Tous les articles par Clarisse Novel

FERMETURE des locaux

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Les salariés de la LPO Auvergne-Rhône-Alpes se retrouveront en séminaire jeudi 14 et vendredi 15 novembre 2019.

Ainsi, les locaux de la LPO de l’Isère seront fermés à partir de mercredi 13 novembre 19h et rouvriront lundi 18 novembre dès 9h.

Merci de votre compréhension.

Une piscine abandonnée transformée en mare !

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On ne le dira jamais assez : les mares sont des réservoirs de biodiversité et les préserver est essentiel pour le maintien des continuités écologiques qu’elles apportent.

Les habitants d’une maison dans la Drôme l’ont bien compris et ont trouvé judicieux de transformer leur piscine, qu’ils n’utilisaient plus, en mare !

En effet, ils avaient trouvé il y a quelques années de cela, une grenouille verte qui s’était installée dans la piscine abandonnée. Touchée par cette présence et sensible à l’écologie, la propriétaire, qui était par ailleurs devenue amie avec le chargé de mission mares à la LPO, a demandé de plus amples informations pour mener ce chantier.

Il a ainsi été décidé de faire une mare avec le moins de moyens financiers possible, et donc en récupérant le maximum de matériaux afin de favoriser le réemploi.
Seule la bâche, un peu de sable et de gravier ont été achetés.
Il n’était pas possible de récupérer de grosses roches ou des blocs de béton pour créer une profil en pente douce sur partie de la mare.
Des pneus récupérés ont ainsi été utilisés pour faire une ossature de base. Dans ces pneus, plusieurs types de gravats inertes ont été ajoutés ainsi que de la terre et des graviers.

À la fin, des couvertures, vieux coussins et autre tissus ont été installés pour créer les zones de plats et de pentes douces et pour protéger la future bâche.

Avant la mise en place de la bâche, des draps et du feutre geotextile ont été installés sur toute la surface de la mare.

La mise en eau a été faite à partir d’un puits et des plantes aquatiques locales ont été plantées : myriophylle en épis, chara sp, potamogeton sp, carex sp, juncus sp et callitriche palustris.

Pour éviter que les plantes ne remontent et que la terre flotte, elles ont été placées juste avant la mise en eau et des pierres ont été installées dessus et autour pour les maintenir. Du sable, des graviers et des tas de bois ont été mis autour de la mare sur les berges.

Aujourd’hui, la grenouille a retrouvé sa place dans un habitat désormais beaucoup plus favorable et déjà, de nombreuses libellules ont été observées autour de la mare.

3 chantiers de création de mares organisés en novembre : à vos pioches !

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Au mois de novembre, nous organisons trois chantiers nature pour mettre en place des mares, véritables réservoirs de biodiversité, et nous avons besoin de soutien !

Ils auront lieu :

  • Le mercredi 13 novembre : création d’une mare à la Maison des Collines à Eybens.
  • Le jeudi 21 novembre : création de deux mares sur le campus de Saint-Martin-d’Hères
  • Le jeudi 28 novembre : création d’une mare au Sappey-en-Chartreuse
Jean-François Siegel

Les trois chantiers étant indépendants, vous pouvez participer à un ou à plusieurs, en fonction de vos envies.

Chaque chantier se déroule toute la journée, mais vous pouvez venir pour une heure ou plus, selon vos disponibilités !

Matériel à prévoir : gants et éventuellement bottes. Pique-nique tiré du sac. Collation offerte par la LPO.

Si vous souhaitez participer à ces chantiers, merci de vous inscrire à isere@lpo.fr.

Merci pour votre engagement !

Circulation routière et mortalité de la faune sauvage : conférence mardi 3 décembre

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La faune sauvage paie un lourd tribut à la circulation routière. Ainsi depuis de nombreuses années, les acteurs du monde de l’environnement et les gestionnaires des routes et voies ferrées se mobilisent et travaillent ensemble pour réduire l’impact des infrastructures linéaires de transport.

© Jacques Prévost

La faune sauvage se déplace sur un territoire formé de continuités de milieux naturels qui sont aujourd’hui morcelés par des routes, des autoroutes, des voies de chemin de fer. Les collisions faune-véhicule sont la résultante des traversées d’animaux avec des conséquences pouvant être importantes.

La prise en compte des zones de conflit (lieu récurrents constatés d’écrasement, appelés aussi « points noir ») ne peut se faire que grâce aux citoyens, aux acteurs du monde de l’environnement et aux gestionnaires des routes et voies ferrées.

