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L’environnement en images !

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Le 31ème Festival International du Film Nature & Environnement de la FRAPNA Isère vous accueille du 28 novembre au 12 décembre 2017 pour deux semaines de projections à Grenoble et dans son agglomération.

Contemplatifs ou engagés, les films sélectionnés nous donnent rendez-vous avec la Terre et sa nature aussi belle que fragile.

Aux côtés des sujets environnementaux et naturalistes chers à la FRAPNA, cette 31ème édition s’intéressera plus particulièrement à la transition écologique : par l’image, elle donnera la parole à celles et ceux qui cherchent à renouveler nos façons de consommer, de produire, de travailler et de vivre ensemble.

Un rendez-vous incontournable pour les amoureux de la nature mais aussi pour tous les curieux qui souhaitent la découvrir autrement !

+ d’infos sur : www.festivalfilmfrapna.com
Et découvrez dès à présent le programme et la bande-annonce !

 

FRAPNA Isère 2017

Offre de stage : campagne de sauvetage des amphibiens en Isère

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La LPO Isère recrute un(e) stagiaire du 5 février au 6 avril 2018.

Ce stage est réservé aux étudiants pouvant faire établir une  convention de stage avec leur établissement scolaire. La période du stage est dépendante des migrations d’amphibiens qui se déroulent chaque année entre février et avril-mai (selon les sites suivis). Il est donc obligatoire d’être disponible du 5 février 2018 au 6 avril 2018 minimum, week-ends compris. (Il est inutile de postuler à cette offre si vous n’êtes pas disponible à cette période).

Contact : Les candidatures et les demandes éventuelles de renseignements sont à envoyer à Hervé Coffre par e.mail à la LPO Isère : etude.isere@lpo.fr

© LPO Isère – grenouille rousse

Contexte :

Chaque année, au début du printemps, les amphibiens quittent leurs quartiers d’hiver (forêts) pour rejoindre leurs zones de ponte (étangs, marais, lacs…). Lorsqu’une route sépare ces deux entités, c’est l’hécatombe. Par endroits, certaines populations d’amphibiens ont même disparu à cause des écrasements routiers.

Depuis 1998, la LPO Isère s’intéresse à ces problèmes d’écrasement  d’amphibiens. En 2018, il est prévu de poser des barrières de  capture sur 4 ou 5 sites prioritaires, dans le but de pérenniser les populations menacées localement. Le travail demandé consiste à :
– participer à l’installation des systèmes de protection contre les écrasements
– récupérer les amphibiens capturés dans les seaux,
– identifier les espèces récoltées
– les compter et les déplacer de l’autre côté de la chaussée afin qu’ils rejoignent leur zone de reproduction.
Une étude des milieux vitaux des amphibiens est aussi demandée. Ce suivi permet d’étudier plus précisément le contexte local et les  phénomènes de migration d’amphibiens souvent encore mal connus  à ce jour, et réfléchir à la mise en place de mesures pérennes. En  outre, ces relevés complètent les bases de données naturalistes indispensables à la connaissance des populations locales d’amphibiens.

 

Si ce stage vous intéresse et que vous êtes disponibles aux dates indiquées, vous trouverez toutes les informations complémentaires ici : Offre_stage_campagne_amphibiens_2018

La Formation Oiseaux – Rentrée 2017

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La LPO Isère propose au public un cycle complet en trois ans, en collaboration avec Natagora, dédié à l’apprentissage de l’ornithologie. L’objectif est de permettre aux participants de découvrir le monde des oiseaux en partageant une passion commune pour la nature et la biodiversité. Sur le long terme, l’idée est également de former des observateurs assidus et actifs sur le terrain afin d’enrichir le bénévolat et les suivis d’espèces au sein de la LPO Isère.

Cette formation payante qualifiante délivre à ses élèves une attestation de suivi des cours de la LPO Isère.

Dès septembre, nous vous donnons l’opportunité de préparer une première année dédiée à la découverte du monde des oiseaux ou, si vous avez déjà effectué ce premier niveau en 2016, de profiter de la seconde année de formation pour affiner davantage vos connaissances ornithologiques.

Pour chacun des niveaux, 36 activités sont prévues : 21 cours en salle (dont 5 sur les chants d’oiseaux) et 15 sorties sur le terrain organisés tout au long de l’année.

Au programme : la reconnaissance visuelle et sonore des différences espèces d’oiseaux (anatidés, passereaux, rapaces…) et le développement des connaissances en éthologie, présentés par thèmes.

Le Niveau 1 « débutant » s’adresse à un public sans connaissance préalable, désireux de découvrir les différentes facettes de l’ornithologie, ainsi qu’à des personnes débutantes qui souhaitent structurer leurs connaissances initiales. Des notions sur le comportement des oiseaux sont abordés, comme le vol, la vie sexuelle et la migration des oiseaux, ainsi que sur le plumage de chaque espèce (nuptial et/ou adulte).

Le Niveau 2 « perfectionnement » permet aux élèves d’enrichir leurs connaissances déjà bien développées par la première année dont le niveau augmente significativement tout au long de l’année. Il est particulièrement axé sur l’identification du plumage et comporte des notions d’éthologie renforcées.

Une trentaine de places pour la première année et une quinzaine pour la deuxième année sont encore disponibles ! Renseignez-vous et inscrivez-vous dès maintenant auprès d’Angélique par mail isere@lpo.fr ou au 04 76 51 78 03.

LPO Isère – 5, place Bir Hakeim – 38000 Grenoble

Crédit photo : Sylvain Chapuis (martin pêcheur d’Europe), Thomas Cugnot (chevêchette d’Europe), Denis Simonin (merle à plastron).

Les 10 espèces à observer à Sassenage

Un commentaire

Cette commune iséroise de 11 500 habitants est située à quinze minutes de Grenoble, à proximité du massif du Vercors. Ses jardins, ses parcs et ses prairies, associées à la ville et l’activité humaine, permettent à une biodiversité riche et diversifiée de s’y épanouir.
N’hésitez pas partir à la découverte de la commune tout en profitant des observations qui s’offrent à vous !
N’oubliez pas de noter vos rencontres avec la faune en enregistrant chaque espèce sur http://www.faune-isere.org !

