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À la recherche de la Tarente de Maurétanie

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Sortie nocturne Tarente de Maurétanie

Vendredi 3 août 21h-23h

Venez nombreux à la recherche de la Tarente de Maurétanie dans Grenoble. Ce petit lézard inoffensif, de la famille des geckos et aux affinités méditerranéennes, n’est connu qu’en milieu urbain en dehors de son aire de répartition. Cette espèce a été observée pour la première fois dans la ville en 1995, arrivée via les transports routiers ou ferroviaire. Depuis, une petite population s’est installée à Grenoble.

La LPO Isère vous invite à une sortie nocturne pour nous aider à préciser son aire de répartition. Le but est de parcourir les rues de Grenoble, dans des zones ciblées, encadré par un membre de l’équipe de la LPO. La tarente étant discrète et grimpant aisément sur les murs, il faudra être très attentif. Armez-vous de vos yeux !

Si vous voulez nous rejoindre ou avoir plus d’informations sur la sortie, contactez la LPO par mail à isere@lpo.fr ou par téléphone au 04 76 51 78 03.

>> télécharger le document détaillé

J’habite chez vous : les serpents

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J’habite chez vous : les serpents


Les serpent
s ont bien souvent une mauvaise réputation. Que ce soit à cause d’idées reçues, par peur ou superstition, ou de par leur apparence, beaucoup de serpents sont victimes de leur mauvaise image. Certains peuvent élire domicile dans vos jardins, nous allons donc faire une petite présentation de ceux-ci afin de mettre fin à ces clichés.

crédit photo : Rémi Fonters_coronelle girondine
crédit photo : Rémi Fonters_coronelle girondine

Les serpents font partie de la classe des vertébrés terrestres et de la classe des reptiles. On dénombre environ 6 espèces en Rhône-Alpes : couleuvre à collier, couleuvre verte et jaune, couleuvre vipérine, coronelle lisse, coronelle girondine et vipère aspic.

Comment différencier les couleuvres (inoffensives) des vipères (venimeuses)

Les couleuvres ont des pupilles rondes et ont de grandes plaques sur le haut de la tête et une rangée d’écailles entre l’œil et la bouche.

De plus, de profil, les couleuvres ont une forme de tête (pointe du museau) arrondie. Attention ce détail n’est pas toujours valable. En effet certaines espèces de couleuvres lorsqu’elles se sentent en danger peuvent modifier la position de leurs os et obtenir une forme plus angulaire et triangulaire comme la vipère, et ainsi dissuader les prédateurs de les manger.

Les vipères disposent de pupilles verticales, elles ont sur la tête de nombreuses petites écailles et elles ont plusieurs rangées d’écailles entre l’œil et la bouche.

source : Association Lo Parvi

En montagne il y a souvent une confusion entre la coronelle lisse ou la couleuvre vipérine et la vipère, car leur taille, leurs couleurs et leur patron dorsal sont similaires avec ceux des vipères.

Biologie et cycle de vie

Sens

De façon générale, les serpents ont une très mauvaise vue. Ils se repèrent dans leur milieu en sentant les odeurs et les déplacements d’air grâce à leur langue bifide.

Alimentation

Les serpents sont tous carnivores. Ils utilisent en général deux types de chasse : soit ils pratiquent l’embuscade, soit ils maraudent. Le serpent s’approche lentement de sa proie une fois qu’il l’a repérée puis il s’arrête à une certaine distance. Le serpent projette sa tête en avant au moment de saisir la proie tout en ouvrant les mâchoires et frappe ainsi sa proie très violemment. Les espèces arboricoles ont une approche différente : ils se laissent pendre à une branche et se laissent choir sur leurs proies.

Les serpents peuvent avaler une grande quantité de nourriture en une seule fois et sont capables de jeûner pendant de nombreux jours.

crédit photo : Nicolas Biron_couleuvre à collier
crédit photo : Nicolas Biron_couleuvre à collier

Cycle de vie

Une fois que le serpent a atteint sa maturité sexuel, il recherche un partenaire. L’accouplement se fait au printemps. Concernant les serpents présents dans notre région, ils sont tous ovipares.

Les femelles pondent leurs œufs à la fin de l’été, et sont parfois incapables de se nourrir suffisamment avant l’hibernation. Le jeune serpent sorti de son œuf, part directement à la recherche de nourriture. Les serpents n’éduquent pas leurs petits.

