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Prospection chouettes effraies dans la vallée du Grésivaudan

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Suite à la découverte de chouettes effraies dans le Grésivaudan,

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Franck Boissieux, coordinateur du groupe Effraie en Isère, vous propose de prospecter trois zones de présence possible : La Taillat, Mas de l’ïle, les alentours de l’aérodrome du Versoud et plus largement la vallée du Grésivaudan.

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© fond de carte Géoportail / 2016 LPO Isère

Cette espèce qui est inféodée au bâti rural perd petit à petit ses sites de reproductions et de repos. Il est important de la connaître au mieux pour pouvoir la protéger.

Vous trouverez ci-joint les documents nécessaires à la réalisation de ces prospections.

Document d’aide à la prospection chouette effraie

Note relative à la prospection dans la vallée du Grésivaudan

Nous comptons sur vous ! Merci.

Vous pouvez renseigner vos observations sur www.faune-isere.org

L’impact du changement climatique sur les populations d’oiseaux

Un commentaire

Lorsqu’on parle de l’impact du changement climatique sur la biodiversité on évoque souvent l’ours polaire concerné par la fonte de la banquise ou la grande barrière de corail menacée par l’acidification des océans. Mais ces changements ont des conséquences sur l’ensemble des espèces animales, végétales et des milieux dont elles dépendent.

Les populations d’oiseaux ne font pas exception et les dérèglements climatiques modifient les comportements et la répartition des différentes espèces.

Quelques éléments de réponse

Il existe aujourd’hui peu de données permettant d’affirmer des résultats certains des conséquences du réchauffement climatique sur le vivant.

Mais des tendances fortes sont observées.

Les zones de répartition des populations d’oiseaux ont tendance à se décaler vers le Nord ou à remonter en altitude au fur et à mesure que les températures augmentent. La France étant la limite de l’aire sud de répartition de nombreuses espèces montagnardes ou nordiques ces changements sont d’autant plus marqués. On retrouve, ainsi de plus en plus d’espèces méridionales en Isère.

La dégradation et l’évolution de milieux auparavant favorables à certaines espèces d’oiseaux et à leurs proies les forcent à s’adapter, et à se déplacer pour survivre !

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© Sylvain Chapuis – Lagopède alpin

Par exemple, le lagopède alpin pourrait bénéficier de la fonte précoce des neiges pour augmenter sa reproduction mais la progression de la forêt au détriment des milieux ouverts due au réchauffement climatique oblige l’espèce à se rapprocher des sommets ce qui diminue la zone d’habitat favorable de l’espèce.

On constate que de plus en plus de populations d’oiseaux passent l’hiver en France et migrent de moins en moins du fait de conditions favorables à leur hivernage. Par exemple, les hirondelles rustiques passent l’hiver dans le Sud de la France et n’ont plus besoin de traverser la Méditerranée pour trouver des insectes.

De façon générale, les dates de migration sont ainsi perturbées et les départs vers le Sud se font plus tardifs et les retours plus tôt dans l’année.

Si pour certains oiseaux le changement climatique semble favorable sur le court terme (plus de nourriture, plus d’habitats disponibles donc meilleures chances de reproduction) il met en concurrence certaines espèces qui ne cohabitaient pas ou peu et augmente le risque de manque de nourriture, de place et de disparition d’espèces.

Enfin, le réchauffement climatique, entraîne l’apparition de nouvelles espèces qui peuvent être envahissantes et perturber l’écosystème. Ainsi l’aire de répartition des chenilles processionnaires progresse, en moyenne, de 4 km vers le Nord chaque année et le moustique tigre profite du réchauffement pour accélérer son expansion sur l’ensemble du territoire.

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©Alain Gagne – Hirondelle rustique

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Parution de la liste des espèces menacées de disparition en Isère

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La LPO Isère publie la liste des statuts de conservation de la faune sauvage de l’Isère, qui établit les statuts de conservation pour les 326 espèces vertébrées du territoire.

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Ce document a été réalisé avec le concours de nombreux acteurs naturalistes du département et alimenté en données grâce à la base de sciences participatives www.faune-isere.org.

Cette liste représente donc un solide indicateur scientifique de l’état de la biodiversité sur notre territoire.

Depuis 1996, en Isère, ce document sert de référence dans la mise en place de mesures plus pertinentes pour la protection et la sauvegarde de la nature.

Si pour certaines espèces, comme le hérisson ou la chouette effraie, la situation s’est dégradée, de bonnes nouvelles sont à noter, avec le retour de trois oiseaux dans notre département : le pic mar, le pipit rousseline et le sterne pierregarin.

