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Trois nouvelles mares à Seyssins !

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Mardi 24 septembre 2019, trois nouvelles mares ont vu le jour à Seyssins.

Ce chantier a eu lieu sur la parcelle d’un maraîcher bio qui travaille en agroécologie/permaculture, qui souhaitait installer des mares sur sa parcelle dans l’objectif de faire venir la biodiversité et créer des microclimats frais attirant les auxiliaires de culture. En prenant contact avec la LPO, il a ainsi pu bénéficier de conseils avisés sur l’emplacement des mares, les intérêts écologiques de ces milieux, et d’aide pour le chantier !

En effet, en parallèle, la LPO de l’Isère a été contactée en juin par l’entreprise Salesforce, qui propose 1% du temps de ses salariés à des actions philanthropiques. Cela fait plusieurs années que l’assocaition travaille en collaboration avec eux, sur différents chantiers : chantier mare à Saint-Nazaire-les-Eymes, sauvegarde des amphibiens à Lancey, et l’année dernière, construction de nichoirs en kit.

Cette année, ce sont donc une quinzaine de salariés qui sont venus prêter main forte aux bénévoles et salariés de la LPO pour créer et mettre en eau 3 mares sur la parcelles de l’agriculteur !

Plusieurs missions ont été réparties :

  • récupération de cailloux dans la terre pour monter les gabions qui tiendront une des mares
  • creusage et peaufinage des trous des 3 mares
  • pose du feutre / de la bâche / de la fibre de coco sur les mares creusées
  • installation de plantes aquatiques sur les mares creusées
  • mise en eau des mares creusées
  • mise en place des gabions pour une des mares

Retour en images…

La création de ces mares entre dans le cadre du Contrat Vert et Bleu de Grenoble-Alpes Métropole, pour lequel la LPO porte une action de création et restauration de mares dans l’agglomération. Cette action est financée par l’Union Européenne à travers les fonds FEDER.

La LPO propose donc aux particuliers, professionnels et communes de restaurer et/ou de créer des mares sur le territoire de la métropole, afin de redensifier le réseau de mares existant et permettre ainsi à la faune de pouvoir se déplacer plus facilement, mais aussi de créer des îlots de biodiversité propice à la vie en général (faune, flore, microclimats frais…).

Ces mares sont créées/restaurées avec les conseils et le suivi global de Jean-Baptiste Decotte, chargé de mission à la LPO, qui conseille les propriétaires de parcelles (où installer la mare, comment la creuser, comment faire venir la biodiversité, comment la gérer sur le court, moyen et long terme…) et qui intervient pour les chantiers.

Attention, les mares créées, et notamment par la LPO, ne sont pas remplies avec des poissons, pour la simple et bonne raison qu’ils mangent les œufs des amphibiens et empêche ainsi leur développement. Autre sujet qui peut poser question : les mares n’attirent en aucun cas les moustiques/moustiques-tigres. Les moustiques (et surtout les tigres) se développent dans les petites zones d’eau stagnante (gouttières, coupelles de pot de fleur…).

La campagne de protection du Busard cendré est en route !

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Emblématiques des plaines agricoles, les busards cendrés sont enfin installés. Depuis mi-avril l’équipe des « busardeux » de la LPO de l’Isère arpente la plaine de Bièvre afin de repérer tous les couples de busards cendrés installés dans les cultures et dont la nichée risque de ne pas survivre au passage des engins agricoles…

Le week-end des 1er et 2 juin, une prospection régionale a été organisée avec des bénévoles dans les différents départements. Elle a permis de recenser deux nouveaux couples de busards cendrés en Isère et de localiser précisément 4 nids de couples déjà recensés. Au total, grâce à toutes les heures d’observations depuis le printemps, 26 couples ont été inventoriés dans le département de l’Isère.

Pour l’instant, 22 nids ont été trouvés, deux couples s’installaient encore lors de nos dernières observations et 2 ont disparu de nos jumelles.

Sur les 26 couples d’oiseaux, 9 n’auront pas besoin d’être protégés car ils sont installés dans des friches. En effet, personne ne devrait les déloger de leurs nids entourés de ronces si ce n’est un prédateur naturel.
Les 13 autres bénéficieront bientôt d’une protection : 5 nids ont été jalonnés dans des prairies de fauche. Ils seront ensuite entourés par des filets électrifiés lorsque les exploitants des parcelles faucheront autour des jalons. 8 autres nids sont installés dans des céréales, les moissons ne commençant pas tout de suite, les protections seront réalisées vers la fin du mois.

Busard cendré – Christian Garcia

Nous cherchons toujours des bénévoles !!!

Malgré toutes nos recherches, chaque année des nids ne sont pas localisés à temps et passent dans les lames des machines agricoles faute de protection… Amis ornithos (confirmés ou amateurs), n’hésitez pas à vous renseigner auprès de Félix afin de savoir comment participer à la protection des busards ! felix.thevenet@lpo.fr ou 06 46 85 83 91

Si vous voulez participer à l’enquête Milan Busard, il est encore temps de chercher les busards dans plusieurs carrés qui n’ont pas été prospectés ! N’hésitez pas à trouver plus de renseignements à propos de l’enquête sur le site busards.com, en cliquant ici, ou auprès de Félix Thévenet avant de vous rendre sur le terrain.

Le programme « Des terres et des ailes » pour réinstaurer la biodiversité dans nos campagnes

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Des Terres et des Ailes est un programme qui lutte contre la disparition des oiseaux communs de nos campagnes.

