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Les 10 espèces à observer sur la Bastille de Grenoble

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Édifiée sur le massif de la Chartreuse, la Bastille de Grenoble domine la ville de plus de 260 mètres de hauteur. Accessible en téléphérique, à pied, à vélo ou en voiture, cet ancien fort militaire du XIXème siècle offre à ses visiteurs une vue imprenable sur l’Isère, ses communes et surtout son paysage époustouflant.

La faune y est bien présente et active tout au long de l’année dans cet espace de nature et de fortifications. Maintenant que l’été et ses beaux jours sont arrivés, emportez chaussures de marche et jumelles pour partir à la découverte de la biodiversité de la Bastille. Ouvrez l’œil et vous ferez de belles observations, à enregistrer sur le site participatif www.faune-isere.org ou sur l’application NaturaList. Vous pourrez ainsi profiter de l’exposition plein Sud des coteaux de la Bastille et de son micro-climat méditerranéen !

L’accenteur alpin

C’est une espèce caractéristique des hautes-montagnes qui vit au dessus de la limite des arbres dans les alpages et dans les vallées en hiver. Les zones agricoles lui offrent des végétaux, dont des graines, pour s’alimenter à cette période bien qu’il soit cependant principalement insectivore à la belle saison. Oiseau généralement très peu farouche, vous n’aurez pas de mal à le rencontrer en hiver.

Le saviez-vous ? L’accenteur alpin est facile à approcher, même de près. Ce trait de comportement apparaît chez les oiseaux dont l’habitat se situe reculé de celui des humains.

 

Écouter l’accenteur alpin  :

 

L’hirondelle de rochers

Habitante des falaises de montagnes, on l’aperçoit en petites colonies également complétées par des hirondelles de fenêtre. En vol, on la reconnaît notamment à son vol planant, quand elle profite des courants, entrecoupé de plongeons très rapides. C’est là qu’elle saisit généralement moucherons et petits insectes en vol.

Le saviez-vous ? L’hirondelle de rochers est présente dans de nombreuses régions de France où elle peut nicher du niveau de la mer jusqu’à 2 500 mètres d’altitude dans les Alpes.

Écouter l’hirondelle de rochers :

 

L’hirondelle de fenêtre

Plus citadine que les autres espèces d’hirondelles, elle vit en colonies dans les villes, les villages et près des parois rocheuses. Ainsi, de nombreuses structures humaines proches des montagnes abritent les nichées de cette espèce. Pour se nourrir, elle attrape des insectes presque exclusivement en vol. Cette espèce nous donne l’occasion de l’observer en grands groupes de plusieurs milliers d’individus durant la migration.

Le saviez-vous ? L’une des techniques de chasse de l’hirondelle de fenêtre consiste à suivre les machines agricoles dans les champs afin de capturer les insectes dérangés par leur activité.

Écouter l’hirondelle de fenêtre :

 

Le martinet à ventre blanc

Plus grand des martinets d’Europe, cette espèce se rencontre souvent en groupes dans des zones escarpées de montagnes et près des falaises. Il niche en colonies dans ces milieux ainsi que dans les hauteurs de grandes constructions humaines. Sa technique impressionnante et sa rapidité en vol restent de bons indicateurs pour l’identifier. À vos jumelles !

Le saviez-vous ? Le martinet à ventre blanc peut passer des semaines entière sans jamais se poser. En effet, il est capable manger et de dormir en vol.

Écouter le martinet à ventre blanc :

 

Le martinet noir

Comme son cousin le martinet à ventre blanc, le martinet noir passe la plus grande partie de son temps en vol, pour dormir comme pour se nourrir. Difficile à photographier, il est si rapide qu’il est capable d’entrer dans de minuscules cavités dans les murs des édifices des villes et des villages sans ralentir l’allure. C’est également ce vol rapide qui lui permet d’attraper les insectes volants dont il se nourrit.

Le saviez-vous ? Sur des courtes distances, le martinet noir peut atteindre une vitesse de 200 km/heure en vol.

Écouter le martinet noir :


Le pouillot de Bonelli

Vous le rencontrerez dans les milieux ouverts et ensoleillés des hauteurs montagneuses et proche des bois de conifères. Soyez attentifs car il n’est pas très facile à observer ! En effet, il est souvent en mouvement dans la végétation mais fait parfois des apparitions rapides dans les airs pour capturer une proie. Il est essentiellement insectivore.

Le saviez-vous ? Le pouillot de Bonelli est presque infatigable au chant. Les séquences de chant se suivent toute la journée à un rythme qui ne faiblit quasiment pas.

Écouter le pouillot de Bonelli :


Le rougequeue noir

Il fréquente les zones rocheuses avec végétation, les édifices et les terrains rocailleux. Bien qu’il vive près des humains, il reste très peu craintif, ce qui nous permet de l’observer parfois de très près. C’est un oiseau vif qui prospecte les bâtiments, les arbres et le sol à la recherche des insectes dont il se nourrit et qu’il attrape généralement en plein vol, après l’avoir repérée depuis un perchoir. Il doit son nom à la coloration du mâle, noir avec la queue rouge.

Le saviez-vous ? La mère rougequeue noir est très attentive. Si l’un de ses petits disparaît, elle l’appelle durant plusieurs jours et part à sa recherche, quitte à survoler des prédateurs (chats, chiens, etc).

Écouter le rougequeue noir :


La Sittelle torchepot

Observez cette caractéristique particulière : grâce à ses puissantes griffes, cette espèce est capable de grimper sur le tronc des arbres et ce, dans tous les sens : tête en haut comme tête en bas, en zigzag. Cet oiseau forestier, qui peut aussi fréquenter les parcs et jardins avec de grands arbres, se nourrit essentiellement d’insectes et d’araignées qui peuvent parfois la pousser à s’approcher des habitations.

