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Comptage d’oiseaux des jardins : le bilan

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Les 27 et 28 janvier derniers avait lieu le grand comptage national des oiseaux des jardins.

Dressons aujourd’hui le bilan pour l’Isère :

 

MOBILISATION
Nombre de jardins participants, évolution et répartition
Le comptage hivernal de 2018 a présenté une nette augmentation par rapport à celui de 2017 certainement à mettre en lien avec les efforts de communication notoires développés pour ce comptage.

Résultats du comptage des 27 et 28 janvier 2018 en Isère comparés aux résultats de 2017 :

 Janvier 2017Janvier 2018Variation
Jardins participants 9416677%
Communes suivies7912356%
Oiseaux observés29947013134%
Données collectées907175894%
Espèces observées49502%
Espèces par jardin (moyenne)8,79,813%
Oiseaux par jardin (moyenne)28,940,239%

 

Le nombre de « jardins » inscrits a fortement augmenté et le nombre de données d’observations transmises a presque doublé d’une année sur l’autre. De plus, la répartition territoriale à l’échelle du département de l’Isère est meilleure en 2018 qu’en 2017 avec plus de communes concernées.

 

Par ailleurs, le volume de données transmis a demandé un important travail de validation par les bénévoles et salariés de la LPO, notamment du fait qu’il y avait de nombreux nouveaux inscrits avec peu de compétences naturalistes.

 

ANALYSE DES DONNÉES

Espèces observées, analyses et évolution
50 espèces différentes ont été observées lors du comptage « Oiseaux de jardins » en 2018 soit environ le même nombre qu’en 2017 (49 espèces). On retrouve les espèces les plus communes des jardins lors des deux comptages de 2017 et 2018 et quelques observations plus exceptionnelles dans les jardins qui peuvent varier d’une année sur l’autre.
Il est difficile d’analyser une évolution globale de la présence des oiseaux hivernants comme la mobilisation de 2018 n’est pas comparable à celle de 2017. Les analyses qui seront faites au niveau national permettront certainement d’apporter plus d’éléments.

Les espèces emblématiques du comptage
Le comptage de 2018 permet néanmoins d’observer une très forte augmentation de la présence de certaines espèces de fringilles (Tarin des aulnes, Bouvreuil pivoine et Grosbec casse-noyaux).

En effet, le nombre d’observations de Tarin des aulnes a augmenté de 1850 % par rapport à 2017 (n=39 en 2018), le nombre d’observations de Grosbec casse-noyaux a augmenté de 1700 % (n=36 en 2018), le nombre d’observations de Bouvreuil pivoine a augmenté de 1100 % (n=12 en 2018).

Si on prend en compte le nombre d’individus, le résultat est encore plus significatif pour les tarins de aulnes on passe de 5 individus observés en 2017 à 320 en 2018, pour les grosbecs casse-noyaux de 3 individus en 2017 à 36 en 2018 et pour les bouvreuils pivoines de 4 individus en 2017 à 39 en 2018. Si les résultats peuvent être nuancés par la participation qui a presque doublé, ils n’en restent pas moins significatifs.

On peut expliquer ces observations par de multiples paramètres. Certes la pression d’observations est à prendre en compte et l’augmentation des participants au comptage peut expliquer en partie cette hausse d’observations. Néanmoins, les fringilles ont un comportement invasionnel en hiver. Si l’hiver est rude, que la nourriture manque dans le Nord de l’Europe les oiseaux peuvent migrer dans le Sud de l’Europe en nombre. On assiste peut-être donc à ce phénomène de manière plus accrue cette année. Par ailleurs, il faudrait pouvoir comparer ces résultats aux succès de reproduction des oiseaux du Nord de l’Europe qui peuvent expliquer l’affluence importante de certaines espèces cet hiver.

Plus généralement, le fait que le nombre de données ait doublé permet d’avoir une meilleure connaissance de la présence des espèces et de leur répartition.

 

Un grand merci à celles et ceux qui ont participé aux comptages des « Oiseaux des jardins » et qui ont fait de cette opération une réussite !

 

 

Vidéo : ce week-end, comptez les oiseaux de votre jardin !

