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J’habite chez vous : Les insectes de vos jardins

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J’habite chez vous : les insectes de vos jardins

Nous allons aujourd’hui parler de certains insectes que vous pouvez croiser dans vos jardins. Certains réputés pour leurs qualités d’auxiliaires du jardinier et d’autres plus indésirables ou ravageurs mais qui pourtant ont tout autant leur place dans l’écosystème et peuvent se révéler être de fidèles alliés.

Il faut savoir que la pollinisation se fait à 80 % par les insectes. Ils jouent un rôle essentiel pour la nature, ils pollinisent et fécondent les fleurs, limitent les maladies et invasions, dispersent les graines des plantes, décomposent les matériaux… En France on compte 40 000 espèces d’insectes. Ils font partie entière de la biodiversité alors laissons les agir en symbiose avec elle.

crédit photo : Quentin Schmidt
crédit photo : Quentin Schmidt

On distingue plusieurs groupes d’insectes présents dans notre jardin.

En voici une brève classification qui recense les bienfaits des espèces.

Les décomposeurs ou recycleurs qui se nourrissent des plantes cultivées, des stocks alimentaires ou du bois de construction. Ils transforment la matière organique morte en substance nourrissante pour d’autres plantes ou espèces. Ces espèces sont importantes pour le bien de la biodiversité. Par exemple les scarabées, les lombrics, les cloportes, les larves

Les auxiliaires qui agissent à l’encontre de celle des ravageurs. Et qui sont les espèces les plus connues qui aident au fonctionnement du jardin.

Parmi les insectes auxiliaires de cultures, on peut distinguer :

Les prédateurs des ravageurs (les ravageurs se nourrissent des plantes cultivées, des stocks alimentaires ou du bois de construction) les prédateurs sont des chasseurs, spécialistes ou généralistes qui possèdent des armes adaptées à la capture de leurs proies, comme les plus connus les coccinelles. D’autres sont moins connu et pourtant tout aussi utiles tels que carabes, vers-luisants, staphylins, syrphes, tachinaires (grande famille de mouche), guêpes, frelons, mille-pattes et autres araignées…

Les pollinisateurs participent quant à eux, grâce au transport du pollen des fleurs, à la formation de fruits et donc de graines. Citons naturellement les abeilles (près de 1000 espèces en France !) qui pollinisent 80% des plantes sauvages et 70% des plantes cultivées en Europe . Parmi les mouches, il convient de citer les tachinaires, souvent trapues et pourvues de poils hérissés, qui parasitent des chenilles, des punaises…

Comment attirer ces auxiliaires de cultures ?

crédit photo : Steve Le Briquir
crédit photo : Steve Le Briquir

L’installation d’auxiliaires dans son jardin dépend de plusieurs facteurs ; pour accomplir leur cycle, les auxiliaires ont besoin de sources de nourritures variées (souvent différentes selon leur stade de développement), mais également d’abris et de zones de refuges (hiver, été), en résumé d’un jardin diversifié en essences, en micro-milieux…

Vous pouvez favoriser la diversité de la faune et des milieux et ainsi des auxiliaires de vie grâce à plusieurs éléments. Vous pouvez disposer un hôtel à insectes, poser une jardinière aromatique ou une spirale. Aussi une belle prairie multicolore de fleurs des champs avec différentes variétés (de vos régions et climat) conserver des coins plus sauvages en friche en évitant de tailler et de tondre. Créer des abris et refuges en laissant des tas de bois mort, des arbres morts, des tas de feuilles, de pierres, des tuiles….Dans le potager associer les cultures et pratiquer la rotation des cultures. Et créer ou laisser un petit point d’eau, mares (même de petite dimension). Aussi veiller à ne pas utiliser de pesticide et éviter de brûler des végétaux.

Zoom sur :

L’hôtel à insectes (lien)

D’intérêt pédagogique, mais aussi écologique l’hôtel permet de rassembler différents gîtes pour les insectes utiles au jardin. Il est facile et ludique à construire. Sa structure est en général en bois. Différentes cavités et trous sont créés ce qui permet de loger différents types d’insectes et de répondre à leurs besoins. Pailles, trous, boites percées, planches de bois, vielles souches et fagots, autant de petits nids douillets dont pourront profiter les insectes pour se réfugier.

La spirale à insectes (lien)

C’est un exemple d’aménagement qui favorise l’implantation des auxiliaires de cultures. Sa structure en pierres, montée en forme de spirale, permet d’emmagasiner la chaleur, ainsi on peut cultiver certaines plantes aromatiques nectarifères méditerranéennes, sur un sol maintenu désherbé manuellement. Différentes espèces ont la possibilité de nicher dans les interstices entre les pierres et sur le sol sec.

Pour qu’un jardin fonctionne, il faut le comprendre comme un véritable écosystème, dans lequel des auxiliaires de cultures régulent les populations de ravageurs. Ainsi, une prolifération intempestive indique généralement un déséquilibre entre les ravageurs et leurs ennemis naturels. Sans contrainte, les ravageurs peuvent se multiplier rapidement et causer des dégâts importants aux cultures. Il faut donc repenser notre manière de jardiner et se demander : que manque-t-il à mon jardin pour que les auxiliaires de cultures soient présents ? Les différentes formes de luttes naturelles vues précédemment permettent de maîtriser le développement des ravageurs ; c’est une alternative efficace à l’utilisation de pesticides.

Informations et formations sur les auxiliaires de cultures :

Pour aller plus loin !