Les citoyens peuvent informer les acteurs du monde de l’environnement en signalant les écrasements via des applications de base de données d’observations naturalistes. Ces données d’animaux écrasés constituent une base de travail très importante. En effet, c’est grâce à ces données que les acteurs du monde de l’environnement peuvent analyser la localisation des points noirs et rechercher des solutions pour limiter les impacts négatifs en tenant compte des connaissances des gestionnaires des routes et voies ferrées.

Parmi des solutions d’ores et déjà mises en place, nous pouvons citer la mise en place « d’écuroduc » (système aérien pour permettre la traversée d’écureuils roux), ou de passage souterrain pour la petite faune (par exemple pour les amphibiens au moment de la migration). Des panneaux de signalisation sont aussi mis en place à certaines périodes de l’année sur des zones spécifiques.

À l’occasion d’une conférence qui sera donnée à la maison de la nature de l’environnement de l’Isère le 3 décembre 2019 à 18h30, la LPO Auvergne-Rhône-Alpes présentera ce sujet et répondra à vos questions :

« Comment l’amélioration de nos connaissances naturalistes permet-il de réduire l’impact des infrastructures linéaires sur la biodiversité ? Quelles solutions apporter aux zones de points noirs ? ».

Vous êtes observateur naturaliste, peut-être déjà auteur de données de l’application Visionature ? Vous êtes un citoyen curieux et intéressé ? Vous vous demandez comment réduire les écrasements routiers ou comment réduire les accidents en prévenant des secteurs dangereux ? Vous souhaitez savoir comment prendre part à ces projets ? Venez assister et participer à la conférence.

Un verre est offert après la présentation, permettant ainsi de continuer les échanges.

Les conseils de la LPO pour nourrir les oiseaux l’hiver

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Lors des périodes de froid, les oiseaux peinent à trouver de la nourriture, notamment lorsque le sol est gelé ou recouvert de neige. Pour les aider à passer l’hiver, la LPO vous donne quelques conseils pour les nourrir.

Chardonnerets élégants et Verdiers d’Europe – Johan Dussert

Certains oiseaux se nourrissent exclusivement d’insectes. C’est le cas par exemple des hirondelles et des martinets, qui migrent alors en Afrique dès lors que l’automne arrive afin de continuer à trouver de la nourriture. D’autres espèces d’oiseaux ont un régime alimentaire plus varié, et se contentent alors l’hiver venu de graines et de fruits, comme le tarin des aulnes, le chardonneret élégant, les mésanges et fauvettes…

Pour avoir la chance d’observer ces oiseaux restés en France l’hiver et les aider pendant cette période difficile, la LPO vous livre quelques conseils pour les nourrir.

La première étape consiste à installer une mangeoire. Plusieurs types de mangeoires existent : que vous ayez un balcon, une terrasse ou un jardin, choisissez celle qui s’adaptera le mieux à votre emplacement. Il est important de placer la mangeoire en hauteur pour qu’elle ne soit pas accessible aux prédateurs. Si vous habitez en ville, faites en sorte que la mangeoire ne puisse pas être utilisée par les pigeons (pose d’un toit, petit orifice d’où sortent les graines…). En effet, nourrir les pigeons est interdit par la loi et vous risquez d’épuiser très rapidement votre stock de nourriture !

Chardonneret élégant – Arnaud Foltzer

Pour remplir votre mangeoire, choisissez les aliments les mieux adaptés pour les oiseaux :

  • Mélanges de graines : le mélange optimal étant composé d’1/3 de tournesol noir, de cacahuètes et de maïs concassé ;
  • Pain de graisse végétale simple ;
  • Pain de graisse végétale mélangé avec des graines, fruits rouges ou insectes ;
  • Graines de tournesol (non grillées et non salées), si possible non striées, les graines noires sont meilleures et plus riches en lipides ;
  • Cacahuètes (non grillées et non salées) ;
  • Amandes, noix, noisettes et maïs concassés (non grillées et non salées) ;
  • Petites graines de millet ou d’avoine ;
  • Fruits décomposés (pomme, poire flétrie, raisin).

Dans sa démarche écologique, la LPO vous conseille de choisir des graines de tournesol bio d’un producteur local et d’être attentif à la composition des boules de graisse (certaines sont faites à base de graisses animales, d’huile de palme…). De plus, ne choisissez que des boules de graisse sans filet, épargnant ainsi aux oiseaux le risque de se coincer les pattes.

Attention ! Ne donnez jamais de lait aux oiseaux : ils ne peuvent pas le digérer et celui-ci peut être responsable de troubles digestifs mortels.

Une fois la mangeoire prête, il ne vous reste plus qu’à profiter des allers-retours des oiseaux, de leur envol, les interactions entre les différentes espèces… Ce spectacle est passionnant !