L’alyte accoucheur

Si vous partez à sa recherche, soyez attentif ! C’est un très petit crapaud d’environ 5 cm. Sa particularité est caractéristique de cette espèce : à l’issu de l’accouplement, le mâle porte les œufs durant plusieurs semaines, assemblés sur ses pattes arrières. Il vit à proximité des plans d’eaux afin d’assurer l’humidification des œufs et les dépose dans l’eau juste avant l’éclosion. Son alimentation est variée et comporte araignées, larves, mouches, coléoptères… Pour l’entendre, patientez jusqu’au coucher du soleil, vous aurez peut-être la chance d’entendre son chant puissant et très régulier.

Le saviez-vous ? Quand il pressent un danger ou une attaque, l’alyte accoucheur peut se gonfler en rabattant ses membres contre lui pour intimider l’adversaire.

 Le caloptéryx vierge

Cet odonate vit lui aussi près des zones humides ombragées, particulièrement aux abords des eaux fraîches et rapides. C’est là que les larves pourront se développer. Vous n’aurez sans doute pas de mal à le photographier car il surveille en général son territoire depuis un même perchoir (le plus souvent une feuille ou une pousse). Il se nourrit d’insectes dans les cours d’eau comme les trichoptères et les plécoptères.

Le saviez-vous ? La femelle peut pondre jusqu’à 300 œufs durant la période de reproduction.

Le demi-deuil

Vous observerez ce papillon aux ailes en damier dans la plupart des prairies et des clairières ou dans les bois, en particulier près des graminées. C’est particulièrement dans la période de juin à août que les adultes sont observables. Ces derniers, les imagos, butinent de nombreuses fleurs, en particulier les centaurées. On note qu’il n’y a qu’une seule génération par an. La femelle éparpille les œufs en vol de manière aléatoire.

Le saviez-vous ? Sa nature craintive ne facilite pas le travail des photographes. Afin de le capturer en image, le mieux est d’attendre qu’il se pose sur une fleur pour se régaler de son nectar.

 L’écureuil roux

On rencontre ce petit mammifère bien connu du public dans les milieux boisés, constitués de conifères et de feuillus, en basse altitude comme en montagne. Il est également très présent dans les parcs et les jardins boisés. Il sort de sa cachette dès l’aube pour chercher sa nourriture. Très adroit et habile grimpeur, il peut atteindre les graines présentes à l’extrémité des branches. Il est plutôt solitaire mais peut tout à fait partager un même territoire avec ses congénères.

Le saviez-vous ? Quand un prédateur s’approche, il est capable, en quelques mouvements, d’escalader un arbre et de passer sur la face cachée puis se coller au tronc en attendant que le danger passe.

Le fadet commun

Ce petit papillon de jour se fait remarquer en vol, lorsqu’il zigzague au ras de l’herbe. On l’observe également posé sur une fleur ou une pousse, les ailes dressées. Son milieux de prédilection se situe dans les zones ouvertes composés de graminées (pelouses, lisière de forêts clairières…). Il est facile de le rencontrer car il vit dès 0 jusqu’à 2100 m d’altitude. Entre deux et trois générations naissent chaque année et les œufs sont posés au niveau du sol, sur les feuilles.

Le saviez-vous ? Le vol du fadet commun est assez vif. On le reconnaît notamment par ses mouvements presque sautillants.

 

 Le grèbe castagneux

Cette espèce affectionne un large panel d’habitats : étangs, bassins, lacs, cours d’eau calmes de plaines… Ces milieux doivent présenter à la fois un espace dégagé et une partie végétalisée où il peut s’abriter et faire son nid. C’est le plus petit des grèbes, ce qui lui vaut son nom (castagneux vient de châtaigne, en lieu avec la taille et la couleur du grèbe). Une dizaine de couple peuvent cohabiter sur une même surface. Il trouve sa nourriture dans l’eau et se compose essentiellement de larves d’insectes et d’invertébrés aquatiques.

Le saviez-vous ? Il est rare d’observer le grèbe castagneux en vol. En effet, cette espèce passe la plupart de son temps à la surface de l’eau.

Écouter le grèbe castagneux :

 

L’hirondelle rustique

C’est l’espèce d’hirondelle la plus répandue au monde. Elle fréquente les zones ouvertes comme les surfaces cultivées et les prairies où elle trouve des arbres pour s’y percher. On la trouve en ville mais principalement en zone rurale où elle niche parfois dans les granges. Elle se nourrit essentiellement d’insectes volants qu’elle capture d’un vol acrobatique très précis, grâce par ses deux fines ailes et sa longue queue qui lui offrent une grande souplesse et agilité.

Le saviez-vous ? En véritable acrobate aérienne, l’hirondelle rustique peut boire même en vol, en rasant la surface de l’eau.

Écouter l’hirondelle rustique :

 

Le lézard des murailles

Ce lézard commun est connu notamment pour ses bains de soleil, sa rapidité et son goût pour les insectes, les chenilles et les vers. Pour le voir, surveillez les éboulis de pierres, les murs de pierres sèches et les rochers. Cette espèce à sang froid profite des rayons du soleil pour tempérer son corps. Extrêmement agile, il peut se cacher dans un minuscule espace à la moindre alerte.

Le saviez-vous ? Quand il se sent en danger, le lézard des murailles peut perdre sa queue. Ce stratagème particulier lui permet de détourner l’attention de l’ennemi.

Le moineau domestique

C’est sûrement l’espèce qu’on associe le plus à la vie au jardin et au parc. On le rencontre partout, en ville près des habitations comme en pleine campagne. On l’observe sautillant au sol, à la recherche de sa nourriture, composée de graines, de larves et d’insectes. C’est une espèce très sociable qui se rassemble avec ses congénères dans des groupes agités et bruyants, lorsqu’ils cherchent tous ensemble de la nourriture.

Le saviez-vous ? En été, les moineaux domestiques s’ébrouent au sol, dans la poussière, pour tenter de se débarrasser des parasites présents dans leur plumage.

Écouter le moineau domestique :

 

La tourterelle turque

Elle habite les zones urbaines où il est possible de l’observer dans les parcs, les fermes, les jardins ou encore les vergers où elle cherche les graines des arbres pour se nourrir. Cette espèce grégaire est souvent aperçue en couple qui ne se quitte pas de l’année. On peut aussi la voir en groupe de plusieurs individus autour d’une source de nourriture. Au contraire de certaines espèces territoriales aux abords des aires de nourrissage, les tourterelles turques, pacifiques, se serrent les unes contre les autres pour manger.