Le saviez-vous ? La Sittelle torchepot est capable de faire des réserves de noisettes et de graines dans des crevasses en prévision des périodes difficiles. Elle cache alors son butin avec de l’écorce ou de la mousse.

Écouter la Sittelle torchepot :


Le tichodrome échelette

Sortez la longue-vue ! Cet espèce est un habitant caractéristique des gorges de montagnes et des falaises, qu’on peut aussi observer sur de vieux édifices ou sur des rochers en plaine, voler de place en place comme un papillon. Son plumage gris, hormis les ailes, lui offrent une quasi invisibilité sur la roche sur laquelle il grimpe à la verticale. Compagnon des grimpeurs, il attrape des insectes dans les crevasses de la pierre.

 

Le saviez-vous ? Le tichodrome échelette peut voyager loin de ces montagnes natales. On peut même l’observer sur des édifices artificiels comme les Tours de Notre Dame de Paris ou sur les remparts du château d’Angers.

Écouter le tichodrome échelette :


Le troglodyte mignon

Ouvrez l’œil, car c’est l’un des plus petits passereaux d’Europe ! Il apprécie vivre dans les buissons et dans les boisements des forêts, des parcs ou des jardins. On peut le voir voler rapidement près du sol, d’un buisson à l’autre, à la recherche de petits invertébrés comme les insectes ou les araignées. De nature territoriale, il n’hésite pas à indiquer aux visiteurs que la zone est occupée.

Le saviez-vous ? On l’entend plus qu’on ne le voit. En effet, le troglodyte mignon peut émettre des chants prononcés jusqu’à 90 décibels.

Écouter le troglodyte mignon :

 

Écoute des chants : Xeno-Canto

Crédit photos
Steve Le Briquir (accenteur alpin)
Guy Bourderionnet (hirondelle de rocher)
Alain Gagne (hirondelles de fenêtre, rougequeue noir)
Thomas Cugnot (martinet à ventre blanc)
Finch (martinet noir)
Pierre Dalous (pouillot de Bonelli)
Sylvain Chapuis (sittelle Torchepot, tichodrome échelette, troglodyte mignon)

Sources
www.oiseaux.net
www.oiseau-libre.net
www.oiseaux-birds.com
https://inpn.mnhn.fr
https://fr.wikipedia.org

La Formation Oiseaux – Rentrée 2017

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La LPO Isère propose au public un cycle complet en trois ans, en collaboration avec Natagora, dédié à l’apprentissage de l’ornithologie. L’objectif est de permettre aux participants de découvrir le monde des oiseaux en partageant une passion commune pour la nature et la biodiversité. Sur le long terme, l’idée est également de former des observateurs assidus et actifs sur le terrain afin d’enrichir le bénévolat et les suivis d’espèces au sein de la LPO Isère.

Cette formation payante qualifiante délivre à ses élèves une attestation de suivi des cours de la LPO Isère.

Dès septembre, nous vous donnons l’opportunité de préparer une première année dédiée à la découverte du monde des oiseaux ou, si vous avez déjà effectué ce premier niveau en 2016, de profiter de la seconde année de formation pour affiner davantage vos connaissances ornithologiques.

Pour chacun des niveaux, 36 activités sont prévues : 21 cours en salle (dont 5 sur les chants d’oiseaux) et 15 sorties sur le terrain organisés tout au long de l’année.

Au programme : la reconnaissance visuelle et sonore des différences espèces d’oiseaux (anatidés, passereaux, rapaces…) et le développement des connaissances en éthologie, présentés par thèmes.

Le Niveau 1 « débutant » s’adresse à un public sans connaissance préalable, désireux de découvrir les différentes facettes de l’ornithologie, ainsi qu’à des personnes débutantes qui souhaitent structurer leurs connaissances initiales. Des notions sur le comportement des oiseaux sont abordés, comme le vol, la vie sexuelle et la migration des oiseaux, ainsi que sur le plumage de chaque espèce (nuptial et/ou adulte).

Le Niveau 2 « perfectionnement » permet aux élèves d’enrichir leurs connaissances déjà bien développées par la première année dont le niveau augmente significativement tout au long de l’année. Il est particulièrement axé sur l’identification du plumage et comporte des notions d’éthologie renforcées.

Une trentaine de places pour la première année et une quinzaine pour la deuxième année sont encore disponibles ! Renseignez-vous et inscrivez-vous dès maintenant auprès d’Angélique par mail isere@lpo.fr ou au 04 76 51 78 03.

LPO Isère – 5, place Bir Hakeim – 38000 Grenoble

Crédit photo : Sylvain Chapuis (martin pêcheur d’Europe), Thomas Cugnot (chevêchette d’Europe), Denis Simonin (merle à plastron).

Participez au suivi des oiseaux communs !

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C’est le printemps, il est temps d’aller écouter chanter les oiseaux,

Le STOC (suivi temporel des oiseaux communs) est un procotole de suivi qui se réalise annuellement au printemps.

Dix point d’écoute sont répartis dans un carré de 2km de coté. 5 min d’écoute sont consacrées à chaque point, toutes les espèces et le nombre d’individus sont recensés.

Les données sont ensuite analysées en partenariat avec le muséum national d’histoire naturelle. (http://vigienature.mnhn.fr/page/suivi-temporel-des-oiseaux-communs-stoc)

Il reste des carrés vacants en Isère, si vous êtes tentés de réaliser un carré cette année, … et les années à venir, signalez-vous !

