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Les 10 espèces à observer à Sassenage

Un commentaire

Cette commune iséroise de 11 500 habitants est située à quinze minutes de Grenoble, à proximité du massif du Vercors. Ses jardins, ses parcs et ses prairies, associées à la ville et l’activité humaine, permettent à une biodiversité riche et diversifiée de s’y épanouir.
N’hésitez pas partir à la découverte de la commune tout en profitant des observations qui s’offrent à vous !
N’oubliez pas de noter vos rencontres avec la faune en enregistrant chaque espèce sur http://www.faune-isere.org !

L’alyte accoucheur

Si vous partez à sa recherche, soyez attentif ! C’est un très petit crapaud d’environ 5 cm. Sa particularité est caractéristique de cette espèce : à l’issu de l’accouplement, le mâle porte les œufs durant plusieurs semaines, assemblés sur ses pattes arrières. Il vit à proximité des plans d’eaux afin d’assurer l’humidification des œufs et les dépose dans l’eau juste avant l’éclosion. Son alimentation est variée et comporte araignées, larves, mouches, coléoptères… Pour l’entendre, patientez jusqu’au coucher du soleil, vous aurez peut-être la chance d’entendre son chant puissant et très régulier.

Le saviez-vous ? Quand il pressent un danger ou une attaque, l’alyte accoucheur peut se gonfler en rabattant ses membres contre lui pour intimider l’adversaire.

 Le caloptéryx vierge

Cet odonate vit lui aussi près des zones humides ombragées, particulièrement aux abords des eaux fraîches et rapides. C’est là que les larves pourront se développer. Vous n’aurez sans doute pas de mal à le photographier car il surveille en général son territoire depuis un même perchoir (le plus souvent une feuille ou une pousse). Il se nourrit d’insectes dans les cours d’eau comme les trichoptères et les plécoptères.

Le saviez-vous ? La femelle peut pondre jusqu’à 300 œufs durant la période de reproduction.

Le demi-deuil

Vous observerez ce papillon aux ailes en damier dans la plupart des prairies et des clairières ou dans les bois, en particulier près des graminées. C’est particulièrement dans la période de juin à août que les adultes sont observables. Ces derniers, les imagos, butinent de nombreuses fleurs, en particulier les centaurées. On note qu’il n’y a qu’une seule génération par an. La femelle éparpille les œufs en vol de manière aléatoire.

Le saviez-vous ? Sa nature craintive ne facilite pas le travail des photographes. Afin de le capturer en image, le mieux est d’attendre qu’il se pose sur une fleur pour se régaler de son nectar.

 L’écureuil roux

On rencontre ce petit mammifère bien connu du public dans les milieux boisés, constitués de conifères et de feuillus, en basse altitude comme en montagne. Il est également très présent dans les parcs et les jardins boisés. Il sort de sa cachette dès l’aube pour chercher sa nourriture. Très adroit et habile grimpeur, il peut atteindre les graines présentes à l’extrémité des branches. Il est plutôt solitaire mais peut tout à fait partager un même territoire avec ses congénères.

Le saviez-vous ? Quand un prédateur s’approche, il est capable, en quelques mouvements, d’escalader un arbre et de passer sur la face cachée puis se coller au tronc en attendant que le danger passe.

Le fadet commun

Ce petit papillon de jour se fait remarquer en vol, lorsqu’il zigzague au ras de l’herbe. On l’observe également posé sur une fleur ou une pousse, les ailes dressées. Son milieux de prédilection se situe dans les zones ouvertes composés de graminées (pelouses, lisière de forêts clairières…). Il est facile de le rencontrer car il vit dès 0 jusqu’à 2100 m d’altitude. Entre deux et trois générations naissent chaque année et les œufs sont posés au niveau du sol, sur les feuilles.

Le saviez-vous ? Le vol du fadet commun est assez vif. On le reconnaît notamment par ses mouvements presque sautillants.

 

 Le grèbe castagneux

Cette espèce affectionne un large panel d’habitats : étangs, bassins, lacs, cours d’eau calmes de plaines… Ces milieux doivent présenter à la fois un espace dégagé et une partie végétalisée où il peut s’abriter et faire son nid. C’est le plus petit des grèbes, ce qui lui vaut son nom (castagneux vient de châtaigne, en lieu avec la taille et la couleur du grèbe). Une dizaine de couple peuvent cohabiter sur une même surface. Il trouve sa nourriture dans l’eau et se compose essentiellement de larves d’insectes et d’invertébrés aquatiques.

