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Les actions de la LPO de l’Isère financées par l’Union Européenne à travers les fonds FEDER et la Région Auvergne-Rhône-Alpes

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La LPO de l’Isère porte plusieurs projets financés par l’Union Européenne à travers les fonds FEDER et la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

ANI-32 : Réaliser des ateliers participatifs sur la trame verte et bleue à destination des communes concernées par les corridors fuseaux et axes du SRCE

Résultats :

Cette action a permis de réaliser en 2 ans 4 ateliers participatifs respectivement avec les communes de : Chamagnieu (2018), Saint-Quentin-Falavier (2018), Cesssieu (2019) et Colombier-Saugnieu (2019). Le travail proposé aux communes consistait à :

  • sensibiliser les communes à la thématique des trames vertes et bleues et des continuités écologiques, et aux corridors présents sur les 4 territoires communaux,
  • réaliser un diagnostic des connaissances de la faune et de la flore sur le territoire communal,
  • identifier les enjeux locaux de continuités écologiques,
  • recenser des pièges involontaires pour la faune,
  • réaliser quelques chantiers de neutralisation de ces pièges,
  • partager les enjeux identifiés avec les élus et les habitants du territoire lors d’ateliers participatifs à travers par exemple des courses d’orientation ou des actions de terrain de neutralisation des pièges à faune,
  • définir une manière partagée (élus, habitants, agriculteurs…) des pistes d’actions.

Avant de s’engager dans cette démarche, les communes signaient au préalable une convention de partenariat avec la LPO afin de garantir l’engagement des élus et des services vis à vis de la démarche proposé par la LPO.

Ces démarches ont très bien fonctionné, il y a eu une bonne adhésion des élus et services techniques et des habitantes (adultes et enfants) des communes. À l’issue de ce travail et afin de faire perdurer cette initiative, les communes pouvaient réutiliser les outils mis en place comme :

  • les outils d’ateliers participatifs,
  • transmettre la cartographie des pièges à faune aux gestionnaires des réseaux de voirie afin de neutraliser les pièges à faune,
  • mettre en œuvre les pistes d’actions préconisées dans le diagnostic partagé,
  • traduire les informations importantes dans les documents d’urbanisme…

TRA-19 : Animer la restauration et la création de mares et de haies sur le fuseau F3 de la Bourbre

Résultats :

La LPO Auvergne-Rhône-Alpes délégation Isère porte depuis fin 2017 un plan de restauration et la création de mares et de haies sur le fuseau F3 compris sur le territoire du CVB Bourbre.

La première partie du programme de restauration et de création de mares a permis de produire une étude de l’état des corridors de type haies et mares sur le fuseau F3. Cette étude a été en partie utilisée pour orienter l’animation foncière menée dans un second temps. Cette animation foncière a essentiellement démarré en 2019 et s’est poursuivie en 2020. Elle a permis d’atteindre la création de 9 mares dans le fuseau F3 soit 50 % de l’objectif à mi-parcours ainsi que 2 mares hors fuseau F3.

Lors du bilan, il a donc été décidé d’augmenter le budget de cette action afin de pouvoir ajouter un objectif de 10 mares hors Fuseau F3 sur des secteurs privés.

Le nouvel objectif est donc de 18 mares dans le fuseau F3 et 10 mares dans le reste du bassin versant de la Bourbre.

Sur ce premiers parcours, 800m² de mares ont ainsi été restaurés et créés soit une moyenne de70m² / mare. 7 mares sur les 11 sont sur sol naturel sans bâche, soit 77 % des travaux. Les 4 mares bâchées ont été végétalisées à l’aide de plantes aquatiques locales pour accélérer le démarrage de l’activité biologique de ces dernières.

Ce premier parcours est une réussite totale et amène à penser que la seconde phase le sera encore plus en termes de nombre de projets et de qualité écologique des mares restaurées et créées.


TRA-14 : Plan de restauration de mares de la Métropole de Grenoble

Résultats :

Une étude de l’état du réseau de mares a été menée dans le territoire de la métropole de Grenoble. Cette étude a été importante pour identifier des mares à restaurer et des secteurs prioritaires.

Elle a donné lieu à la création d’un site Internet spécifique https://www.a-vos-mares.org/ qui a permis de localiser les mares et inciter les habitant(e)s de l’agglomération grenobloise à localiser les mares et à s’impliquer dans cette démarche participative.

