Archives par mot-clé : oiseaux

Les 4 fantastiques ont besoin de vous !

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Aidez-nous à faire connaître les galliformes de montagne, espèces emblématiques en danger !

Présentation du projet
Survivre à l’altitude, à la neige, à la prédation naturelle autant de contraintes auxquelles les galliformes de montagne – perdrix bartavelle, tétras lyre, gélinotte et lagopède – se sont formidablement adaptés.
Mais quand on bouscule les équilibres naturels, les espèces ne peuvent plus faire face. Leur survie est compromise et leur disparition annoncée, sauf si toutes les énergies se rassemblent.

La LPO Coordination Auvergne-Rhône-Alpes se mobilise pour la protection de ces espèces en danger encore chassées. La première étape : faire connaître ces espèces !


Origine du projet
L’appellation « galliformes de montagne » est utilisée pour deux groupes d’oiseaux très différents : les perdrix bartavelle et perdrix grises de montagne, sensibles au froid et qui préfèrent les milieux bien exposés et les grands tétras, tétras lyre, gélinottes des bois et lagopèdes alpins. Plumes doublées, pattes emplumées, capacité de digestion hors-normes, utilisation d’igloo dans la neige pour se préserver du froid, ces oiseaux sont des modèles d’adaptation au milieu hostile qu’est la montagne.

Ces espèces sont appelées espèces-proies et doivent se prémunir de l’appétit de nombreux prédateurs comme l’aigle royal ou le renard. En tant qu’espèces susceptibles d’être prédatées elles sont particulièrement sensibles au dérangement que peut provoquer tout intrus sur son territoire. Plutôt exigeantes en ce qui concerne leur habitat elles sont également impactées par les modifications de celui-ci (aménagements et réchauffement climatique). Par ailleurs, ces espèces sont toujours chassées…

La LPO souhaite intensifier son action de connaissance concernant ces espèces via des suivis spécifiques comme l’utilisation de la bioacoustique pour le tétras lyre (méthode qui permet d’identifier les mâles de tétras lyre lire à leur voix), et des inventaires des populations de galliformes. Mais également faire connaître ces espèces emblématiques de la montagne du plus grand nombre en réalisant des vidéos autour des bons gestes à adopter et en informant les pratiquants de leurs zones de présence. Dans le but de limiter notre impact sur ces espèces lors de nos sorties en montagne !

A quoi servira l’argent collecté ?
A financer les actions de sensibilisation autour de nos 4 Fantastiques, la première vidéo sur la plus menacée de ces espèces : le lagopède alpin !
Cet appel à don doit permettre de participer au financement d’une première vidéo de sensibilisation, coût estimé à environ 4000€.
Un petit court animé d’une minute environ à la rencontre d’une de nos stars des hauteurs qui nous parlera un peu d’elle, de ses caractéristiques, de son environnement et de son quotidien. Une « interview » réalisée au sommet (justement) par Gabrielle Sibieude avec l’aide et le soutien d’une équipe -de haut vol- composée de Marie-Paule de Thiersant, Émilien Maulavé et Adrien Lambert.

>> FAIRE UN DON <<

 

Les petites chouettes de montagnes : devenez incollables !

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Grâce à cette présentation détaillée des petites chouettes de montagnes, qui s’oriente principalement sur la chouette Chevêchette et la chouette de Tengmalm, découvrez ou re-découvrez ces oiseaux discrets qui vivent dans nos montagnes.

La présentation a été faite par Géraldine Le Duc, bénévole LPO, membre du Conseil d’Administration et coordinatrice espèces sur les petites chouettes de montagne.

>> Accéder à la présentation <<

 

Sortie nature : Les oiseaux d’automne et le coucher des faucons

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En cette saison très colorée, qu’est l’automne, la LPO Isère vous propose une sortie nature le mercredi 22 novembre 2017 au parc Paul Mistral de 17 à 19h.

Crédit photo: Christian Aussaguel

Jean-Marc Coquelet, coordinateur de cette sortie vous propose de l’accompagner afin d’observer les oiseaux d’automne et le coucher des faucons autour d’un moment convivial.

Rendez-vous à 16h45 devant la MNEI.

Plus d’informations: jean-marc.coquelet@grenoble.fr

Ensemble observons le beau spectacle automnal.

Commandez vos graines de tournesol

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Comme chaque année, la LPO Isère vous offre la possibilité d’acheter des sacs de graines de tournesol. En accord avec la démarche Refuges LPO, nous invitons nos adhérents à proposer de la nourriture aux oiseaux en hiver, lorsque ces derniers souffrent du froid et du manque de nourriture. Nous rappelons que certains aliments comme le pain ou le lait sont très nocifs pour les oiseaux.

Crédit photo: Jacques Prévost

L’hiver est une période de l’année difficile à passer pour les oiseaux. Vous pouvez les aider en leur donnant régulièrement des graines, des fruits, un peu d’eau.