M Chinery, Insectes de France et d’Europe occidentale, Flammarion.

JN Reboud, Les insectes entomophages, ACTA.

JP Thorez, Le guide du jardinage biologique, Terre Vivante.

V Albouy, Le jardin des insectes, Delachaux et Niestlé

Apprenez à construire vos propres aménagements pour la biodiversité de vos jardins !

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Construisez vous mêmes des abris pour la faune de proximité  et devenez Refuges LPO !

Les menaces pesant sur la faune sont nombreuses : destruction de leurs milieux naturels (haies champêtres, zones humides…), utilisation en masse des pesticides, abus de la chasse, disparition des cavités naturelles (tels que les vieux murs de pierre sans joints, les arbres creux, les branches mortes…), non accès aux anciennes granges et écuries…

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Dans le monde, 1 oiseau sur 8 est menacé d’extinction.
En Isère, en seulement une dizaine d’année les effectifs de nombreuses espèces d’oiseaux ont chuté :

– de 22 % pour la Tourterelle turque

– de 25 % pour le Grimpereau des jardins

– de 29 % pour le Rougegorge familier

– de 35 % pour le Troglodyte mignon

– de 40 % pour la Sittelle torchepot

Les oiseaux et la faune de nos jardins ont besoin de notre aide et l’installation d’aménagements favorables sur nos propriétés n’a rien d’anecdotique !

Les nichoirs constituent des gîtes de substitution où chaque oiseau peut construire et aménager son nid à sa convenance, avec les matériaux de son choix, selon la technique qui lui est propre. Ils compensent donc en partie la disparition des cavités naturelles et permettent de maintenir la population de nos oiseaux cavernicoles (nichant dans des cavités).

Pas besoin d’être très bricoleur, chacun peut réaliser son propre aménagement !

En fabriquant et en installant des nichoirs, vous pourrez attirer de nombreux oiseaux, très utiles, par leur consommation d’insectes, dans un verger, un jardin ou un parc !

Créer chez soi un Refuge LPO est également un acte simple de protection de la nature au quotidien ! Enfin, une chance unique s’offre à nous de contempler sur le pas de notre porte le spectacle magnifique de la nature !

Le département de l’Isère accueille le plus grand réseau de Refuges LPO en France avec plus de 700 refuges sur l’ensemble du territoire. Ce réseau est animé par la LPO Isère.

Afin que chacun puisse réaliser un geste pour la nature nous vous permettons de télécharger des plans et explications ci-dessous :

Guide LPO pour réaliser des aménagements en faveur de la faune

Mangeoires

Pour les rapaces

Pour les chauves-souris

Pour les insectes

Pour plus d’infos contacter la LPO Isère : refuges.isere@lpo.fr !

La Chronique du mercredi : Participez à la construction d’un hôtel à insectes sur le Domaine de St Jean de Chépy

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Le Domaine St Jean de Chépy s’était engagé, le 26 septembre 2014, à respecter la charte des Refuges LPO. Le domaine tullinois, riche d’un parc de 10 hectares et d’un château datant du XIIème, est ainsi devenu le premier Refuge entreprise LPO en Isère. Cet investissement dans une démarche de protection de la biodiversité, prouve ainsi que développement économique et sauvegarde de la nature ne sont pas incompatibles.insectes_chépy

Lors de l’inauguration plusieurs actions étaient prévues :
– des visites pédagogiques
– la création de nichoirs et d’hôtels à insectes
– des inventaires et des suivis d’espèces
– l’adoption d’un mode de gestion écologique du parc

Les échanges réguliers entre les res  ponsables du Domaine de St Jean de Chépy et la LPO Isère (bénévoles et salariés) permettent de réaliser, au fur et à mesure, ces objectifs inclus dans le plan de gestion 2014-2019 et mis en place entre les partenaires. Mais le domaine est toujours en attente de son hôtel à insectes !

Alors le Domaine de St Jean de Chépy et la LPO Isère ont décidé de voir les choses en grand en construisant un hôtel (quatre ou cinq étoiles minimum !) pour insectes « l’Alchimère » et ce à partir d’un projet de William Duchêne (designer d’espaces).plan-insectes_chépy

« En plus d’être utile à l’équilibre biologique, cet hôtel est une véritable oeuvre d’art qui s’inscrira parfaitement au Chant des sculptures [ndla : parcours dans le parc qui regroupe une soixantaine d’œuvres]. » – Site internet du Domaine de St Jean de Chépy

Afin de réaliser cet hôtel nous vous attendons nombreux, durant une semaine entière, fin juillet 2015 (du 20 au 24 juillet), afin de venir nous aider à le réaliser ! (pension complète offerte pour ceux qui restent une semaine ou repas du midi à 10€ ou pique-nique)

Pour vous inscrire en tant que bénévoles, contactez dès maintenant la LPO Isère par mail isere@lpo.fr ou par téléphone au 04 76 51 78 03 !

Crédits photos – William Duchêne

Adrien Lambert

Indispensables insectes

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Les inseCoenagrion puella_EDctes jouent un rôle essentiel au fonctionnement des écosystèmes. La revue Espace Naturel de janvier 2015 y consacre un dossier très intéressant qui aborde les actions de conservation qu’il est possible de mettre en œuvre pour les insectes dans les espaces naturels. La très intéressante question de la coexistence des colonies d’abeilles domestiques et de la communauté d’abeille sauvage est posée, notamment face aux demandes de plus en plus nombreuses d’accueil de ruchers domestiques dans des espaces naturels protégés.