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Des agriculteurs matheysins engagés pour protéger le râle des genêts

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Le râle des genêts est une espèce patrimoniale des prairies de fauche, nicheur rare en France avec environ 100 mâles chanteurs en 2019.

En Isère, la dernière donnée date de 2018. Les effectifs français sont en très fort déclin, avec une chute de plus de 80 % des mâles chanteurs depuis les années 1980. Il a ainsi bénéficié de plusieurs plans nationaux d’actions entre 2005 et 2018.

Râle des genêts © Louis-Marie Préau – LPO France

La principale menace qui pèse sur cette espèce est la fauche de l’herbe entraînant la destruction du nid directement construit au sol. Les adultes et les jeunes râles non volants à cette période (adultes en mues) peuvent être détruits par la travaux de récolte.

De même, le pâturage précoce entraîne un risque de piétinement et de dérangement des nichées. Ils conduisent au déplacement des adultes vers les prairies d’altitude, fauchées ou pâturées plus tardivement. Les râles des genêts peuvent alors tenter une nichée de remplacement.

Grâce à l’implication de ses bénévoles appuyés par une équipe salariée, la LPO de l’Isère suit la nidification de cette espèce depuis plus de 30 ans. Elle niche le plus souvent en Matheysine mais peut aussi se trouver dans les prairies du Vercors et d’autres massifs.

Cette année 2020, plusieurs individus de râle des genêts ont été recensés depuis mai, notamment dans plusieurs parcelles de prairies à Cholonge (deux agriculteurs concernés) et à Sousville (un agriculteur concerné).

La LPO AuRA a contacté ces trois exploitants agricoles pour mettre en place une convention avec chacun d’entre eux et envisager des mesures de protection permettant à cette espèce patrimoniale d’effectuer une nichée.

La mesure la plus adaptée pour préserver un râle de genêts est la mise en défens d’une partie de la parcelle, d’environ 1 hectare autour de l’individu, jusqu’à la fin de la nidification (début septembre). Les trois conventions stipulaient donc que les agriculteurs s’engageaient à ne pas faucher, ni pâturer, ni déranger cette zone refuge jusqu’au 1er septembre 2020 et à ne pas divulguer la localisation du site de nidification.

Ces trois conventions, avec les retards de fauche des parcelles et la forte implication des agriculteurs concernés, ont permis de protéger les nichées de râle des genêts, permettant ainsi à une nouvelle génération de voir le jour.

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