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Une nouvelle vente de sacs de graines de tournesol est organisée le dimanche 17 décembre à partir de 16h.
Passez vos commandes en envoyant un message à presidence.lpo.rhonealpes@gmail.com

Le sac de 15kg est au prix de 25€, à payer sur place, chez Erige et Marie-Paule de Thiersant – 49 chemin des Combes – 38760 St Paul de Varces

Profitez en plus à 16h de la projection sur place du film sur l’aigle royal : « Vertige d’une rencontre » de Jean Michel Bertrand.

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Vous pouvez dès à présent commandez vos sacs de graines de tournesol « bio » au prix de 25€ le sac de 15Kg, en remplissant le tableau ci-dessous :

https://framaforms.org/commande-graines-de-tournesol-1505197680

Le paiement se fait sur place à l’enlèvement des sacs de graines.

Les sacs seront distribués le 19 novembre 2017

entre 16H et 19H à St Paul de Varces – 49 chemin des Combes

chez Marie-Paule et Erige de Thiersant

Si nécessaire demandez le plan à la LPO Isère pour vous y rendre.

Pour plus de renseignements : Marie-Paule de Thiersant 06 77 05 72 64

Crédit photo: Jacques Prévost

 

 

La Formation Oiseaux – Rentrée 2017

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La LPO Isère propose au public un cycle complet en trois ans, en collaboration avec Natagora, dédié à l’apprentissage de l’ornithologie. L’objectif est de permettre aux participants de découvrir le monde des oiseaux en partageant une passion commune pour la nature et la biodiversité. Sur le long terme, l’idée est également de former des observateurs assidus et actifs sur le terrain afin d’enrichir le bénévolat et les suivis d’espèces au sein de la LPO Isère.

Cette formation payante qualifiante délivre à ses élèves une attestation de suivi des cours de la LPO Isère.

Dès septembre, nous vous donnons l’opportunité de préparer une première année dédiée à la découverte du monde des oiseaux ou, si vous avez déjà effectué ce premier niveau en 2016, de profiter de la seconde année de formation pour affiner davantage vos connaissances ornithologiques.

Pour chacun des niveaux, 36 activités sont prévues : 21 cours en salle (dont 5 sur les chants d’oiseaux) et 15 sorties sur le terrain organisés tout au long de l’année.

Au programme : la reconnaissance visuelle et sonore des différences espèces d’oiseaux (anatidés, passereaux, rapaces…) et le développement des connaissances en éthologie, présentés par thèmes.

Le Niveau 1 « débutant » s’adresse à un public sans connaissance préalable, désireux de découvrir les différentes facettes de l’ornithologie, ainsi qu’à des personnes débutantes qui souhaitent structurer leurs connaissances initiales. Des notions sur le comportement des oiseaux sont abordés, comme le vol, la vie sexuelle et la migration des oiseaux, ainsi que sur le plumage de chaque espèce (nuptial et/ou adulte).

Le Niveau 2 « perfectionnement » permet aux élèves d’enrichir leurs connaissances déjà bien développées par la première année dont le niveau augmente significativement tout au long de l’année. Il est particulièrement axé sur l’identification du plumage et comporte des notions d’éthologie renforcées.

Une trentaine de places pour la première année et une quinzaine pour la deuxième année sont encore disponibles ! Renseignez-vous et inscrivez-vous dès maintenant auprès d’Angélique par mail isere@lpo.fr ou au 04 76 51 78 03.

LPO Isère – 5, place Bir Hakeim – 38000 Grenoble

Crédit photo : Sylvain Chapuis (martin pêcheur d’Europe), Thomas Cugnot (chevêchette d’Europe), Denis Simonin (merle à plastron).

Les 10 espèces à observer sur la Bastille de Grenoble

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Édifiée sur le massif de la Chartreuse, la Bastille de Grenoble domine la ville de plus de 260 mètres de hauteur. Accessible en téléphérique, à pied, à vélo ou en voiture, cet ancien fort militaire du XIXème siècle offre à ses visiteurs une vue imprenable sur l’Isère, ses communes et surtout son paysage époustouflant.

La faune y est bien présente et active tout au long de l’année dans cet espace de nature et de fortifications. Maintenant que l’été et ses beaux jours sont arrivés, emportez chaussures de marche et jumelles pour partir à la découverte de la biodiversité de la Bastille. Ouvrez l’œil et vous ferez de belles observations, à enregistrer sur le site participatif www.faune-isere.org ou sur l’application NaturaList. Vous pourrez ainsi profiter de l’exposition plein Sud des coteaux de la Bastille et de son micro-climat méditerranéen !

L’accenteur alpin

C’est une espèce caractéristique des hautes-montagnes qui vit au dessus de la limite des arbres dans les alpages et dans les vallées en hiver. Les zones agricoles lui offrent des végétaux, dont des graines, pour s’alimenter à cette période bien qu’il soit cependant principalement insectivore à la belle saison. Oiseau généralement très peu farouche, vous n’aurez pas de mal à le rencontrer en hiver.

Le saviez-vous ? L’accenteur alpin est facile à approcher, même de près. Ce trait de comportement apparaît chez les oiseaux dont l’habitat se situe reculé de celui des humains.