Durant l’automne les serpents préparent un stock de graisse en prévision de l’hibernation.

Pour l’hibernation, ils utilisent de nombreux types d’abris : troncs d’arbres, fissures et trous, tas de pierres, de feuilles, de paille, des piles de bois…. Ils évitent les sols humides, puisqu’il y a un risque qu’il gèle en profondeur. Le métabolisme fonctionne au ralenti pendant l’hiver. En règle générale ils ne mangent rien durant cette période. En effet, ils ont stocké des réserves de graisse dans leurs tissus, qu’ils éliminent lentement.

Au printemps, les mâles sortent généralement en premier pour s’exposer au soleil (c’est le meilleur moment pour les observer !). Quelques semaines plus tard, les premières femelles sortent et la période d’accouplement commence alors.

Les serpents muent plusieurs fois dans leur vie, leur mue est totale, cela veut dire que la vielle peau appelée exuvie, tombe en un seul morceau. En période de croissance, le serpent devient trop grand pour sa peau, il se frotte contre des cailloux et des branches, puis se traîne hors de sa peau. Il est alors enfin débarrassé de son ancienne peau. La fréquence de la mue dépend des espèces et de l’âge et de la taille du serpent.

crédit photo : Sylvain Chapuis_vipère aspic
crédit photo : Sylvain Chapuis_vipère aspic

Un serpent dans mon jardin

La présence d’un serpent est un indicateur positif sur la faune et la flore qui vous entoure car il fait partie de la chaîne animale. Sa présence est également le signe d’un biotope en bonne santé. Un serpent est aussi un excellent régulateur des populations de rongeurs ! En effet, si vous avez trop de souris ou de rats, vous pouvez être sûr que le serpent régulera la surpopulation des petits rongeurs.

Pour s’en protéger 

Les serpents n’attaquent pas spontanément l’homme, mais comme tout animal sauvage, s’ils se sentent menacés ou s’ils sont surpris, ils vont avoir une réaction de défense. Celle-ci peut varier en fonction des espèces. Les seuls serpents en Rhône-Alpes capables d’injecter du venin sont les vipères.

Si une vipère vous mort :

1/ éviter de paniquer 2/ éviter de bouger le membre piqué 3/ contacter un médecin.

Pour éviter toutes morsures porter des chaussures hautes et fermées.

La loi n°76-629 du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature et de l’environnement et de la protection des espèces ainsi que l’arrêté du 19 novembre 2007 protègent les serpents en France. Il est strictement interdit de les détruire, les manipuler, les transporter, les vendre… Excepté pour les vipère aspic et péliade qui n’ont pas le même statut de protection.

SOS serpents.

http://isere.lpo.fr/wp-content/uploads/2014/06/SOS-Serpent_CP_14_10_2013.pdf

https://rhone-alpes.lpo.fr/IMG/pdf/plaquettesosserpents.pdf

Aménagement pour reptiles

Favoriser son habitat en construisant par exemple, une petite mare, un mur de pierres sèches, un simple tas de pierre, de feuilles mortes, de bois peu faire l’affaire.

http://www.biodiversiteetbati.fr/Files/Other/DocComplGTBPU/F25-Abrireptileslelivre.pdf

http://www.parc-landes-de-gascogne.fr/files/pnr_landes/missions/Patrimoine_naturel/Faune/amenagements-serpents.pdf

L’atlas des amphibiens et reptiles de Rhône-Alpes est maintenant disponible

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L’ouvrage réalisé par le Groupe herpétologique Rhône-Alpes est paru et constitue une référence sur l’état des connaissances pour l’ensemble des 43 espèces autochtones de reptiles et amphibiens de Rhône-Alpes (soit près des trois quarts des espèces de France continentale).

Richement illustré de photographies (pour la plupart originales et en provenance de notre région), cartes de répartition et graphiques, l’ouvrage s’adressera aussi bien aux herpétologues, qu’au personnel travaillant dans l’environnement ou encore au grand public. L’ouvrage est constitué de 448 pages dont plus de la moitié consacrée aux monographies.

Atlas amphibiens et reptiles de Rhône-Alpes

L’heure du bilan a sonnée. En effet, voici maintenant quatre ans que nous nous engageons dans la réalisation de l’atlas des reptiles et amphibiens de Rhône-Alpes. Une aventure naturaliste sans égal pour
ces deux groupes, à l’échelle de notre région mais aussi une aventure humaine rassemblant plus de 2800 contributeurs, 60 rédacteurs et presque autant de photographes. Jusque-là, nous ne disposions que d’un atlas préliminaire pour ces deux groupes cartographiés à l’échelle des districts naturels, une échelle peu adaptée pour l’herpétofaune.