L’animation foncière a essentiellement démarrée en 2019 et s’est poursuivie en 2020. Elle a permis d’atteindre la création de 17 mares et la restauration du 6 mares soit 23 mares concernées par le programme. À mi-parcours, l’objectif final est ainsi atteint à 46 % à la moitié de l’action. Sur ce premiers parcours, 1 145m² de mares ont ainsi été restaurés et créés soit une moyenne de 63m² / mare. 4 mares sur les 23 sont sur sol naturel sans bâche, soit 17 % des travaux. Les mares bâchées ont été végétalisées à l’aide de plantes aquatiques locales pour accélérer le démarrage de l’activité biologique de ces dernières.

Ce premier parcours est une réussite totale et amène à penser que la seconde phase le sera certainement même si le budget estimé initialement est peut-être plus léger que sur le Nord-Isère (CVB Bourbre) car le territoire de la métropole de Grenoble est peu propice à la création de mares sur sol naturel et que l’achat de bâche EPDM représente un investissement important.

Quoi qu’il en soit, les premiers résultats en termes de quantité de mares, de surfaces et de colonisation par la faune sont tous très encourageants et de bonne qualité.


ANI-10 : Plan de conservation du paysage bocager de la Métropole de Grenoble

Résultats :

En 2018 et 2019, l’action ANI-10 « Préservation du patrimoine bocager » du contrat vert et bleu de la Métropole de Grenoble, cofinancée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Union Européenne via les fonds FEDER, a permis de travailler sur les quatre secteurs prioritaires du territoire.

Ce projet a permis de réunir différents acteurs du territoire ayant une approche du rôle des haies différente : une valeur agronomique pour la Chambre d’agriculture de l’Isère, une valeur écologique pour l’association botanique Gentiana, pour la Fédération des chasseurs de l’Isère et pour la LPO. Dans le cadre de ce travail, un diagnostic écopaysager a été élaboré en se basant sur les quelques connaissances existantes sur le patrimoine bocager du secteur et complété par des études cartographiques et de terrain. Ce diagnostic a été présenté à la Métropole de Grenoble et aux différents acteurs participants le 6 juin et le 14 juin 2019.

Cette étude a permis d’obtenir un tracé des haies présentes aujourd’hui sur les quatre secteurs identifiés comme prioritaires sur le territoire de la Métropole de Grenoble. De plus, elle a permis de les qualifier en renseignant une quinzaine de critères pour les décrire. Enfin, il a été obtenu une liste d’actions à réaliser sur ces haies, ainsi qu’une priorisation de celles-ci en fonction de la nécessité de les créer, de les conserver, ou bien de les restaurer.

Il reste à présent la phase la plus délicate à mettre en œuvre : la phase opérationnelle de préservation, restauration et plantation des haies. Le décalage de la mise en route du contrat vert et bleu de la Métropole de Grenoble a eu pour conséquence un démarrage de l’action de plantation par la Fédération des chasseurs de l’Isère en même temps que l’action d’étude du patrimoine bocager. Aussi la FDCI n’a pu se servir des résultats de l’étude (du moins au début) pour étudier les possibilités de plantation de haies. De plus, elle s’est confrontée à de grandes difficultés de contact des exploitants et propriétaires des terrains. Il est nécessaire que la Métropole de Grenoble se saisisse de ces résultats afin de pouvoir agir sur son territoire de manière durable.

Enfin, il est nécessaire de continuer à agir au travers de cette action. Trois pistes restent encore à creuser pour les prochaines années :

  • continuer les opérations de sensibilisation des agriculteurs et des élus du territoire à cette problématique,
  • montrer concrètement comment gérer les haies de manière écologique, agronomique et économique en proposant des plans de gestion des haies sur des parcelles d’agriculteurs volontaires,
  • compléter les faibles connaissances que nous avons de nos linéaires de haies sur le territoire. Aujourd’hui ces connaissances sont pointues sur les quatre secteurs prioritaires, mais il serait nécessaire de cartographier et renseigner ces haies (de manière plus concise que le travail précédent) sur le reste du territoire.

La LPO se tient à disposition de la Métropole de Grenoble pour toute demande d’information complémentaire ou pour tout projet découlant de ce travail.

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