 

Écouter l’accenteur alpin  :

 

L’hirondelle de rochers

Habitante des falaises de montagnes, on l’aperçoit en petites colonies également complétées par des hirondelles de fenêtre. En vol, on la reconnaît notamment à son vol planant, quand elle profite des courants, entrecoupé de plongeons très rapides. C’est là qu’elle saisit généralement moucherons et petits insectes en vol.

Le saviez-vous ? L’hirondelle de rochers est présente dans de nombreuses régions de France où elle peut nicher du niveau de la mer jusqu’à 2 500 mètres d’altitude dans les Alpes.

Écouter l’hirondelle de rochers :

 

L’hirondelle de fenêtre

Plus citadine que les autres espèces d’hirondelles, elle vit en colonies dans les villes, les villages et près des parois rocheuses. Ainsi, de nombreuses structures humaines proches des montagnes abritent les nichées de cette espèce. Pour se nourrir, elle attrape des insectes presque exclusivement en vol. Cette espèce nous donne l’occasion de l’observer en grands groupes de plusieurs milliers d’individus durant la migration.

Le saviez-vous ? L’une des techniques de chasse de l’hirondelle de fenêtre consiste à suivre les machines agricoles dans les champs afin de capturer les insectes dérangés par leur activité.

Écouter l’hirondelle de fenêtre :

 

Le martinet à ventre blanc

Plus grand des martinets d’Europe, cette espèce se rencontre souvent en groupes dans des zones escarpées de montagnes et près des falaises. Il niche en colonies dans ces milieux ainsi que dans les hauteurs de grandes constructions humaines. Sa technique impressionnante et sa rapidité en vol restent de bons indicateurs pour l’identifier. À vos jumelles !

Le saviez-vous ? Le martinet à ventre blanc peut passer des semaines entière sans jamais se poser. En effet, il est capable manger et de dormir en vol.

Écouter le martinet à ventre blanc :

 

Le martinet noir

Comme son cousin le martinet à ventre blanc, le martinet noir passe la plus grande partie de son temps en vol, pour dormir comme pour se nourrir. Difficile à photographier, il est si rapide qu’il est capable d’entrer dans de minuscules cavités dans les murs des édifices des villes et des villages sans ralentir l’allure. C’est également ce vol rapide qui lui permet d’attraper les insectes volants dont il se nourrit.

Le saviez-vous ? Sur des courtes distances, le martinet noir peut atteindre une vitesse de 200 km/heure en vol.

Écouter le martinet noir :


Le pouillot de Bonelli

Vous le rencontrerez dans les milieux ouverts et ensoleillés des hauteurs montagneuses et proche des bois de conifères. Soyez attentifs car il n’est pas très facile à observer ! En effet, il est souvent en mouvement dans la végétation mais fait parfois des apparitions rapides dans les airs pour capturer une proie. Il est essentiellement insectivore.

Le saviez-vous ? Le pouillot de Bonelli est presque infatigable au chant. Les séquences de chant se suivent toute la journée à un rythme qui ne faiblit quasiment pas.

Écouter le pouillot de Bonelli :


Le rougequeue noir

Il fréquente les zones rocheuses avec végétation, les édifices et les terrains rocailleux. Bien qu’il vive près des humains, il reste très peu craintif, ce qui nous permet de l’observer parfois de très près. C’est un oiseau vif qui prospecte les bâtiments, les arbres et le sol à la recherche des insectes dont il se nourrit et qu’il attrape généralement en plein vol, après l’avoir repérée depuis un perchoir. Il doit son nom à la coloration du mâle, noir avec la queue rouge.

Le saviez-vous ? La mère rougequeue noir est très attentive. Si l’un de ses petits disparaît, elle l’appelle durant plusieurs jours et part à sa recherche, quitte à survoler des prédateurs (chats, chiens, etc).

Écouter le rougequeue noir :


La Sittelle torchepot

Observez cette caractéristique particulière : grâce à ses puissantes griffes, cette espèce est capable de grimper sur le tronc des arbres et ce, dans tous les sens : tête en haut comme tête en bas, en zigzag. Cet oiseau forestier, qui peut aussi fréquenter les parcs et jardins avec de grands arbres, se nourrit essentiellement d’insectes et d’araignées qui peuvent parfois la pousser à s’approcher des habitations.

Le saviez-vous ? La Sittelle torchepot est capable de faire des réserves de noisettes et de graines dans des crevasses en prévision des périodes difficiles. Elle cache alors son butin avec de l’écorce ou de la mousse.

Écouter la Sittelle torchepot :


Le tichodrome échelette

Sortez la longue-vue ! Cet espèce est un habitant caractéristique des gorges de montagnes et des falaises, qu’on peut aussi observer sur de vieux édifices ou sur des rochers en plaine, voler de place en place comme un papillon. Son plumage gris, hormis les ailes, lui offrent une quasi invisibilité sur la roche sur laquelle il grimpe à la verticale. Compagnon des grimpeurs, il attrape des insectes dans les crevasses de la pierre.

