Archives par mot-clé : rapaces

Vol libre et rapaces : 44ème Coupe Icare

Laisser un commentaire

Comme depuis quelques années déjà, nous étions présents cette année à la 44ème Coupe Icare grâce au soutien du Département de l’Isère.

Vous nous avez peut être croisé sur notre stand situé au niveau d’Icare Mômes au Déco Sud. Un atelier nichoirs était proposé, pour les plus petits…et le plus grands.

C’était aussi l’occasion de vous faire découvrir l’association et de vous présenter le travail mené en Chartreuse autour de la cohabitation libéristes et rapaces.

En effet, vous avez été nombreuses et nombreux à nous demander plus d’informations sur la carte de vol libre qui était affichée sur notre stand. Cette carte qui a pour vocation d’informer les libéristes sur les zones et périodes sensibles pour les rapaces, a aussi pour but d’éviter les attaques de rapaces sur les voiles !

Vous pourrez retrouver cette carte ici : http://isere.lpo.fr/wp-content/uploads/2016/09/VL_BAT3.pdf

Vous êtes libéristes et intéressé(e) pour nous accompagner dans la démarche ou en apprendre plus sur les interactions avec les rapaces ? Contactez Adrien : adrien.lambert@lpo.fr

Ensemble agissons pour la protection de la nature. Bon vol !

 

Enquête rapaces nocturnes

Laisser un commentaire

Nombreuses espèces de rapaces nocturnes sont en déclin et nos connaissances sont encore limitées en la matière.

20101022-Chevechette_03
Chevêchette d’Europe ©Denis Simonin

Mieux connaître pour mieux préserver, c’est le leitmotiv de cette enquête qui devrait permettre de recenser le plus précisément possible la distribution et l’abondance des neuf espèces de rapaces nocturnes nicheurs (l’effraie des clochers, le petit-duc scops,le grand-duc d’europe, la chevêchette d’europe, la chevêche d’athéna, la chouette hulotte, le hibou moyen-duc, la chouette de tengmalm, le hibou des marais). Pour cela, un protocole a été élaboré,de manière collective, par le CNRS de Chizé (CEBC) et la LPO mission rapaces, cela fait un an déjà que le projet est officiellement lancé.

Lors de ce recensement nocturne, deux méthodes sont combinées et utilisées simultanément sur chaque point d’écoute : l’écoute passive complétée par la méthode de la repasse. L’utilisation de la repasse a été privilégiée car elle demeure indispensable pour augmenter le taux de détection régulièrement très faible des rapaces nocturnes lors d’une écoute passive. Ainsi, par l’émission de chants territoriaux imitant un intrus, la repasse permet de stimuler les réponses vocales d’un certain nombre d’espèces de rapaces nocturnes réactives à cette méthode.

Dans le but de couvrir l’ensemble du territoire de façon homogène, un maillage sous forme de carrés de 25 km², a été mis en place, regroupant 2007 zones d’échantillonnages reposant sur la couverture nationale de l’IGN au 1/25000. 25 points d’écoute seront répartis tous les kilomètres au sein de chaque carré , offrant à l’observateur un rayon de détection des espèces d’environ 500 mètres.

20100221-Grand-duc_03
Grand-duc d’Europe ©Denis Simonin

Deux passages seront à réaliser pour la plupart des régions accueillant les quatre, voire cinq espèces de rapaces nocturnes les plus répandues à l’échelle nationale. Tandis qu’un troisième passage pourra éventuellement être effectué pour les rares carrés les plus riches au niveau spécifique.

Le premier passage, concernant plus particulièrement les espèces précoces, devra être effectuer entre le 1er février et le 1er mars si la présence du grand-duc d’Europe est avérée ou fortement supposée, sinon elle se fera entre le 15 février et le 15 mars.

Plus d’infos

Cette enquête est ouverte à tous, prenez en charge les observations sur une des zones délimitées près de chez vous !

Nous vous attendons nombreux pour nous aider à la réussite de cette opération de grande envergure.