Consulter le document de présentation technique

Télécharger la liste

Présentation de la liste des statuts de conservation de la faune sauvage de l’Isère

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Le mercredi 13 janvier à 19h à la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère, la LPO Isère vous présentera la 3ème liste des statuts de conservation de la faune sauvage de l’Isère anciennement nommée « liste rouge ».

En partenariat avec le Département de l’Isère et les autres acteurs de la protection de l’environnement en Isère, la LPO Isère a mené un travail collaboratif d’études et d’analyses sur 326 espèces vertébrées terrestres iséroises, réparties en 4 catégories (oiseaux, amphibiens, reptiles et mammifères), et classées dans les 8 différentes catégories « des listes rouges » de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) : allant de « préoccupation mineure » à « en danger critique de disparition ».

Cette liste est un outil d’alerte, de diagnostic et d’évaluation. Elle permet de connaître les espèces en danger et les menaces qui pèsent sur la biodiversité mais également les espèces pour lesquelles il y a de « bonnes nouvelles » grâce au travail en matière de préservation des milieux (Espaces Naturels Sensibles, réserves, trame verte bleu, passage à petites faunes, réintroduction…).

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(Re)découvrez la liste rouge de 2008 : http://isere.lpo.fr/2008/2eme-liste-rouge-de-la-faune-sauvage-de-lisere

Ce travail permet alors de mener des actions de protection et de conservation de la faune sauvage plus pertinente sur le territoire de l’Isère. La mise en perspective des statuts de conservation et leurs évolutions peuvent, par exemple, permettre de mesurer l’impact des changements climatiques, de la modification de milieux (diminution des zones humides, fragmentation des espaces, pression urbaine, etc). Lors de la réalisation d’aménagements, ces statuts servent également à déterminer les enjeux pour la biodiversité et à mettre en place des mesures compensatoires.

Le jeudi 3 décembre 2015 le Département, le Muséum et la LPO Isère avaient organisé une journée de travail réunissant les différents experts locaux afin de présenter, d’analyser et de valider la liste réalisée au préalable par la LPO Isère.

Les résultats de ces échanges ainsi que la méthodologie employée par la LPO Isère seront présentés publiquement le mercredi 13 janvier 2016.

Cet événement est primordial pour notre association puisqu’il représente l’essence même de nos actions : mieux connaître la biodiversité pour mieux la protéger.

Nous vous invitons à nous rejoindre pour cette soirée de présentation de cette liste fondatrice des actions de protection de la biodiversité en Isère. Rendez-vous mercredi 13 janvier à 19h à la MNEI (5 place Bir Hakeim, 38000 Grenoble) en salle Robert Beck !

Bilan 2015 du réseau grand-duc Isère

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Le réseau bénévole grand-duc pour l’Isère vient de publier son rapport d’activité pour l’année 2015.

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Extraits

« Lors du suivi hivernal du 01/10/2014 au 28/02/201,  227 écoutes nocturnes ont été effectuées sur 90 sites potentiels isérois soit une augmentation des écoutes de 30 % par rapport à l’an dernier pour la même période.

49 se sont révélées négatives malgré, pour certains lieux, plusieurs passages à des dates différentes. Sur 67 sites, les observateurs ont entendu et/ou vu un individu ou un couple.

Suivi des couples année 2015

Peu de sorties ont été effectuées par rapport aux nombres de couples contactés en période hivernale.

Les données négatives n’ont peut-être pas été saisies sur VisioNature.

Seuls 9 couples producteurs sont repérés donnant 20 jeunes à l’envol. 4 nichées étaient composées de 3 jeunes, 3 de 2 jeunes et 2 d’un seul jeune. Le taux d’envol de 2,22 juvéniles/couple producteur est supérieur à celui relevé en 2014 (1,83).

La mauvaise nouvelle de cette année (du 01/10/2014 au 30/09/2015) est l’hécatombe de Grands-ducs récupérés morts.

Ce sont 19 individus qui ont été signalés dans Faune-Isère ou par des sympathisants, ou récupérés par le centre de soins et décédés. 12 sont morts par collision dont 1 happé par un train, 2 par électrocution, 1 trouvé coincé dans un grillage, et 4 de causes inconnues.

