MÉSANGE CHARBONNIÈRE
– Représente 9,6% des observations

Bien connue du paysage urbain, la mésange charbonnière est le troisième oiseau le plus observé du parc grenoblois, la plus grande des mésanges d’Europe et la plus commune de France notamment. En général présente dans les jardins et les parcs où elle est à la recherche de nourriture, il est possible de la rencontrer également dans les centres-villes quand ils présentent arbres ou arbustes.

Le saviez-vous ? La mésange charbonnière, comme de nombreuses autres espèces, apprécie beaucoup pouvoir se loger dans des nichoirs lors de la nidification. N’hésitez pas à mettre à sa disposition un petit espace clos afin d’assurer la sécurité des œufs.

4 – LA CORNEILLE NOIRE
– Représente 6,3% des observations

Rien de plus simple que de repérer cette espèce dans la nature : elle est entièrement noire, de son bec effilé jusqu’à ses plumes, en passant par ses yeux et ses pattes, chez les mâles comme chez les femelles. Attention cependant à ne pas la confondre avec un corbeau freux ou un choucas des tours ! La corneille noire s’adapte très facilement à un nouvel habitat, on attribue une grande intelligence à cette espèce (utilisation d’outils notamment). Elle est capable de séjourner en centre-ville comme en campagne, en région boisée comme sur les côtes ou les falaises.

Le saviez-vous ? Le couple de corneilles noires est monogame et les deux partenaires sont unis pour une durée qui peut être de plusieurs années, voire pour la vie.

5 – LA MÉSANGE BLEUE
– Représente 6,1% des observations

La mésange bleue, très active, peut être aperçue en ville comme en campagne, généralement aux alentours des mangeoires. Plus petite que la mésange charbonnière, elle est fréquente dans les zones de feuillus comme les bois, les parcs et les jardins.

Le saviez-vous ? En Grande-Bretagne, elle a obligé les livreurs de lait à remplacer les bouchons en aluminium des bouteilles laissées sur les parvis des maisons par des bouchons en plastique. Elle perçait les couvercles pour y boire le lait et apprenait à ses petits à l’imiter.

6 – LE ROUGE-GORGE FAMILIER
– Représente 4,7% des observations

On reconnaît très facilement le rouge-gorge familier par son abdomen et sa tête orangés qui font contraste avec le reste de son corps. Le mâle et la femelle sont identiques. Facilement observable à proximité des habitations et des jardins, le rouge-gorge apprécie particulièrement les zones boisées, que ce soit dans des milieux isolés de campagnes comme dans les villes.

Le saviez-vous ? Cette espèce est très territoriale, le mâle garde le même territoire toute l’année, la femelle change de territoire après la reproduction mais ne se déplace jamais sur de longues distances. Chez nous les rouges-gorges ne sont pas migrateurs alors qu’ils peuvent l’être dans le Nord de l’Europe.

7 – LE MOINEAU DOMESTIQUE
– Représente 4,7% des observations

Vous l’avez observé de nombreuses fois déjà, c’est une certitude. On le reconnaît sans mal grâce à ses parties supérieures couleur châtain foncé et aux rayures noires que l’on retrouve également sur ses ailes. La femelle est plus discrète : les couleurs de son plumage tirent plutôt dans les tons gris et marron clairs, tout comme son bec. Le moineau domestique, comme l’indique son nom, préfère les zones urbaines et les milieux modifiés par l’être humain, comme les jardins ou les fermes.

Le saviez-vous ? Le moineau domestique est omnivore et apprécie autant les graines et les bourgeons de fruits que les insectes, les larves ou les vers de terre.

8 – LA FAUVETTE A TÊTE NOIRE
– Représente 4% des observations

Cette espèce apprécie particulièrement les zones boisées comme les forêts, les parcs et les vergers où elle trouve sa nourriture. C’est principalement la disponibilité des fruits dont elle se sustente qui va influencer ses déplacements saisonniers. Avec plus de 1500 arbres, le Parc Paul Mistral présente une zone de vie idéale pour la fauvette à tête noire. Le mâle a une calotte noire sur le sommet de la tête et la femelle une calotte brune qui permettent de les identifier facilement.

Le saviez-vous ? La fauvette à tête noire se reproduit partout en France et on peut l’apercevoir jusqu’à 2200 m d’altitude.

9 – LE GRIMPEREAU DES JARDINS
– Représente 4% des observations

Le grimpereau des jardins est un petit oiseau assez discret. On l’observe souvent le long des troncs d’arbres, inspectant la surface de l’écorce en quête de nourriture. Du point de vue de l’apparence, les mâles et les femelles sont identiques. Il est très adepte des jardins et des forêts dotées de vieux arbres dont l’écorce présente des sillons qu’il utilisera pour se nourrir d’insectes.

