Pic et pics et compagnie : à la découverte des pics de Meylan

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À la découverte des pics de Meylan
Samedi 7 mars de 10h à 13h
Sortie dans le cadre de l’Atlas de la Biodiversité Communale de Meylan Animée par le CINE

12 personnes étaient présentes pour aller à la rencontre des pics ce samedi 7 mars.
Quatre espèces de pics sont présentes à Meylan.
Le plus petit, gros comme un moineau, le pic épeichette. Intermédiaire du point de vue de la taille, le pic épeiche est un des plus communs. Tous deux sont « bigarrés », c’est-à-dire noir et blanc avec une ou plusieurs zones rouges sur la tête ou le bas-ventre pour le pic épeiche.

Pic épeichette – Sylvain Chapuis

Deux gros pics, le pic vert, très commun et assez visible et le pic noir, plus localisé dans les forêts sur les pentes du Saint Eynard et sans doute dans les boisements de la Taillat.

Pic noir – Denis Simonin

Nous avons pu découvrir comment les rechercher. Au sol dans les pelouses pour le pic vert qui recherche fourmis et autres insectes rampants. Sur les gros troncs et dans des boisements assez grands pour le pic noir. Sur les troncs et branches latérales pour le pic épeiche et sur les petites branches pour le pic épeichette. Ce dernier, très discret, apprécie particulièrement les bords de ruisseaux boisés et est même connu le long des pistes cyclables de Meylan.

De cette façon, les quatre espèces de pics se répartissent l’espace sans entrer en compétition dans un même massif boisé ou une haie.

Les pics sont très importants pour la biodiversité. Les loges qu’ils creusent pour faire leur nid bien à l’abri dans un tronc d’arbre seront utilisées par de nombreuses autres espèces une fois que le pic ne l’utilisera plus. La présence de loges de pics va donc favoriser la présence des chauves-souris, de la martre, de l’écureuil, de lérots, loirs et de nombreux insectes xylophages.

Cavités de pic épeiche
Cavités de pic épeiche

Nous avons pu écouter dès notre arrivée le chant du pic vert qui fréquente assidûment les parcs du Bachais et du Bruchet. Trouvant dans les grandes pelouses de la nourriture ainsi que des troncs d’arbres pour creuser sa loge dans les boisements bordant les parcs. Nous avons pu l’observer en vol au nord de la coulée verte, dans un boisement sauvage très riche en faune, en bois mort au sol. Ce boisement est un très bon endroit facilement accessible pour découvrir les pics et les écureuils qui le fréquentent accompagné d’une multitude d’oiseaux. Pour le trouver c’est très simple, il borde le jardin partagé de Béalières.

Pic vert – Sylvain Chapuis

Le pic épeiche a été observé dans ce même boisement, le long d’une grosse branche. Son observation fortuite à eu lieu quand nous suivions les écureuils à la jumelles et que le pic épeiche est rentré dans notre champ de vision.

Un tambourinage de pic épeiche dans le quartier de Béalières a clôturé cette sortie. Il s’agit de percussions faites par les pics avec leur bec sur des branches qui font caisses de résonance. Ces tambourinages ont la même fonction que le chant des oiseaux : délimiter le territoire d’un couple et attirer une femelle sur le territoire du mâle qui tambourine.

Pic épeiche

Si vous souhaitez partir à la recherche des pics ou de tout autre espèces animales sauvages à Meylan, n’oubliez pas de transmettre vos observations sur le site de l’atlas de biodiversité communale de Meylan.

Merci au CINE de Meylan pour cet article !

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