Le saviez-vous ? Il est rare d’observer le grèbe castagneux en vol. En effet, cette espèce passe la plupart de son temps à la surface de l’eau.

Écouter le grèbe castagneux :

 

L’hirondelle rustique

C’est l’espèce d’hirondelle la plus répandue au monde. Elle fréquente les zones ouvertes comme les surfaces cultivées et les prairies où elle trouve des arbres pour s’y percher. On la trouve en ville mais principalement en zone rurale où elle niche parfois dans les granges. Elle se nourrit essentiellement d’insectes volants qu’elle capture d’un vol acrobatique très précis, grâce par ses deux fines ailes et sa longue queue qui lui offrent une grande souplesse et agilité.

Le saviez-vous ? En véritable acrobate aérienne, l’hirondelle rustique peut boire même en vol, en rasant la surface de l’eau.

Écouter l’hirondelle rustique :

 

Le lézard des murailles

Ce lézard commun est connu notamment pour ses bains de soleil, sa rapidité et son goût pour les insectes, les chenilles et les vers. Pour le voir, surveillez les éboulis de pierres, les murs de pierres sèches et les rochers. Cette espèce à sang froid profite des rayons du soleil pour tempérer son corps. Extrêmement agile, il peut se cacher dans un minuscule espace à la moindre alerte.

Le saviez-vous ? Quand il se sent en danger, le lézard des murailles peut perdre sa queue. Ce stratagème particulier lui permet de détourner l’attention de l’ennemi.

Le moineau domestique

C’est sûrement l’espèce qu’on associe le plus à la vie au jardin et au parc. On le rencontre partout, en ville près des habitations comme en pleine campagne. On l’observe sautillant au sol, à la recherche de sa nourriture, composée de graines, de larves et d’insectes. C’est une espèce très sociable qui se rassemble avec ses congénères dans des groupes agités et bruyants, lorsqu’ils cherchent tous ensemble de la nourriture.

Le saviez-vous ? En été, les moineaux domestiques s’ébrouent au sol, dans la poussière, pour tenter de se débarrasser des parasites présents dans leur plumage.

Écouter le moineau domestique :

 

La tourterelle turque

Elle habite les zones urbaines où il est possible de l’observer dans les parcs, les fermes, les jardins ou encore les vergers où elle cherche les graines des arbres pour se nourrir. Cette espèce grégaire est souvent aperçue en couple qui ne se quitte pas de l’année. On peut aussi la voir en groupe de plusieurs individus autour d’une source de nourriture. Au contraire de certaines espèces territoriales aux abords des aires de nourrissage, les tourterelles turques, pacifiques, se serrent les unes contre les autres pour manger.

Le saviez-vous ? La tourterelle turque est native… d’Inde. Présente au début du XXème siècle en Turquie, elle a peu à peu colonisé l’Europe.

Écouter la tourterelle turque :

 

La LPO Isère vous souhaite de belles observations cet été à Sassenage !

Écoute des chants : Xeno-Canto

Crédit photos
Bruno Fonters – (alyte accoucheur)
Richard Bartz – (caloptéryx vierge)
Thomas Cugnod – (demi-deuil)
Camille Combes – (écureuil roux)
Rémi Fonters – (fadet commun)
Fabrice Cahez – (grèbe castagneux)
Sylvain Chapuis – (hirondelle rustique)
Axel Falguier – (lézard des murailles)
Raphaël Bussière – (moineau domestique, tourterelle turque)

Sources
http://www.batraciens.be
http://www.allo-grenouille.fr
https://www.quelestcetanimal.com
http://wwwphp.obs-banyuls.fr
https://animal.cheloniophilie.com
http://ecologie.nature.free.fr
http://www.oiseaux.net
http://www.oiseaux-birds.com
http://www.oiseau-libre.net
https://www.aujardin.info

Le top 10 des oiseaux emblématiques de l’hiver

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Partez à la découverte des oiseaux à observer en hiver dans notre région.

1 – Les oiseaux d’eau

Les oiseaux d’eaux sont déterminés comme un ensemble distinct d’espèces qui dépendent des zones humides. Ce sont dans ces milieux comme les lacs, les étangs ou les cours d’eau qu’ils évoluent, se nourrissent, se reproduisent et hivernent.