 

Le saviez-vous ? Le tichodrome échelette peut voyager loin de ces montagnes natales. On peut même l’observer sur des édifices artificiels comme les Tours de Notre Dame de Paris ou sur les remparts du château d’Angers.

Écouter le tichodrome échelette :


Le troglodyte mignon

Ouvrez l’œil, car c’est l’un des plus petits passereaux d’Europe ! Il apprécie vivre dans les buissons et dans les boisements des forêts, des parcs ou des jardins. On peut le voir voler rapidement près du sol, d’un buisson à l’autre, à la recherche de petits invertébrés comme les insectes ou les araignées. De nature territoriale, il n’hésite pas à indiquer aux visiteurs que la zone est occupée.

Le saviez-vous ? On l’entend plus qu’on ne le voit. En effet, le troglodyte mignon peut émettre des chants prononcés jusqu’à 90 décibels.

Écouter le troglodyte mignon :

 

Écoute des chants : Xeno-Canto

Crédit photos
Steve Le Briquir (accenteur alpin)
Guy Bourderionnet (hirondelle de rocher)
Alain Gagne (hirondelles de fenêtre, rougequeue noir)
Thomas Cugnot (martinet à ventre blanc)
Finch (martinet noir)
Pierre Dalous (pouillot de Bonelli)
Sylvain Chapuis (sittelle Torchepot, tichodrome échelette, troglodyte mignon)

Sources
www.oiseaux.net
www.oiseau-libre.net
www.oiseaux-birds.com
https://inpn.mnhn.fr
https://fr.wikipedia.org

Participez au suivi des oiseaux communs !

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C’est le printemps, il est temps d’aller écouter chanter les oiseaux,

Le STOC (suivi temporel des oiseaux communs) est un procotole de suivi qui se réalise annuellement au printemps.

Dix point d’écoute sont répartis dans un carré de 2km de coté. 5 min d’écoute sont consacrées à chaque point, toutes les espèces et le nombre d’individus sont recensés.

Les données sont ensuite analysées en partenariat avec le muséum national d’histoire naturelle. (http://vigienature.mnhn.fr/page/suivi-temporel-des-oiseaux-communs-stoc)

Il reste des carrés vacants en Isère, si vous êtes tentés de réaliser un carré cette année, … et les années à venir, signalez-vous !

Il suffit de savoir reconnaître les oiseaux au chant et de disposer de quelques heures pour 2 matins de printemps (un avant le 8 mai et un entre le 9 mai et le 15 juin (plus tardif en montagne)

N’hésitez pas à contacter Anaëlle : etudes.bdd.isere@lpo.fr

Le top 10 des oiseaux emblématiques de l’hiver

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Partez à la découverte des oiseaux à observer en hiver dans notre région.

1 – Les oiseaux d’eau

Les oiseaux d’eaux sont déterminés comme un ensemble distinct d’espèces qui dépendent des zones humides. Ce sont dans ces milieux comme les lacs, les étangs ou les cours d’eau qu’ils évoluent, se nourrissent, se reproduisent et hivernent.

Le fuligule milouin

Le fuligule milouin est adepte des lacs et des étangs ainsi que des marais aux eaux ouvertes et relativement profondes.
C’est un canard grégaire (qui vit en communauté mais dont la structure sociale n’est pas nécessairement très développée) qui est souvent observé en groupes denses, surtout l’hiver, bien qu’il s’associe sans mal à d’autres espèces de canards comme le morillon ou milouinan.
Bien qu’ayant la capacité de plonger jusqu’à plusieurs mètres de profondeur, le fuligule milouin peut également, à l’instar des canards de surface, se contenter de basculter vers l’avant pour se nourrir.
Il niche au sol, dans les herbes à proximité de l’eau.

Le saviez-vous ? Pour s’envoler, le fuligule milouin prend son élan tout en battant énergiquement des ailes, ce qui lui donne l’air de courir à la surface de l’eau.

Écouter le fuligule milouin :

 

Le fuligule morillon

Le fuligule morillon apprécie particulièrement les lacs (même en pleine ville) et les étangs forestiers à la végétation fournie ainsi que les côtes, les eaux des montagnes et globalement, les cours d’eau calmes.
Comme le fuligule milouin, il est très sociable et grégaire et peut-être observé en grandes troupes denses en dehors des périodes de reproduction. Pendant l’hiver, il se déplace jusque dans les villes où il peut trouver des points d’eau favorables, comme dans les parcs, par exemple.
Il niche proche de l’eau, bien caché dans les jonchaies.

Le saviez-vous ? Quand il recherche sa nourriture, le fuligule morillon est propulsé par ses larges pattes palmées et peut descendre jusqu’à 7 mètres de profondeur sous l’eau.

Écouter le fuligule morillon :

 

Le grand cormoran

Le grand cormoran fréquente les eaux marines, les zones rocheuses ou sableuses.
Il se rassemble avec ses congénères sur les bancs de sable, les récifs ou les jetées tout en restant à proximité des côtes. C’est également là qu’il hiverne.
À la recherche de nourriture, il nage sous l’eau à la poursuite de sa proie, en se propulsant grâce à ses pattes palmées.
Son nid (fait de branches, algues, roseaux,…) est généralement installé sur les corniches des falaises côtières ou sur les arbres près des lacs et du littoral, plus rarement dans les roseaux ou au sol.