Le saviez-vous ? La tourterelle turque est native… d’Inde. Présente au début du XXème siècle en Turquie, elle a peu à peu colonisé l’Europe.

Écouter la tourterelle turque :

 

La LPO Isère vous souhaite de belles observations cet été à Sassenage !

Écoute des chants : Xeno-Canto

Crédit photos
Bruno Fonters – (alyte accoucheur)
Richard Bartz – (caloptéryx vierge)
Thomas Cugnod – (demi-deuil)
Camille Combes – (écureuil roux)
Rémi Fonters – (fadet commun)
Fabrice Cahez – (grèbe castagneux)
Sylvain Chapuis – (hirondelle rustique)
Axel Falguier – (lézard des murailles)
Raphaël Bussière – (moineau domestique, tourterelle turque)

Sources
http://www.batraciens.be
http://www.allo-grenouille.fr
https://www.quelestcetanimal.com
http://wwwphp.obs-banyuls.fr
https://animal.cheloniophilie.com
http://ecologie.nature.free.fr
http://www.oiseaux.net
http://www.oiseaux-birds.com
http://www.oiseau-libre.net
https://www.aujardin.info

Les 10 espèces à observer sur la Bastille de Grenoble

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Édifiée sur le massif de la Chartreuse, la Bastille de Grenoble domine la ville de plus de 260 mètres de hauteur. Accessible en téléphérique, à pied, à vélo ou en voiture, cet ancien fort militaire du XIXème siècle offre à ses visiteurs une vue imprenable sur l’Isère, ses communes et surtout son paysage époustouflant.

La faune y est bien présente et active tout au long de l’année dans cet espace de nature et de fortifications. Maintenant que l’été et ses beaux jours sont arrivés, emportez chaussures de marche et jumelles pour partir à la découverte de la biodiversité de la Bastille. Ouvrez l’œil et vous ferez de belles observations, à enregistrer sur le site participatif www.faune-isere.org ou sur l’application NaturaList. Vous pourrez ainsi profiter de l’exposition plein Sud des coteaux de la Bastille et de son micro-climat méditerranéen !

L’accenteur alpin

C’est une espèce caractéristique des hautes-montagnes qui vit au dessus de la limite des arbres dans les alpages et dans les vallées en hiver. Les zones agricoles lui offrent des végétaux, dont des graines, pour s’alimenter à cette période bien qu’il soit cependant principalement insectivore à la belle saison. Oiseau généralement très peu farouche, vous n’aurez pas de mal à le rencontrer en hiver.

Le saviez-vous ? L’accenteur alpin est facile à approcher, même de près. Ce trait de comportement apparaît chez les oiseaux dont l’habitat se situe reculé de celui des humains.

 

Écouter l’accenteur alpin  :

 

L’hirondelle de rochers

Habitante des falaises de montagnes, on l’aperçoit en petites colonies également complétées par des hirondelles de fenêtre. En vol, on la reconnaît notamment à son vol planant, quand elle profite des courants, entrecoupé de plongeons très rapides. C’est là qu’elle saisit généralement moucherons et petits insectes en vol.

Le saviez-vous ? L’hirondelle de rochers est présente dans de nombreuses régions de France où elle peut nicher du niveau de la mer jusqu’à 2 500 mètres d’altitude dans les Alpes.

Écouter l’hirondelle de rochers :

 

L’hirondelle de fenêtre

Plus citadine que les autres espèces d’hirondelles, elle vit en colonies dans les villes, les villages et près des parois rocheuses. Ainsi, de nombreuses structures humaines proches des montagnes abritent les nichées de cette espèce. Pour se nourrir, elle attrape des insectes presque exclusivement en vol. Cette espèce nous donne l’occasion de l’observer en grands groupes de plusieurs milliers d’individus durant la migration.

Le saviez-vous ? L’une des techniques de chasse de l’hirondelle de fenêtre consiste à suivre les machines agricoles dans les champs afin de capturer les insectes dérangés par leur activité.

Écouter l’hirondelle de fenêtre :

 

Le martinet à ventre blanc

Plus grand des martinets d’Europe, cette espèce se rencontre souvent en groupes dans des zones escarpées de montagnes et près des falaises. Il niche en colonies dans ces milieux ainsi que dans les hauteurs de grandes constructions humaines. Sa technique impressionnante et sa rapidité en vol restent de bons indicateurs pour l’identifier. À vos jumelles !

Le saviez-vous ? Le martinet à ventre blanc peut passer des semaines entière sans jamais se poser. En effet, il est capable manger et de dormir en vol.

Écouter le martinet à ventre blanc :

 

Le martinet noir

Comme son cousin le martinet à ventre blanc, le martinet noir passe la plus grande partie de son temps en vol, pour dormir comme pour se nourrir. Difficile à photographier, il est si rapide qu’il est capable d’entrer dans de minuscules cavités dans les murs des édifices des villes et des villages sans ralentir l’allure. C’est également ce vol rapide qui lui permet d’attraper les insectes volants dont il se nourrit.

Le saviez-vous ? Sur des courtes distances, le martinet noir peut atteindre une vitesse de 200 km/heure en vol.

Écouter le martinet noir :


Le pouillot de Bonelli

Vous le rencontrerez dans les milieux ouverts et ensoleillés des hauteurs montagneuses et proche des bois de conifères. Soyez attentifs car il n’est pas très facile à observer ! En effet, il est souvent en mouvement dans la végétation mais fait parfois des apparitions rapides dans les airs pour capturer une proie. Il est essentiellement insectivore.

Le saviez-vous ? Le pouillot de Bonelli est presque infatigable au chant. Les séquences de chant se suivent toute la journée à un rythme qui ne faiblit quasiment pas.

Écouter le pouillot de Bonelli :


Le rougequeue noir

Il fréquente les zones rocheuses avec végétation, les édifices et les terrains rocailleux. Bien qu’il vive près des humains, il reste très peu craintif, ce qui nous permet de l’observer parfois de très près. C’est un oiseau vif qui prospecte les bâtiments, les arbres et le sol à la recherche des insectes dont il se nourrit et qu’il attrape généralement en plein vol, après l’avoir repérée depuis un perchoir. Il doit son nom à la coloration du mâle, noir avec la queue rouge.