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Ce week-end, la LPO et le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) vous proposent de consacrer une heure de votre temps à observer les oiseaux présents dans votre jardin et à les recenser grâce au site internet www.oiseauxdesjardins.fr.
Peu importe vos connaissances des oiseaux, que vous habitiez en ville ou à la campagne, vous pouvez participer à cette action !

Pour l’occasion, la LPO Isère a réalisé une vidéo avec une école élémentaire de Grenoble (en ligne sur la chaîne YouTube de la LPO Isère). La preuve que tout un chacun peut participer à ce comptage à condition d’être patient et bon observateur !

 

Comment participer au comptage ?

  • Choisir un jour d’observation, samedi 27 ou dimanche 28 janvier, et un créneau d’1h, idéalement en fin de matinée ou début d’après-midi, lorsque les températures sont un peu plus chaudes.
  • Trouver un lieu d’observation, un jardin ou un balcon, à la ville ou en campagne. Un parc public peut également servir de lieu d’observation.
  • Compter et noter durant 1 heure tous les oiseaux qui visitent le jardin.
  • Transmettre les données sur le site de l’observatoire des oiseaux des jardins : www.oiseauxdesjardins.fr

Pour une meilleure prise en main de la plateforme de saisie, une vidéo tutorielle est en ligne sur la chaîne YouTube de la LPO Isère.

Rendez-vous ce week-end pour le grand comptage « oiseaux des jardins » ! Soyez curieux, soyez heureux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les oiseaux de nos jardins : découvrez, observez et comptez les oiseaux que votre jardin accueille

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Pour la 6ème année consécutive, la LPO et le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) vous proposent de consacrer une heure de votre temps à observer les oiseaux présents dans votre jardin et à les recenser grâce au site internet www.oiseauxdesjardins.fr.
Cette année, le grand comptage national se déroulera le samedi 27 et le dimanche 28 janvier 2018.
Peu importe vos connaissances des oiseaux, que vous habitiez en ville ou à la campagne, vous pouvez participer à cette action !

Votre jardin, une terre d’accueil
Vous vous en doutez peut-être, ou pas, mais votre jardin accueille chaque jour une biodiversité riche. En hiver, la petite faune fait de votre balcon ou de vos espaces verts de véritables refuges, pour peu que vous sachiez l’accueillir. On observe par exemple de nombreuses espèces d’oiseaux qui viennent se nourrir aux mangeoires lorsque la nourriture se fait rare.

Comment participer au week-end comptage « oiseaux des jardins » ?
Dans votre jardin ou dans un parc public, il vous suffit pendant 1 heure le samedi 27 ou le dimanche 28 janvier 2018 de compter les oiseaux que vous observez. Si vous souhaitez observer de nombreux oiseaux, privilégiez la fin de matinée, vous y verrez certainement plus d’animaux car la température sera plus agréable pour nos amis à plumes.

Le principe est simple : identifiez les espèces que vous voyez et recensez-les sur le site www.oiseauxdesjardins.fr !
Attention, ne comptez que les oiseaux qui fréquentent votre jardin, et non ceux qui ne font que le survoler. De plus, notez le nombre maximal d’oiseaux de la même espèce vus en même temps (si vous observez successivement 2 mésanges bleues, puis 3,
puis 1, ne notez que 3 mésanges bleues et non 6 (2+3+1)).

Pour connaître en détails la démarche à suivre, une vidéo tutorielle est disponible sur la chaîne YouTube de la LPO Isère.

Vous avez peur de confondre ou de ne pas reconnaître certaines espèces ? Pas d’inquiétude, le site www.oiseauxdesjardins.fr met en ligne une multitude de fiches descriptives qui vous permettront de ne pas faire d’erreurs.

Pourquoi participer ?
Les observations que vous transmettez permettent d’aider à la connaissance des espèces d’oiseaux dits « communs ».
En plus, vous aurez l’opportunité de découvrir les oiseaux et autres petits animaux qui peuplent votre jardin et toute la biodiversité qui y est installée.