La synthèse de plus de 170 000 données collectées jusqu’en juin 2014 est aujourd’hui rassemblée au sein d’un ouvrage qui présente une forme traditionnelle en comprenant notamment, outre les monographies des différentes espèces, une présentation de l’herpétologie rhône-alpine, des menaces qui pèsent sur elle et des actions de conservation mises en œuvre en Rhône-Alpes.
Le comité de pilotage sous l’impulsion de certains d’entre nous a souhaité donner une dimension originale à ce travail en essayant de valoriser le jeu de données collectées.

Lézard des souches ©Bruno Fonters

Outre le fait de constituer une référence sur l’état des connaissances pour l’ensemble des 44 espèces autochtones de reptiles et amphibiens de Rhône-Alpes (soit près des trois quarts des espèces de France continentale), nous avons ainsi généré des cartes de répartition potentielle issues d’une analyse approfondie multicritère, utilisant les outils de modélisation les plus modernes. Ces cartes complètent les deux autres cartes : la principale présente la répartition des espèces à la maille 5 x 5 km et l’autre présente le géo référencement exacte des observations. Nous avons par ailleurs cherché à comprendre et mettre en évidence comment les facteurs environnementaux influencent l’organisation des communautés et quels sont leurs importances respectives dans la caractérisation de la niche écologique des différentes espèces de reptiles et d’amphibiens de Rhône-Alpes.

Ce travail original de cartographie prédictive a également été mis à profit afin de simuler la contraction ou au contraire l’extension de la distribution de certaines espèces au sein de notre région en reprenant deux scénarios proposés par les experts du climat quant au réchauffement et à l’altération des équilibres biologiques de la planète. Les résultats sont marquants et ouvrent de nouvelles interrogations quant à la conservation de ce patrimoine biologique.

© Dessin Marion JOUFFROY

L’atlas est vendu à 45€, cela peut être une idée pour un beau cadeau de noël, ou simplement vous instruire ou vous faire plaisir. Vous pouvez à présent venir chercher votre exemplaire à la LPO et nous vous souhaitons bonne lecture.

Jean-Luc Grossi et Rémi Fonters
Coordinateurs reptiles et amphibiens

Le lézard des souches

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Les études de la LPO Isère :

Référents : Rémi Fonters, Jean-Luc Grossi

Le lézard des souches est d’origine plus nordique. Il n’est présent avec certitude en Isère que sur un tout petit secteur des contreforts occidentaux de la Chartreuse. Sa grande rareté en fait une espère prioritaire. Nous avons donc inclus la conservation de ce lézard dans
le plan de gestion du marais de Berland, en cours de réalisation
par AVENIR (ce site étant un des derniers bastions isérois de ce lézard). Les autres sites de présence sont à l’étude pour la préservation de cette
espèce rare.

De plus, le lézard des souches est encore trop souvent confondu avec le jeune lézard vert qui lui ressemble quelque peu. Cela induit des biais dans la connaissance de sa répartition en Isère. Toutes les données sont en
cours de vérification (prospections sur les sites, contacts des observateurs…) pour affiner notre connaissance sur cette espèce.
Nous sommes également en train d’élaborer une fiche d’identification du lézard des souches destinée à toutes les personnes susceptibles de rencontrer ce lézard en Isère, voire au-delà. Elle permettra alors d’éviter à l’avenir des confusions avec le lézard vert, bien plus commun.

A télécharger :

La Coronelle girondine

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Les études de la LPO Isère :

Référents : Rémi Fonters, Jean-Luc Grossi

La coronelle girondine occupe encore plusieurs secteurs de notre département. Cette petite couleuvre particulièrement discrète est présente
sur des secteurs chauds et secs du Grésivaudan, de l’Isle Crémieu et de Basse Isère. Un travail particulier est en cours sur cette espèce avec un réseau de plaques abris qui sont visitées régulièrement afin de mieux cerner les effectifs et les tendances d’évolution sur un site au sud de Grenoble. Les premiers résultats montrent que ce serpent se porte
plutôt bien sur ce site, relativement préservé.
En 2007, des prospections complémentaires ont été faites ainsi qu’une information aux communes qui les accueillent.

En téléchargement :