Il suffit de savoir reconnaître les oiseaux au chant et de disposer de quelques heures pour 2 matins de printemps (un avant le 8 mai et un entre le 9 mai et le 15 juin (plus tardif en montagne)

N’hésitez pas à contacter Anaëlle : etudes.bdd.isere@lpo.fr

Le top 10 des oiseaux emblématiques de l’hiver

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Partez à la découverte des oiseaux à observer en hiver dans notre région.

1 – Les oiseaux d’eau

Les oiseaux d’eaux sont déterminés comme un ensemble distinct d’espèces qui dépendent des zones humides. Ce sont dans ces milieux comme les lacs, les étangs ou les cours d’eau qu’ils évoluent, se nourrissent, se reproduisent et hivernent.

Le fuligule milouin

Le fuligule milouin est adepte des lacs et des étangs ainsi que des marais aux eaux ouvertes et relativement profondes.
C’est un canard grégaire (qui vit en communauté mais dont la structure sociale n’est pas nécessairement très développée) qui est souvent observé en groupes denses, surtout l’hiver, bien qu’il s’associe sans mal à d’autres espèces de canards comme le morillon ou milouinan.
Bien qu’ayant la capacité de plonger jusqu’à plusieurs mètres de profondeur, le fuligule milouin peut également, à l’instar des canards de surface, se contenter de basculter vers l’avant pour se nourrir.
Il niche au sol, dans les herbes à proximité de l’eau.

Le saviez-vous ? Pour s’envoler, le fuligule milouin prend son élan tout en battant énergiquement des ailes, ce qui lui donne l’air de courir à la surface de l’eau.

Écouter le fuligule milouin :

 

Le fuligule morillon

Le fuligule morillon apprécie particulièrement les lacs (même en pleine ville) et les étangs forestiers à la végétation fournie ainsi que les côtes, les eaux des montagnes et globalement, les cours d’eau calmes.
Comme le fuligule milouin, il est très sociable et grégaire et peut-être observé en grandes troupes denses en dehors des périodes de reproduction. Pendant l’hiver, il se déplace jusque dans les villes où il peut trouver des points d’eau favorables, comme dans les parcs, par exemple.
Il niche proche de l’eau, bien caché dans les jonchaies.

Le saviez-vous ? Quand il recherche sa nourriture, le fuligule morillon est propulsé par ses larges pattes palmées et peut descendre jusqu’à 7 mètres de profondeur sous l’eau.

Écouter le fuligule morillon :

 

Le grand cormoran

Le grand cormoran fréquente les eaux marines, les zones rocheuses ou sableuses.
Il se rassemble avec ses congénères sur les bancs de sable, les récifs ou les jetées tout en restant à proximité des côtes. C’est également là qu’il hiverne.
À la recherche de nourriture, il nage sous l’eau à la poursuite de sa proie, en se propulsant grâce à ses pattes palmées.
Son nid (fait de branches, algues, roseaux,…) est généralement installé sur les corniches des falaises côtières ou sur les arbres près des lacs et du littoral, plus rarement dans les roseaux ou au sol.

Le saviez-vous ? L’alimentation du grand cormoran est essentiellement constituée de petits poissons mais il est capable d’avaler des proies de plus d’un kilo.

Écouter le grand cormoran :

 

2 – Les oiseaux de jardin

Les oiseaux de jardin sont les espèces fréquemment observables depuis nos foyers. Leur présence chez nous dépend de la végétation à disposition, de la taille du terrain, de la présence ou non de mangeoire, etc. Plus le jardin est naturel et diversifié en matière de végétation, plus vous pourrez y observer d’oiseaux.

Le pinson du nord

En général, le pinson du nord évite les futaies denses et préfère les bois de bouleaux ou de conifères clairs en période de nidification. Exclusif visiteur de l’hiver, il hiverne au centre et au sud de l’Europe mais peut demeurer un peu plus au nord lors des hivers plus doux.
Lui aussi a un instinct grégaire très développé. On peut en effet l’observer en grandes bandes de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’individus lors des regroupements post-nuptiaux et les périodes de migration, en particulier au sein de zones à hêtraies.
Il construit son nid dans les bouleaux ou les sapins, généralement à l’enfourchure des branches.

Le saviez-vous ? L’hiver, pour trouver les faines de hêtres dont il raffole, le pinson du nord utilise ses ailes, semi-ouvertes, pour secouer la neige afin d’en dégager la nourriture. Ces fouilles laissent derrière elles des traces en forme d’entonnoir dans la neige.

Écouter le pinson du nord :

 

Le tarin des aulnes

Adepte des forêts de conifères, ce sont les aulnes et les bouleaux pourvus de graines que le tarin des aulnes va chercher pour se nourrir. Peu farouche et hôte commun des jardins, notamment en hiver où il se déplace en groupes mixtes, il n’hésite pas à s’approcher des habitations si des mangeoires se trouvent à proximité.
Il hiverne dans le centre et au sud de l’Europe, généralement en grandes bandes. À la belle saison, il niche dans les forêts de conifères, en haut des épicéas.

Le saviez-vous ? Comme la mésange, le tarin des aulnes est capable de se positionner à l’envers, tête en bas, pour atteindre la nourriture présente sur les branches des arbres.

Écouter le tarin des aulnes :

 

Le bouvreuil pivoine

L’habitat du bouvreuil pivoine se situe dans les forêts mixtes, les parcs touffus ou encore les grands jardins, tant que des conifères s’y trouvent.
Au printemps, on peut l’observer en groupe d’une cinquantaine d’individus, période à laquelle il se nourrit de bourgeons d’arbres fruitiers. Mais c’est principalement en hiver qu’il se fait remarquer, lorsqu’on l’aperçoit actif auprès des mangeoires.
Il niche sur les branches des arbres, dans les buissons ou les taillis.

