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Des tutos pour les ornithos… mais pas que ! #2 #3 #4

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VisioNature est un outil développé avec la collaboration du réseau LPO. Grâce aux technologies Internet, débutants, amateurs et professionnels naturalistes peuvent partager en temps réel leur découverte et ainsi améliorer la connaissance et la protection de la faune. En fonction du lieu des données, chaque contributeur accède à une plateforme géographique spécifique : faune-isere.org, faune-paca.org, faune-aquitaine.org, faune-vendee.org

Vous souhaitez contribuer aux sites VisioNature mais vous avez quelques difficultés à prendre en main ces plateformes collaboratives ?

Pas d’inquiétude ! Nous mettons à votre disposition des vidéos tutorielles qui vous expliquent en détails comment utiliser au mieux les plateformes et ajouter vos données naturalistes de façon efficace et optimisée.

Aujourd’hui, 3 nouvelles vidéos ont été mises en ligne !

  • comment s’inscrire ?
  • les interfaces des plateformes
  • comment transmettre ses observations ?

Bon visionnage et à très vite !

 

 

 

NOUVEAUTÉ 2018 :

Des animations sont organisées le 28 février et le 1er mars sur la formation à la saisie et consultation de données sur Faune-Isère et l’application Naturalist. Elles se dérouleront à la MNEI (5 Place Bir Hakeim, Grenoble).
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 27 février au lien suivant : https://framaforms.org/inscriptions-aux-formations-visionature-1518627703
Attention : Il n’y a que 12 places disponibles par atelier !
Le jour J, pensez à ramener vos identifiants et mots de passe Faune-Isère. Nous pouvons mettre à disposition quelques ordinateurs et tablettes, mais vous pouvez amener le vôtre.

 

Comptage d’oiseaux des jardins : le bilan

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Les 27 et 28 janvier derniers avait lieu le grand comptage national des oiseaux des jardins.

Dressons aujourd’hui le bilan pour l’Isère :

 

MOBILISATION
Nombre de jardins participants, évolution et répartition
Le comptage hivernal de 2018 a présenté une nette augmentation par rapport à celui de 2017 certainement à mettre en lien avec les efforts de communication notoires développés pour ce comptage.

Résultats du comptage des 27 et 28 janvier 2018 en Isère comparés aux résultats de 2017 :

 Janvier 2017Janvier 2018Variation
Jardins participants 9416677%
Communes suivies7912356%
Oiseaux observés29947013134%
Données collectées907175894%
Espèces observées49502%
Espèces par jardin (moyenne)8,79,813%
Oiseaux par jardin (moyenne)28,940,239%

 

Le nombre de « jardins » inscrits à fortement augmenté et le nombre de données d’observations transmises à presque doublé d’une année sur l’autre. De plus, la répartition territoriale à l’échelle du département de l’Isère est meilleure en 2018 qu’en 2017 avec plus de communes concernées.

 

Par ailleurs, le volume de données transmis a demandé un important travail de validation par les bénévoles et salariés de la LPO, notamment du fait qu’il y avait de nombreux nouveaux inscrits avec peu de compétences naturalistes.

 

ANALYSE DES DONNÉES

Espèces observées, analyses et évolution
50 espèces différentes ont été observées lors du comptage « Oiseaux de jardins » en 2018 soit environ le même nombre qu’en 2017 (49 espèces). On retrouve les espèces les plus communes des jardins lors des deux comptages de 2017 et 2018 et quelques observations plus exceptionnelles dans les jardins qui peuvent varier d’une année sur l’autre.
Il est difficile d’analyser une évolution globale de la présence des oiseaux hivernants comme la mobilisation de 2018 n’est pas comparable à celle de 2017. Les analyses qui seront faites au niveau national permettront certainement d’apporter plus d’éléments.

Les espèces emblématiques du comptage
Le comptage de 2018 permet néanmoins d’observer une très forte augmentation de la présence de certaines espèces de fringilles (Tarin des aulnes, Bouvreuil pivoine et Grosbec casse-noyaux).

En effet, le nombre d’observations de Tarin des aulnes a augmenté de 1850 % par rapport à 2017 (n=39 en 2018), le nombre d’observations de Grosbec casse-noyaux a augmenté de 1700 % (n=36 en 2018), le nombre d’observations de Bouvreuil pivoine a augmenté de 1100 % (n=12 en 2018).

Si on prend en compte le nombre d’individus, le résultat est encore plus significatif pour les tarins de aulnes on passe de 5 individus observés en 2017 à 320 en 2018, pour les grosbecs casse-noyaux de 3 individus en 2017 à 36 en 2018 et pour les bouvreuils pivoines de 4 individus en 2017 à 39 en 2018. Si les résultats peuvent être nuancés par la participation qui a presque doublé, ils n’en restent pas moins significatifs.

