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Offre de stage pour la campagne de sauvetage des amphibiens 2019

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Contact : Les candidatures et les demandes éventuelles de renseignements sont à envoyer à Alexandre GAUTHIER par courriel à la LPO Isère : amphibiens.isere@lpo.fr avant le 21 décembre 2018.

PRÉAMBULE IMPORTANT ! Les conditions de stage :
Ce stage est réservé aux étudiants pouvant faire établir une convention de stage avec leur établissement scolaire. La période du stage est dépendante des migrations d’amphibiens qui se déroulent chaque année entre février et avril-mai (selon les sites suivis). Il est donc obligatoire d’être disponible du 4 février 2019 au 5 avril 2019 minimum, week-ends compris. (Il est inutile de postuler à cette offre si vous n’êtes pas disponible à cette période).

Problématique :
Chaque année, au début du printemps, les amphibiens quittent leurs quartiers d’hiver (forêts) pour rejoindre leurs zones de ponte (étangs, marais, lacs…). Lorsqu’une route sépare ces deux entités, c’est l’hécatombe. Par endroits, certaines populations d’amphibiens ont même disparu à cause des écrasements routiers.

Action de sauvetage :
Depuis 1998, la LPO Isère s’intéresse à ces problèmes d’écrasement d’amphibiens. En 2019, il est prévu de poser des barrières de capture sur 4 ou 5 sites prioritaires, dans le but de pérenniser les populations menacées localement. Le travail demandé consiste à :
– participer à l’installation des systèmes de protection contre les écrasements
– récupérer les amphibiens capturés dans les seaux,
– identifier les espèces récoltées
– les compter et les déplacer de l’autre côté de la chaussée afin qu’ils rejoignent leur zone de reproduction. Une étude des milieux vitaux des amphibiens est aussi demandée. Ce suivi permet d’étudier plus précisément le contexte local et les phénomènes de migration d’amphibiens souvent encore mal connus à ce jour, et réfléchir à la mise en place de mesures pérennes. En outre, ces relevés complètent les bases de données naturalistes indispensables à la connaissance des populations locales d’amphibiens.

Installation à Notre-Dame-de-l’Osier

Compétences requises :
Aucune compétence stricte n’est demandée. Cependant, une bonne sensibilisation aux problèmes de gestion de la faune est souhaitée, ainsi qu’une forte motivation. Le stagiaire doit être très autonome et surtout ne pas craindre la solitude (il occupera seul un logement durant tout le stage). Une formation sur l’identification et la biologie des amphibiens est prévue lors du stage.

Divers :
– La possession d’un véhicule personnel est indispensable.

CAHIER DES CHARGES – STAGIAIRES

Première partie : la capture des amphibiens

Il est prévu de poser des filets de capture le long de la route entre les deux chemins précédemment cités. La pose et le suivi de ces filets se dérouleront de la façon suivante :

Les filets devront être installés selon une méthodologie à suivre scrupuleusement (voir schéma ci-joint) :

  • 1ère étape : creuser une tranchée d’une dizaine de centimètres de profondeur décrivant la trajectoire du filet ;
  • 2ème étape : creuser l’emplacement des seaux à raison d’un seau tous les 12 ou 15 mètres en veillant à ce que chaque trou soit placé au raz de la trajectoire du filet ;
  • 3ème étape : enfoncer obliquement les piquets tous les 3 ou 5 mètres sur la tranchée décrivant la trajectoire du filet. La partie émergeante de chaque piquet devra mesurer 40 cm de haut. En haut de chaque piquet, placer un isolateur plastique ;
  • 4ème étape : installer le filet en enterrant sa base dans la tranchée, puis en le fixant à chaque piquet avec des liens plastiques et en recourbant le haut du filet sur 5 cm environ (cf. schéma) ;
  • 5ème étape : installer les seaux dans les trous de façon à ce que le seau soit entièrement enfoui dans le sol et bien tangent au filet ;
  • 6ème étape : bien vérifier l’étanchéité de la barrière à sa base (bien tasser la terre) et autour des seaux (pas d’espace entre le sol en le bord du seau).
Crapauds à Chirens

Dès les premiers filets posés, il est impératif de relever chaque seau tous les matins.