Il est à signaler que l’un de ces grands-ducs avait des plombs dans le corps. A ce nombre, il faut ajouter 2 individus relâchés par le Tichodrome, l’un blessé par collision et l’autre de cause inconnue. L’an dernier, le nombre de morts recensés s’élevait à 6 grands-ducs. »

Par Françoise Chevalier

Rapport complet en téléchargement

Arbre pour le climat planté à St Maurice l’Exil

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La Ville de Saint-Maurice-l’Exil a également participé à l’opération « Un arbre pour le climat ! ». L’événement s’est tenu le mercredi 25 novembre devant la salle Louis Aragon. Enfants, jeunes, adultes et élus se sont retrouvés ensuite autour d’une collation, à la salle Boris Vian.

La commune montre ainsi son engagement en faveur de la biodiversité et son investissement dans la lutte contre le changement climatique.

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Chantier nature pour inaugurer la campagne amphibiens 2016

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Le samedi 13 février aura lieu le premier chantier nature bénévole de l’année 2016, cette journée marquera le début de la campagne amphibiens.

Ce chantier a pour but d’être un événement convivial autour de la protection concrète de la nature. Il aura lieu sur un des sites de Bilieu ou Chirens non loin du lac de Paladru.

Concrètement il s’agit ici d’installer des barrières-pièges le long des routes, permettant d’intercepter les amphibiens avant qu’ils ne traversent la route et se fassent écraser.

Par ailleurs une sortie sera organisée à destination des bénévoles qui auront participé au chantier. Cette sortie qui aura lieu un mois après, le samedi 12 mars, permettra à chacun d’en apprendre plus sur les amphibiens du site mais ce sera également l’occasion de voir concrètement à quoi aura servi cette journée de chantier puisque les amphibiens seront plus actifs à cette période.

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Nous vous donnons donc rendez-vous à 8h le samedi 13 février ! Venez nombreux nous aider à sauver crapauds, grenouilles, salamandres et tritons !

Merci de vous inscrire auprès d’Adrien par courriel : communication.isere@lpo.fr ou au 04 76 51 51 32

Afin de mener au mieux ce chantier ainsi que la suite de la campagne nous avons besoin de matériel !

Si vous disposez de matériel correspondant à la liste ci-dessous et que vous ne souhaitez pas le conserver vous pouvez effectuer un don à la LPO ou sinon vous pouvez nous aider à financer le chantier nature et des outils pour tout nos bénévoles en rejoignant la campagne de financement participatif en ligne sur

http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/chantier-nature-campagne-amphibiens-2016

Liste de matériel nécessaire pour la campagne :

– pioches cantonnier

– pioches terrassier

– pelle ronde

– bêches

– transplantoir

– serfouettes

– sécateur

– massettes

En effet, afin de faire au mieux pour la nature nous avons besoin de la participation de chacun afin de mener à bien cette campagne historique ! Que ce soit par un don de temps, de matériel ou d’argent, chaque contribution est un pas en avant dans la réussite de l’action.

Vous pouvez également participer au suivi d’un des 250 sites d’écrasement d’amphibiens près de chez vous ! Il vous suffit de vous rendre sur un de ces sites un soir entre mi-février et mi-mars et de constater combien d’amphibiens sont écrasés ou traversent. Ce la nous permet d’identifier les zones les plus dangereuses et à terme d’agir en conséquence pour la biodiversité.

Nous avons donc vraiment besoin de vous, rejoignez cette formidable aventure qui permet de sauver plus de 7 000 amphibiens !

Projet régional sur la trame verte et bleue en milieu urbain et péri-urbain

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Le Schéma Régional de Cohérence Écologique (SRCE) a pour objectif de préserver et restaurer un maillage écologique fonctionnel constitué de réservoirs de biodiversité et corridors (trame verte et bleue). Cette démarche cadrée par les lois Grenelle constitue une réponse au déclin de la biodiversité.gest_echirolles_champs_rousse (8)

En milieu urbain et périurbain, même si la question de la trame verte et bleue est d’autant plus complexe, une préoccupation forte existe de concilier la préservation des trames écologiques et la création d’un cadre de vie agréable tout en respectant les usages existants. Cette thématique récente génère de nouvelles questions pour les collectivités en termes d’urbanisme, d’espaces verts, de gestion de l’espace…

Depuis début 2014, la LPO Isère et la LPO Rhône-Alpes ont réuni différents acteurs pour monter un projet conjoint sur la trame verte et bleue en milieu urbain et péri-urbain. Mi-2015, un groupe de différents partenaires (les CAUE* et les LPO de Rhône-Alpes, la FRAPNA* 74 et le Conservatoire Botanique National Alpin) a proposé un projet à la Région et à la DREAL* qui a été retenu en octobre 2015 dans le cadre de la mise en œuvre du SRCE. Ce projet soutenu par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Europe (FEDER), a été lancé officiellement le 30 novembre 2015. Il se déroulera jusqu’en 2017.

