En Isère, participez à l’atlas des oiseaux de France

Un commentaire

L’Atlas des Oiseaux de France est un programme de grande ampleur visant à actualiser la distribution et la taille des populations des espèces nicheuses et hivernantes par un dispositif d’atlas permanent à l’échelle du territoire national (métropole et outre-mer), et ce, à l’horizon 2024.

Le dernier atlas, se basant sur une période de recensement allant de 2005 à 2012 et publié sous format papier en 2015, doit être mis à jour. En effet, au vu de l’importance que tiennent désormais les réseaux informatiques, ce nouvel atlas prendra la forme d’un site dédié, le site Oiseaux de France. L’actualisation permanente, et non plus périodique, permettra une prise en compte rapide et précise des enjeux avifaune par les acteurs du territoire et guidera plus efficacement les futurs suivis et prospections.

Deux périodes de suivi seront ciblées : de mars à juillet pour la reproduction et de décembre à janvier pour l’hivernage. Les méthodes de recensement actuelles telles que les STOC et SHOC permettront d’obtenir les tendances au moyen et long terme des oiseaux dits « communs ». Ils devront donc être poursuivis et promus durant la réalisation de l’atlas.

Bruant zizi © Orianne Jouvel

Une nouvelle méthode sera cependant déployée : les EPOC (Estimation des Populations des Oiseaux Communs) dirigés. Ce nouveau protocole permet une quantification précise des populations grâce à la méthode statistique du distance sampling et ne sera pour l’instant voué qu’à être utilisé en période de nidification.


Le protocole EPOC :

  • Point d’observation fixe de 5 minutes
  • Points choisis pour un recouvrement optimal des habitats ou placés aléatoirement
  • Distance de 300 mètres minimum entre les points
  • Saisie sous forme de liste complète sur Naturalist
  • Placement de chaque oiseau ou groupe d’oiseaux autour du point d’observation
  • Attribution appropriée des codes atlas
Liste EPOC NaturaList

Cette partie quantitative de l’atlas repose sur deux volets.

Le premier servira de base standardisée à l’échelle du territoire national, sous forme d’un échantillonnage systématique. Ce sont ainsi cinq points, aléatoirement répartis dans des mailles de 10 x 10 km, qui seront faits trois fois dans la saison. Chaque point dure 15 minutes (découpé en trois listes de 5 minutes EPOC). Sur chaque point sont donc faites neuf listes EPOC.

Exemple de répartition des points EPOC-ODF pour le volet 1

Le second volet sera plus libre, l’observateur réalisera un maximum d’EPOC dans une maille, en respectant une bonne couverture des milieux et une distance minimale de 300 mètres pour éviter les doubles comptages.

En période d’hivernage, la méthodologie sera fixée en 2021. De plus, les différentes enquêtes spécifiques (limicoles et anatidés nicheurs, Wetlands, rapaces) complèteront les connaissances apportées par ces méthodes.

En Isère

Dans notre département, de nombreuses heures d’observation sont à prévoir. Dès le début d’année, des réunions rassemblant les personnes souhaitant encadrer et former des observateurs sont organisées. Faire participer le plus grand nombre d’observateurs pour ce programme est primordial. En effet, la pression d’observation et le nombre de points EPOC par observateur doivent être autant répartis que possible.

Pour le premier volet, le schéma « un observateur prospecte une maille » sera privilégié. Trois matinées d’observation seront donc à prévoir par observateur pour ce volet, pour dix mailles au total sur le département.

Le plateau d’Emparis, un secteur à prospecter ! © Ollivier Daeye

Dans le cadre du second volet, seul le nombre d’observateurs définira le nombre de mailles prospectées et d’EPOC faits.

Une fois saisis sur NaturaList, les EPOC seront transmis sur les sites Visionature (Faune-Isère et Faune-France). Ces données feront l’objet d’un travail de révision par les valideurs afin d’éviter, par exemple, toute mauvaise attribution des codes atlas ou des absences de localisation individualisée.

Les 109 mailles 10×10 km à prospecter en Isère

Si nous récoltons assez de données à l’échelle du département et de la région, nous pourrons réaliser des atlas locaux, alors tous à vos jumelles !

Si vous souhaitez participer aux observations ou à la formation, vous pouvez contacter Benjamin Drillat (atlasodf.isere@outlook.fr), coordinateur de l’atlas en Isère, en indiquant le secteur que vous souhaitez prospecter, et le nombre de matinées que vous pensez pouvoir y consacrer.

Pour résumer…

1 Commentaire

  1. Bonjour,
    Comment s’articule cette initiative avec le comptage semestriel (auquel je participe déjà) ?

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