Le saviez-vous ? L’alimentation du grand cormoran est essentiellement constituée de petits poissons mais il est capable d’avaler des proies de plus d’un kilo.

Écouter le grand cormoran :

 

2 – Les oiseaux de jardin

Les oiseaux de jardin sont les espèces fréquemment observables depuis nos foyers. Leur présence chez nous dépend de la végétation à disposition, de la taille du terrain, de la présence ou non de mangeoire, etc. Plus le jardin est naturel et diversifié en matière de végétation, plus vous pourrez y observer d’oiseaux.

Le pinson du nord

En général, le pinson du nord évite les futaies denses et préfère les bois de bouleaux ou de conifères clairs en période de nidification. Exclusif visiteur de l’hiver, il hiverne au centre et au sud de l’Europe mais peut demeurer un peu plus au nord lors des hivers plus doux.
Lui aussi a un instinct grégaire très développé. On peut en effet l’observer en grandes bandes de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’individus lors des regroupements post-nuptiaux et les périodes de migration, en particulier au sein de zones à hêtraies.
Il construit son nid dans les bouleaux ou les sapins, généralement à l’enfourchure des branches.

Le saviez-vous ? L’hiver, pour trouver les faines de hêtres dont il raffole, le pinson du nord utilise ses ailes, semi-ouvertes, pour secouer la neige afin d’en dégager la nourriture. Ces fouilles laissent derrière elles des traces en forme d’entonnoir dans la neige.

Écouter le pinson du nord :

 

Le tarin des aulnes

Adepte des forêts de conifères, ce sont les aulnes et les bouleaux pourvus de graines que le tarin des aulnes va chercher pour se nourrir. Peu farouche et hôte commun des jardins, notamment en hiver où il se déplace en groupes mixtes, il n’hésite pas à s’approcher des habitations si des mangeoires se trouvent à proximité.
Il hiverne dans le centre et au sud de l’Europe, généralement en grandes bandes. À la belle saison, il niche dans les forêts de conifères, en haut des épicéas.

Le saviez-vous ? Comme la mésange, le tarin des aulnes est capable de se positionner à l’envers, tête en bas, pour atteindre la nourriture présente sur les branches des arbres.

Écouter le tarin des aulnes :

 

Le bouvreuil pivoine

L’habitat du bouvreuil pivoine se situe dans les forêts mixtes, les parcs touffus ou encore les grands jardins, tant que des conifères s’y trouvent.
Au printemps, on peut l’observer en groupe d’une cinquantaine d’individus, période à laquelle il se nourrit de bourgeons d’arbres fruitiers. Mais c’est principalement en hiver qu’il se fait remarquer, lorsqu’on l’aperçoit actif auprès des mangeoires.
Il niche sur les branches des arbres, dans les buissons ou les taillis.

Le saviez-vous ? Le bouvreuil pivoine est un oiseau aux mœurs douces. En effet, même aux abords des mangeoires, il accepte sans broncher de partager son repas avec ses congénères.

Écouter le bouvreuil pivoine :

 

L’accenteur mouchet

L’accenteur mouchet possède un spectre d’habitats assez varié : boisements de conifères, jardins, parcs, haies ou encore fourrés et broussailles touffues.
C’est un oiseau relativement discret, menant une vie cachée dans les fourrés qu’il fréquente. Cependant, il nous est possible de l’observer lorsqu’il sort à ciel ouvert, généralement en hiver quand la nourriture se raréfie.
Il niche dans un buisson touffu, généralement à moins d’un mètre et demi du sol ou dans un petit conifère.

Le saviez-vous ? Étonnamment pour un oiseau si discret, la parade et la vie amoureuse de l’accenteur mouchet sont mouvementées. En effet, le mâle et la femelle sont polygames et peuvent avoir plusieurs partenaires à la fois.

Écouter l’accenteur mouchet

 

3 – Les espèces typiques des régions montagneuses

De nombreux oiseaux évoluent dans les diverses régions et zones de montagne. Chacun d’entre eux possède des particularités, un mode de vie et un comportement qui lui est propre.

Le lagopède alpin

Le lagopède alpin occupe les pentes et les paysages alpins rocheux découverts et à végétation rase. En hiver, son habitat se situe dans les pentes broussailleuses, là où il peut trouver de la végétation dans la neige. Il est par ailleurs parfaitement adapté à cette saison, grâce à son plumage hivernal blanc qui le protège de la prédation.
Sauf période de reproduction, on peut l’observer en groupes : plus le nombre d’individus est important, plus la protection contre les rapaces (notamment l’aigle royal) est assurée.
Son nid est au sol, généralement placé dans un affleurement rocheux garni d’un peu de végétation.

Le saviez-vous ? Le lagopède alpin mue jusqu’à trois fois par an pour s’adapter visuellement à son environnement. Ce mimétisme lui assure une protection efficace contre les prédateurs.