Les objectifs suivants sont affichés pour ce projet :

  • repérer et valoriser les principales démarches « trame verte et bleue urbaine et périurbaine » engagées en Rhône-Alpes,
  • développer une méthodologie d’analyse pertinente sur la trame verte et bleue urbaine et périurbaine dans plusieurs territoires de Rhône-Alpes,
  • assurer la prise en compte de la continuité écologique dans les politiques d’aménagement sur des territoires d’expérimentation définis en lien avec la Région et la DREAL,
  • définir ce projet d’action au croisement d’une approche naturaliste, urbanistique, paysagère et sociale,
  • donner des préconisations opérationnelles en faveur de la trame verte et bleue en milieu périurbain et urbain,
  • mettre en place un réseau d’acteurs concernés.

Trois phases sont prévues dans le cadre du projet :

  • Des retours d’expérience visant à analyser des démarches de territoires urbains et périurbains qui ont déjà mis en place des actions en faveur des trames verte et bleue,
  • Une expérimentation avec des territoires volontaires permettant de réaliser un diagnostic et des préconisations et de développer des méthodologies de travail innovantes,
  • La valorisation de la démarche à travers un guide et l’organisation de rencontres entre acteurs concernés.

La LPO Isère participe également au groupe de travail de pilotage de ce projet aux côtés de l’Union Régionale des CAUE, chef de file de cette action.

*CAUE : Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’ Environnement

* FRAPNA : Fédération des Associations de Protection de la Nature de Rhône-Alpes

*DREAL : Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement

Crédits photo : Martin Kopf

 

Accident de chasse de Revel ou la prise en otage de la nature et des citoyens

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La FRAPNA et la LPO Isère ont appris avec une grande peine mais aussi avec colère la nouvelle de l’accident mortel qui est survenu ce samedi 10 octobre près du hameau de Freydières à Revel (Isère), prenant la vie d’un jeune étudiant de l’agglomération grenobloise qui se promenait sur un chemin forestier très fréquenté.
Les associations demandent bien évidemment que tout soit mis en œuvre par les autorités de police judiciaire afin d’éclaircir les circonstances de cet accident, de pouvoir en tirer les enseignements et ainsi engager les mesures de prévention qui s’imposent.

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La survenance d’un tel drame n’est pas une surprise. La FRAPNA et la LPO Isère dénoncent depuis des années l’insuffisance des règles obligatoires de sécurité de la chasse, une activité minoritaire et excessivement dangereuse.
C’est le résultat d’une politique du chiffre au détriment de la sécurité, l’obsession des fédérations de chasse restant de ne pas perdre d’adhérents.

Contrairement aux tireurs licenciés au sein d’associations sportives, les chasseurs n’ont pas à produire de certificat médical lors du renouvellement annuel de leur permis.

L’aptitude technique du chasseur n’est jamais contrôlée, le permis de chasse une fois délivré est valable à vie. Aucune formation continue ou évaluation ponctuelle n’est obligatoire.

La consommation d’alcool n’est toujours pas interdite et les agents de l’O.N.C.F.S. ne peuvent pas pratiquer de contrôle d’alcoolémie.

Une infime minorité de chasseur a passé un examen pratique validant son permis de chasse, cet examen n’ayant été rendu obligatoire qu’en 2003 et près de la moitié des chasseurs n’a jamais eu à passer d’examen. La réforme de cet examen pratique depuis 2014 ne concerne que les nouveaux chasseurs.

En Isère, la formation à la sécurité des responsables de battues au grand gibier (sangliers, cerfs, chevreuils) n’est toujours pas obligatoire alors que les armes utilisées s’apparentent parfois à des armes de guerre (portée de plus de 2 km et utilisation de balles expansives).

Les chasseurs veulent chasser partout y compris dans les réserves naturelles et les espaces très fréquentés comme le secteur de Freydières. Un trop grand nombre d’espèces sont chassables et les espèces protégées deviennent des trophées, pour lesquels les chasseurs n’hésitent pas à faire pression sur les autorités afin de pouvoir satisfaire leur besoin de divertissement !
Non, l’accident de Freydières n’est pas fortuit mais le résultat d’une politique de laisser-aller irresponsable mise en place afin d’enrayer la réduction du nombre des chasseurs et ce y compris en autorisant la chasse à la carabine dès quinze ans !
Si la chasse est autorisée, il est intolérable que cela soit au détriment de la sécurité et de la quiétude des non chasseurs.