On peut expliquer ces observations par de multiples paramètres. Certes la pression d’observations est à prendre en compte et l’augmentation des participants au comptage peut expliquer en partie cette hausse d’observations. Néanmoins, les fringilles ont un comportement invasionnel en hiver. Si l’hiver est rude, que la nourriture manque dans le Nord de l’Europe les oiseaux peuvent migrer dans le Sud de l’Europe en nombre. On assiste peut être donc à ce phénomène de manière plus accru cette année. Par ailleurs, il faudrait pouvoir comparer ces résultats aux succès de reproduction des oiseaux du Nord de l’Europe qui peuvent expliquer l’affluence importante de certaines espèces cet hiver.

Plus généralement, le fait que le nombre de données ait doublé permet d’avoir une meilleure connaissance de la présence des espèces et de leur répartition.

 

Un grand merci à celles et ceux qui ont participé aux comptages des « Oiseaux des jardins » et qui ont fait de cette opération une réussite !

 

 

Des tutos pour les ornithos… mais pas que ! #1

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VisioNature est un outil développé avec la collaboration du réseau LPO. Grâce aux technologies Internet, débutants, amateurs et professionnels naturalistes peuvent partager en temps réel leur découverte et ainsi améliorer la connaissance et la protection de la faune. En fonction du lieu des données, chaque contributeur accède à une plateforme géographique spécifique : faune-isere.org, faune-paca.org, faune-aquitaine.org, faune-vendee.org

Vous souhaitez contribuer aux sites VisioNature mais vous avez quelques difficultés à prendre en main ces plateformes collaboratives ?

Pas d’inquiétude ! Pendant un mois, nous allons mettre à votre disposition des vidéos tutorielles qui vous expliqueront en détails comment utiliser au mieux les plateformes et ajouter vos données naturalistes de façon efficace et optimisée.

Aujourd’hui, on vous présente le fonctionnement des plateformes, comment connaître les taxons accessibles à la saisie, et pourquoi participer.

Bon visionnage et à très vite !

2 millions de données naturalistes enregistrées en Isère depuis 8 ans

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Le 26 janvier 2018, la donnée d’observation d’une « grande aigrette » à la Buisse a permis à la plateforme collaborative faune-isere.org d’atteindre les deux millions de données naturalistes !

Créée par la LPO (ligue pour la protection des oiseaux), Faune Isère est une base de données collaborative ouverte à tous et gratuite, destinée à partager les données sur la faune sauvage de l’Isère.
Depuis son ouverture au public en 2010, elle rencontre un très grand succès avec un nombre de données qui ne cesse de progresser chaque année, grâce notamment aux partenariats mis en place avec des gestionnaires d’espaces naturels (Espaces naturels sensibles, Réserves naturelles…) et d’autres associations spécialisées dans les invertébrés ou impliquées sur des territoires de l’Isère.
L’ensemble des données recueillies sur le site permet de connaître la présence et les évolutions des espèces sur l’Isère ou à des échelles plus restreintes, et enrichissent ainsi les études menées au sein de la LPO ou par d’autres organismes (recherche…). Ces données sont accessibles notamment à l’échelon communal grâce aux atlas communaux en temps réel. Elles contribuent aussi aux grandes enquêtes régionales, nationales et européennes.

En huit ans d’existence, la plateforme Faune Isère a dépassé les deux millions de données !
Et la star du jour est une grande aigrette, observée à la Buisse le 26 janvier, qui est la « deux-millionième donnée saisie ».

La LPO Isère remercie chaleureusement les 3300 contributeurs du site et ses 15 partenaires, qui aident chaque jour à améliorer la connaissance de la faune sauvage et accroître les actions de protection en faveur de la biodiversité.

La seconde journée Faune-Isère, retour en images

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Organisée à l’Auditorium du Muséum de Grenoble, la seconde journée de rencontres Faune-Isère a eu lieu le 25 novembre 2017. Près de 50 naturalistes se sont réunis pour échanger autour de la base de données participative Faune-Isère. Cette plateforme est ouverte au public depuis huit ans et regroupe aujourd’hui près de deux millions de données. Les observations saisies sur ce portail collaboratif sont essentielles au travail de protection et de sauvegarde de la biodiversité mené au quotidien par la LPO Isère.

Faisant suite à la première rencontre Faune-Isère organisée avec succès en janvier 2015, cette seconde journée avait pour but principal d’informer les contributeurs des utilisations actuelles et prochaines des données naturalistes qu’ils transmettent via le site Faune-Isère et l’application Naturalist.