Le fuligule milouin

Le fuligule milouin est adepte des lacs et des étangs ainsi que des marais aux eaux ouvertes et relativement profondes.
C’est un canard grégaire (qui vit en communauté mais dont la structure sociale n’est pas nécessairement très développée) qui est souvent observé en groupes denses, surtout l’hiver, bien qu’il s’associe sans mal à d’autres espèces de canards comme le morillon ou milouinan.
Bien qu’ayant la capacité de plonger jusqu’à plusieurs mètres de profondeur, le fuligule milouin peut également, à l’instar des canards de surface, se contenter de basculter vers l’avant pour se nourrir.
Il niche au sol, dans les herbes à proximité de l’eau.

Le saviez-vous ? Pour s’envoler, le fuligule milouin prend son élan tout en battant énergiquement des ailes, ce qui lui donne l’air de courir à la surface de l’eau.

Écouter le fuligule milouin :

 

Le fuligule morillon

Le fuligule morillon apprécie particulièrement les lacs (même en pleine ville) et les étangs forestiers à la végétation fournie ainsi que les côtes, les eaux des montagnes et globalement, les cours d’eau calmes.
Comme le fuligule milouin, il est très sociable et grégaire et peut-être observé en grandes troupes denses en dehors des périodes de reproduction. Pendant l’hiver, il se déplace jusque dans les villes où il peut trouver des points d’eau favorables, comme dans les parcs, par exemple.
Il niche proche de l’eau, bien caché dans les jonchaies.

Le saviez-vous ? Quand il recherche sa nourriture, le fuligule morillon est propulsé par ses larges pattes palmées et peut descendre jusqu’à 7 mètres de profondeur sous l’eau.

Écouter le fuligule morillon :

 

Le grand cormoran

Le grand cormoran fréquente les eaux marines, les zones rocheuses ou sableuses.
Il se rassemble avec ses congénères sur les bancs de sable, les récifs ou les jetées tout en restant à proximité des côtes. C’est également là qu’il hiverne.
À la recherche de nourriture, il nage sous l’eau à la poursuite de sa proie, en se propulsant grâce à ses pattes palmées.
Son nid (fait de branches, algues, roseaux,…) est généralement installé sur les corniches des falaises côtières ou sur les arbres près des lacs et du littoral, plus rarement dans les roseaux ou au sol.

Le saviez-vous ? L’alimentation du grand cormoran est essentiellement constituée de petits poissons mais il est capable d’avaler des proies de plus d’un kilo.

Écouter le grand cormoran :

 

2 – Les oiseaux de jardin

Les oiseaux de jardin sont les espèces fréquemment observables depuis nos foyers. Leur présence chez nous dépend de la végétation à disposition, de la taille du terrain, de la présence ou non de mangeoire, etc. Plus le jardin est naturel et diversifié en matière de végétation, plus vous pourrez y observer d’oiseaux.

Le pinson du nord

En général, le pinson du nord évite les futaies denses et préfère les bois de bouleaux ou de conifères clairs en période de nidification. Exclusif visiteur de l’hiver, il hiverne au centre et au sud de l’Europe mais peut demeurer un peu plus au nord lors des hivers plus doux.
Lui aussi a un instinct grégaire très développé. On peut en effet l’observer en grandes bandes de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’individus lors des regroupements post-nuptiaux et les périodes de migration, en particulier au sein de zones à hêtraies.
Il construit son nid dans les bouleaux ou les sapins, généralement à l’enfourchure des branches.

Le saviez-vous ? L’hiver, pour trouver les faines de hêtres dont il raffole, le pinson du nord utilise ses ailes, semi-ouvertes, pour secouer la neige afin d’en dégager la nourriture. Ces fouilles laissent derrière elles des traces en forme d’entonnoir dans la neige.

Écouter le pinson du nord :

 

Le tarin des aulnes

Adepte des forêts de conifères, ce sont les aulnes et les bouleaux pourvus de graines que le tarin des aulnes va chercher pour se nourrir. Peu farouche et hôte commun des jardins, notamment en hiver où il se déplace en groupes mixtes, il n’hésite pas à s’approcher des habitations si des mangeoires se trouvent à proximité.
Il hiverne dans le centre et au sud de l’Europe, généralement en grandes bandes. À la belle saison, il niche dans les forêts de conifères, en haut des épicéas.

Le saviez-vous ? Comme la mésange, le tarin des aulnes est capable de se positionner à l’envers, tête en bas, pour atteindre la nourriture présente sur les branches des arbres.