Rappelons que la chasse est une activité de loisir ! Quelle autre activité de loisir met en danger mortel les autres concitoyens, qui plus est en s’accaparant un espace naturel ouvert à tous?

Aujourd’hui, la FRAPNA et la LPO Isère en appellent à la mobilisation pour exiger des autorités publiques et des élus, de respecter l’aspiration légitime de tout un chacun à se promener, effectuer une activité sportive, randonner, cueillir des champignons, aller à la rencontre de la faune sauvage dans les espaces naturels en toute quiétude et en totale sécurité :

– en interdisant la chasse dans les espaces fréquentés comme le hameau de Freydières de Revel et aux abords de tous les sentiers et chemins de randonnées fréquentés toute l’année,

– en exigeant des vrais contrôles sur les aptitudes techniques et le respect des règles de sécurité des chasseurs

– en fixant un second jour de non chasse hebdomadaire en Isère (aujourd’hui le seul jour de non-chasse est le vendredi pour notre département), le dimanche

– en interdisant la chasse dans tous les espaces protégés (réserves naturelles, espaces naturels sensibles….)

Pour en savoir plus :

Lien vers le collectif : une dimanche sans chasse
http://www.dimanche-sans-chasse.fr/

Le livre blanc sur la chasse :
http://rhone-alpes.lpo.fr/telechargements/CORA_LivreBlancChasse.pdf

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La Chronique du mercredi : Les PAEC en Isère

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Cette semaine votre chronique hebdomadaire revient sur des projets phare de la mission milieux agricoles de la LPO Isère : les PAEC.

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© Gérard Goujon

Un PAEC c’est quoi ?

Un Projet Agro-environnemental et Climatique est un projet de territoire avec une double dimension agricole et environnementale. Il  permet de mobiliser des Mesures Agro-environnementales et Climatiques (MAEC) destinées à financer le maintien ou l’amélioration des pratiques agricoles à visées environnementales.

La LPO Isère est membre du comité technique de deux PAEC en Isère :

  • le PAEC Sud Isère, porté par le Conseil général de l’Isère, qui intègre les territoires de la Matheysine, du Trièves et du Valbonnais. Pour en savoir plus.
  • le PAEC Bièvre-Valloire, porté par la Chambre d’agriculture de l’Isère et qui s’étend sur 77 communes iséroises et 2 drômoises. Pour en savoir plus.

En effet, ces deux zones ont une importance départementale par rapport à la conservation des espèces, notamment de l’avifaune. Il existe également un très fort enjeu de qualité des habitats existants (Matheysine, Trièves) ou relictuels (Bièvre-Valloire). La LPO Isère participe également en tant qu’appui au PAEC Vercors.

Les diagnostics et les mesures

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© Gérard Goujon

Les Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC) sont des contrats volontaires, passés entre l’État et un agriculteur, et ce pour une durée de cinq ans. Ils permettent, en contrepartie du respect des engagements d’un cahier des charges précis, d’indemniser l’exploitant sur la base des surcoûts de travaux induits par la mesure.
En fonction des contrats sélectionnés par les exploitants, un diagnostic individuel peut-être réalisé afin d’apporter un conseil aux agriculteurs ou bien d’approuver le plan de gestion indispensable à la validation de la mesure.

La LPO Isère, en collaboration avec la FRAPNA et la Chambre d’agriculture, a participé à plusieurs visites de parcelles d’agriculteurs.

Au total, sept journées de terrain ont été consacrées au conseil agricole, quatre dans le Sud Isère et trois dans le Bièvre. Plus de 20 agriculteurs ont été rencontrés et les échanges avec les exploitants ont permis de les sensibiliser à l’importance de préserver la biodiversité en zone agricole. Le débat a parfois permis de mettre en place de MAEC “gestion de mare”, mesure qui permet d’améliorer la gestion des plan d’eau, temporaires ou permanents, présents dans les parcelles agricoles.

Des diagnostics seront réalisés cet automne et en début d’année 2016, afin de compléter les expertises et aider les agriculteurs à s’engager dans des MAEC favorisant la biodiversité. Ces expertises de terrain permettront également de présenter aux exploitants le catalogue complet des mesures proposées par les PAEC

Marie Racapé, Adrien Lambert