Toutefois, restez vigilant : si vous avez commencé le nourrissage, n’arrêtez pas d’un seul coup, surtout en période de grand froid. Les oiseaux se seront habitués à avoir de la nourriture chez vous et risqueront d’être en difficulté pour en trouver par leurs propres moyens.

Surveillez également de temps à autre les oiseaux qui visitent votre mangeoire : si l’un d’eux vous paraît malade, videz et nettoyez la mangeoire à l’aide de savon noir pour la désinfecter sans produits chimiques.

À l’approche des jours plus chauds, lorsque le printemps commencera à faire son apparition, arrêtez progressivement de remplir votre mangeoire. Cela évitera la propagation de certaines maladies, au moment où les oiseaux peuvent trouver la nourriture par eux-mêmes.

N’hésitez pas à noter vos observations sur faune-isere.org et à participer au comptage national des oiseaux des jardins les 25 et 26 janvier 2020 !

Mésange noire – Claudette Millat

Bénévolat LPO – Venez participer à un chantier nature à Seyssins le samedi 9 novembre

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Suite à la création en septembre de trois mares sur la parcelle agricole d’un maraîcher à Seyssins travaillant en permaculture, un chantier nature est organisé samedi 9 novembre pour finaliser les installations en faveur de la biodiversité :

  • finition des abords de la plus grosse mare
  • amélioration et finition des deux autres mares
  • pose de nichoirs

Le chantier se déroule toute la journée, mais vous pouvez venir pour une heure ou plus, selon vos disponibilités !

Matériel à prévoir : gants et éventuellement bottes. Pique-nique tiré du sac. Collation offerte par la LPO. Pour visualiser le lieu du chantier, cliquez ici.

Cela vous intéresse ? Les inscriptions sont à faire à l’adresse isere@lpo.fr.

Merci pour votre engagement !

Venez prospecter pour le futur atlas des mammifères de Rhône-Alpes !

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La LPO de l’Isère propose une journée de prospection des mammifères dans le cadre de l’atlas des mammifères sauvages de Rhône-Alpes le vendredi 22 novembre 2019.

Muscardin © Rémi Fonters

Il s’agit principalement de fournir des données sur des secteurs où nous en avons peu ou de cibler des espèces non trouvées pour l’instant sur un secteur particulier (muscardin et rat des moissons notamment). Il a été choisi de prospecter la commune de Veyrins-Thuellin (Nord Isère) et éventuellement les communes alentour (Dolomieu, Vezeronce Curtin, Faverges de la Tour, Granieu).

La journée comprendra une recherche des indices de présences (traces, féces, pelotes, observations visuelles). En espérant pouvoir trouver des traces de muscardin (noisettes rongées, nids) ou des nids de rats des moissons.

Sortie sur la journée, prévoir pique-nique, jumelles, chaussures de marche. Merci de confirmer votre présence par mail à isere@lpo.fr.

Retrouvez la LPO aux Rencontres Ciné Montagne à Grenoble du 5 au 9 novembre

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Les Rencontres Ciné Montagne est le rendez-vous des films de montagne à Grenoble. Il a lieu chaque année au Palais des Sports et rassemble plus de 20.000 spectateurs.
Au programme cette année : cinq soirées consacrées aux films de montagne à travers toutes ses disciplines, en présence des protagonistes et réalisateurs.

La LPO Auvergne-Rhône-Alpes tiendra un stand les 5 soirs du festival, avant la diffusion des films de 18h à 19h30 et à l’entracte entre 21h et 21h30. Elle s’attachera notamment à sensibiliser les pratiquants de montagne à la cohabitation entre les activités sportives outdoor et la faune sauvage.

–> Vous pratiquez un sport de nature et êtes sensibilisé-e aux questions
de cohabitation et de dérangement de la faune sauvage ?
N’hésitez pas à nous aider à tenir le stand sur une ou plusieurs soirées en remplissant le formulaire (nom et prénom) :
https://framadate.org/nVkrMtMMuXubZWZY

Crédit photo : Denis Simonin

Vous aurez la chance de participer à la diffusion des films les soirs où vous serez présents. Des tickets repas seront également distribués aux bénévoles. Pour le démontage du stand le samedi à partir de 23h (fin de la diffusion du dernier film), un véhicule sera obligatoire.

Merci pour votre engagement !

Vidéo : Engagez-vous pour la nature, créez une mare

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Une mare est une petite étendue d’eau (moins de 5000 m²) stagnante (faiblement renouvelée), généralement sans système de contrôle du niveau d’eau. Sa faible profondeur (moins de 2m) permet à toute la hauteur d’eau d’être sous l’action du rayonnement solaire, ainsi qu’aux plantes de s’enraciner sur tout le fond. Alimentée par les eaux de pluie, les eaux de ruissellement ou les nappes phréatiques, elle peut s’assécher en été.