Prendre contact avec la LPO Isère par mail : vie-associative.isere@lpo.fr

ou par téléphone au 04 76 51 78 03 !

Bilan 2015 du réseau grand-duc Isère

2 commentaires

Le réseau bénévole grand-duc pour l’Isère vient de publier son rapport d’activité pour l’année 2015.

Grand duc_Bubo bubo_Boris Barov

Extraits

« Lors du suivi hivernal du 01/10/2014 au 28/02/201,  227 écoutes nocturnes ont été effectuées sur 90 sites potentiels isérois soit une augmentation des écoutes de 30 % par rapport à l’an dernier pour la même période.

49 se sont révélées négatives malgré, pour certains lieux, plusieurs passages à des dates différentes. Sur 67 sites, les observateurs ont entendu et/ou vu un individu ou un couple.

Suivi des couples année 2015

Peu de sorties ont été effectuées par rapport aux nombres de couples contactés en période hivernale.

Les données négatives n’ont peut-être pas été saisies sur VisioNature.

Seuls 9 couples producteurs sont repérés donnant 20 jeunes à l’envol. 4 nichées étaient composées de 3 jeunes, 3 de 2 jeunes et 2 d’un seul jeune. Le taux d’envol de 2,22 juvéniles/couple producteur est supérieur à celui relevé en 2014 (1,83).

La mauvaise nouvelle de cette année (du 01/10/2014 au 30/09/2015) est l’hécatombe de Grands-ducs récupérés morts.

Ce sont 19 individus qui ont été signalés dans Faune-Isère ou par des sympathisants, ou récupérés par le centre de soins et décédés. 12 sont morts par collision dont 1 happé par un train, 2 par électrocution, 1 trouvé coincé dans un grillage, et 4 de causes inconnues.

Il est à signaler que l’un de ces grands-ducs avait des plombs dans le corps. A ce nombre, il faut ajouter 2 individus relâchés par le Tichodrome, l’un blessé par collision et l’autre de cause inconnue. L’an dernier, le nombre de morts recensés s’élevait à 6 grands-ducs. »

Par Françoise Chevalier

Rapport complet en téléchargement

Apprenez à construire vos propres aménagements pour la biodiversité de vos jardins !

2 commentaires

Construisez vous mêmes des abris pour la faune de proximité  et devenez Refuges LPO !

Les menaces pesant sur la faune sont nombreuses : destruction de leurs milieux naturels (haies champêtres, zones humides…), utilisation en masse des pesticides, abus de la chasse, disparition des cavités naturelles (tels que les vieux murs de pierre sans joints, les arbres creux, les branches mortes…), non accès aux anciennes granges et écuries…

ME

Dans le monde, 1 oiseau sur 8 est menacé d’extinction.
En Isère, en seulement une dizaine d’année les effectifs de nombreuses espèces d’oiseaux ont chuté :

– de 22 % pour la Tourterelle turque

– de 25 % pour le Grimpereau des jardins

– de 29 % pour le Rougegorge familier

– de 35 % pour le Troglodyte mignon

– de 40 % pour la Sittelle torchepot

Les oiseaux et la faune de nos jardins ont besoin de notre aide et l’installation d’aménagements favorables sur nos propriétés n’a rien d’anecdotique !

Les nichoirs constituent des gîtes de substitution où chaque oiseau peut construire et aménager son nid à sa convenance, avec les matériaux de son choix, selon la technique qui lui est propre. Ils compensent donc en partie la disparition des cavités naturelles et permettent de maintenir la population de nos oiseaux cavernicoles (nichant dans des cavités).

Pas besoin d’être très bricoleur, chacun peut réaliser son propre aménagement !

En fabriquant et en installant des nichoirs, vous pourrez attirer de nombreux oiseaux, très utiles, par leur consommation d’insectes, dans un verger, un jardin ou un parc !

Créer chez soi un Refuge LPO est également un acte simple de protection de la nature au quotidien ! Enfin, une chance unique s’offre à nous de contempler sur le pas de notre porte le spectacle magnifique de la nature !