Le saviez-vous ? Le bouvreuil pivoine est un oiseau aux mœurs douces. En effet, même aux abords des mangeoires, il accepte sans broncher de partager son repas avec ses congénères.

Écouter le bouvreuil pivoine :

 

L’accenteur mouchet

L’accenteur mouchet possède un spectre d’habitats assez varié : boisements de conifères, jardins, parcs, haies ou encore fourrés et broussailles touffues.
C’est un oiseau relativement discret, menant une vie cachée dans les fourrés qu’il fréquente. Cependant, il nous est possible de l’observer lorsqu’il sort à ciel ouvert, généralement en hiver quand la nourriture se raréfie.
Il niche dans un buisson touffu, généralement à moins d’un mètre et demi du sol ou dans un petit conifère.

Le saviez-vous ? Étonnamment pour un oiseau si discret, la parade et la vie amoureuse de l’accenteur mouchet sont mouvementées. En effet, le mâle et la femelle sont polygames et peuvent avoir plusieurs partenaires à la fois.

Écouter l’accenteur mouchet

 

3 – Les espèces typiques des régions montagneuses

De nombreux oiseaux évoluent dans les diverses régions et zones de montagne. Chacun d’entre eux possède des particularités, un mode de vie et un comportement qui lui est propre.

Le lagopède alpin

Le lagopède alpin occupe les pentes et les paysages alpins rocheux découverts et à végétation rase. En hiver, son habitat se situe dans les pentes broussailleuses, là où il peut trouver de la végétation dans la neige. Il est par ailleurs parfaitement adapté à cette saison, grâce à son plumage hivernal blanc qui le protège de la prédation.
Sauf période de reproduction, on peut l’observer en groupes : plus le nombre d’individus est important, plus la protection contre les rapaces (notamment l’aigle royal) est assurée.
Son nid est au sol, généralement placé dans un affleurement rocheux garni d’un peu de végétation.

Le saviez-vous ? Le lagopède alpin mue jusqu’à trois fois par an pour s’adapter visuellement à son environnement. Ce mimétisme lui assure une protection efficace contre les prédateurs.

Écouter le lagopède alpin :


Le tichodrome échelette

Le tichodrome échelette habite les zones rocheuses de montagne, comme les falaises et les parois abruptes avec végétation et eau à proximité, fréquent entre 1000 et 3000 mètres dans les hauteurs.
En hiver, il quitte les hautes altitudes pour se diriger vers des régions dont les températures sont plus clémentes. Il visite ainsi les falaises moins élevées et les plaines.
À la recherche d’insectes, il grimpe par mouvement saccadés le long des parois rocheuses.
Il niche dans les crevasses rocheuses, généralement dans les reliefs des Alpes et des Pyrénées, mais on peut l’apercevoir dans le Jura et le Massif Central.

Le saviez-vous ? En hiver, le tichodrome échelette peut voyager loin de ses montagnes natales. On peut même l’observer jusque sur des sites artificiels comme les Tours de Notre Dame de Paris ou les remparts du château d’Angers.

Écouter le tichodrome échelette :

 

Le cincle plongeur

Le cincle plongeur vit dans les cours d’eau peu profonds et rapides des reliefs. Il apprécie les torrents qui présentent des pierres découvertes sur lesquelles il peut se poser.
Pour se nourrir, il nage sous l’eau à l’aide de ses ailes. Il est même capable de marcher au fond. Il plonge aussi en hiver, en sautant du bord de la glace. À cette période, il peut se rapprocher des villes en suivant les cours d’eau.
Généralement solitaire ou en couple, il est également sédentaire et occupe un même territoire toute l’année, même lors des froids de l’hiver.
Son nid est à proximité de l’eau, construit depuis une entrée latérale située dans un lieu abrité au flanc d’une paroi rocheuse ou d’un mur.

Le saviez-vous ? Le cincle plongeur tient son nom du fait que, parfaitement adapté à la vie aquatique, il est le seul oiseau chanteur capable de nager et de plonger.

Écouter le cincle plongeur :

Chants d’oiseaux : Xeno-Canto

Crédit photos : ©Rémi Rufer – Fuligule milouin, ©Steve le Briquir – Fuligule morillon, ©Alain Gagne – Grand cormoran, ©Raphaël Bussière – Pinson du nord, ©Raphaël Bussière – Tarin des aulnes, ©Denis Simonin – Bouvreuil pivoine, ©Raphaël Bussière – Accenteur mouchet, ©Denis Simonin – Lagopède alpin, ©Denis Simonin – Tichodrome échelette, ©Thomas Cugnot – cincle plongeur.

Sources
« Le guide ornitho », éditions Delachaux et Niestlé
http://www.oiseaux.net
www.oiseau-libre.net
www.oiseaux-birds.com
www.futura-sciences.com
www.oisillon.net
www.ecrins-parcnational.fr
fr.wpe.wetlands.org
www.oiseauxdesjardins.fr
www.wikipedia.org

Les oiseaux les plus observés… au parc Paul Mistral à Grenoble

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Connaissez-vous le Parc Paul Mistral ? Situé à Grenoble, on y trouve notamment la Tour Perret, le Stade des Alpes, la mairie de Grenoble et surtout 27 hectares de nature qui abritent une faune discrète mais très active tout au long de l’année et selon les saisons.
En vous y promenant, vous remarquerez peut-être de nombreuses espèces d’oiseaux : certaines séjournent une partie de l’année dans le parc et d’autres n’y sont que de passage.
Voici une présentation des dix oiseaux les plus observés depuis 2012 dans cette zone de nature, d’après les données récoltées sur le site d’observations
faune-isere.org.