Écouter le tarin des aulnes :

 

Le bouvreuil pivoine

L’habitat du bouvreuil pivoine se situe dans les forêts mixtes, les parcs touffus ou encore les grands jardins, tant que des conifères s’y trouvent.
Au printemps, on peut l’observer en groupe d’une cinquantaine d’individus, période à laquelle il se nourrit de bourgeons d’arbres fruitiers. Mais c’est principalement en hiver qu’il se fait remarquer, lorsqu’on l’aperçoit actif auprès des mangeoires.
Il niche sur les branches des arbres, dans les buissons ou les taillis.

Le saviez-vous ? Le bouvreuil pivoine est un oiseau aux mœurs douces. En effet, même aux abords des mangeoires, il accepte sans broncher de partager son repas avec ses congénères.

Écouter le bouvreuil pivoine :

 

L’accenteur mouchet

L’accenteur mouchet possède un spectre d’habitats assez varié : boisements de conifères, jardins, parcs, haies ou encore fourrés et broussailles touffues.
C’est un oiseau relativement discret, menant une vie cachée dans les fourrés qu’il fréquente. Cependant, il nous est possible de l’observer lorsqu’il sort à ciel ouvert, généralement en hiver quand la nourriture se raréfie.
Il niche dans un buisson touffu, généralement à moins d’un mètre et demi du sol ou dans un petit conifère.

Le saviez-vous ? Étonnamment pour un oiseau si discret, la parade et la vie amoureuse de l’accenteur mouchet sont mouvementées. En effet, le mâle et la femelle sont polygames et peuvent avoir plusieurs partenaires à la fois.

Écouter l’accenteur mouchet

 

3 – Les espèces typiques des régions montagneuses

De nombreux oiseaux évoluent dans les diverses régions et zones de montagne. Chacun d’entre eux possède des particularités, un mode de vie et un comportement qui lui est propre.

Le lagopède alpin

Le lagopède alpin occupe les pentes et les paysages alpins rocheux découverts et à végétation rase. En hiver, son habitat se situe dans les pentes broussailleuses, là où il peut trouver de la végétation dans la neige. Il est par ailleurs parfaitement adapté à cette saison, grâce à son plumage hivernal blanc qui le protège de la prédation.
Sauf période de reproduction, on peut l’observer en groupes : plus le nombre d’individus est important, plus la protection contre les rapaces (notamment l’aigle royal) est assurée.
Son nid est au sol, généralement placé dans un affleurement rocheux garni d’un peu de végétation.

Le saviez-vous ? Le lagopède alpin mue jusqu’à trois fois par an pour s’adapter visuellement à son environnement. Ce mimétisme lui assure une protection efficace contre les prédateurs.

Écouter le lagopède alpin :


Le tichodrome échelette

Le tichodrome échelette habite les zones rocheuses de montagne, comme les falaises et les parois abruptes avec végétation et eau à proximité, fréquent entre 1000 et 3000 mètres dans les hauteurs.
En hiver, il quitte les hautes altitudes pour se diriger vers des régions dont les températures sont plus clémentes. Il visite ainsi les falaises moins élevées et les plaines.
À la recherche d’insectes, il grimpe par mouvement saccadés le long des parois rocheuses.
Il niche dans les crevasses rocheuses, généralement dans les reliefs des Alpes et des Pyrénées, mais on peut l’apercevoir dans le Jura et le Massif Central.

Le saviez-vous ? En hiver, le tichodrome échelette peut voyager loin de ses montagnes natales. On peut même l’observer jusque sur des sites artificiels comme les Tours de Notre Dame de Paris ou les remparts du château d’Angers.

Écouter le tichodrome échelette :

 

Le cincle plongeur

Le cincle plongeur vit dans les cours d’eau peu profonds et rapides des reliefs. Il apprécie les torrents qui présentent des pierres découvertes sur lesquelles il peut se poser.
Pour se nourrir, il nage sous l’eau à l’aide de ses ailes. Il est même capable de marcher au fond. Il plonge aussi en hiver, en sautant du bord de la glace. À cette période, il peut se rapprocher des villes en suivant les cours d’eau.
Généralement solitaire ou en couple, il est également sédentaire et occupe un même territoire toute l’année, même lors des froids de l’hiver.
Son nid est à proximité de l’eau, construit depuis une entrée latérale située dans un lieu abrité au flanc d’une paroi rocheuse ou d’un mur.