Le saviez-vous ? La mère rougequeue noir est très attentive. Si l’un de ses petits disparaît, elle l’appelle durant plusieurs jours et part à sa recherche, quitte à survoler des prédateurs (chats, chiens, etc).

Écouter le rougequeue noir :


La Sittelle torchepot

Observez cette caractéristique particulière : grâce à ses puissantes griffes, cette espèce est capable de grimper sur le tronc des arbres et ce, dans tous les sens : tête en haut comme tête en bas, en zigzag. Cet oiseau forestier, qui peut aussi fréquenter les parcs et jardins avec de grands arbres, se nourrit essentiellement d’insectes et d’araignées qui peuvent parfois la pousser à s’approcher des habitations.

Le saviez-vous ? La Sittelle torchepot est capable de faire des réserves de noisettes et de graines dans des crevasses en prévision des périodes difficiles. Elle cache alors son butin avec de l’écorce ou de la mousse.

Écouter la Sittelle torchepot :


Le tichodrome échelette

Sortez la longue-vue ! Cet espèce est un habitant caractéristique des gorges de montagnes et des falaises, qu’on peut aussi observer sur de vieux édifices ou sur des rochers en plaine, voler de place en place comme un papillon. Son plumage gris, hormis les ailes, lui offrent une quasi invisibilité sur la roche sur laquelle il grimpe à la verticale. Compagnon des grimpeurs, il attrape des insectes dans les crevasses de la pierre.

 

Le saviez-vous ? Le tichodrome échelette peut voyager loin de ces montagnes natales. On peut même l’observer sur des édifices artificiels comme les Tours de Notre Dame de Paris ou sur les remparts du château d’Angers.

Écouter le tichodrome échelette :


Le troglodyte mignon

Ouvrez l’œil, car c’est l’un des plus petits passereaux d’Europe ! Il apprécie vivre dans les buissons et dans les boisements des forêts, des parcs ou des jardins. On peut le voir voler rapidement près du sol, d’un buisson à l’autre, à la recherche de petits invertébrés comme les insectes ou les araignées. De nature territoriale, il n’hésite pas à indiquer aux visiteurs que la zone est occupée.

Le saviez-vous ? On l’entend plus qu’on ne le voit. En effet, le troglodyte mignon peut émettre des chants prononcés jusqu’à 90 décibels.

Écouter le troglodyte mignon :

 

Écoute des chants : Xeno-Canto

Crédit photos
Steve Le Briquir (accenteur alpin)
Guy Bourderionnet (hirondelle de rocher)
Alain Gagne (hirondelles de fenêtre, rougequeue noir)
Thomas Cugnot (martinet à ventre blanc)
Finch (martinet noir)
Pierre Dalous (pouillot de Bonelli)
Sylvain Chapuis (sittelle Torchepot, tichodrome échelette, troglodyte mignon)

Sources
www.oiseaux.net
www.oiseau-libre.net
www.oiseaux-birds.com
https://inpn.mnhn.fr
https://fr.wikipedia.org

Les 10 espèces à observer sur les berges de l’Isère

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Vous êtes-vous déjà promenés sur les berges de l’Isère ? Cette rivière de 286 km de long prend sa source dans le massif des Alpes et traverse les départements de la Drôme, de l’Isère et de la Savoie. Grâce aux nombreuses communes et paysages qu’elle franchit, ses berges offrent des promenades et des observations naturalistes enrichissantes : profitez-en ! Voici un récapitulatif des dix espèces que vous serez peut-être amenés à rencontrer sur les berges, selon les données récoltées sur le site participatif http://www.faune-isere.org/

La bergeronnette des ruisseaux

Vous aurez de grandes chances d’apercevoir la bergeronnette des ruisseaux, présente dans de nombreux milieux aquatiques. Ce passereau qui, comme son nom l’indique, vit et niche à proximité des eaux courantes comme les fleuves et les rivières. Elle fréquente souvent les zones proches des habitations et des ponts et se nourrit principalement de petits animaux et insectes aquatiques. Attention à ne pas la confondre avec la bergeronnette printanière qui est migratrice.

Le saviez-vous ? Adepte des milieux aquatiques en pleine nature, on trouve la bergeronnette des ruisseaux jusqu’à à Paris, sur l’Île de la Cité où elle fréquente la Seine.

Écouter la bergeronnette des ruisseaux :

 

La bergeronnette grise

La bergeronnette grise est un oiseau commun des milieux ouverts qui apprécie la vie au bord de l’eau dans les campagnes, bien qu’elle soit habituée à la présence humaine. Vous pourrez aussi l’apercevoir dans les parcs et les jardins, notamment lorsqu’elle y cherche des petits invertébrés et des insectes pour se nourrir.

Le saviez-vous ? On l’appelle souvent hoche-queue, en référence aux mouvements de queue qu’elle effectue de manière répétée.

Écouter la bergeronnette grise :

 

La bouscarle de cetti

Soyez attentifs, la bouscarle de cetti est un petit oiseau qui se cache le plus souvent dans les bosquets, les haies et les bois à proximité de l’eau. Ses couleurs neutres ne rendent pas la tâche facile à l’observateur. Principalement adepte des insectes, elle mange aussi parfois des larves et des vers qu’elle trouve dans la végétation.

Le saviez-vous ? Cachée dans la végétation, la bouscarle de cetti est plus souvent entendue qu’aperçue. A sa recherche, tendons l’oreille pour tenter d’entendre son chant caractéristique !

Écouter la bouscarle de cetti :

 

Le canard colvert

Pas besoin d’être expert pour reconnaître le canard colvert, l’un des plus communs des fleuves, étangs et rivières qu’il fréquente. Pour trouver sa nourriture, il a besoin que les zones humides proposent de la végétation flottante où il pourra dénicher des petits invertébrés et des graines aquatiques. On le trouve même en ville, dans les bassins aménagés où il trouve naturellement sa place.

Le saviez-vous ? On dit que le canard colvert barbote lorsqu’il bascule en avant dans l’eau lorsqu’il recherche sa nourriture.