LPO Isère

Ainsi, ces observations permettent l’évolution des pratiques sportives en montagne dans le cadre du programme Biodiv’sport, grâce à l’identification de zones de conflit avec la faune sauvage.
Jean-Marc Coquelet a fasciné son auditoire en racontant 20 ans de suivis citadins du faucon pèlerin et de l’hirondelle de rochers sur la Tour Perret. Toutes ces données alimentent le site contributif Nature-Isère, sous forme de cartes interactives et de fiches espèces simplifiées pour le grand public. Elles sont aussi intégrées dans des études nationales et internationales comme la création d’un atlas européen des oiseaux nicheurs. Enfin, elles sont en cours de synchronisation dans une base de données nationale, Faune-France, pour une meilleure lisibilité du travail associatif.

Dans le cadre de futures utilisations des données, les contributeurs ont été incités à saisir leurs observations par formulaire, ce qui permettra d’évaluer la fréquence de détection des espèces d’oiseaux à une date et un lieu donnés. Les données contenues dans Faune-Isère pourront également être utilisées dans le cadre de partenariats avec une équipe de statisticiens pour valoriser les données opportunistes (soit la majorité des données de Faune-Isère). Enfin, les observations seront utilisées pour documenter l’atlas des espèces de mammifères sauvages de Rhône-Alpes prévu pour 2020.

LPO Isère

La journée de rencontres s’est conclue sur un temps de partage convivial et animé entre intervenants et participants. La LPO Isère remercie chaleureusement toutes les personnes présentes à cette seconde journée Faune-Isère, les intervenants ainsi que les contributeurs qui participent à la vie de la base de données depuis déjà huit ans.

 

LPO Isère

Pourquoi saisir vos observations d’abeilles sur Faune-Isère ?

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Le déclin des abeilles est un fait très médiatisé, que l’on parle de l’abeille des ruches (abeille mellifère) ou des milliers d’abeilles sauvages présentes en Europe (environ 2000 espèces). Ce déclin est en grande partie attribuable aux néonicotinoïdes, pesticides utilisés pour « protéger » nos semences agricoles.20140607-140607 IMG_2653 echium vulgare avec abeille GP

Depuis 2008, il est de notoriété publique que la Clothianidine, insecticide parmi les plus utilisé pour protéger les semences des insectes nuisibles, en s’attaquant directement à leur système nerveux, est aussi néfaste pour les abeilles. Pour preuve, en juillet 2008, plus de 11500 colonies d’abeilles ont été touchées par cette molécule entraînant la mort de millions d’entre elles dans le sud ouest de l’Allemagne. Peu après, l’agence allemande de sécurité alimentaire (BVL) en a suspendu la permission d’épandage dans le pays.
L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) a publié, en janvier 2013, un avis sévère sur ce pesticide en y mettant en avant le risque de pollution élevée concernant le miel produit par les abeilles touchées. Pour autant, l’utilisation de la Clothiandine n’a toujours pas été interdite au sein de l’Union Européenne.
Deux nouvelles études publiées en 2015 nous apprennent qu’en plus de ne plus pouvoir éviter les fleurs traitées aux néonicotinoïdes, il se pourrait bien que les abeilles les préfèrent ! En effet, à l’instar des effets de la nicotine sur l’homme, les néonicotinoïdes pourraient bien avoir un effet d’accoutumance et dépendance similaire chez les abeilles, ce qui les conduiraient à préférer la nourriture contaminée.
Pour l’association lyonnaise Arthropologia « préserver et favoriser la diversité et l’abondance des abeilles sauvages est une nécessité pour assurer le service de pollinisation, préalable incontournable à la reproduction sexuée de 80 % des plantes à fleurs sauvages et 70 % des espèces cultivées ».

Nécessité qui fait débat aujourd’hui même à l’assemblée nationale puisque la Commission du développement durable s’est réunie ce matin pour discutée apiculture et conséquences de néonicotinïdes sur la santé des abeilles et sur la notre !

Pour nous aider à protéger les abeilles, il est important de mieux comprendre leurs comportements et leurs besoins. Vos observations sont importantes alors rejoignez le programme européen URBANBEES et répertoriez les différentes espèces présentent sur le territoire isérois via notre site participatif Faune-Isère.

Pour plus d’informations sur le programme URBANBEES gérée par l’association Arthropologia et sur le site participatif Faune-Isère, gérée par la LPO Isère, consultez notre communiqué de presse en cliquant ici !

 

Pauline Coiffard