Souvent créées par l’homme pour répondre à des besoins (abreuvement du bétail, réserve d’eau contre les incendies…), les mares disparaissent petit à petit en même temps que ces usages traditionnels deviennent obsolètes. Elles sont comblées, polluées, ou finissent par disparaître naturellement du fait d’un manque d’entretien. On estime avoir perdu près de 90 % des mares depuis le XIXème siècle.

Les mares accueillent pourtant une biodiversité remarquable et constituent notamment un habitat de prédilection pour les libellules et surtout les amphibiens (tritons, crapauds, grenouilles…), dont les populations connaissent un fort déclin ces dernières années. Ces espèces sont pourtant très utiles ! Elles participent par exemple à la régulation des populations de moustiques et leur présence est un indicateur d’une eau de bonne qualité.

La LPO AuRA délégation Isère porte un vaste projet de création et de restauration de mares dans le cadre du Contrat Vert et Bleu de la Métropole de Grenoble, financé par l’Union Européenne à travers les fonds FEDER.

Dans sa démarche de restauration d’un réseau de mares propice au développement de la biodiversité, la LPO invite les propriétaires de parcelles (particuliers, professionnels, personnes morales) à la contacter pour mettre en place des projets de construction ou de restauration de mares. Soutenus par les financements européens, ces projets sont accompagnés de conseils de la LPO et de phases de chantiers en lien avec les bénévoles de l’association.

La parole aux acteurs ! Découvrez la vidéo des chantiers de création et de restauration de mares à Champagnier et Saint-Paul-de-Varces :

Pour tout complément d’informations, contactez Jean-Baptiste Decotte, chargé de mission à la LPO de l’Isère : jean-baptiste.decotte@lpo.fr / 04 76 51 77 98 / 07 67 20 28 90 / a-vos-mares.org

La LPO implique les jeunes de Colombier Saugnieu à la protection de la biodiversité

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Cette année, dans le cadre du contrat unique de la Bourbre*, la LPO a réalisé un diagnostic de la « trame verte et bleue » de la commune de Colombier Saugnieu. En effet, ces voies de déplacement pour la faune, terrestres ou aquatiques, sont impactées par la disparition des milieux et le morcellement des habitats pour la faune et la flore. Différentes actions ont été menées avec les habitants, et notamment les jeunes de la commune.

Pour mener à bien cette action, la LPO a accompagné son diagnostic d’ateliers participatifs et de chantiers pédagogiques auprès des habitants de Colombier Saugnieu afin de les sensibiliser à la question des corridors biologiques.

Les élus de la commune ont souhaité orienter ces ateliers vers un public d’adolescents et d’enfants de la commune. Ainsi, :

  • le 24 juillet 2019, une « carte participative » représentant la nature dans la commune du point de vue des enfants de la Maison des Jeunes a été réalisée par 15 adolescents. Retravaillée par une graphiste, cette carte sera bientôt affichée dans les bâtiments publics,
    >> cliquez ici pour découvrir cette carte : n’hésitez pas à zoomer pour voir les commentaires des enfants !
  • le 5 août 2019, dix jeunes de 7 à 12 ans ont aidé la LPO à recenser des pièges involontaires pour la faune (panneaux de signalisations non bouchés, bassins aux pentes abruptes…). Au total, 39 pièges ont été relevés sur la commune,
  • le 8 août 2019, vingt-cinq de ces pièges ont été rebouchés par une autre équipe de quatorze enfants lors d’un chantier organisé par la LPO, à l’aide d’un alliage à base de chanvre, de chaux et de sable, conçu par les enfants eux-mêmes,
  • le 11 septembre 2019, une course d’orientation à vélo a été organisée avec dix enfants de l’accueil de loisirs « planètes magiques ». Au verso des onze balises à chercher sur toute la commune, des questions sur la faune et la flore de la commune ont permis aux enfants de se questionner sur la place de la biodiversité à Colombier Saugnieu.
    >> voir la vidéo

La commune et les habitants disposent à présent de multiples pistes et outils pour agir en faveur de la biodiversité, notamment en menant à nouveau des chantiers de neutralisation des pièges à faune ou des animations pour sensibiliser à la nature et à l’environnement, grâce aux éléments et aux conseils donnés par la LPO.

* Cette action est financée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et par l’Union Européenne grâce aux fonds FEDER dans le cadre du contrat unique de la Bourbre. Elle fait suite à un travail mené en 2018 avec les communes de Saint-Quentin-Fallavier et Chamagnieu, et s’achèvera à Cessieu en fin d’année 2019.