Alouette des champs – Christian Aussaguel

La LPO vous accompagne

Une étude récente issue du Muséum national d’Histoire naturelle et du CNRS montre que les populations d’oiseaux dans les campagnes ont diminué d’un tiers en 15 ans. Un bilan édifiant, qui nous force à agir.
Avec le soutien de l’APCA, la LPO lance le programme « Des terres et des ailes ». L’objectif ? Réinstaurer la nature de nos campagnes et réduire la disparition des oiseaux. Agriculteurs, paysans, associations locales, chambres d’agriculture, ensemble agissons !

Comment participer ?

  • Rendez-vous sur le site internet desterresetdesailes.fr, prenez connaissance du projet, des actions possibles, consultez la carte des réalisations par commune et créez votre compte.
  • Mettez en œuvre les actions retenues.
  • Complétez les infos de votre compte (réalisations, observations, ..).
  • Affichez votre participation au programme sur votre exploitation via un panneau (facultatif).

Rejoignez ce projet collectif et parlez-en autour de vous. Chaque geste compte, petit ou grand !

Plus d’informations

Télécharger la brochure du programme

Fadet commun – Rémi Fonters

Retour sur le colloque agriculture et biodiversité organisé par la LPO Coordination rhône-Alpes

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Les 26 et 27 octobre dernier s’est déroulé, au lycée agricole du Valentin à Bourg-lès-Valence, le colloque « Agriculture et biodiversité des liens essentiels » organisé par la LPO Rhône-Alpes en partenariat avec le réseau Zones ateliers et le lycée du Valentin. Ces deux jours ont vu la réunion de la communauté scientifique (CNRS, IRSTEA, INRA, …), des professions agricoles (agriculteurs, chambres d’agriculture), des associations de protection de la nature et des collectifs pour la promotion de méthodes agricoles alternatives.

Ces différents acteurs se sont réunis autour d’un objectif prioritaire pour l’avenir : la lutte contre la disparition et l’artificialisation des espaces naturels et agricoles. Les différents intervenants ont présentés leurs travaux et résultats respectifs au cours d’une des 16 conférences entrecoupées d’échanges avec la salle. C’est donc à un rythme soutenu que les 170 participants du colloque ont enchaîné conférences, débats et visite d’une des quatre exploitations agricoles choisies pour leur côté expérimental ou alternatif.

Ces deux jours d’échanges ont fait ressortir de manière très claire la non durabilité de nos pratiques agricoles intensives actuelles. En effet, on note sur l’ensemble de notre territoire une détérioration toujours plus visible de la biodiversité et des milieux naturels et malgré l’emploi d’engrais et de pesticides on note le plafonnement voir la diminution des rendements agricoles pour de nombreuses cultures.

Dans le même temps, des pratiques alternatives favorisant les pollinisateurs, la prédation et un enrichissement naturel des sols obtiennent des résultats plus qu’encourageant. Une nouvelle révolution verte est peut-être déjà en marche …

L’intégralité du colloque a été filmé et chaque conférence sera prochainement visionnable sur le site de la LPO Rhône-Alpes

Fabien Hublé

La Chronique du mercredi : Les PAEC en Isère

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Cette semaine votre chronique hebdomadaire revient sur des projets phare de la mission milieux agricoles de la LPO Isère : les PAEC.

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© Gérard Goujon

Un PAEC c’est quoi ?

Un Projet Agro-environnemental et Climatique est un projet de territoire avec une double dimension agricole et environnementale. Il  permet de mobiliser des Mesures Agro-environnementales et Climatiques (MAEC) destinées à financer le maintien ou l’amélioration des pratiques agricoles à visées environnementales.

La LPO Isère est membre du comité technique de deux PAEC en Isère :

  • le PAEC Sud Isère, porté par le Conseil général de l’Isère, qui intègre les territoires de la Matheysine, du Trièves et du Valbonnais. Pour en savoir plus.
  • le PAEC Bièvre-Valloire, porté par la Chambre d’agriculture de l’Isère et qui s’étend sur 77 communes iséroises et 2 drômoises. Pour en savoir plus.

En effet, ces deux zones ont une importance départementale par rapport à la conservation des espèces, notamment de l’avifaune. Il existe également un très fort enjeu de qualité des habitats existants (Matheysine, Trièves) ou relictuels (Bièvre-Valloire). La LPO Isère participe également en tant qu’appui au PAEC Vercors.

Les diagnostics et les mesures

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© Gérard Goujon

Les Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC) sont des contrats volontaires, passés entre l’État et un agriculteur, et ce pour une durée de cinq ans. Ils permettent, en contrepartie du respect des engagements d’un cahier des charges précis, d’indemniser l’exploitant sur la base des surcoûts de travaux induits par la mesure.
En fonction des contrats sélectionnés par les exploitants, un diagnostic individuel peut-être réalisé afin d’apporter un conseil aux agriculteurs ou bien d’approuver le plan de gestion indispensable à la validation de la mesure.

La LPO Isère, en collaboration avec la FRAPNA et la Chambre d’agriculture, a participé à plusieurs visites de parcelles d’agriculteurs.

Au total, sept journées de terrain ont été consacrées au conseil agricole, quatre dans le Sud Isère et trois dans le Bièvre. Plus de 20 agriculteurs ont été rencontrés et les échanges avec les exploitants ont permis de les sensibiliser à l’importance de préserver la biodiversité en zone agricole. Le débat a parfois permis de mettre en place de MAEC “gestion de mare”, mesure qui permet d’améliorer la gestion des plan d’eau, temporaires ou permanents, présents dans les parcelles agricoles.

Des diagnostics seront réalisés cet automne et en début d’année 2016, afin de compléter les expertises et aider les agriculteurs à s’engager dans des MAEC favorisant la biodiversité. Ces expertises de terrain permettront également de présenter aux exploitants le catalogue complet des mesures proposées par les PAEC

Marie Racapé, Adrien Lambert