Le département de l’Isère accueille le plus grand réseau de Refuges LPO en France avec plus de 700 refuges sur l’ensemble du territoire. Ce réseau est animé par la LPO Isère.

Afin que chacun puisse réaliser un geste pour la nature nous vous permettons de télécharger des plans et explications ci-dessous :

Guide LPO pour réaliser des aménagements en faveur de la faune

Mangeoires

Pour les rapaces

Pour les chauves-souris

Pour les insectes

Pour plus d’infos contacter la LPO Isère : refuges.isere@lpo.fr !

Vol libre, ski de randonnée, escalade et biodiversité : La LPO Isère au festival Ciné Montagne

2 commentaires

Cela fait deux ans que la LPO Isère s’est fixée comme objectif de sensibiliser les pratiquants des activités de pleine nature aux enjeux de la biodiversité. Cette action touche particulièrement l’Isère, concernée par les divers massifs montagneux des Alpes qui possèdent une flore et une faune unique.

© Lagopède alpin - Alain Gagne
© Lagopède alpin – Alain Gagne

La LPO Isère cherche à préserver la richesse exceptionnelle de notre patrimoine naturel. En effet, la biodiversité de montagne, résiste mal aux divers changements liés à l’activité humaine.

C’est donc tout naturellement que la LPO Isère a engagé un processus de concertation, afin de limiter l’impact de ces activités sportives.

Avec le Département de l’Isère et les différents acteurs concernés, la LPO Isère s’efforce de mettre en place diverses actions autour de trois pratiques : le vol libre (parapente, deltaplane, etc.), le ski de montagne et l’escalade.

Ce travail conjoint a débuté par la collaboration avec le CODEVOLI (Comité Départemental de Vol Libre de l’Isère) et la première application de ce partenariat a eu lieu lors de la Coupe Icare 2014. L’équipe d’animation a participé à la rédaction de panneaux pédagogiques, réalisé, une exposition des conférences, des animations et activités spécifiques. Cela dans le but de sensibiliser et d’informer sur les risques de dérangement de la faune liés au vol libre.

Ces actions sont réalisées en concertation avec les praticiens et leurs représentants afin de trouver des solutions convenant à tous. L’association a, par la suite, travaillé en lien avec les clubs et écoles de vol libre de Chartreuse afin de recueillir leur avis sur la démarche.

De cette association a émergé une carte à destination des pratiquants de vol libre sur le massif de la Chartreuse. Cette carte permet de retrouver différentes informations techniques pour les sportifs (les sites de décollages et d’atterrissages avec leurs accès, l’aérologie, etc.) ; y sont également référencées les différentes espèces d’oiseaux que les sportifs peuvent côtoyer durant le vol, avec des informations spécifiques pour certaines espèces (les périodes critiques en survol, les techniques a adopter, les règles de survol, etc.). Cette carte préconise une pratique plus respectueuse de la faune sauvage.

Toutes ces informations sont présentées de façon simple et éducative avec une traduction en anglais.

L’objectif est de continuer cette démarche sur d’autres massifs alpins ainsi que sur l’ensemble du département.

Les différentes actions entreprises ont suscité de nombreuses réactions positives et intéressées de la part des libéristes, favorables à la poursuite du projet.

En parallèle, l’association souhaite développer cette initiative sur deux autres thématiques : le ski de randonnée et l’escalade. L’équipe travaille en collaboration avec la Maison de la Montagne de la ville de Grenoble et le Département de l’Isère et organise en cette fin d’année des débats et des rencontres sur ces thèmes.

Une rencontre a déjà eu lieu le 14 octobre 2015 sur le thème de la pratique de l’escalade et du dérangement de la faune rupestre. Une deuxième rencontre est déjà programmée le 13 novembre à 17h00 au Muséum de Grenoble, cette fois-ci à propos autour de la pratique du ski de randonnée. Elle se déroule à l’occasion des « 17ème Rencontres du cinéma de montagne ». Naturalistes et skieurs y sont conviés afin de discuter et d’échanger sur ce thème. Les intervenants présenteront les espèces touchées par la pratique du ski de randonnée et les problèmes liés. Cette rencontre permettra de déterminer si des actions sont possibles en collaboration avec les skieurs.