  • attention, les seaux enterrés ne doivent pas être enlevés ! Pour recueillir les amphibiens piégés, il faut les prendre un à un dans les seaux enterrés, les identifier précisément et les placer dans un seau « mobile » de façon à pouvoir les transporter ;
  • les individus recueillis devront être déposés de l’autre côté de la chaussée en face de chaque seau relevé (dans la mesure du possible), ceci afin de ne pas perturber les amphibiens en modifiant leur axe migratoire ;
  • pour manipuler les amphibiens, il est important d’avoir les mains humides pour ne pas abîmer les animaux. De plus, lors des manipulations, il est préférable d’éviter de se frotter les yeux afin d’éviter toute irritation ;
  • enfin, chaque fiche devra être remplie avec le maximum d’informations (notamment la température et les précipitations).

Deuxième partie : le suivi des migrations et l’étude du site dans sa globalité

Outre le fait d’assurer le sauvetage des amphibiens reproducteurs du site, l’étude devra servir de base pour la mise en place de solutions à long terme de conservation des populations. Pour cela, de nombreuses informations sur le système « zone d’hibernation, zone de migration, zone de reproduction » sont nécessaires

1) La zone de migration

  • Sauvetages d’amphibiens les soirs de forte migration sur les portions de route non protégées de part et d’autres du filet et éventuellement sur les routes avoisinant la zone de ponte (cas d’Allevard). Si possible, noter les espèces, les sexes, et surtout noter précisément sur fond de carte cadastrale l’endroit où les amphibiens ont été trouvés.
  • Prospection sur les routes avoisinant la zone de ponte pour constater d’autres axes migratoires éventuels.
  • Recueil d’informations sur l’évolution de l’urbanisation entre zone d’hibernation et zone de ponte, constituant un obstacle à la migration (consultation du PLU)

2) La zone de reproduction

Repérage du site de reproduction :

  • cartographie des groupements végétaux dans et en bordure du site ;
  • localisation des frayères par espèce.

Informations sur la reproduction :

  • dates des premières pontes ;
  • évolution des frayères et développement des œufs ;
  • compétition intra et inter-spécifique constatée ;
  • prédation constatée.

Gestion du site :

  • recueil d’informations sur l’origine du site (naturel, anthropique…) ;
  • recueil d’informations sur les rôles du site (pêche, promenade…) ;
  • évaluation des problèmes constatés (gestion du niveau d’eau, faucardage des herbiers où sont situées les frayères, gestion piscicole, espèces invasives, pollution…) ;
  • informations sur la pérennité du site (consultation du PLU, contacts avec les propriétaires et la Mairie…).

3) La zone d’hibernation

Repérage du site d’hibernation :

  • étendue de la zone d’hibernation ;
  • cartographie des groupements végétaux.

Gestion du site :

  • recueil d’informations sur l’origine du site (naturel, anthropique…) ;
  • recueil d’informations sur la gestion du site (quelles gestions forestières ?) ;
  • évaluation des problèmes constatés (coupes durant l’hiver…) ;
  • informations sur la pérennité du site (consultation du PLU, contacts avec les propriétaires et la Mairie…).
Amplexus de crapauds communs mâle (au-dessus) et femelle, Entre-Deux-Guiers

4) Notes finales

Il est attendu de la part du stagiaire un diagnostic complet du site d’étude constitué par les trois zones précédemment définies, ainsi qu’une évaluation de toutes les solutions durables possibles au cas par cas (déviation de route, crapauducs…).

La communication est très importante et il est nécessaire de prendre contact avec tous les acteurs locaux (communes, propriétaires, gestionnaires…). Ceci facilitera amplement la suite de l’étude et évitera les conflits. Dans le cadre de ces contacts, il est important de rassurer les interlocuteurs en leur signalant qu’il ne s’agit (pour l’instant) que d’une étude…

Consignes de sécurité

  • Munissez-vous d’un gilet fluo et d’une lampe-torche afin de bien vous faire voir des automobilistes ;
  • Méfiez-vous des automobilistes qui ne vous auraient pas vu, écartez-vous de la chaussée à chaque passage d’un véhicule.