Le saviez-vous ? Le cincle plongeur tient son nom du fait que, parfaitement adapté à la vie aquatique, il est le seul oiseau chanteur capable de nager et de plonger.

Écouter le cincle plongeur :

Chants d’oiseaux : Xeno-Canto

Crédit photos : ©Rémi Rufer – Fuligule milouin, ©Steve le Briquir – Fuligule morillon, ©Alain Gagne – Grand cormoran, ©Raphaël Bussière – Pinson du nord, ©Raphaël Bussière – Tarin des aulnes, ©Denis Simonin – Bouvreuil pivoine, ©Raphaël Bussière – Accenteur mouchet, ©Denis Simonin – Lagopède alpin, ©Denis Simonin – Tichodrome échelette, ©Thomas Cugnot – cincle plongeur.

Sources
« Le guide ornitho », éditions Delachaux et Niestlé
http://www.oiseaux.net
www.oiseau-libre.net
www.oiseaux-birds.com
www.futura-sciences.com
www.oisillon.net
www.ecrins-parcnational.fr
fr.wpe.wetlands.org
www.oiseauxdesjardins.fr
www.wikipedia.org

Les oiseaux les plus observés… au parc Paul Mistral à Grenoble

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Connaissez-vous le Parc Paul Mistral ? Situé à Grenoble, on y trouve notamment la Tour Perret, le Stade des Alpes, la mairie de Grenoble et surtout 27 hectares de nature qui abritent une faune discrète mais très active tout au long de l’année et selon les saisons.
En vous y promenant, vous remarquerez peut-être de nombreuses espèces d’oiseaux : certaines séjournent une partie de l’année dans le parc et d’autres n’y sont que de passage.
Voici une présentation des dix oiseaux les plus observés depuis 2012 dans cette zone de nature, d’après les données récoltées sur le site d’observations
faune-isere.org.

1 LE PINSON DES ARBRES
– Représente 10,6% des observations enregistrées sur le Parc Paul M
istral depuis 2012 sur le site participatif www.faune-isere.org

Parmi les 45 espèces d’oiseaux observées sur les lieux du parc, il arrive en première position du classement. De la taille d’un moineau, le pinson des arbres est l’un des oiseaux les plus communs et familier de nos jardins. L’habitat du pinson des arbres se situe dans les milieux boisés comme les terres agricoles, les parcs et jardins, les haies et bosquets, etc.

Le saviez-vous ? Chaque année pour la nidification, le pinson des arbres revient sur le même territoire. Le mâle défend son habitat et peut se montrer agressif envers les autres oiseaux afin de mettre en fuite ceux qu’il estime être des intrus.

2- LE MERLE NOIR
– Représente 9,9% des observations

Le mâle a un plumage noir et un bec jaune qui le rend facilement identifiable, la femelle arbore des couleurs plus ternes. Vous pouvez observer cet oiseau commun dans toutes les zones boisées comme les forêts, les sous-bois ainsi que dans les milieux plus urbains comme les parcs et les jardins.

Le saviez-vous ? Grand chanteur, le merle noir est l’un des premiers à se faire entendre au lever du jour. Son chant est très mélodieux et très riche, il est rare qu’une même phrase se fasse entendre à la suite.

3- LA MÉSANGE CHARBONNIÈRE
– Représente 9,6% des observations

Bien connue du paysage urbain, la mésange charbonnière est le troisième oiseau le plus observé du parc grenoblois, la plus grande des mésanges d’Europe et la plus commune de France notamment. En général présente dans les jardins et les parcs où elle est à la recherche de nourriture, il est possible de la rencontrer également dans les centres-villes quand ils présentent arbres ou arbustes.

Le saviez-vous ? La mésange charbonnière, comme de nombreuses autres espèces, apprécie beaucoup pouvoir se loger dans des nichoirs lors de la nidification. N’hésitez pas à mettre à sa disposition un petit espace clos afin d’assurer la sécurité des œufs.

4 – LA CORNEILLE NOIRE
– Représente 6,3% des observations

Rien de plus simple que de repérer cette espèce dans la nature : elle est entièrement noire, de son bec effilé jusqu’à ses plumes, en passant par ses yeux et ses pattes, chez les mâles comme chez les femelles. Attention cependant à ne pas la confondre avec un corbeau freux ou un choucas des tours ! La corneille noire s’adapte très facilement à un nouvel habitat, on attribue une grande intelligence à cette espèce (utilisation d’outils notamment). Elle est capable de séjourner en centre-ville comme en campagne, en région boisée comme sur les côtes ou les falaises.