Aussi, dans cette démarche de sensibilisation, la LPO Isère sera présente aux « 17ème rencontres du cinéma de montagne » autour d’un stand commun avec Moutain Wilderness.

L’équipe vous fera découvrir l’exposition « Belle et Fragile, la faune de nos montagnes est en danger ». Cette exposition vous fera découvrir les différents enjeux et dangers pour la faune de montagne. Elle est accompagnée d’un livret vous fournissant plus de détails.

Le a insisté sur l’importance de ces thématiques avec la création récente d’une Mission montagne qui agit de manière transversale sur l’ensemble des thématiques liées à ce milieu.

Affiche1064-710

Les « 17 èmes rencontres du cinéma de montagne » vont avoir lieu du 10 au 14 novembre 2015 au palais des sports à Grenoble. L’ouverture des portes se fait à 18h et le début des séances est à 20h. L’entré est de 5€. Sauf pour les après midi de projections gratuites.

Nous sollicitons également l’aide et l’avis de tous les pratiquants de sport de plein nature afin de nous accompagner dans nos projets.

Pour nous contacter par courriel animation.isere@lpo.fr ou par téléphone  04 76 51 78 03.

La Chronique du mercredi : Journée d’inauguration des perchoirs en plaine de Bièvre

Laisser un commentaire

Mardi 16 juin 2015, a eu lieu la journée d’inauguration des perchoirs et des nichoirs en plaine de Bièvre, installés dans le cadre de la lutte raisonnée contre le campagnol des champs.

image_campagnol_2
© Fabien Hublé – Perchoir

Pour rappel, ce projet financé par le Département de l’Isère et soutenu par la FDGDON 38, la FNAMS et la LPO Isère vise à réguler les populations de campagnols des champs qui provoquent des dégâts considérables sur les cultures, notamment fourragères. S’il existe bien une lutte chimique (bromadiolone) contre cette espèce, son dosage est limité car il existe un risque d’intoxication de la faune non-cible.

En conséquence, les différents acteurs de ce projet ont souhaité développer une forte collaboration afin de renforcer le rôle de la biodiversité dans cette lutte contre le campagnol des champs. Les principaux prédateurs naturels des campagnols sont les rapaces, particulièrement les busards et les rapaces nocturnes. Un couple de busards cendrés et sa progéniture peuvent consommer jusqu’à 2000 micromammifères (dont le campagnol des champs fait partie) de mai à juillet. L’idée du projet est donc de favoriser l’implantation des rapaces en plaine de Bièvre afin qu’ils puissent jouer un rôle de régulateur sur les populations de campagnols. Les rapaces pâtissent fortement de l’extension des cultures puisqu’ils ne trouvent plus refuge dans les arbres ou les haies, il a donc fallu trouver une solution à ce problème.

En effet, depuis que l’opération a été lancée en juillet 2014, plus de 60 perchoirs à rapaces (sur les 200 prévus) et 33 nichoirs (pour chouette chevêche, faucon crécerelle, chouette effraie) ont trouvé, avec l’aide de l’APAJH, leur place au milieu des parcelles des agriculteurs volontaires de Colombe et du Grand-Lemps.

Cette journée était l’occasion de présenter l’avancement du projet, puisqu’il s’agissait d’inaugurer officiellement le lancement de la phase pilote (la pose des perchoirs et nichoirs) qui permettra d’évaluer l’efficacité du dispositif d’ici un ou deux ans.