Les comptages réguliers sont les bienvenus !
Deux grands week-end de comptage « oiseaux des jardins » sont organisés à l’échelle nationale en hiver (fin janvier, pour connaître les oiseaux hivernants) et au printemps (fin mai, pour les oiseaux nicheurs). En revanche, si vous souhaitez compter les oiseaux que vous trouvez dans votre jardin toute l’année, n’hésitez pas à enrichir régulièrement le site www.oiseauxdesjardins.fr !

Nous vous donnons donc rendez-vous les 27 et 28 janvier 2018 pour le grand comptage « oiseaux des jardins » !
Soyez curieux, soyez heureux !

J’habite chez vous : Les pics

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Découvrez aujourd’hui un autre article de la série j’habite chez vous sur les oiseaux de la famille des Picidés

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© Hugo Bourdin – Pic noir

Un jardinier peut parfois être surpris d’entendre des séries de cris aiguës ou surtout des coups répétés sur les arbres.

Les pics sont adaptés aux milieux arboricoles et aux forêts mais vous serez étonnés de pouvoir en croiser dans votre jardin arboré. Leur allure atypique leur a valu bien des surnoms et histoires. A la verticale sur un arbre, le corps parallèle au tronc. Tout le monde connaît le pic et son bruit de marteau, mais les connaissez vous vraiment ?

Famille et anatomie

Selon les espèces leur taille diffère entre celles d’un moineau ou d’une corneille.

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© Denis Simonin – Pic épeiche

Il y a plusieurs sous-familles dont les Grands pics qui comprend le pic vert, le pic cendré et le pic noir. Et la sous-famille des Pics bigarrés qui comprend le pic épeiche, le pic mar, le pic tridactyle, le pic à dos blanc et le torcol fourmilier.

Mais toutes ces espèces de pics ne se retrouvent pas dans nos jardins. En effet seules quelques espèces se sont adaptées à un milieu moins boisé, même si tous les pics doivent trouver des arbres pour se loger, se nourrir, se reproduire…

Voici les pics que vous pouvez plus précisément trouver dans les parcs et jardins :

Le pic torcol et le pic vert qui préfèrent les jardins et haies, vergers et lisières de bois.

Le pic mar préfère les zones un peu plus grandes telles que les vergers, les bois clairs et les grands parcs, il évite cependant les conifères.

Le pic épeiche et le pic épeichette sont les plus connus, ils s’aventurent jusqu’au cœur des villes et ils aiment autant les forêts boisées ou clairsemées que les parcs et jardins ou les haies et vergers.

Chaque espèce exploite différemment les étages des arbres et des milieux. Autant le pic vert qui s’alimente au sol a seulement besoin de quelques trous pour nicher et dormir autant le pic épeichette a besoin de grands arbres centenaires.

Pour se tenir sur les troncs, les pics possèdent 4 doigts qui s’opposent (deux vers le haut et deux vers le bas) et de solides griffes. Aussi la forte rigidité et l’ergonomie de leur queue leur donne un troisième point d’appui le long des arbres. Les pics ont aussi un remarquable bec (excepté le torcol fourmilier qui a un bec plus faible qui ne lui permet pas de travailler le bois et se nourrit essentiellement au sol). Celui-ci est en constante croissance pour compenser l’usure. Grâce à ce bec, les pics peuvent perforer et creuser le bois. Ils l’utilisent tels des ciseaux à bois et arrachent les fibres du bois. Leur langue est aussi très particulière : longue et fine, enduite d’une sécrétion visqueuse produite par des glandes salivaires, cette langue pointue leur permet d’attraper les proies.

Cycle de vie (généralités)

Les pics sont insectivores (insectes et larves d’insectes) et parfois ils mangent des graines, noix, fruits…. Certaines espèces sont spécialisées dans l’alimentation d’insectes spécifiques comme le torcol fourmilier qui comme sont nom l’indique se nourrit principalement de fourmis (90 % de son alimentation).

Le tambourinage

Le tambourinage est une activité à part entière des pics, elle n’a rien à voir avec les percussions liées à la recherche de nourriture ou la construction de nid.

