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Oisillons tombés du nid : que faire ?

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🐣 En ce moment, nous recevons beaucoup d’appels au standard et de questions sur les réseaux sociaux concernant des oisillons tombés du nid.
Vous trouverez ci-dessous un article (de 2015, mais dont les infos sont toujours d’actualité !) de la LPO France sur le meilleur comportement à adopter dans ce genre de situation.

Dans la majorité des cas, n’intervenez pas et laissez les oisillons au sol !

Ne ramassons pas les oisillons tombés du nid !

Avec l’arrivée du printemps, de nombreux oisillons peuvent tomber du nid. Pourtant, ils ne sont que très rarement abandonnés. Sauf risque avéré comme la proximité d’une route fréquentée ou d’un chat à l’affut, il est préférable de les laisser sur le lieu de leur découverte. Leurs parents se trouvent généralement à proximité même si on ne les voit pas.

Pinson des arbres (Fringilla coelebs) – Crédit photo : Geffroy

Voici quelques conseils pour les aider à survivre dans leur milieu naturel.

Les oisillons sont rarement orphelins !

Chaque année à partir du mois d’avril et jusque fin septembre, les nichées de jeunes oiseaux commencent à mettre le nez dehors. Pour un oisillon, tomber du nid fait partie des aléas de la vie d’oiseau ! Il n’est pas rare qu’un petit téméraire s’aventure rapidement hors du nid : les jeunes de plusieurs espèces, telles que les chouettes, les grives, les merles ou les canards colvert, quittent régulièrement le nid sans savoir voler, en essayant de suivre leurs parents qui cherchent des aliments. Ils se retrouvent alors au sol où nous sommes susceptibles de les trouver. Parce qu’ils poussent de petits cris plaintifs, on peut croire qu’ils ont été abandonnés. En réalité, les parents se trouvent la plupart du temps aux alentours, à la recherche de nourriture.

Laisser l’oisillon sur son lieu de découverte

De manière générale, il est préférable voire indispensable de laisser un oisillon tombé du nid là où il a été trouvé. Il vaut mieux laisser faire ses parents, qui le nourriront et le guideront à quelques jours de son premier envol. Si l’oisillon se trouve en un lieu particulièrement exposé (chats, routes), il est préférable de le mettre en sûreté, en hauteur (sur une branche, un muret ou un buisson) et à proximité de l’endroit où il a été recueilli. Les oisillons en duvet ou peu emplumés, tombés du nid bien trop tôt, doivent être replacés dans leur nid si ce dernier est intact.

40% des effectifs accueillis dans les centres de sauvegarde sont des oisillons dits « orphelins » ou « tombés du nid », qui doivent alors être élevés par les soigneurs avec l’aide de plusieurs centaines de bénévoles. Lors des pics d’activités entre avril et juillet, ce sont 50 bénévoles par jour qui leur sont dédiés. Et pour cause : si une chouette doit être nourrie 2 fois par jour, une mésange doit recevoir la becquée au minimum toutes les 2 heures ! Sans compter que d’importantes quantités de grillons, vers de farine, aliments à base de protéines, doivent être quotidiennement administrées aux rapaces, hirondelles, goélands, martinets, pinsons… recueillis.

Aussi, il est primordial de ne pas les déplacer si ce n’est pour les déposer en hauteur, sur une branche ou un muret, à l’abri des prédateurs et des dangers (routes, chats,…) ou de les cacher sous un buisson.

En revanche, si un oiseau est blessé, afin d’éviter tout geste irréparable, il est indispensable de contacter le Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage de l’Isère : Le Tichodrome, 215 chemin des carrières, 38450 Le Gua – 04 57 13 69 47.

Après l’avoir recueilli, il devra être acheminé vers un centre habilité : la plupart des oisillons sauvages sont intégralement protégés par la loi et leur détention est rigoureusement interdite.