 

Attention aux écrasements !

Il est très probable que certains amphibiens se fassent écrasés sur la chaussée. Ces écrasements constituent des informations importantes qu’il convient de noter ; une fiche de comptage spécifique aux écrasements sera fournie et il est primordial de la remplir avec rigueur.

Pélodyte ponctué mâle, à Notre-Dame-de-l’Osier – Guénolé Le Peutrec

 

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La campagne de sauvetage des busards cendrés 2018

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Comme chaque année depuis plus de 30 ans, salariés, écovolontaires et bénévoles de la LPO Isère s’investissent pendant près de cinq mois pour la protection des nichées de busards cendrés en plaine de Bièvre et du Liers.

Vue par drone Laurent Picard

Faute de milieux naturels disponibles, les busards cendrés nichent au sol dans les prairies de fauche et les cultures céréalières où les jeunes non volants sont victimes des moissonneuses et autres engins agricoles.

Clarisse Novel

Cette année, Félix Thévenet, salarié de la LPO Isère, est accompagné de sept écovolontaires, deux bénévoles et une volontaire en service civique pour prospecter les zones de nidification, suivre les nichées et intervenir sur les nids si besoin.

Jordan Guéant

Au total, 18 nids ont été comptabilisés : sept en prairies de fauche, cinq dans les cultures de céréales (une dans le blé, quatre dans l’orge) et six dans des parcelles en friche.

Vue par drone Laurent Picard

Pour protéger les œufs ou les poussins déjà nés, quatre nids ont déjà été protégés par des clôtures électriques pour éviter la prédation dans les prairies et cinq cages grillagées ont été posées pour délimiter les nids avant le passage des moissonneuses dans les cultures de céréales.

Clarisse Novel

Une équipe de France 3 Alpes est même venue pour réaliser un reportage télé sur la mise en place d’une cage grillagée (lien sur l’article et le reportage) !

Clarisse Novel
Clarisse Novel

La LPO Isère tient à remercier toutes les personnes qui, de près ou de loin, s’impliquent pour la protection du busard cendré !

Jordan Guéant

Reportage : les coulisses de la campagne amphibiens !

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Les migrations de 2018 en chiffres et en images

La campagne de protection des amphibiens, qui a commencé en février, dévoile ses premiers chiffres. Cette année, sept sites sont suivis, dont deux équipés d’un passage à petite faune (PPF) installé à Entre-Deux-Guiers en 2017 et à Charavines en 2015. Pour ces derniers, le travail consiste juste à comptabiliser et déterminer les espèces qui les empruntent durant la période de migration.

Pour le moment, on comptabilise 41 crapauds communs ayant emprunté le PPF à Charavines et 29 crapauds communs, 14 grenouilles rousses et 1 triton alpestre à celui d’Entre-Deux-Guiers ! Sachant que les relevés ont commencé il y a environ deux semaines, cela présage de belles suites !

Passage à petite faune, Charavines
Amplexus de crapauds communs mâle (au-dessus) et femelle, Entre-Deux-Guiers

Les chantiers d’installation de barrières de capture ont été réalisés lors de sorties avec des bénévoles ou avec des classes. Les sites, au bordures des routes, restent dangereux malgré la signalisation de la présence d’un chantier, car les voitures ne ralentissent pas pour autant! Parfois, il faut ignorer les klaxons et les remarques malvenues…
Cependant, cette proximité d’un axe de passage permet de répondre aux questions d’automobilistes, cyclistes et piétons qui s’arrêtent pour avoir des infos sur la campagne amphibiens et savoir s’ils peuvent venir un matin pour assister aux relevés. Un petit garçon en ballade avec ses grands-parents nous a avoué trouver les amphibiens « dégoûtants », mais il les adore maintenant !