Cela exprime l’excitation d’un individu à la vue d’un partenaire, d’un congénère ou de sa loge. Le pic agrippé à un tronc frappe du bec à un endroit précis, comme un tambour. Chaque oiseau possède ainsi un ou plusieurs « tambours » qu’il choisi en fonction de la qualité de la résonance. Le tambourinage est exécuté en général à la fin de l’hiver et au printemps. Il correspond tantôt à la recherche d’un partenaire, tantôt à la défense de son territoire. Comme les chants d’oiseaux en fonction de l’espèce le tambourinage est différent.

Vie des espèces

PIC-NOIR_Denis_SIMONIN_01
© Denis Simonin – Pic noir

Les pics sont des espèces solitaires, mais ils supportent la présence

d’autres pics. C’est seulement lorsque le couple veut nidifier que le territoire entre en jeu, mâle et femelle défendent alors toute intrusion.

La construction du nid

Le trou est essentiel à la vie des pics pour la ponte et l’élevage des jeunes. Au printemps, le couple se forme avec une parade nuptiale puis seulement quelques jours après, le couple creuse un nid. Cela a lieu vers la fin avril ou le début mai. Dès que le nid est prêt, la femelle pond ses œufs. Chaque jour un œuf est déposé au fond de la cavité à même le bois sur quelques copeaux. La couvée comporte en moyenne 4 à 9 œufs en fonction de l’espèce. La période d’incubation dure environ 15 jours. Les pics passent ensuite au nourrissage et au sevrage des jeunes. Cette période dure environ 20 à 28 jours. Les jeunes quittent ensuite le nid pour suivre les adultes pendant environ 10 à 15 jours chez les Pics bigarrés et jusqu’à 6 semaines chez les Grands pics. La dispersion des jeunes se fait au cours de l’été, et à la fin de l’été les adultes se séparent.

Un pic s’attaque aux volets et aux boiseries de ma maison, que faire ?

Pourquoi ?

Il arrive en effet que des pics (pic vert, pic épeiche et parfois même pic noir) s’attaquent aux maisons. C’est le cas lorsque la maison est une résidence secondaire, peu animée dans la journée, car les pics n’ont alors aucune crainte d’être dérangé. Le tambourinage qu’ils pratiquent leur permet de se signaler aux autres individus. Ils ont donc besoin d’un support dont la résonance portera très loin, ce qui est le cas de certaines parties des maisons (voliges sous les avancées de toit, poutres maîtresses et volets fermés). Ce type de comportement est la conséquence de l’abattage excessif des arbres morts, lieu de vie pour un grand nombre d’espèces animales et végétales. Précisons, pour rappel, que les pics sont des espèces protégées par le loi, il est donc interdit de les éliminer par quelques moyens que ce soit.

Solution : Rappelons que les pics sont des oiseaux protégés par la loi. Voici deux solutions possibles pour éloigner les pics de votre maison :

– Vous pouvez mettre un caisson de résonance proche de la zone attaquée. Nous tenons à votre disposition des plans de caissons de résonance que nous pouvons vous envoyer sur simple demande.

– Vous pouvez également poser un filet à larges mailles (5 cm pour éviter que l’oiseau ne s’y entortille) sur les boiseries. Pendu à environ 5 cm du support pour les pans verticaux ou tendu à la même distance pour les pans horizontaux.

Ces solutions proposées peuvent limiter les dégats mais ne peuvent être considérées comme efficace à 100 %.

Quelques anecdotes sur les trois espèces emblématiques des jardins

Le pic vert possède une langue qui est la plus longue de tous les oiseaux européens, elle peut sortir du bec jusqu’à 10 cm ! L’extrémité de sa langue est large et plate, elle peut être remuée de façon autonome. En hiver ces pics peuvent même creuser sous la neige pour atteindre les fourmilières.

Le pic épeiche à une langue particulièrement pointue, son extrémité est apte au mouvement autonome et peut empaler des insectes mous. Au printemps le pic épeiche améliore son régime alimentaire et devient carnivore. Son bec étant l’instrument idéal pour entrer dans les trous d’arbres des petits oiseaux forestiers et manger les oisillons.