Quelques astuces pour faciliter la nidification des oiseaux

La saison de nidification (qui dure de mars à août) est la période où beaucoup d’oiseaux commencent à se reproduire. Pour éviter de les perturber dans ce moment important, quelques conseils simples peuvent être suivis :

  • Ne pas tailler les haies et les arbres en saison de nidification : cela pourrait déranger les couples en cours d’installation. Reporter ses travaux à l’automne suivant ou, si cela n’est pas possible, procéder à une taille douce en surface des arbres avec un taille-haie mécanique ou un sécateur (le bruit des appareils électriques pourrait faire peur aux oiseaux !).
  • Observer son jardin et surveiller ses aménagements : par exemple, penser à vérifier régulièrement les nichoirs en bois (fixation, bonne tenue), lesquels peuvent être fragilisés par les aléas climatiques et causer des accidents. En cas d’absence de nichoir, le mieux est d’en installer un. La nichée d’un couple sera un spectacle saisissant tous les jours !
  • Obturer les cavités pièges : de nombreuses espèces qui cherchent des cavités pour nicher peuvent pénétrer ou tomber dans des cheminées ou des gouttières sans pouvoir en ressortir seuls. Elles sont alors condamnées à mort de faim ou d’épuisement… Pour éviter cela, l’accès à ces ouvertures peut être facilement obturé grâce à des grilles !

Article source LPO France

Le module « mortalité » désormais disponible sur l’application Naturalist

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Les utilisateurs des plateformes collaboratives de saisies naturalistes telles que Faune-Isère et de l’application mobile Naturalist, peuvent à présent indiquer dans leurs observations si l’animal est blessé ou mort et noter la cause si celle-ci est connue.

Depuis 2010, la LPO (ligue pour la protection des oiseaux) Isère est dotée d’une base de données collaborative, Faune-Isère, qui permet aux naturalistes ou aux simples curieux de nature de localiser et  partager leurs observations de faune sauvage. Aujourd’hui, Faune-Isère compte plus de 3000 contributeurs ayant renseigné plus de 2 000 000 de données.

Il est possible de compléter ces données en indiquant un certain nombre d’informations sur les individus observés, dont la mortalité. Afin d’optimiser cette récolte d’informations, un module « mortalité » plus performant a été développé par le réseau LPO grâce à un financement de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Disponible depuis 2012 sur le site www.faune-isere.org, il est maintenant opérationnel pour l’application Naturalist (à condition de la mettre à jour). Cette application gratuite pour smartphone et tablette (système Android) permet de saisir des observations sur le terrain en temps réel, permettant un vrai gain de temps. Avec ce nouveau module amélioré, les utilisateurs peuvent désormais renseigner avec précision (données GPS) les causes de mortalité ou de blessure (collision avec un véhicule, chute du nid, prédation…).

Connaître les secteurs de haute mortalité ou de blessures de la faune sauvage et les causes associées est essentiel pour mettre en place des mesures de préservation adaptées avec les acteurs potentiellement concernés :  Département de l’Isère, AREA, ENEDIS, entreprises, particuliers… Ainsi, les informations récoltées, par exemple sur les collisions routières, permettent d’identifier des points de conflit entre les usagers de la route et la faune, c’est-à-dire les routes dangereuses pour la faune mais aussi pour les automobilistes. Des solutions existent pour réduire la mortalité de façon efficace comme l’aménagement de passages à faune, l’installation de limitations de vitesse ou de panneaux spécifiques à certaines périodes de l’année dans les secteurs identifiés. Le Département de l’Isère a été pionnier dans ce domaine avec la création de plusieurs passages à petite faune. À ce titre, il est une référence en France.

Dans le contexte actuel de déclin dramatique de la biodiversité, plus que jamais la collecte des informations sur la faune est essentielle. Si vous souhaitez utiliser la plateforme collaborative Faune-Isère et l’application Naturalist, des vidéos tutorielles sont disponibles sur la chaîne YouTube de la LPO Isère.

Suivi de mortalité sur les routes : recherche d’observateurs

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Dans le cadre d’un travail d’analyse des donnés de mortalité routière avec le Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive de Montpellier, nous recherchons des observateurs prêts à suivre des tronçons tests pour évaluer différents paramètres liés à la collecte des données de mortalité.

Ces observateurs suivront un ou plusieurs tronçons échantillons, en voiture, 5 jours consécutifs à plusieurs périodes de l’année (février, avril, juin, septembre, novembre).

L’objectif n’est pas de détecter un maximum de cadavres mais de faire un suivi en conditions habituelles d’observation (en voiture, vélo, moto… selon vos habitudes).

 

© Jacques Prévost

 

Un trajet domicile-travail peut parfaitement être pris comme tronçon échantillon. L’objectif est d’avoir la diversité la plus importante possible dans les tronçons routiers étudiés (petite et grande routes, autoroutes…). Afin d’avoir des informations les plus précises possibles, il faudrait plusieurs tronçons par département.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez contacter rapidement Julien Girard-Claudon à l’adresse : julien.girard-claudon@lpo.fr.

Merci d’avance.