Accueillies dans une salle prêtée par la Mairie de Colombe, 28 personnes étaient présentes lors de cette inauguration dont Catherine Prave de la FDGDON38, Louis-Marie Broucqsault de la FNAMS, Frédéric Dalvai du Département de l’Isère, Michel Veyron vice-président de Bièvre Isère Communauté, Jean-Paul Prud’homme de la Chambre d’agriculture de l’Isère, Pierre Pelissier, président de l’APAJH et de nombreux travailleurs de l’APAJH ayant participé à l’installation des nichoirs. Par ailleurs, il faut noter la présence de nombreux agriculteurs participants au projet dont Phillipe Rivat qui a installé 14 perchoirs sur sa parcelle et Jean-Paul Plottier qui lui en a disposé 10. Marie Racapé et Ophélie Planckaert ont présenté le projet pour la LPO Isère.

sticker-page001
Autocollant pour perchoir

L’événement était l’occasion, pour chaque partenaire, de présenter à tour de rôle son expertise et son implication dans le projet. Catherine Prave a exposé le caractère cyclique des pics de populations de campagnols ainsi que le protocole de comptage de ceux-ci sur les parcelles cultivées. Tout en précisant qu’il s’agissait bien d’une « lutte collective sur tout le territoire isérois», la représentante de la FGDON a relevé qu’il fallait agir vite et le plus efficacement possible puisque l’espèce prolifère de manière extrêmement rapide et qu’un « couple de campagnols au printemps donne 100 individus à l’automne » ! Louis-Marie Broucqsault de la FNAMS, a précisé l’importance des productions de semences fourragères (dont les campagnols sont friands) en France et qu’il avait bon espoir dans la réussite du projet. Il a par ailleurs souligné le caractère pionnier de cette action, même si une action du même type a déjà été réalisée en Franche-Comté mais sur le campagnol terrestre.

Dans le cadre de cette manifestation une large part donnait la parole aux agriculteurs. Ils ont exprimé de façon unanime leur désarroi face aux dégâts causés par les campagnols sur leurs cultures. Jean-Paul Plottier a insisté sur l’urgence de la situation mettant en avant la nécessité de trouver une solution hybride au problème qui serait « la plus efficace possible ». De son côté Philippe Rivat a lui expliqué « qu’une solution possible serait de cultiver exclusivement du maïs ou du tournesol [ndla: qui ne font pas partie du régime alimentaire du campagnol] mais cela appauvrirait fortement le sol et diminuerait les rendements. Il faut savoir qu’après un cycle de culture fourragère sur une parcelle, le rendement de ces semences est multiplié par 4 ou 5. On aurait donc des exploitations moins rentables, moins diversifiés et avec moins de biodiversité ».

Il s’en est suivi un temps d’échanges et de débats entre les agriculteurs et les partenaires du projet. Malgré les préjugés qui peuvent subsister naturalistes et agriculteurs ont su échanger dans le cadre d’une collaboration efficiente. Après un débat constructif qui n’augure que de bonnes choses il a été souligné qu’il ne fallait également pas oublier de diminuer la pression de chasse sur le renard qui est l’un des principaux prédateurs du campagnol des champs !

Adrien Lambert

Programme de lutte raisonnée contre le campagnol des champs en plaine de Bièvre

Laisser un commentaire

Depuis 2013, un projet de lutte raisonnée contre le campagnol des champs a été mis en place dans les communes de Colombe et du Grand Lemps par la LPO Isère, la FNAMS (Fédération Nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences) et la FDGDON 38 (Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles) , avec l’appui du Conseil Départemental de l’Isère.

© Alain Gagne - Chevêche d'Athéna
© Alain Gagne – Chevêche d’Athéna
image_campagnol_2
© Fabien Hublé – Perchoir

Les campagnols provoquent des dégâts conséquents sur les cultures en creusant de nombreuses galeries. La lutte chimique contre le campagnol est efficace sur les populations de campagnols mais a aussi un impact considérable sur le reste de la faune, notamment sur l’ensemble de la chaîne alimentaire dont fait partie le campagnol des champs !

Il existe un moyen raisonné de lutter contre le campagnol : les rapaces. Les rapaces, prédateurs naturels du campagnol des champs, sont déjà présents dans la zone d’action.