Le saviez-vous ? Le couple de corneilles noires est monogame et les deux partenaires sont unis pour une durée qui peut être de plusieurs années, voire pour la vie.

5 – LA MÉSANGE BLEUE
– Représente 6,1% des observations

La mésange bleue, très active, peut être aperçue en ville comme en campagne, généralement aux alentours des mangeoires. Plus petite que la mésange charbonnière, elle est fréquente dans les zones de feuillus comme les bois, les parcs et les jardins.

Le saviez-vous ? En Grande-Bretagne, elle a obligé les livreurs de lait à remplacer les bouchons en aluminium des bouteilles laissées sur les parvis des maisons par des bouchons en plastique. Elle perçait les couvercles pour y boire le lait et apprenait à ses petits à l’imiter.

6 – LE ROUGE-GORGE FAMILIER
– Représente 4,7% des observations

On reconnaît très facilement le rouge-gorge familier par son abdomen et sa tête orangés qui font contraste avec le reste de son corps. Le mâle et la femelle sont identiques. Facilement observable à proximité des habitations et des jardins, le rouge-gorge apprécie particulièrement les zones boisées, que ce soit dans des milieux isolés de campagnes comme dans les villes.

Le saviez-vous ? Cette espèce est très territoriale, le mâle garde le même territoire toute l’année, la femelle change de territoire après la reproduction mais ne se déplace jamais sur de longues distances. Chez nous les rouges-gorges ne sont pas migrateurs alors qu’ils peuvent l’être dans le Nord de l’Europe.

7 – LE MOINEAU DOMESTIQUE
– Représente 4,7% des observations

Vous l’avez observé de nombreuses fois déjà, c’est une certitude. On le reconnaît sans mal grâce à ses parties supérieures couleur châtain foncé et aux rayures noires que l’on retrouve également sur ses ailes. La femelle est plus discrète : les couleurs de son plumage tirent plutôt dans les tons gris et marron clairs, tout comme son bec. Le moineau domestique, comme l’indique son nom, préfère les zones urbaines et les milieux modifiés par l’être humain, comme les jardins ou les fermes.

Le saviez-vous ? Le moineau domestique est omnivore et apprécie autant les graines et les bourgeons de fruits que les insectes, les larves ou les vers de terre.

8 – LA FAUVETTE A TÊTE NOIRE
– Représente 4% des observations

Cette espèce apprécie particulièrement les zones boisées comme les forêts, les parcs et les vergers où elle trouve sa nourriture. C’est principalement la disponibilité des fruits dont elle se sustente qui va influencer ses déplacements saisonniers. Avec plus de 1500 arbres, le Parc Paul Mistral présente une zone de vie idéale pour la fauvette à tête noire. Le mâle a une calotte noire sur le sommet de la tête et la femelle une calotte brune qui permettent de les identifier facilement.

Le saviez-vous ? La fauvette à tête noire se reproduit partout en France et on peut l’apercevoir jusqu’à 2200 m d’altitude.

9 – LE GRIMPEREAU DES JARDINS
– Représente 4% des observations

Le grimpereau des jardins est un petit oiseau assez discret. On l’observe souvent le long des troncs d’arbres, inspectant la surface de l’écorce en quête de nourriture. Du point de vue de l’apparence, les mâles et les femelles sont identiques. Il est très adepte des jardins et des forêts dotées de vieux arbres dont l’écorce présente des sillons qu’il utilisera pour se nourrir d’insectes.

Le saviez-vous ? Il tient son nom « grimpereau » à sa capacité à grimper de manière très agile aux arbres, en effectuant des spirales autour du tronc et des branches, à la recherche d’insectes.

10 – LE SERIN CINI
– Représente 3,8% des observations

Le serin cini est un oiseau méridional au bec très court, le plus petit de la famille des Fringillidés d’Europe.
Sa couleur jaune rappelle celle de son lointain cousin le serin des Canaries que l’on retrouve souvent en cage conservé en guise d’oiseau domestique. Le serin cini apprécie beaucoup se rendre à la lisière des forêts et dans les clairières ainsi que sur les zones cultivées comme les vergers ou les plantations. Caché dans les arbres, il est notamment possible de l’identifier grâce à son chant ressemblant au bruit d’une chaîne de vélo rouillée.