Écouter le canard colvert :

 

Le cincle plongeur

Le cincle plongeur est un petit oiseau qui vit dans les cours d’eau rapides des montagnes. On peut aussi l’apercevoir en hiver à proximité des villes. Pour se nourrir, il nage sous l’eau à l’aide de ses ailes, à conte-courant, à la recherche de larves, d’insectes aquatiques et de petits crustacés.

Le saviez-vous ? Le nom du cincle plongeur lui vient de son adaptation à la vie aquatique qui le rend capable de nager et de plonger.

Écouter le cincle plongeur :

 

Le cygne tuberculé

Vous rencontrez fréquemment le cygne tuberculé sur les marais, lacs et fleuves, souvent accompagné de quelques canards. C’est un oiseau sociable mais il peut aussi se montrer menaçant pour protéger ses petits. Il se nourrit de plantes aquatiques, d’algues et de petits amphibiens (crapauds, grenouilles, têtards…), souvent en plongeant la tête sous l’eau.

Le saviez-vous ? Le cygne tuberculé a besoin de courir sur une distance entre 8 et 20 mètres avant de s’envoler, depuis un plan d’eau.

Écouter le cygne tuberculé :

 

Le goéland leucophée

Le goéland leucophée qui est également présent à l’intérieur des terres, notamment en hiver, puisqu’il y trouve sa nourriture. Adapté à l’environnement urbain, il est de plus en plus commun en ville. Vous l’avez sûrement déjà observé perché sur des statues ou des monuments.

Le saviez-vous ? Le goéland leucophée s’adapte très bien à un nouvel environnement. Ainsi, il a un large éventail de sites de nidification et d’alimentation.

Écouter le goéland leucophée :

 

Le grand cormoran

Le grand cormoran est un oiseau qui vit sur les côtes rocheuses et sablonneuses, près de lacs et des cours d’eau. Il fait son nid sur les falaises ou les structures construites par les humains. Pour attraper ses proies, des poissons et des invertébrés essentiellement, il plonge et les capture avec son bec puissant.

Le saviez-vous ? Le grand cormoran est un excellent plongeur. À la recherche de nourriture, il peut rester sous l’eau jusqu’à une minute.

Écouter le grand cormoran :

 

Le martin-pêcheur

Si vous vivez proche d’une mare très poissonneuse, d’un lac ou d’un fleuve, vous rencontrerez peut-être le martin pêcheur, indicateur naturel et efficace de la qualité d’un milieu. Ce petit oiseau est d’un comportement assez discret malgré son plumage très coloré.

Le saviez-vous ? Sa vue perçante lui offre une réactivité impressionnante lors de la pêche. Il repère le poisson depuis un perchoir et l’attrape en quelques secondes.

Écouter le martin-pêcheur :

 

La mouette rieuse

La mouette rieuse fréquente les milieux d’eau calme et peu profonde comme les étangs et les lacs, souvent proche des falaises. Omnivore, elle se nourrit de petits animaux, d’insectes et d’invertébrés mais aussi de végétaux et de déchets. Il est facile de l’observer grâce à son caractère sociable et peu farouche. Elle est présente chez nous l’hiver, où elle se regroupe en colonies.

Le saviez-vous ? La mouette rieuse tient son nom de son cri rauque et sonore, facilement reconnaissable.

Écouter la mouette rieuse :

 

On vous souhaite de belles promenades à la rencontre de la faune sur les berges de l’Isère ! Pour participer au suivi des espèces dans notre département, pensez à nous transmettre vos observations sur faune-isere.org !

Chants d’oiseaux : Xeno-Canto

Source
http://www.oiseau-libre.net
http://www.oiseaux.net
http://www.oisillon.net
http://www.iledubeurre.org
http://www.conservation-nature.fr

http://www.oiseaux-birds.com
http://www.futura-sciences.com
https://fr.wikipedia.org

Crédit photos
Karine Drost : bergeronnette des ruisseaux
Alain Gagne : bergeronnette grise, grand cormoran
Michel Queral : bouscarle de cetti
Raphaël Bussière : canard colvert, cygne tuberculé, mouette rieuse
Fabrice Cahez : cincle Plongeur, martin-pêcheur
Etienne Dupoux : goéland leucophée

Les 10 espèces à observer en plaine de Bièvre

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La plaine de Bièvre est une étendue de nature de six kilomètres sur trente, située en Isère. Proche de l’aéroport de Grenoble, cette campagne préservée offre une vue imprenable sur les massifs alentours. Ce milieux idéal pour les repas à la ferme, les promenades, sorties à vélo et pique-niques est également un passage important pour beaucoup d’espèces sauvages. En effet, les oiseux migrateurs notamment en ont fait un lieu de repos où ils viennent s’y nourrir et s’abreuver grâce aux nombreux points d’eaux présents.
Entre rapaces, passereaux, mammifères… la plaine de Bièvre permet à une faune très diversifiée de s’y ébattre.
À vos observations !

L’alouette des champs

Elle est souvent observée dans les campagnes, les zones cultivées et les marais. Si vous êtes à sa recherche, soyez attentifs à son plumage brun clair qui la rend presque invisible au sol. C’est là qu’elle recherche sa nourriture, composée de graines, d’insectes, de larves et des petits invertébrés.

Le saviez-vous ? Sur de longues distances, le vol de l’alouette des champs est ondulant mais elle possède également un vol direct rapide qui peut atteindre presque 60 km/h.

Écouter le chant de l’alouette des champs :

 

Le bruant proyer

On l’aperçoit sur les plateaux, les plaines dégagées et les zones agricoles comme les champs de céréales et les pâtures. Quand il est jeune, il apprécie les insectes et les petits invertébrés mais préfère les graines, les herbes, les baies et les fruits à l’âge adulte. Le nid d’herbes et de brindilles est bien caché dans les herbes.

Le saviez-vous ? Posté sur un fil, un pylône, un poteau ou une clôture, le mâle passe la majeure partie de la période de nidification à chanter.

Écouter le chant du bruant proyer :

 

Le busard cendré

Vous aurez peut-être l’occasion de voir ce rapace migrateur dans des paysages humides comme les marais et les landes, les prairies et les champs de céréales, idéals pour chasser. Il se nourrit de petits rongeurs, de lézards et de passereaux qui se trouvent à terre comme les alouettes ou les pipits et niche le plus souvent en couple. Cette espèce particullièrement vulnérable fait l’objet d’une campagne de sauvegarde annuelle menée par notre association.