Écouter le lagopède alpin :


Le tichodrome échelette

Le tichodrome échelette habite les zones rocheuses de montagne, comme les falaises et les parois abruptes avec végétation et eau à proximité, fréquent entre 1000 et 3000 mètres dans les hauteurs.
En hiver, il quitte les hautes altitudes pour se diriger vers des régions dont les températures sont plus clémentes. Il visite ainsi les falaises moins élevées et les plaines.
À la recherche d’insectes, il grimpe par mouvement saccadés le long des parois rocheuses.
Il niche dans les crevasses rocheuses, généralement dans les reliefs des Alpes et des Pyrénées, mais on peut l’apercevoir dans le Jura et le Massif Central.

Le saviez-vous ? En hiver, le tichodrome échelette peut voyager loin de ses montagnes natales. On peut même l’observer jusque sur des sites artificiels comme les Tours de Notre Dame de Paris ou les remparts du château d’Angers.

Écouter le tichodrome échelette :

 

Le cincle plongeur

Le cincle plongeur vit dans les cours d’eau peu profonds et rapides des reliefs. Il apprécie les torrents qui présentent des pierres découvertes sur lesquelles il peut se poser.
Pour se nourrir, il nage sous l’eau à l’aide de ses ailes. Il est même capable de marcher au fond. Il plonge aussi en hiver, en sautant du bord de la glace. À cette période, il peut se rapprocher des villes en suivant les cours d’eau.
Généralement solitaire ou en couple, il est également sédentaire et occupe un même territoire toute l’année, même lors des froids de l’hiver.
Son nid est à proximité de l’eau, construit depuis une entrée latérale située dans un lieu abrité au flanc d’une paroi rocheuse ou d’un mur.

Le saviez-vous ? Le cincle plongeur tient son nom du fait que, parfaitement adapté à la vie aquatique, il est le seul oiseau chanteur capable de nager et de plonger.

Écouter le cincle plongeur :

Chants d’oiseaux : Xeno-Canto

Crédit photos : ©Rémi Rufer – Fuligule milouin, ©Steve le Briquir – Fuligule morillon, ©Alain Gagne – Grand cormoran, ©Raphaël Bussière – Pinson du nord, ©Raphaël Bussière – Tarin des aulnes, ©Denis Simonin – Bouvreuil pivoine, ©Raphaël Bussière – Accenteur mouchet, ©Denis Simonin – Lagopède alpin, ©Denis Simonin – Tichodrome échelette, ©Thomas Cugnot – cincle plongeur.

Sources
« Le guide ornitho », éditions Delachaux et Niestlé
http://www.oiseaux.net
www.oiseau-libre.net
www.oiseaux-birds.com
www.futura-sciences.com
www.oisillon.net
www.ecrins-parcnational.fr
fr.wpe.wetlands.org
www.oiseauxdesjardins.fr
www.wikipedia.org

Les oiseaux les plus observés… au parc Paul Mistral à Grenoble

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Connaissez-vous le Parc Paul Mistral ? Situé à Grenoble, on y trouve notamment la Tour Perret, le Stade des Alpes, la mairie de Grenoble et surtout 27 hectares de nature qui abritent une faune discrète mais très active tout au long de l’année et selon les saisons.
En vous y promenant, vous remarquerez peut-être de nombreuses espèces d’oiseaux : certaines séjournent une partie de l’année dans le parc et d’autres n’y sont que de passage.
Voici une présentation des dix oiseaux les plus observés depuis 2012 dans cette zone de nature, d’après les données récoltées sur le site d’observations
faune-isere.org.

1 LE PINSON DES ARBRES
– Représente 10,6% des observations enregistrées sur le Parc Paul M
istral depuis 2012 sur le site participatif www.faune-isere.org

Parmi les 45 espèces d’oiseaux observées sur les lieux du parc, il arrive en première position du classement. De la taille d’un moineau, le pinson des arbres est l’un des oiseaux les plus communs et familier de nos jardins. L’habitat du pinson des arbres se situe dans les milieux boisés comme les terres agricoles, les parcs et jardins, les haies et bosquets, etc.

Le saviez-vous ? Chaque année pour la nidification, le pinson des arbres revient sur le même territoire. Le mâle défend son habitat et peut se montrer agressif envers les autres oiseaux afin de mettre en fuite ceux qu’il estime être des intrus.

2- LE MERLE NOIR
– Représente 9,9% des observations

Le mâle a un plumage noir et un bec jaune qui le rend facilement identifiable, la femelle arbore des couleurs plus ternes. Vous pouvez observer cet oiseau commun dans toutes les zones boisées comme les forêts, les sous-bois ainsi que dans les milieux plus urbains comme les parcs et les jardins.

Le saviez-vous ? Grand chanteur, le merle noir est l’un des premiers à se faire entendre au lever du jour. Son chant est très mélodieux et très riche, il est rare qu’une même phrase se fasse entendre à la suite.