1 LE PINSON DES ARBRES
– Représente 10,6% des observations enregistrées sur le Parc Paul M
istral depuis 2012 sur le site participatif www.faune-isere.org

Parmi les 45 espèces d’oiseaux observées sur les lieux du parc, il arrive en première position du classement. De la taille d’un moineau, le pinson des arbres est l’un des oiseaux les plus communs et familier de nos jardins. L’habitat du pinson des arbres se situe dans les milieux boisés comme les terres agricoles, les parcs et jardins, les haies et bosquets, etc.

Le saviez-vous ? Chaque année pour la nidification, le pinson des arbres revient sur le même territoire. Le mâle défend son habitat et peut se montrer agressif envers les autres oiseaux afin de mettre en fuite ceux qu’il estime être des intrus.

2- LE MERLE NOIR
– Représente 9,9% des observations

Le mâle a un plumage noir et un bec jaune qui le rend facilement identifiable, la femelle arbore des couleurs plus ternes. Vous pouvez observer cet oiseau commun dans toutes les zones boisées comme les forêts, les sous-bois ainsi que dans les milieux plus urbains comme les parcs et les jardins.

Le saviez-vous ? Grand chanteur, le merle noir est l’un des premiers à se faire entendre au lever du jour. Son chant est très mélodieux et très riche, il est rare qu’une même phrase se fasse entendre à la suite.

3- LA MÉSANGE CHARBONNIÈRE
– Représente 9,6% des observations

Bien connue du paysage urbain, la mésange charbonnière est le troisième oiseau le plus observé du parc grenoblois, la plus grande des mésanges d’Europe et la plus commune de France notamment. En général présente dans les jardins et les parcs où elle est à la recherche de nourriture, il est possible de la rencontrer également dans les centres-villes quand ils présentent arbres ou arbustes.

Le saviez-vous ? La mésange charbonnière, comme de nombreuses autres espèces, apprécie beaucoup pouvoir se loger dans des nichoirs lors de la nidification. N’hésitez pas à mettre à sa disposition un petit espace clos afin d’assurer la sécurité des œufs.

4 – LA CORNEILLE NOIRE
– Représente 6,3% des observations

Rien de plus simple que de repérer cette espèce dans la nature : elle est entièrement noire, de son bec effilé jusqu’à ses plumes, en passant par ses yeux et ses pattes, chez les mâles comme chez les femelles. Attention cependant à ne pas la confondre avec un corbeau freux ou un choucas des tours ! La corneille noire s’adapte très facilement à un nouvel habitat, on attribue une grande intelligence à cette espèce (utilisation d’outils notamment). Elle est capable de séjourner en centre-ville comme en campagne, en région boisée comme sur les côtes ou les falaises.

Le saviez-vous ? Le couple de corneilles noires est monogame et les deux partenaires sont unis pour une durée qui peut être de plusieurs années, voire pour la vie.

5 – LA MÉSANGE BLEUE
– Représente 6,1% des observations

La mésange bleue, très active, peut être aperçue en ville comme en campagne, généralement aux alentours des mangeoires. Plus petite que la mésange charbonnière, elle est fréquente dans les zones de feuillus comme les bois, les parcs et les jardins.

Le saviez-vous ? En Grande-Bretagne, elle a obligé les livreurs de lait à remplacer les bouchons en aluminium des bouteilles laissées sur les parvis des maisons par des bouchons en plastique. Elle perçait les couvercles pour y boire le lait et apprenait à ses petits à l’imiter.

6 – LE ROUGE-GORGE FAMILIER
– Représente 4,7% des observations

On reconnaît très facilement le rouge-gorge familier par son abdomen et sa tête orangés qui font contraste avec le reste de son corps. Le mâle et la femelle sont identiques. Facilement observable à proximité des habitations et des jardins, le rouge-gorge apprécie particulièrement les zones boisées, que ce soit dans des milieux isolés de campagnes comme dans les villes.

Le saviez-vous ? Cette espèce est très territoriale, le mâle garde le même territoire toute l’année, la femelle change de territoire après la reproduction mais ne se déplace jamais sur de longues distances. Chez nous les rouges-gorges ne sont pas migrateurs alors qu’ils peuvent l’être dans le Nord de l’Europe.

7 – LE MOINEAU DOMESTIQUE
– Représente 4,7% des observations

Vous l’avez observé de nombreuses fois déjà, c’est une certitude. On le reconnaît sans mal grâce à ses parties supérieures couleur châtain foncé et aux rayures noires que l’on retrouve également sur ses ailes. La femelle est plus discrète : les couleurs de son plumage tirent plutôt dans les tons gris et marron clairs, tout comme son bec. Le moineau domestique, comme l’indique son nom, préfère les zones urbaines et les milieux modifiés par l’être humain, comme les jardins ou les fermes.

Le saviez-vous ? Le moineau domestique est omnivore et apprécie autant les graines et les bourgeons de fruits que les insectes, les larves ou les vers de terre.

8 – LA FAUVETTE A TÊTE NOIRE
– Représente 4% des observations

Cette espèce apprécie particulièrement les zones boisées comme les forêts, les parcs et les vergers où elle trouve sa nourriture. C’est principalement la disponibilité des fruits dont elle se sustente qui va influencer ses déplacements saisonniers. Avec plus de 1500 arbres, le Parc Paul Mistral présente une zone de vie idéale pour la fauvette à tête noire. Le mâle a une calotte noire sur le sommet de la tête et la femelle une calotte brune qui permettent de les identifier facilement.