Le saviez-vous ? Le busard cendré niche au sol, dans les prairies de culture qui ont remplacé son habitat naturel. De nombreux agriculteurs acceptent de retarder la fauche d’une partie de leur champ pour permettre aux jeunes de terminer leur croissance et de s’envoler.

Écouter le chant  du busard cendré :

  

La buse variable

Connue du grand public, elle se trouve dans les milieux boisés, des petits bosquets jusqu’aux forêts, proches des marais ou des côtes rocheuses, souvent observée en plein vol ou postée en hauteur. La plupart des animaux dont elle se nourrit (rongeurs, oiseaux et petits reptiles) sont repérés en hauteur, depuis un piquet ou une branche. Son nid est placé en haut des arbres des forêts, en plaine ou en montagne.

Le saviez-vous ? La buse variable tient son nom de la diversité des motifs et des coloris de son plumage. Aussi, ces caractéristiques physiques ne permettent pas de déterminer le sexe de l’individu.

Écouter le chant de la buse variable :

 

Le faucon crécerelle

C’est un petit rapace commun de la taille d’un pigeon qui vit dans les zones cultivées et peu boisées comme les landes et que l’on peut aussi voir dans les villes. Il est assez agressif et peut attaquer ses proies avec vigueur, en général des micromammifères comme les souris, les mulots ou les campagnols.

Le saviez-vous ? Le faucon crécerelle tient son nom de son chant très caractéristique, ponctué de cris hauts-perchés.

 Écouter le chant du faucon crécerelle :

 

Le lièvre d’Europe

Vous connaissez sans aucun doute ce mammifère amateur des champs, des cultures et des lisières de forêts où il peut construire un gîte dans la terre pour s’abriter. Ces milieux lui offrent des plantes herbacées, des baies, des bourgeons et des plantes cultivées comme les pousses de betteraves ou de navets, selon la saison.

Le saviez-vous ? Le lièvre d’Europe peut dépasser la vitesse de 60 km/h en course mais est aussi un très bon nageur qui peut traverser une étendue d’eau à la nage en cas de besoin.

Le pigeon ramier

Vous le rencontrerez facilement dans les parcs et les jardins comme dans les terres cultivées et les prairies. Ce sont dans ces milieux qu’il recherche graines, bourgeons, feuilles et baies mais aussi des insectes et des vers, selon la saison. Son nid est construit dans une fourche d’arbre et peut être utilisé pour plusieurs pontes successives.

Le saviez-vous ? On observe des variations très marquées de la saison de nidification du pigeon ramier, selon les régions et l’accès à la nourriture.

Écouter le chant du pigeon ramier :

 

Le milan noir

Il vous faudra visiter des terrains plats avec de grands arbres et des cours d’eaux (lacs et marais) comme les vallées de montagnes pour tenter de le voir. C’est là qu’il prépare son nid, dans les arbres de pleine campagne. Malgré tout, il reste assez proche des villes car il profite des décharges et des dépôts d’ordures pour se nourrir, en plus des poissons qu’il mange dans la nature.

Le saviez-vous ? Espèce migratrice à l’aire de répartition extrêmement vaste, le milan noir est l’un des rapaces les plus fréquemment observé au monde.

Écouter le chant du milan noir :

 

Lœdicnème criard

Rendez-vous dans les grands terrains ensoleillés occupés par les landes sèches et caillouteuses. Guettez attentivement, il passe la plus grande partie de la journée figé et tapi au sol pour se protéger du danger, ce qui le rend difficile à apercevoir. Cet oiseau grégaire apprécie les larves, les insectes mais aussi les escargots, les grenouilles et les campagnols. Il donne naissance à des petits dans une cuvette creusée dans le sol.

Le saviez-vous ? Si l’œdicnème criard repère un danger, il peut feindre une blessure en se déplaçant en sautillant maladroitement, afin de détourner l’attention du prédateur tout en l’éloignant de son nid.

Écouter le chant de l’œdicnème criard :

 

Le tarier pâtre

Soyez attentifs, ce petit passereau fréquente les landes, les près et les cultures, en basse altitude comme en montagne. Il se nourrit surtout d’insectes, d’araignées et de petits vers qu’il repère depuis un perchoir. Il est plutôt territorial pendant la période de reproduction et cherche des perchoirs en hauteur pour surveiller son habitat.

Le saviez-vous ? Les membres du couple de tarier pâtres restent toujours à proximité l’un de l’autre. Si l’un est dérangé et s’envole, l’autre le suit puis ils reviennent ensemble au domaine lorsque l’alerte est passée.

Écouter le chant du tarier pâtre :

 

Bonne promenade en plaine de Bièvre ! N’oubliez pas d’enregistrer vos observations d’espèces sur Faune-isère !

Écoute chants d’oiseaux : Xeno-Canto

Sources
http://www.oiseaux.net
http://observatoire-rapaces.lpo.fr
http://www.oiseau-libre.net
http://www.oiseaux-birds.com
https://animal.cheloniophilie.com
http://animaux.org

http://www.conservation-nature.fr
https://fr.wikipedia.org

Crédit photos :
Etienne Dupoux (alouettes des champs)
Raphaël Bussière (bruant proyer)
Fabrice Cahez (busard cendré)
Gérard Navizet (buse variable) : http://gerard-navizet.fr/site/

Alain Gagne (faucon crécerelle, milan noir, œdicnème criard, tarier pâtre)
Jean Deschâtres (lièvre d’Europe)
Sylvain Chapuis (pigeon ramier)

Le top 10 des oiseaux emblématiques de l’hiver

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Partez à la découverte des oiseaux à observer en hiver dans notre région.

1 – Les oiseaux d’eau

Les oiseaux d’eaux sont déterminés comme un ensemble distinct d’espèces qui dépendent des zones humides. Ce sont dans ces milieux comme les lacs, les étangs ou les cours d’eau qu’ils évoluent, se nourrissent, se reproduisent et hivernent.