3- LA MÉSANGE CHARBONNIÈRE
– Représente 9,6% des observations

Bien connue du paysage urbain, la mésange charbonnière est le troisième oiseau le plus observé du parc grenoblois, la plus grande des mésanges d’Europe et la plus commune de France notamment. En général présente dans les jardins et les parcs où elle est à la recherche de nourriture, il est possible de la rencontrer également dans les centres-villes quand ils présentent arbres ou arbustes.

Le saviez-vous ? La mésange charbonnière, comme de nombreuses autres espèces, apprécie beaucoup pouvoir se loger dans des nichoirs lors de la nidification. N’hésitez pas à mettre à sa disposition un petit espace clos afin d’assurer la sécurité des œufs.

4 – LA CORNEILLE NOIRE
– Représente 6,3% des observations

Rien de plus simple que de repérer cette espèce dans la nature : elle est entièrement noire, de son bec effilé jusqu’à ses plumes, en passant par ses yeux et ses pattes, chez les mâles comme chez les femelles. Attention cependant à ne pas la confondre avec un corbeau freux ou un choucas des tours ! La corneille noire s’adapte très facilement à un nouvel habitat, on attribue une grande intelligence à cette espèce (utilisation d’outils notamment). Elle est capable de séjourner en centre-ville comme en campagne, en région boisée comme sur les côtes ou les falaises.

Le saviez-vous ? Le couple de corneilles noires est monogame et les deux partenaires sont unis pour une durée qui peut être de plusieurs années, voire pour la vie.

5 – LA MÉSANGE BLEUE
– Représente 6,1% des observations

La mésange bleue, très active, peut être aperçue en ville comme en campagne, généralement aux alentours des mangeoires. Plus petite que la mésange charbonnière, elle est fréquente dans les zones de feuillus comme les bois, les parcs et les jardins.

Le saviez-vous ? En Grande-Bretagne, elle a obligé les livreurs de lait à remplacer les bouchons en aluminium des bouteilles laissées sur les parvis des maisons par des bouchons en plastique. Elle perçait les couvercles pour y boire le lait et apprenait à ses petits à l’imiter.

6 – LE ROUGE-GORGE FAMILIER
– Représente 4,7% des observations

On reconnaît très facilement le rouge-gorge familier par son abdomen et sa tête orangés qui font contraste avec le reste de son corps. Le mâle et la femelle sont identiques. Facilement observable à proximité des habitations et des jardins, le rouge-gorge apprécie particulièrement les zones boisées, que ce soit dans des milieux isolés de campagnes comme dans les villes.

Le saviez-vous ? Cette espèce est très territoriale, le mâle garde le même territoire toute l’année, la femelle change de territoire après la reproduction mais ne se déplace jamais sur de longues distances. Chez nous les rouges-gorges ne sont pas migrateurs alors qu’ils peuvent l’être dans le Nord de l’Europe.

7 – LE MOINEAU DOMESTIQUE
– Représente 4,7% des observations

Vous l’avez observé de nombreuses fois déjà, c’est une certitude. On le reconnaît sans mal grâce à ses parties supérieures couleur châtain foncé et aux rayures noires que l’on retrouve également sur ses ailes. La femelle est plus discrète : les couleurs de son plumage tirent plutôt dans les tons gris et marron clairs, tout comme son bec. Le moineau domestique, comme l’indique son nom, préfère les zones urbaines et les milieux modifiés par l’être humain, comme les jardins ou les fermes.

Le saviez-vous ? Le moineau domestique est omnivore et apprécie autant les graines et les bourgeons de fruits que les insectes, les larves ou les vers de terre.

8 – LA FAUVETTE A TÊTE NOIRE
– Représente 4% des observations

Cette espèce apprécie particulièrement les zones boisées comme les forêts, les parcs et les vergers où elle trouve sa nourriture. C’est principalement la disponibilité des fruits dont elle se sustente qui va influencer ses déplacements saisonniers. Avec plus de 1500 arbres, le Parc Paul Mistral présente une zone de vie idéale pour la fauvette à tête noire. Le mâle a une calotte noire sur le sommet de la tête et la femelle une calotte brune qui permettent de les identifier facilement.

Le saviez-vous ? La fauvette à tête noire se reproduit partout en France et on peut l’apercevoir jusqu’à 2200 m d’altitude.

9 – LE GRIMPEREAU DES JARDINS
– Représente 4% des observations

Le grimpereau des jardins est un petit oiseau assez discret. On l’observe souvent le long des troncs d’arbres, inspectant la surface de l’écorce en quête de nourriture. Du point de vue de l’apparence, les mâles et les femelles sont identiques. Il est très adepte des jardins et des forêts dotées de vieux arbres dont l’écorce présente des sillons qu’il utilisera pour se nourrir d’insectes.

Le saviez-vous ? Il tient son nom « grimpereau » à sa capacité à grimper de manière très agile aux arbres, en effectuant des spirales autour du tronc et des branches, à la recherche d’insectes.