Le saviez-vous ? La fauvette à tête noire se reproduit partout en France et on peut l’apercevoir jusqu’à 2200 m d’altitude.

9 – LE GRIMPEREAU DES JARDINS
– Représente 4% des observations

Le grimpereau des jardins est un petit oiseau assez discret. On l’observe souvent le long des troncs d’arbres, inspectant la surface de l’écorce en quête de nourriture. Du point de vue de l’apparence, les mâles et les femelles sont identiques. Il est très adepte des jardins et des forêts dotées de vieux arbres dont l’écorce présente des sillons qu’il utilisera pour se nourrir d’insectes.

Le saviez-vous ? Il tient son nom « grimpereau » à sa capacité à grimper de manière très agile aux arbres, en effectuant des spirales autour du tronc et des branches, à la recherche d’insectes.

10 – LE SERIN CINI
– Représente 3,8% des observations

Le serin cini est un oiseau méridional au bec très court, le plus petit de la famille des Fringillidés d’Europe.
Sa couleur jaune rappelle celle de son lointain cousin le serin des Canaries que l’on retrouve souvent en cage conservé en guise d’oiseau domestique. Le serin cini apprécie beaucoup se rendre à la lisière des forêts et dans les clairières ainsi que sur les zones cultivées comme les vergers ou les plantations. Caché dans les arbres, il est notamment possible de l’identifier grâce à son chant ressemblant au bruit d’une chaîne de vélo rouillée.

Le saviez-vous ? Le serin cini est un des rares oiseaux à nourrir ses poussins avec des graines.

Si vous êtes curieux et désireux de partir à la rencontre de la faune de Grenoble, la LPO Isère vous donne rendez-vous le 25 janvier à 19h00 à la MNEI (5 place Bir Hakeim, Grenoble) pour en apprendre plus sur « La faune grenobloise » !

Crédit photos :
©J. Prévost : pinson des arbres
©R. Bussière : merle noir, corneille noire, rouge-gorge familier, fauvette à tête noire
©T. Cugnod : mésange bleue, mésange charbonnière
©B. Fredericson : grimpereau des jardins
©A. Bittès : moineau domestique
©Yvon Toupin : serin cini

Sources
http://www.oiseaux.net
http://www.oiseaux-birds.com
http://www.oiseau-libre.net
http://www.ornithomedia.com
http://www.gerbeaud.com
http://www.iledubeurre.org
https://fr.wikipedia.org

La migration des oiseaux : quand partir ?

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 Tout le cycle annuel des oiseaux migrateurs est centré sur une nécessité vitale : se reproduire.

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© Alain Gagne

Chaque espèce, et même chaque population a une stratégie qui lui est propre. les espèces à faible longévité se reproduisent dès l’âge d’un an, parfois moins, comme la cisticole des joncs qui peut se reproduire dès son premier automne.

Ces espèces donnent naissance à plusieurs jeunes chaque année, souvent en plusieurs nichées successives. À l’inverse, certains rapaces et oiseaux de mer ne se reproduisent qu’à l’âge de 5 à 10 ans, parfois seulement une année sur deux.

Tous, hormis certaines espèces nomades et quelques pigeons, se reproduisent à une période bien définie de l’année, généralement au printemps car cela correspond à l’abondance maximale en ressources alimentaires.

Pour les migrateurs, il faut arriver en forme sur les sites de reproduction. Ainsi, plus les femelles arrivent engraissées au printemps, plus elles pondent d’œufs et plus ceux-ci sont gros. Les bonnes conditions d’alimentation durant la fin de l’hivernage et pendant la migration sont essentielles. Il faut choisir un bon emplacement pour élever sa nichée.

En général, les mâles se chargent de le trouver et de le défendre. Il est donc intéressant d’arriver tôt mais pas trop : les oiseaux trop pressés périssent fréquemment au moment des rechutes de température en début de printemps. Pour un jeune oiseau qui ne s’est jamais reproduit, la présence d’autres territoires occupés par des représentants de son espèce et l’exploration effectuée durant leur dispersion postnatale sont des points de repère.

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© Alain Gagne

À l’issue de la reproduction, tandis que les jeunes émancipés explorent les territoires, les adultes partent soit assez rapidement en migration et mueront lors d’une longue halte migratoire ou sur leur site d’hivernage (le cas d’une majorité des espèces de passereaux européens), soit muent sur place leur plumage, ce qui peut leur prendre plusieurs semaines. Les gros oiseaux ne muent qu’une fois par an mais beaucoup de petits passereaux font, en plus de la mue complète, une seconde mue partielle des plumes couvrant le corps : les tectrices.Le pouillot fitis est la seule espèce connue pour effectuer annuellement deux mues complètes. Les canards perdent toutes leurs plumes de vol presque simultanément et se retrouvent incapables de voler pendant un mois. Muer demande de l’énergie mais l’efficacité du vol en dépend.

Chacune des principales étapes du cycle annuel d’un oiseau – la reproduction, la mue et les périodes de migration –a évolué de telle sorte qu’elle se situe toujours à la meilleure période et dans un ordre optimal. La durée du jour, (qui varie en fonction des saisons et de la latitude) sert de signal déclencheur au comportement migratoire via la sécrétion de mélatonine, laquelle est inhibée par la lumière.

Toutefois, cela n’interdit pas aux oiseaux une certaine plasticité dans leur calendrier en fonction des conditions environnementales. La température pourrait ainsi jouer un rôle indirect sur la date de départ en migration, avançant ou retardant la possibilité du départ.