Installation à Bilieu

J’ai eu l’occasion d’assister à une sortie destinée à constater l’efficacité des barrières. Malheureusement, le temps très froid et sec n’avait pas été propice à la migration des amphibiens durant la nuit. Nous avons pu faire traverser la route à seulement un crapaud commun et deux tritons alpestres (alors que parfois les seaux de récupération débordent!). Cette sortie fut très intéressante, autant du point de vue herpétologique, que de celui de l’aménagement du territoire. On se rend vite compte de la complexité du projet, ne serait-ce que par le fait que les crapauds communs, espèce passant une grande partie de sa vie sur la terre ferme, resteront seulement une quinzaine de jours dans la mare…
Cette campagne est également tributaire de la météo. Par exemple, aucun amphibien n’a entamé de migration durant une vague de froid qui a duré entre 10 et 12 jours en fonction des sites !

Bilan des migrations :
Moras : (852 amphibiens capturés) 537 grenouilles agiles, 245 crapauds communs, 70 tritons palmés (données datant d’une semaine, les 1000 individus sauvés ont été atteints le week-end du 17 mars).
Chirens : (474 amphibiens capturés) 288 crapaud communs, 116 grenouilles rousses, 14 grenouilles agiles, 39 triton alpestres, 15 tritons palmés, 1 triton crêté (femelle), 1 salamandre tachetée.
Bilieu : 196 crapauds communs.

Crapauds à Chirens
Salamandre tachetée, Chirens
Triton alpestre, Chirens

Le passage de la déneigeuse sur les routes des sites de Chirens et de La Combe-de-Lancey, dont je vais vous parler maintenant, cause bien des soucis ! Les amphibiens ne sont pas des victimes directes de cette neige repoussée dans les fossés, car ce sont des animaux à sang froid qui ont une adaptabilité au milieu très rapide. Leur métabolisme se ralentit face à des températures basses. En revanche, les barrières ont dû être rafistolées systématiquement…

Le site de Notre-Dame-de-l’Osier est sûrement le plus riche en espèces. On y retrouve 10 espèces sur les 14 présentes en Isère ! La migration y est très importante, notamment due au fait qu’elle regroupe les amphibiens dans une mare temporaire et par conséquent sans poissons (donc ayant un taux moindre de prédation).
Un passage à petite faune devrait être mis en place prochainement, étant donnée son importance dans le maintien de la biodiversité.
Voici les données du site : 840 crapauds communs, 10 pélodytes ponctués, 42 grenouilles rousses, 67 grenouilles agiles, 2 salamandre tachetées, 136 triton palmés, 67 tritons alpestres, 145 tritons crêtés (espèce très importante protégée au niveau européen). Le total est de 1354 amphibiens sauvés pour le moment, sachant que le sonneur à ventre jaune (présent sur le site) n’a pas encore entamé sa migration pré-nuptiale (qui commence entre mi et fin avril).

Installation à Notre-Dame-de-l’Osier
Pélodyte ponctué mâle, à Notre-Dame-de-l’Osier

Un site se détache des autres par le projet final : déplacer une population d’amphibiens d’une mare à l’autre ! En effet, une mare étant en cours de comblement, plusieurs mares de « remplacement » ont été creusées (du bon côté de la route !). L’opération de sauvetage consiste à placer les amphibiens migrants dans ces nouvelles mares.
Il est déroutant de voir les crapauds et les grenouilles être piégés dans les seaux à quelques dizaines de centimètres d’une mare accessible. Certaines espèces reviennent se reproduire dans leur mare de naissance et leur instinct les trahit rarement ! Les « nouvelles » mares étant en place depuis 4 ans, on constate cette année un grand nombre d’individus souhaitant y retourner pour se reproduire. Ces derniers sont les premiers amphibiens à être nés dans ces nouvelles mares (la maturité sexuelle des amphibiens étant en moyenne de trois ans).

Bilan de la Combe-de-Lancey : 3 crapauds communs, 2 grenouilles agiles, 172 grenouilles rousses, 8 tritons palmés et 8 tritons alpestres

Les nouvelles mares, Combe-de-Lancey

 

Clotilde Niemi, service civique « vie associative » à la LPO Isère

La Chronique du mercredi : Suivez toutes les actualités de la campagne amphibiens 2015 !

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La campagne amphibiens entame sa majorité, suivez sur cette page toute l’actualité de cette 18ème édition !