Le fuligule milouin

Le fuligule milouin est adepte des lacs et des étangs ainsi que des marais aux eaux ouvertes et relativement profondes.
C’est un canard grégaire (qui vit en communauté mais dont la structure sociale n’est pas nécessairement très développée) qui est souvent observé en groupes denses, surtout l’hiver, bien qu’il s’associe sans mal à d’autres espèces de canards comme le morillon ou milouinan.
Bien qu’ayant la capacité de plonger jusqu’à plusieurs mètres de profondeur, le fuligule milouin peut également, à l’instar des canards de surface, se contenter de basculter vers l’avant pour se nourrir.
Il niche au sol, dans les herbes à proximité de l’eau.

Le saviez-vous ? Pour s’envoler, le fuligule milouin prend son élan tout en battant énergiquement des ailes, ce qui lui donne l’air de courir à la surface de l’eau.

Écouter le fuligule milouin :

 

Le fuligule morillon

Le fuligule morillon apprécie particulièrement les lacs (même en pleine ville) et les étangs forestiers à la végétation fournie ainsi que les côtes, les eaux des montagnes et globalement, les cours d’eau calmes.
Comme le fuligule milouin, il est très sociable et grégaire et peut-être observé en grandes troupes denses en dehors des périodes de reproduction. Pendant l’hiver, il se déplace jusque dans les villes où il peut trouver des points d’eau favorables, comme dans les parcs, par exemple.
Il niche proche de l’eau, bien caché dans les jonchaies.

Le saviez-vous ? Quand il recherche sa nourriture, le fuligule morillon est propulsé par ses larges pattes palmées et peut descendre jusqu’à 7 mètres de profondeur sous l’eau.

Écouter le fuligule morillon :

 

Le grand cormoran

Le grand cormoran fréquente les eaux marines, les zones rocheuses ou sableuses.
Il se rassemble avec ses congénères sur les bancs de sable, les récifs ou les jetées tout en restant à proximité des côtes. C’est également là qu’il hiverne.
À la recherche de nourriture, il nage sous l’eau à la poursuite de sa proie, en se propulsant grâce à ses pattes palmées.
Son nid (fait de branches, algues, roseaux,…) est généralement installé sur les corniches des falaises côtières ou sur les arbres près des lacs et du littoral, plus rarement dans les roseaux ou au sol.

Le saviez-vous ? L’alimentation du grand cormoran est essentiellement constituée de petits poissons mais il est capable d’avaler des proies de plus d’un kilo.

Écouter le grand cormoran :

 

2 – Les oiseaux de jardin

Les oiseaux de jardin sont les espèces fréquemment observables depuis nos foyers. Leur présence chez nous dépend de la végétation à disposition, de la taille du terrain, de la présence ou non de mangeoire, etc. Plus le jardin est naturel et diversifié en matière de végétation, plus vous pourrez y observer d’oiseaux.

Le pinson du nord

En général, le pinson du nord évite les futaies denses et préfère les bois de bouleaux ou de conifères clairs en période de nidification. Exclusif visiteur de l’hiver, il hiverne au centre et au sud de l’Europe mais peut demeurer un peu plus au nord lors des hivers plus doux.
Lui aussi a un instinct grégaire très développé. On peut en effet l’observer en grandes bandes de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’individus lors des regroupements post-nuptiaux et les périodes de migration, en particulier au sein de zones à hêtraies.
Il construit son nid dans les bouleaux ou les sapins, généralement à l’enfourchure des branches.

Le saviez-vous ? L’hiver, pour trouver les faines de hêtres dont il raffole, le pinson du nord utilise ses ailes, semi-ouvertes, pour secouer la neige afin d’en dégager la nourriture. Ces fouilles laissent derrière elles des traces en forme d’entonnoir dans la neige.

Écouter le pinson du nord :

 

Le tarin des aulnes

Adepte des forêts de conifères, ce sont les aulnes et les bouleaux pourvus de graines que le tarin des aulnes va chercher pour se nourrir. Peu farouche et hôte commun des jardins, notamment en hiver où il se déplace en groupes mixtes, il n’hésite pas à s’approcher des habitations si des mangeoires se trouvent à proximité.
Il hiverne dans le centre et au sud de l’Europe, généralement en grandes bandes. À la belle saison, il niche dans les forêts de conifères, en haut des épicéas.

Le saviez-vous ? Comme la mésange, le tarin des aulnes est capable de se positionner à l’envers, tête en bas, pour atteindre la nourriture présente sur les branches des arbres.

Écouter le tarin des aulnes :

 

Le bouvreuil pivoine

L’habitat du bouvreuil pivoine se situe dans les forêts mixtes, les parcs touffus ou encore les grands jardins, tant que des conifères s’y trouvent.
Au printemps, on peut l’observer en groupe d’une cinquantaine d’individus, période à laquelle il se nourrit de bourgeons d’arbres fruitiers. Mais c’est principalement en hiver qu’il se fait remarquer, lorsqu’on l’aperçoit actif auprès des mangeoires.
Il niche sur les branches des arbres, dans les buissons ou les taillis.

Le saviez-vous ? Le bouvreuil pivoine est un oiseau aux mœurs douces. En effet, même aux abords des mangeoires, il accepte sans broncher de partager son repas avec ses congénères.

Écouter le bouvreuil pivoine :

 

L’accenteur mouchet

L’accenteur mouchet possède un spectre d’habitats assez varié : boisements de conifères, jardins, parcs, haies ou encore fourrés et broussailles touffues.
C’est un oiseau relativement discret, menant une vie cachée dans les fourrés qu’il fréquente. Cependant, il nous est possible de l’observer lorsqu’il sort à ciel ouvert, généralement en hiver quand la nourriture se raréfie.
Il niche dans un buisson touffu, généralement à moins d’un mètre et demi du sol ou dans un petit conifère.

Le saviez-vous ? Étonnamment pour un oiseau si discret, la parade et la vie amoureuse de l’accenteur mouchet sont mouvementées. En effet, le mâle et la femelle sont polygames et peuvent avoir plusieurs partenaires à la fois.

Écouter l’accenteur mouchet

 

3 – Les espèces typiques des régions montagneuses

De nombreux oiseaux évoluent dans les diverses régions et zones de montagne. Chacun d’entre eux possède des particularités, un mode de vie et un comportement qui lui est propre.