Chaque espèce présente un cycle annuel qui lui est propre. En automne, les migrateurs au long cours partent généralement plus tôt que ceux faisant de brefs voyages. Ils reviennent également plus tardivement au printemps

Pourtant les milans noirs sont parmi les premiers à revenir et à repartir !

Serge Risser

Lecture conseillée : La migration des oiseaux. Comprendre les voyageurs du ciel. Maxime Zucca. Éditions Sud-Ouest, 2015.

L’impact du changement climatique sur les populations d’oiseaux

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Lorsqu’on parle de l’impact du changement climatique sur la biodiversité on évoque souvent l’ours polaire concerné par la fonte de la banquise ou la grande barrière de corail menacée par l’acidification des océans. Mais ces changements ont des conséquences sur l’ensemble des espèces animales, végétales et des milieux dont elles dépendent.

Les populations d’oiseaux ne font pas exception et les dérèglements climatiques modifient les comportements et la répartition des différentes espèces.

Quelques éléments de réponse

Il existe aujourd’hui peu de données permettant d’affirmer des résultats certains des conséquences du réchauffement climatique sur le vivant.

Mais des tendances fortes sont observées.

Les zones de répartition des populations d’oiseaux ont tendance à se décaler vers le Nord ou à remonter en altitude au fur et à mesure que les températures augmentent. La France étant la limite de l’aire sud de répartition de nombreuses espèces montagnardes ou nordiques ces changements sont d’autant plus marqués. On retrouve, ainsi de plus en plus d’espèces méridionales en Isère.

La dégradation et l’évolution de milieux auparavant favorables à certaines espèces d’oiseaux et à leurs proies les forcent à s’adapter, et à se déplacer pour survivre !

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© Sylvain Chapuis – Lagopède alpin

Par exemple, le lagopède alpin pourrait bénéficier de la fonte précoce des neiges pour augmenter sa reproduction mais la progression de la forêt au détriment des milieux ouverts due au réchauffement climatique oblige l’espèce à se rapprocher des sommets ce qui diminue la zone d’habitat favorable de l’espèce.

On constate que de plus en plus de populations d’oiseaux passent l’hiver en France et migrent de moins en moins du fait de conditions favorables à leur hivernage. Par exemple, les hirondelles rustiques passent l’hiver dans le Sud de la France et n’ont plus besoin de traverser la Méditerranée pour trouver des insectes.

De façon générale, les dates de migration sont ainsi perturbées et les départs vers le Sud se font plus tardifs et les retours plus tôt dans l’année.

Si pour certains oiseaux le changement climatique semble favorable sur le court terme (plus de nourriture, plus d’habitats disponibles donc meilleures chances de reproduction) il met en concurrence certaines espèces qui ne cohabitaient pas ou peu et augmente le risque de manque de nourriture, de place et de disparition d’espèces.

Enfin, le réchauffement climatique, entraîne l’apparition de nouvelles espèces qui peuvent être envahissantes et perturber l’écosystème. Ainsi l’aire de répartition des chenilles processionnaires progresse, en moyenne, de 4 km vers le Nord chaque année et le moustique tigre profite du réchauffement pour accélérer son expansion sur l’ensemble du territoire.

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©Alain Gagne – Hirondelle rustique

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Enquête rapaces nocturnes

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Nombreuses espèces de rapaces nocturnes sont en déclin et nos connaissances sont encore limitées en la matière.

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Chevêchette d’Europe ©Denis Simonin

Mieux connaître pour mieux préserver, c’est le leitmotiv de cette enquête qui devrait permettre de recenser le plus précisément possible la distribution et l’abondance des neuf espèces de rapaces nocturnes nicheurs (l’effraie des clochers, le petit-duc scops,le grand-duc d’europe, la chevêchette d’europe, la chevêche d’athéna, la chouette hulotte, le hibou moyen-duc, la chouette de tengmalm, le hibou des marais). Pour cela, un protocole a été élaboré,de manière collective, par le CNRS de Chizé (CEBC) et la LPO mission rapaces, cela fait un an déjà que le projet est officiellement lancé.

Lors de ce recensement nocturne, deux méthodes sont combinées et utilisées simultanément sur chaque point d’écoute : l’écoute passive complétée par la méthode de la repasse. L’utilisation de la repasse a été privilégiée car elle demeure indispensable pour augmenter le taux de détection régulièrement très faible des rapaces nocturnes lors d’une écoute passive. Ainsi, par l’émission de chants territoriaux imitant un intrus, la repasse permet de stimuler les réponses vocales d’un certain nombre d’espèces de rapaces nocturnes réactives à cette méthode.

Dans le but de couvrir l’ensemble du territoire de façon homogène, un maillage sous forme de carrés de 25 km², a été mis en place, regroupant 2007 zones d’échantillonnages reposant sur la couverture nationale de l’IGN au 1/25000. 25 points d’écoute seront répartis tous les kilomètres au sein de chaque carré , offrant à l’observateur un rayon de détection des espèces d’environ 500 mètres.

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Grand-duc d’Europe ©Denis Simonin

Deux passages seront à réaliser pour la plupart des régions accueillant les quatre, voire cinq espèces de rapaces nocturnes les plus répandues à l’échelle nationale. Tandis qu’un troisième passage pourra éventuellement être effectué pour les rares carrés les plus riches au niveau spécifique.

Le premier passage, concernant plus particulièrement les espèces précoces, devra être effectuer entre le 1er février et le 1er mars si la présence du grand-duc d’Europe est avérée ou fortement supposée, sinon elle se fera entre le 15 février et le 15 mars.