Néanmoins, l’installation de nichoirs rendrait la zone plus attractive et permettrait une meilleure reproduction sur la zone d’action. La présence de perchoirs permettrait quant à elle de limiter la dépense énergétique des rapaces lors de la chasse, et donc d’augmenter leur pression de prédation. L’effet de régulation des populations de campagnols en serait accentué.

Concrètement plus il y a de perchoirs plus il est facile pour les rapaces de chasser les campagnols.

Suite au comité de pilotage du 18 novembre 2014, des actions prioritaires ont été définies : la pose de nichoirs par l’APAJH (Association pour Adultes et Jeunes Handicapés), la mise en place de perchoirs amovibles par les agriculteurs, avec l’aide de la LPO Isère, le suivi de ces nichoirs et perchoirs afin de connaître l’efficacité des installations, l’organisation d’une demi-journée de formation et d’information auprès des agriculteurs sur la lutte raisonnée, dispensée par la FDGDON.

NB : Merci de ne pas grimper sur les perchoirs, le Conseil Départemental et la LPO Isère décline toute responsabilité en cas d’accident !

Isère_(38)_logo_2015

LPO_Agirpourlabio_Edition_Isère_bas

La Chronique du mercredi : Enquête nationale Rapaces nocturnes 2015-2017

Laisser un commentaire
Effraie des clochers
Effraie des clochers

Nombreuses espèces de rapaces nocturnes sont en déclin et nos connaissances sont encore limitées en la matière.

Mieux connaître pour mieux préserver, c’est le leitmotiv de cette enquête qui devrait permettre de recenser le plus précisément possible la distribution et l’abondance des neuf espèces de rapaces nocturnes nicheurs (l’effraie des clochers, le petit-duc scops,le grand-duc d’europe, la chevêchette d’europe, la chevêche d’athéna, la chouette hulotte, le hibou moyen-duc, la chouette de tengmalm, le hibou des marais). Pour cela, un protocole a été élaboré,de manière collective, par le CNRS de Chizé (CEBC) et la LPO mission rapaces, et, aujourd’hui, le projet est officiellement lancé.

Lors de ce recensement nocturne, deux méthodes seront combinées et utilisées simultanément sur chaque point d’écoute : l’écoute passive complétée par la méthode de la repasse. L’utilisation de la repasse a été privilégiée car elle demeure indispensable pour augmenter le taux de détection régulièrement très faible des rapaces nocturnes lors d’une écoute passive. Ainsi, par l’émission de chants territoriaux imitant un intrus, la repasse permet de stimuler les réponses vocales d’un certain nombre d’espèces de rapaces nocturnes réactives à cette méthode.

Dans le but de couvrir l’ensemble du territoire de façon homogène, un maillage sous forme de carrés de 25 km², a été mis en place, regroupant 2007 zones d’échantillonnages reposant sur la couverture nationale de l’IGN au 1/25000. 25 points d’écoute seront répartis tous les kilomètres au sein de chaque carré , offrant à l’observateur un rayon de détection des espèces d’environ 500 mètres.

Deux passages seront à réaliser pour la plupart des régions accueillant les quatre, voire cinq espèces de rapaces nocturnes les plus répandues à l’échelle nationale. Tandis qu’un troisième passage pourra éventuellement être effectué pour les rares carrés les plus riches au niveau spécifique.

Le premier passage, concernant plus particulièrement les espèces précoces, devra être effectuer entre le 1er février et le 1er mars si la présence du grand-duc d’Europe est avérée ou fortement supposée, sinon elle se fera entre le 15 février et le 15 mars.

 

 

20130128-chevechecopie

Plus d’infos

Cette enquête est ouverte à tous, prenez en charge les observations sur une des zones délimitées près de chez vous !

Nous vous attendons nombreux pour nous aider à la réussite de cette opération de grande envergure.

Prendre contact avec la LPO Isère par mail : vie-associative.isere@lpo.fr ou par téléphone au 04 76 51 78 03 !