Le mardi 10 février 2015, la LPO Isère et Hervé Coffre lançait la 18ème campagne de sauvetage des amphibiens, 18 ans synonymes d’engagement sans faille auprès de la biodiversité grâce au soutien du Conseil Général de l’Isère et de la Région Rhône-Alpes.

En effet, Hervé encadre tous les ans une équipe de bénévoles, de salariés et de stagiaires qui participent, malgré le froid et les intempéries, aux deux mois de campagne.

De plus, cette année il pourra compter avec l’appui de Romain Chardon, Service Civique Amphibiens et Chiroptères à la LPO Isère, et ainsi partager au plus près son savoir-faire et son expérience.

Retour en image sur la 1ère semaine de la campagne de protection des amphibiens !

Suivez chaque mercredi le décompte d’amphibiens sauvés sur chaque site ! la migration a débuté voici l’avancement lors des deuxièmes relevés !

  1. Allevard: 75 amphibiens sauvés
  2. Bilieu:  762 amphibiens sauvés
  3. Chirens: 800 amphibiens sauvés
  4. Entre-deux-Guiers: 594 amphibiens sauvés
  5. Notre Dame de l’Osier: 1288 amphibiens sauvés
  6. La Combe-de-Lancey: 316 amphibiens sauvés
  7. Le Cheylas : 579 amphibiens sauvés
TOTAL d’amphibiens sauvés en 2015 :  4414 amphibiens !

 

Les photos de la campagne de sauvetage des amphibiens

 

 

 

 

Dans quel contexte se déroule cette campagne ?

Tous les ans en février et mars, des crapauds, des grenouilles, des tritons et des salamandres quittent les forêts où ils ont passé l’hiver. Ces milliers d’amphibiens rejoignent les zones humides qui les ont vue naître pour s’y reproduire. Cette migration est rendu périlleuse lors de la traversée de voies de circulation. Si les écrasements sont trop importants, des populations entières d’amphibiens peuvent alors disparaître en quelques années. On estime que sans aucune action pour protéger les populations d’amphibiens ce serait environ 80% de ces populations qui seraient décimées.

Mais pourquoi vouloir protéger les amphibiens ?

La disparition des amphibiens risque d’entraîner un important déséquilibre au sein de la chaîne alimentaire. Les adultes se nourrissent de petits invertébrés (moustiques, limaces, vers, fourmis…) alors que les têtards se nourrissent d’algues durant toute leur croissance. De nombreux prédateurs consomment des amphibiens. Les adultes sont la proies de prédateurs (héron cendré, couleuvre à collier, renard roux…) alors que les têtards sont prédatés pas de nombreux animaux aquatiques (larves de libellules, dytiques, punaises aquatiques et de nombreux poissons).

Et concrètement la campagne c’est quoi ?

La LPO Isère équipe plusieurs sites, recensés en Isère comme prioritaires pour la conservation des amphibiens.

Des barrières-pièges sont installées le long des routes. Elles interceptent les amphibiens avant qu’ils ne traversent la route. Les animaux tombent dans des seaux, sont recueillis tous les matins puis déposés de l’autre coté de la route pour permettre de poursuivre leur migration. Des milliers d’amphibiens sont ainsi sauvés chaque année.

D’autres actions sont également menées :

  • Le déplacement de populations d’amphibiens ;
  • La construction de passages à petites faune (Le Grand Lemps, Le Cheylas, Charavines…) ;
  • La création ou la restauration de mares.

L’année dernière la campagne a permis de sauver 6 815 amphibiens sur 9 communes (6 sites de pose de filets et 3 sites de suivis de passages à faune). L’objectif de cette année est de dépasser les 7 000 amphibiens sauvés, on a besoin de vous !

Quand et où ?

Sur les sites d’Allevard, Bilieu, Chirens, Entre-deux-Guiers, Notre Dame de l’Osier et La Combe-de-Lancey du 10 au 27 février hors week-end !

L’objectif de cette campagne de protection et de sensibilisation ?

Le but, à terme, est d’identifier les espèces concernées et les passages à fort risques, pour trouver une solution durable à ce problème d’écrasement.

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Inscriptions par mail : vie-associative.isere@lpo.fr ou au 04 76 51 78 03