Plus d’infos

Cette enquête est ouverte à tous, prenez en charge les observations sur une des zones délimitées près de chez vous !

Nous vous attendons nombreux pour nous aider à la réussite de cette opération de grande envergure.

Prendre contact avec la LPO Isère par mail : vie-associative.isere@lpo.fr

ou par téléphone au 04 76 51 78 03 !

Participez au SHOC (Suivi Hivernal des Oiseaux Communs)

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Depuis l’hiver 2014-2015, le programme printanier STOC-EPS (suivi temporel des oiseaux communs par échantillonnage ponctuel simple) revêt également son manteau d’hiver, sous la forme du SHOC, comprenez Suivi Hivernal des Oiseaux Communs.

© Raphaël Bussière - Mésange bleue
© Raphaël Bussière – Mésange bleue

Le SHOC consiste à recenser les populations d’oiseaux communs pendant la période hivernale. C’est un programme d’étude national piloté par le CRBPO du Muséum d’Histoire Naturelle. L’objectif du SHOC est de représenter les variations temporelles et géographiques des espèces d’oiseaux communs en hiver. Il permettra d’observer des tendances des populations d’oiseaux en hiver et de proposer des indicateurs – comme pour les oiseaux nicheurs – de confirmer des tendances observées et d’appuyer les travaux sur l’impact des changements globaux sur les oiseaux. Ce programme s’adresse aux personnes capables d’identifier à vue ou au cri la majorité des espèces d’oiseaux communs.

Il est basé sur des comptages d’oiseaux à partir de 10 transects (parcours) de 300 mètres le long desquels l’observateur se déplace, dans un carré de 2x2km tiré au sort (même grille que le protocole STOC-EPS). Une paire de jumelles peut être utilisée pour aider à la détermination.

Le transect est parcouru à pied, en marchant (environ 4km/heure). Deux passages sont réalisés entre le 1er décembre et le 15 février avec 3-4 semaines d’intervalle minimum entre les 2 passages et se font entre 10h et 15h.

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Quelques précisions sur le protocole

Site
Le site de comptage est tiré au sort aléatoirement par l’équipe du CESCO au Muséum, dans un rayon de 10 km autour de la commune indiquée par l’observateur. Pour les observateurs qui suivent déjà d’un carré STOC au printemps,
il est conseillé de réaliser le programme SHOC en hiver sur le même carré.

Positionnement des transects

Positionnez à l’intérieur du carré 10 transects d’environ 300 mètres (min. 250 et max. 350 mètres). Les 10 transects doivent être placés bout à bout et traverser les habitats majoritaires du carré, sans chercher à échantillonner de façon exhaustive tous les milieux du carré). Idéalement, un transect doit traverser un habitat homogène (champ, village, bois ou prairie par exemple).

Méthode de relevé

À chaque passage les observateurs doivent indiquer différentes informations sur le bordereau :

– la date, le n° du carré, le n° du passage…

– la météo du jour et la présence de neige

Pour chaque transect :

– l’heure de début et de fin

– l’habitat principal

éventuellement un habitat secondaire

– l’abondance de chaque espèce vue et/ou entendue, en notant la classe de distance (0-25 mètres ; 25-100 mètres, > 100 mètres ; en survol)

Comme tous les programmes de suivi à grande échelle, les résultats seront d’autant plus fiables que le nombre de participants est important et que les observations sont répétées un grand nombre d’années.

Aussi, n’hésitez pas à prendre contact avec votre coordinateur départemental pour intégrer ce réseau d’observateurs. Si vous participez déjà au suivi STOC-EPS, vous pouvez également réaliser un suivi hivernal sur votre carré. Faîtes-le nous simplement savoir.

Contact :

Anaëlle Atamaniuk

etudes.bdd.isere@lpo.fr

Rentrez et retrouvez vos observation sur www.faune-isere.org

Pensez à la formation chants d’oiseaux !

Suivi de la faune du site d’exploitation d’Izeaux (carrière Budillon-Rabatel) – année 2015

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Extrait : « La carrière d’Izeaux située en plaine de Bièvre (Isère) couvre une superficie d’environ 100 hectares. Chaque année, 1,3 millions de tonnes y sont extraites sur les 3 millions de tonnes produites par l’entreprise Budillon-Rabatel.

CHAMP-SUR-DRAC (38)
CHAMP-SUR-DRAC (38)

 

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Ce site possède une autorisation d’exploitation jusqu’en 2024. Toutefois, au vu de la complexité des différents arrêtés d’autorisation, un dossier de régularisation a été déposé auprès de la DREAL. Cet organisme, en sa qualité d’autorité environnementale, a souhaité que des précisions soient apportées par rapport aux amphibiens et oiseaux prairiaux qui seront impactés par l’exploitation du site.

Pour répondre aux questions posées par la DREAL, l’entreprise Budillon-Rabatel a souhaité instaurer un partenariat avec la LPO Isère. Celui-ci a pour objectif de prendre en compte la biodiversité tout au long du processus d’exploitation du site, de la phase d’exploitation à la phase de remise en état.

Un suivi de l’évolution de la faune au cours de la phase d’exploitation est nécessaire afin de pouvoir améliorer voire adapter le plan d’exploitation de la carrière à la biodiversité. L’objectif est d’augmenter la diversité spécifique du site pendant et après exploitation par rapport à l’état initial pour évaluer le gain écologique. Ce suivi a débuté en 2012 et est mené chaque année. »

Référence :

FONTERS R. 2015. Suivi de la faune du site d’exploitation d’Izeaux (carrière Budillon-Rabatel). Année 2015. LPO Isère. 12 pp.

Crédits photos : Rémi Fonters