Le saviez-vous ? Le serin cini est un des rares oiseaux à nourrir ses poussins avec des graines.

Si vous êtes curieux et désireux de partir à la rencontre de la faune de Grenoble, la LPO Isère vous donne rendez-vous le 25 janvier à 19h00 à la MNEI (5 place Bir Hakeim, Grenoble) pour en apprendre plus sur « La faune grenobloise » !

Crédit photos :
©J. Prévost : pinson des arbres
©R. Bussière : merle noir, corneille noire, rouge-gorge familier, fauvette à tête noire
©T. Cugnod : mésange bleue, mésange charbonnière
©B. Fredericson : grimpereau des jardins
©A. Bittès : moineau domestique
©Yvon Toupin : serin cini

Sources
http://www.oiseaux.net
http://www.oiseaux-birds.com
http://www.oiseau-libre.net
http://www.ornithomedia.com
http://www.gerbeaud.com
http://www.iledubeurre.org
https://fr.wikipedia.org

Retour en images, sur l’observation de la migration au col du Fau

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Découverte de l’Espace Naturel Sensible du marais de la Véronnière

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Venez découvrir les oiseaux de l’ENS du marais de la Véronnière au fil des saisons.

IMG_1146 - Hervé Coffre

 

Lieu d’observation : Port de plaisance de la commune de Paladru (Nord du lac)

Horaires : à partir de 9h00 à 11h00 au petit port (Nord du Lac) et 11h00 à 12h00 Visite de la plage de Charavines et du Camping international de Montferrat.

Toutes les sorties sont gratuites !

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Dates : Samedis 9 janvier/6 février/19 mars/23 avril 2016

Contact : Steve Le Briquir (04-76-51-78-03 ou refuges.isere@lpo.fr)

Hérité des périodes glaciaires, le lac de Paladru est le plus grand plan d’eau de l’Isère. Une présence humaine ancienne fait ici l’objet de fructueuses recherches archéologiques. Aujourd’hui les activités de loisirs coexistent avec celles plus traditionnelles de la pêche. Les rives encore sauvages du lac sont occupées par de nombreux oiseaux d’eau, surtout en période d’hivernage. Les roselières, bien qu’elles aient régressé, apportent un abri essentiel pour la faune du lac.

Quelques oiseaux :

Rousserolle turdoïde, Martin-pêcheur d’Europe, Bruant des roseaux, Grèbe à cou noir, Canard chipeau, Canard colvert, Canard pilet, Canard siffleur, Canard souchet, Fuligule milouin, Fuligule morillon, Gallinule poule-d’eau, Grèbe castagneux, Grèbe huppé

Le marais fait partit de l’inventaire ZNIEFF car il représente un site de halte migratoire importante pour l’avifaune.

Le périmètre de la roselière constitue une zone de refuge remarquable pour l’avifaune lacustre. La présence de prairies inondées et de mare permettent à ces espèces d’oiseaux de se réfugier et de s’y nourrir. De plus les vasières regroupent un grand nombre de canards et d’oiseaux limicoles. Ce secteur est donc le cœur le plus sensible de cet espace naturel, il n’est donc pas souhaitable d’ouvrir cet espace aux publics.

 

Sachez les reconnaître: « les oies et les grues en migration »

Un commentaire

logo_sans_sclDès le mois d’août les grandes manœuvres de la migration se déclenchent: martinets, et milans noirs ouvrent le bal, bientôt suivis par les bondrées puis les cigognes blanches et toute la cohorte des voyageurs au long cours.

Beaucoup vont vers l’Afrique mais d’autres se limiteront à un parcours européens se contentant de quitter des terres hostiles en hiver pour se poser ici et là dans l’Europe du sud plus accueillante: les Grue cendrée Grus grus et Oie cendrée Anser anser en sont un bon exemple.

Le ciel de l’Isère n’est certes pas le meilleur endroit pour observer la migration de ces deux espèces mais tous les ans on observe des vols, et de plus en plus fréquemment.

Généralités

La lecture d’une carte montre clairement que les axes de migration des grues (voir doc 1) et oies (voir doc 2) sont plutôt à l’ouest.

 migration grue cendrée

migration oie cendree

En effet, le gros du passage de Grus grus rallie le Pays basque en venant de la Lorraine et en passant à l’ouest du Massif central.

Seuls de grosses perturbations météorologiques ont une réelle incidence sur ce trajet habituel: en novembre 1982 une très grosse tempête, avec de forts vents de sud-est, a envoyé les grues visiter la Bretagne, quelques unes sont même allés prendre des leçons d’anglais.