10 – LE SERIN CINI
– Représente 3,8% des observations

Le serin cini est un oiseau méridional au bec très court, le plus petit de la famille des Fringillidés d’Europe.
Sa couleur jaune rappelle celle de son lointain cousin le serin des Canaries que l’on retrouve souvent en cage conservé en guise d’oiseau domestique. Le serin cini apprécie beaucoup se rendre à la lisière des forêts et dans les clairières ainsi que sur les zones cultivées comme les vergers ou les plantations. Caché dans les arbres, il est notamment possible de l’identifier grâce à son chant ressemblant au bruit d’une chaîne de vélo rouillée.

Le saviez-vous ? Le serin cini est un des rares oiseaux à nourrir ses poussins avec des graines.

Si vous êtes curieux et désireux de partir à la rencontre de la faune de Grenoble, la LPO Isère vous donne rendez-vous le 25 janvier à 19h00 à la MNEI (5 place Bir Hakeim, Grenoble) pour en apprendre plus sur « La faune grenobloise » !

Crédit photos :
©J. Prévost : pinson des arbres
©R. Bussière : merle noir, corneille noire, rouge-gorge familier, fauvette à tête noire
©T. Cugnod : mésange bleue, mésange charbonnière
©B. Fredericson : grimpereau des jardins
©A. Bittès : moineau domestique
©Yvon Toupin : serin cini

Sources
http://www.oiseaux.net
http://www.oiseaux-birds.com
http://www.oiseau-libre.net
http://www.ornithomedia.com
http://www.gerbeaud.com
http://www.iledubeurre.org
https://fr.wikipedia.org

La migration des oiseaux : quand partir ?

2 commentaires

 Tout le cycle annuel des oiseaux migrateurs est centré sur une nécessité vitale : se reproduire.

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© Alain Gagne

Chaque espèce, et même chaque population a une stratégie qui lui est propre. les espèces à faible longévité se reproduisent dès l’âge d’un an, parfois moins, comme la cisticole des joncs qui peut se reproduire dès son premier automne.

Ces espèces donnent naissance à plusieurs jeunes chaque année, souvent en plusieurs nichées successives. À l’inverse, certains rapaces et oiseaux de mer ne se reproduisent qu’à l’âge de 5 à 10 ans, parfois seulement une année sur deux.

Tous, hormis certaines espèces nomades et quelques pigeons, se reproduisent à une période bien définie de l’année, généralement au printemps car cela correspond à l’abondance maximale en ressources alimentaires.

Pour les migrateurs, il faut arriver en forme sur les sites de reproduction. Ainsi, plus les femelles arrivent engraissées au printemps, plus elles pondent d’œufs et plus ceux-ci sont gros. Les bonnes conditions d’alimentation durant la fin de l’hivernage et pendant la migration sont essentielles. Il faut choisir un bon emplacement pour élever sa nichée.

En général, les mâles se chargent de le trouver et de le défendre. Il est donc intéressant d’arriver tôt mais pas trop : les oiseaux trop pressés périssent fréquemment au moment des rechutes de température en début de printemps. Pour un jeune oiseau qui ne s’est jamais reproduit, la présence d’autres territoires occupés par des représentants de son espèce et l’exploration effectuée durant leur dispersion postnatale sont des points de repère.

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© Alain Gagne

À l’issue de la reproduction, tandis que les jeunes émancipés explorent les territoires, les adultes partent soit assez rapidement en migration et mueront lors d’une longue halte migratoire ou sur leur site d’hivernage (le cas d’une majorité des espèces de passereaux européens), soit muent sur place leur plumage, ce qui peut leur prendre plusieurs semaines. Les gros oiseaux ne muent qu’une fois par an mais beaucoup de petits passereaux font, en plus de la mue complète, une seconde mue partielle des plumes couvrant le corps : les tectrices.Le pouillot fitis est la seule espèce connue pour effectuer annuellement deux mues complètes. Les canards perdent toutes leurs plumes de vol presque simultanément et se retrouvent incapables de voler pendant un mois. Muer demande de l’énergie mais l’efficacité du vol en dépend.

Chacune des principales étapes du cycle annuel d’un oiseau – la reproduction, la mue et les périodes de migration –a évolué de telle sorte qu’elle se situe toujours à la meilleure période et dans un ordre optimal. La durée du jour, (qui varie en fonction des saisons et de la latitude) sert de signal déclencheur au comportement migratoire via la sécrétion de mélatonine, laquelle est inhibée par la lumière.

Toutefois, cela n’interdit pas aux oiseaux une certaine plasticité dans leur calendrier en fonction des conditions environnementales. La température pourrait ainsi jouer un rôle indirect sur la date de départ en migration, avançant ou retardant la possibilité du départ.

Chaque espèce présente un cycle annuel qui lui est propre. En automne, les migrateurs au long cours partent généralement plus tôt que ceux faisant de brefs voyages. Ils reviennent également plus tardivement au printemps

Pourtant les milans noirs sont parmi les premiers à revenir et à repartir !

Serge Risser

Lecture conseillée : La migration des oiseaux. Comprendre les voyageurs du ciel. Maxime Zucca. Éditions Sud-Ouest, 2015.