Chez le pic épeichette certaines femelles sont bigames (créent un couple avec plusieurs mâles). Le nombre de tentatives de reproduction et de petits est ainsi 40 % plus élevé chez ces femelles.

Chez les pics en général, l’élevage des petits se fait d’une façon peu commune et connue. En effet les deux parents se partagent la couvée pour nourrir les petits, et lorsqu’un petit essaye d’échapper à la règle et de se faire nourrir par son parent non référent celui-ci est repoussé.

J’habite chez vous : les oiseaux des jardins

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Aujourd’hui, nous allons nous intéresser aux oiseaux des jardins. Il existe une multitude de jardins : petits, grands, potagers, fruitiers, fleuris avec différentes situations géographiques… Cela porte à croire que les oiseaux qui les fréquentent sont très différents. En réalité les oiseaux se déplacent en fonction de la quantité de nourriture disponible, de la densité et dimension des végétaux pour s’alimenter et nicher. Il n’y a donc pas de modèle de jardin et tous sont utiles pour la faune et la biodiversité locale.

crédit photo : Mésange noire Raphaël Bussière
crédit photo : Mésange noire Raphaël Bussière

Quelles espèces peut-on côtoyer dans nos jardins ?

La majorité des oiseaux qui fréquente les jardins sont des espèces dites forestières. Comme la mésange charbonnière ou bleue, le rouge-gorge, le merle noir… Il y a également d’autres espèces qui logent plutôt dans les bosquets telles que le verdier, le chardonneret, on peut aussi observer des espèces emblématiques des espaces urbains telles que le moineau domestique et la tourterelle turque.

La plupart des espèces présentent dans les jardins à la belle saison sont également présentes en hiver ce sont des espèces sédentaires comme le rouge-gorge, les mésanges ou la sitelle torchepot. Certaines espèces migrent sur de courtes distances telles que que le serin cini et certaines sont des migrateurs au long cours comme le rossignol philomèle et le rouge-queue à front blanc qui hivernent en Afrique tropicale.

Biologie des espèces et vie

  • La reproduction

Les oiseaux des jardins peuvent choisir des sites de nidification très variés en fonction de l’espèce. Certains placent leurs nids près du sol (10 à 30 cm) dans la végétation dense, comme le rouge-gorge ou le rossignol. D’autres préfèrent nicher dans les buissons, les murs ou les cabanes (50cm à 3m) comme l’accenteur mouchet, la fauvette à tête noire ou le merle noir. Tandis que des espèces préfèrent nicher dans les cavités des arbres ou des trous de murs tel que le gobe-mouches gris.

Cependant les espaces de nidification étant en voie de disparition, il est important de poser des nichoirs pour aider les oiseaux à repeupler les espaces et favoriser la biodiversité. Vous trouverez ici des conseils pour la pose des nichoirs ainsi que des modèles avec différentes tailles d’ouverture en fonction de l’espèce ciblée.

> lien guide nichoir

  • Cycle de vie des espèces (généralités)

Au printemps, c’est la période de nidification, les espèces ne tolèrent pas les dérangements. Ensuite vient la période de nourrissage et sevrage. Les parents ne cessent les allées et venues afin d’alimenter les oisillons, puis les parents vont éduquer les jeunes afin qu’ils puissent vivre seul et voler de leurs propres ailes (c’est le cas de le dire). Lorsque vient l’hiver les espèces sédentaires en manque de nourriture vont venir se réfugier dans les jardins disposant de sources d’alimentation. C’est pourquoi vous pouvez construire des mangeoires afin d’aider les oiseaux à passer l’hiver.

> lien aménagements

crédit photo : Pinson du nord Jacques Prévost
crédit photo : Pinson du nord Jacques Prévost

Les dérangements possibles

Au printemps ou en été certaines espèces (étourneau, merle noir…) consomment les fleurs et/ou les fruits. Bien sur l’apparition d’une dizaine d’étourneaux sur un cerisier à des conséquences sur les récoltes, mais rappelons que chaque espèce à sa place et chacun est utile. La biodiversité existe grâce à une symbiose d’éléments et d’espèces.