Le lagopède alpin

Le lagopède alpin occupe les pentes et les paysages alpins rocheux découverts et à végétation rase. En hiver, son habitat se situe dans les pentes broussailleuses, là où il peut trouver de la végétation dans la neige. Il est par ailleurs parfaitement adapté à cette saison, grâce à son plumage hivernal blanc qui le protège de la prédation.
Sauf période de reproduction, on peut l’observer en groupes : plus le nombre d’individus est important, plus la protection contre les rapaces (notamment l’aigle royal) est assurée.
Son nid est au sol, généralement placé dans un affleurement rocheux garni d’un peu de végétation.

Le saviez-vous ? Le lagopède alpin mue jusqu’à trois fois par an pour s’adapter visuellement à son environnement. Ce mimétisme lui assure une protection efficace contre les prédateurs.

Écouter le lagopède alpin :


Le tichodrome échelette

Le tichodrome échelette habite les zones rocheuses de montagne, comme les falaises et les parois abruptes avec végétation et eau à proximité, fréquent entre 1000 et 3000 mètres dans les hauteurs.
En hiver, il quitte les hautes altitudes pour se diriger vers des régions dont les températures sont plus clémentes. Il visite ainsi les falaises moins élevées et les plaines.
À la recherche d’insectes, il grimpe par mouvement saccadés le long des parois rocheuses.
Il niche dans les crevasses rocheuses, généralement dans les reliefs des Alpes et des Pyrénées, mais on peut l’apercevoir dans le Jura et le Massif Central.

Le saviez-vous ? En hiver, le tichodrome échelette peut voyager loin de ses montagnes natales. On peut même l’observer jusque sur des sites artificiels comme les Tours de Notre Dame de Paris ou les remparts du château d’Angers.

Écouter le tichodrome échelette :

 

Le cincle plongeur

Le cincle plongeur vit dans les cours d’eau peu profonds et rapides des reliefs. Il apprécie les torrents qui présentent des pierres découvertes sur lesquelles il peut se poser.
Pour se nourrir, il nage sous l’eau à l’aide de ses ailes. Il est même capable de marcher au fond. Il plonge aussi en hiver, en sautant du bord de la glace. À cette période, il peut se rapprocher des villes en suivant les cours d’eau.
Généralement solitaire ou en couple, il est également sédentaire et occupe un même territoire toute l’année, même lors des froids de l’hiver.
Son nid est à proximité de l’eau, construit depuis une entrée latérale située dans un lieu abrité au flanc d’une paroi rocheuse ou d’un mur.

Le saviez-vous ? Le cincle plongeur tient son nom du fait que, parfaitement adapté à la vie aquatique, il est le seul oiseau chanteur capable de nager et de plonger.

Écouter le cincle plongeur :

Chants d’oiseaux : Xeno-Canto

Crédit photos : ©Rémi Rufer – Fuligule milouin, ©Steve le Briquir – Fuligule morillon, ©Alain Gagne – Grand cormoran, ©Raphaël Bussière – Pinson du nord, ©Raphaël Bussière – Tarin des aulnes, ©Denis Simonin – Bouvreuil pivoine, ©Raphaël Bussière – Accenteur mouchet, ©Denis Simonin – Lagopède alpin, ©Denis Simonin – Tichodrome échelette, ©Thomas Cugnot – cincle plongeur.

Sources
« Le guide ornitho », éditions Delachaux et Niestlé
http://www.oiseaux.net
www.oiseau-libre.net
www.oiseaux-birds.com
www.futura-sciences.com
www.oisillon.net
www.ecrins-parcnational.fr
fr.wpe.wetlands.org
www.oiseauxdesjardins.fr
www.wikipedia.org

Venez découvrir le monde de la « Nature en ville » avec le Muséum de Grenoble et la LPO Isère

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conf1_museumA partir du 28 octobre 2015 le Muséum de Grenoble et la LPO Isère vous invitent à un nouveau cycle de conférence sur le thème de la « Nature en ville ». Tous les derniers mercredis de chaque mois (sauf exception), des spécialistes du sujet sont réunis pour discuter de la place de la nature en milieu urbain. Ateliers et sorties tout public viendront animer et compléter ces temps de conférences à partir du mois de janvier.

Rendez-vous :

–  (à partir de janvier ) à 16h à la salle d’animations pour les ateliers
– (à partir de janvier ) à 16h devant Eulalie (L’éléphant) pour le départ des sorties

– à 19h à l’auditorium du Muséum, entrée côté rectorat, pour les conférences

Programme  du cycle de conférence :

– Mercredi 28 octobre 2015 : Biodiversité en ville…Comment ? Pourquoi ? – avec Marc BARRA, écologue à Natureparif qui a notamment rédigé le guide « Bâtir en favorisant la biodiversité »

– Mercredi 9 décembre 2015 : Quelle relation entre l’homme et la nature en ville ?
– Mercredi 27 janvier 2016 : Quelle nature en ville ?
– Mercredi 24 février 2016 : Construire et gérer la ville avec la biodiversité
– Mercredi 30 mars 2016 : Jardinage écologique : comment réussir à la ville et au jardin
– Mercredi 27 avril 2016 : Impliquer les habitants dans les sciences participatives

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La catalogue des activités 2015/2016 est arrivé !

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En ce jour de rentrée pour la LPO Isère, nous sommes fiers de vous présenter notre tout 1erepagecataloguenouveau catalogue d’activités pour la saison 2015/2016 à venir.

Cliquez ici pour le consulter ! Retrouvez notamment le calendrier de l’année en page 11.

Cette année s’annonce très riche pour notre association avec pas moins de 22 conférences variées, intégrant notamment un nouveau volet « Nature en ville » en partenariat avec le Muséum d’histoire Naturelle de Grenoble ; vous pourrez également nous accompagner sur 14 événements majeurs ; ou alors au cours des 54 journées de voyages,sorties ou weekends naturalistes ; vous pourrez sinon vous engagez sur nos 5 grands chantiers natures ; et profitez de nos 11 journées de formations gratuites et de nos 7 ateliers de perfectionnement de vos connaissances de la biodiversité.

Vous l’aurez compris cette année il n’y a pas d’excuse pour ne pas adhérer à la LPO Isère et nous rejoindre dans l’aventure !