Le mouvement migratoire, pour une grande part, est une réponse comportementale à des stimulations extérieures agissant sur des dispositions innées.

Le raccourcissement de la durée du jour stimule l’instinct migratoire et les rassemblements de pré-migration s’organisent, les grandes troupes attendent alors le signal du grand voyage et ce sont les conditions météo du moment qui commandent: temps clair conséquence d’une haute pression centrée sur l’Europe du Nord … ce qui ne préjuge en rien du temps qu’il fera plus loin et plus tard.

Mais revenons aux axes migratoires habituels ! Les vallées du Rhône et de l’Isère restent peu empruntées mais les sites d’hivernage évoluent; on note maintenant un hivernage régulier en Camargue et ces oiseaux viennent soit du nord soit de l’est (31 oct 2009, 72 grues cendrées survolent le Mercantour direction ouest).

L’axe migratoire d’Anser anser est également situé dans l’ouest de notre pays mais tous les ans de petits groupes survolent notre région.

Dates de passage

Les grues cendrées quittent leurs zones d’hivernage pour traverser la France dès la mi-février et jusqu’au début du mois de mars; ce passage pré-nuptial semble plus ramassé dans le temps que celui de l’automne (octobre-novembre, en deux à trois vagues, selon conditions météos).

Les oies cendrées remontent vers le nord dès la fin du mois de janvier et jusqu’à la mi-mars. Le passage post-nuptial s’étale de septembre à la mi-décembre, généralement en deux vagues (2e quinzaine d’octobre et mi-novembre).

Remarque: le passage pré-nuptial des oies semble se décaler dans le temps, il a gagné en précocité deux semaines entre 1980 et 2006.

grues cendrées (3) oie cendrée

Comment les reconnaître

Les cris de vol Lors d’un passage, c’est souvent la première chose qu’on peut noter: un bavardage vient du ciel !…

Les grues émettent en vol un cri régulier qui permet au groupe de rester en contact: on peut traduire ce cri par « KRROU » ou « GRRUU »; chez un même individu il est répété toutes les 10-15 secondes ce qui produit dans les grandes bandes en déplacements un tintamarre incessant; on peut entendre, mêlés à ce fond sonore puissant les cris aigus des jeunes « PYIRP » .

Les oies , quant à elles, produisent en vol un cri nasillard et sonore qui est tout-à-fait comparable à celui des oies de nos basses-cours.

Les formations en vol Grues et oies forment des vols dits « en V », sans doute plus réguliers chez les oies car leur vol est plus direct.

Les grues cendrées rompent régulièrement la formation pour prendre de l’altitude à l’occasion d’ascendance d’air chaud, ce que ne font pas les oies cendrées. Elles reprennent ensuite leur trajet dans la direction initiale mais dans une configuration un peu plus lâche.

L’altitude au dessus du sol est très variable. Les battements d’ailes sont identiques quant au rythme (3 par seconde environ) mais différents dans le mouvement: l’aile de l’oie en vol paraît plus raide que celle de la grue qui donne une impression de souplesse.

On pourra consulter le site « Internet Bird Collection » pour des images vidéos de ces deux espèces en vol. Silhouette des oiseaux en vol La grue cendrée a un port d’échassier et en vol on peut voir les pattes dépasser de la queue: les pattes de l’oie cendrée ne dépassent pas. L’aile de la grue cendrée est bien digitée ce qui n’apparaît pas chez les oies.

Pour la migration post-nuptiale les grues cendrées sont très sensibles aux modifications de la météo et le passage d’une dépression à un anticyclone sur le nord-européen déclenche généralement le grand départ , il suffit donc de surveiller l’évolution des fronts anticycloniques dans la période octobre-novembre pour augmenter ses chances de voir passer les grands oiseaux gris.

Mais la meilleure opportunité pour l’observation des grues cendrées reste les abords du lac du Der (weekend organisé par la LPO Isère du 20 au 22 novembre, s’inscrire par mail : isere@lpo.fr ou téléphone 04 46 51 78 03), en Champagne; là, passent ou hivernent des dizaines de milliers d’oiseaux.

Elles sont nombreuses à passer la mauvaise saison dans les Landes près de Captieux, un bon millier dans la Brenne et ici ou là quelques centaines (Camargue, baie de l’Aiguillon, …)

Jacques Prévost