Vous pouvez tout de même ajouter des dispositifs écologiques pour protéger vos arbres (épouvantails, disques, bouteilles en plastiques, boites de conserve percées…), mais pensez à en changer régulièrement : en effet les oiseaux s’habituent à leur environnement. Au bout d’une dizaine de jours ils comprendront qu’il n’y a pas de danger. L’installation du filet est aujourd’hui la méthode la plus efficace pour protéger ses cultures, les mailles doivent être de 25 mm ou moins (1 pouce) selon les oiseaux. Pour protéger les semis, il suffit de semer en ligne et non pas à la volée. Ensuite on place des arceaux qui supportent un grillage fin (20mm max).

Les prédateurs des oiseaux des jardins

Les chats domestiques représentent le principal prédateur des oiseaux des jardins. En effet les chats conservent leurs instincts de chasseur et peuvent chasser les oiseaux ou les oisillons jusque dans les nids. On peut empêcher les visites des nichoirs en plaçant une manchette en tôle sur l’arbre qui comporte le nichoir ou le nid.

S’investir pour les oiseaux des jardins

Vous pouvez participer à l’enquête nationale annuelle organisée par la LPO : devine qui vient nichez chez moi > lien site

Cette campagne a été lancée par la LPO en 2010 afin de recenser les espèces nicheuses et inciter à installer des nichoirs. Les informations collectées permettent de développer des nichoirs plus adaptés aux espèces, de mieux connaitre la faune et sa répartition et d’évaluer l’impact des changements climatique.

Vous pouvez trouver des solutions et des propositions d’aménagements de votre jardin et habitation sur le site biodiverstitetbati.fr

Vous pouvez aussi créer votre Refuge LPO et recevoir votre kit d’aménagements. > lien site

Participez à la connaissance des oiseaux de nos jardins !

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Le samedi 30 et le dimanche 31 janvier, pour la quatrième année consécutive, La LPO et le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) vous invitent à dédier 1h de votre week-end pour observer au plus près les petits habitants à plumes de votre jardin.

Que vous soyez à la ville ou à la campagne, experts ou amateurs, seul ou en famille, vous pouvez participer !

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Les jardins constituent des habitats, des refuges et des sources d’approvisionnements pour les oiseaux surtout durant l’hiver. Ces petits carrés de verdure peuvent donc jouer un rôle important pour la conservation des oiseaux, notamment en milieu urbain ou la raréfaction des milieux favorables pèsent sur la biodiversité de proximité.

Aménager son jardin en faveur de la faune sauvage c’est aussi se donner la chance d’observer la nature à sa fenêtre !

Plus de conseils pour réaliser des aménagements dans votre jardin

Les données récoltées durant le week-end « oiseaux des jardins » et tout au long de l’année vont être analysées par les scientifiques et pour la première fois, elles pourront être comparées à celles collectées lors des 3 dernières années de comptage. Cela permettra de réaliser un suivi des espèces et d’en apprendre plus sur celles-ci. Au total plus de 100 000 données ont déjà été collectées depuis 2013. L’année dernière ce sont 40 000 données qui ont été enregistrées. C’est donc le record à battre pour cette année !

Vous voulez participez ?

C’est simple il vous suffit de trouver un jardin ou un parc peu importe leurs superficies, et y compter les oiseaux durant 1h, soit le samedi 30 soit le dimanche 31 janvier 2016. Privilégiez un créneau en fin de matinée si vous voulez être sur de voir le maximum d’oiseaux possible. En effet les températures sont plus clémentes. Vous pouvez télécharger une fiche d’aide à l’observation qui rassemble les principales espèces pouvant être observées.

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Ensuite il vous faudra saisir vos observations sur le site de l’Observatoire des oiseaux des jardins avant le 29 février 2016.

 

Tous à vos crayons et jumelles. Bonnes observations à tous !

Inscription

http://www.oiseauxdesjardins.fr/index.php?m_id=1407&registering=1

En savoir plus 

http://www.oiseauxdesjardins.fr/index.php?m_id=1127&item=18

http://www.oiseauxdesjardins.fr

Pour vous investir dans les sciences participatives toute l’année rejoignez l’équipe de Faune-isère

https://www.faune-isere.org