Le saviez-vous ? Il tient son nom « grimpereau » à sa capacité à grimper de manière très agile aux arbres, en effectuant des spirales autour du tronc et des branches, à la recherche d’insectes.

10 – LE SERIN CINI
– Représente 3,8% des observations

Le serin cini est un oiseau méridional au bec très court, le plus petit de la famille des Fringillidés d’Europe.
Sa couleur jaune rappelle celle de son lointain cousin le serin des Canaries que l’on retrouve souvent en cage conservé en guise d’oiseau domestique. Le serin cini apprécie beaucoup se rendre à la lisière des forêts et dans les clairières ainsi que sur les zones cultivées comme les vergers ou les plantations. Caché dans les arbres, il est notamment possible de l’identifier grâce à son chant ressemblant au bruit d’une chaîne de vélo rouillée.

Le saviez-vous ? Le serin cini est un des rares oiseaux à nourrir ses poussins avec des graines.

Si vous êtes curieux et désireux de partir à la rencontre de la faune de Grenoble, la LPO Isère vous donne rendez-vous le 25 janvier à 19h00 à la MNEI (5 place Bir Hakeim, Grenoble) pour en apprendre plus sur « La faune grenobloise » !

Crédit photos :
©J. Prévost : pinson des arbres
©R. Bussière : merle noir, corneille noire, rouge-gorge familier, fauvette à tête noire
©T. Cugnod : mésange bleue, mésange charbonnière
©B. Fredericson : grimpereau des jardins
©A. Bittès : moineau domestique
©Yvon Toupin : serin cini

Sources
http://www.oiseaux.net
http://www.oiseaux-birds.com
http://www.oiseau-libre.net
http://www.ornithomedia.com
http://www.gerbeaud.com
http://www.iledubeurre.org
https://fr.wikipedia.org

L’impact du changement climatique sur les populations d’oiseaux

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Lorsqu’on parle de l’impact du changement climatique sur la biodiversité on évoque souvent l’ours polaire concerné par la fonte de la banquise ou la grande barrière de corail menacée par l’acidification des océans. Mais ces changements ont des conséquences sur l’ensemble des espèces animales, végétales et des milieux dont elles dépendent.

Les populations d’oiseaux ne font pas exception et les dérèglements climatiques modifient les comportements et la répartition des différentes espèces.

Quelques éléments de réponse

Il existe aujourd’hui peu de données permettant d’affirmer des résultats certains des conséquences du réchauffement climatique sur le vivant.

Mais des tendances fortes sont observées.

Les zones de répartition des populations d’oiseaux ont tendance à se décaler vers le Nord ou à remonter en altitude au fur et à mesure que les températures augmentent. La France étant la limite de l’aire sud de répartition de nombreuses espèces montagnardes ou nordiques ces changements sont d’autant plus marqués. On retrouve, ainsi de plus en plus d’espèces méridionales en Isère.

La dégradation et l’évolution de milieux auparavant favorables à certaines espèces d’oiseaux et à leurs proies les forcent à s’adapter, et à se déplacer pour survivre !

2012 Grand Veymont (3)
© Sylvain Chapuis – Lagopède alpin

Par exemple, le lagopède alpin pourrait bénéficier de la fonte précoce des neiges pour augmenter sa reproduction mais la progression de la forêt au détriment des milieux ouverts due au réchauffement climatique oblige l’espèce à se rapprocher des sommets ce qui diminue la zone d’habitat favorable de l’espèce.

On constate que de plus en plus de populations d’oiseaux passent l’hiver en France et migrent de moins en moins du fait de conditions favorables à leur hivernage. Par exemple, les hirondelles rustiques passent l’hiver dans le Sud de la France et n’ont plus besoin de traverser la Méditerranée pour trouver des insectes.

De façon générale, les dates de migration sont ainsi perturbées et les départs vers le Sud se font plus tardifs et les retours plus tôt dans l’année.

Si pour certains oiseaux le changement climatique semble favorable sur le court terme (plus de nourriture, plus d’habitats disponibles donc meilleures chances de reproduction) il met en concurrence certaines espèces qui ne cohabitaient pas ou peu et augmente le risque de manque de nourriture, de place et de disparition d’espèces.

Enfin, le réchauffement climatique, entraîne l’apparition de nouvelles espèces qui peuvent être envahissantes et perturber l’écosystème. Ainsi l’aire de répartition des chenilles processionnaires progresse, en moyenne, de 4 km vers le Nord chaque année et le moustique tigre profite du réchauffement pour accélérer son expansion sur l’ensemble du territoire.

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©Alain Gagne – Hirondelle rustique

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