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Participez à la 23ème nuit internationale de la chauve-souris avec la LPO de l’Isère

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Cette année, la Nuit internationale de la chauve-souris aura lieu les 24 et 25 août. Depuis 23 ans déjà, cet événement permet de faire découvrir au public ces animaux mystérieux, souvent méconnus et victimes d’idées reçues.
Zoom sur les activités prévues en Isère par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes.

Oreillard montagnard – Yoann Peyrard tous droits réservés

L’ENS de Montjoux abrite de nombreuses espèces de chauves-souris…
Vendredi 23 août – à partir de 19h30

Le Département de l’Isère a missionné la LPO Auvergne-Rhône-Alpes délégation Isère pour mener pendant l’été 2019 des recherches des populations de chauves-souris présentes sur le site de l’étang de Montjoux, ENS départemental.
Après une présentation générale des chauves-souris, les résultats de ces prospections vous seront alors présentés en avant première : les différentes espèces présentes sur le site, leurs lieux de vie, leurs effectifs…
La soirée se poursuivra avec une sortie sur le terrain, détecteurs en main, qui vous permettra de partir à la recherche de ces mammifères passionnants !

RDV à l’étang de Montjoux, sur la digue de l’étang. Possibilité de se garer sur 2 parkings, situés de part et d’autre de la digue.


Construction de gîtes à chauves-souris et découverte des espèces
de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs

Samedi 24 août – à partir de 17h

La commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs a fait de 2019 « l’année de la biodiversité ». Dans ce cadre, elle organise, notamment avec la LPO de l’Isère, plusieurs événements et activités autour de la nature et de l’environnement.
Samedi 24 août, la LPO vous proposera donc un atelier de construction de gîtes à chauves-souris, à partir de 17h.
Puis, à 20h, vous partirez à la recherche des espèces de chauves-souris de la commune.
15 personnes max pour les deux activités. Inscriptions : benjamin.tosi@lpo.fr

Crédit Jean Deschâtres

Les chauves-souris du Versoud
Samedi 24 août – à partir de 18h30

Avec Coralie, chiroptérologue et bénévole à la LPO, profitez d’une conférence pour tout savoir sur les chauves-souris, ces petits mammifères mystérieux et d’une incroyable diversité : leur mode de vie, de chasse, de reproduction, de communication…
Après la conférence, nous vous proposerons un petit film pour découvrir les espèces du sud de la France et une sortie avec détecteur complétera la soirée.

RDV à la Salle des seniors – 17, rue de la Résistance – 38420 le Versoud

Crédit Jean-Marc Ferro

Samedi 8 décembre, venez installer des nichoirs et des gîtes à chauves-souris à Grenoble !

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Un grand pas pour la biodiversité à Grenoble !

Dans le cadre du budget participatif de la ville de Grenoble,  les habitants, accompagnés de la LPO Isère, ont construit des nichoirs pour accueillir les oiseaux de la ville.
Aujourd’hui, il est temps de les installer pour espérer une occupation de ces logis le plus tôt possible !

La LPO Isère vous propose donc, samedi 8 décembre au matin, de venir poser des nichoirs à mésanges bleues et des gîtes à chauves-souris !

Comment ça se passe concrètement ?

Nous avons besoin d’aide pour deux choses :

  • poser les nichoirs
    >> il faut être à l’aise pour les travaux en hauteur et le bricolage !

La pose aura lieu de 9h à 12h dans les parcs du Bastion et Paul Mistral. Vous aurez à votre disposition tout le matériel nécessaire et une carte des emplacements concernés.

  • tenir un stand LPO à la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère
    >> pas besoin de force physique ni de connaissances naturalistes avancées !

L’objectif de ce stand est tout d’abord de gérer la prise de matériel/cartes des bénévoles qui poseront les nichoirs.
Aussi, vous aurez des jeux et de la documentation à votre disposition pour le grand public. Les horaires sont les mêmes : 9h-12h.

D’autre part, la ville de Grenoble aura un stand et présentera les projets du budget participatif de cette année.

 

L’une de ces activités vous intéresse ? Contactez Benjamin Tosi (LPO Isère) : u2b.isere@lpo.fr

 

Merci à tous pour votre implication !

Convention SEDI – LPO Isère : mieux connaître pour mieux protéger

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En 2017, la LPO Isère et le SEDI (Syndicat des énergies du département de l’Isère, autorité organisatrice de la distribution de gaz et d’électricité) ont conclu un partenariat en faveur de l’avifaune.
L’objectif ? Permettre une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les communes partenaires et sur les sites gérés par le SEDI, et sensibiliser les adhérents du SEDI, les agents et les entreprises prestataires du Syndicat.
Dans ce cadre, plusieurs actions ont été mises en place.

Impact des éclairages nocturnes sur les chiroptères

La biodiversité est menacée par de nombreux facteurs comme la pollution, la fragmentation des habitats, le changement climatique… Une autre source de menace, moins connue, est la pollution lumineuse due à l’éclairage urbain par exemple, où les lampadaires provoquent des perturbations pour la faune (insectes, chauves-souris…) et la flore.
En termes de conséquences pour la biodiversité, des études ont montré que la pollution lumineuse

  • est la cause d’une mortalité directe des insectes (400 à 1600 insectes morts par nuit par lampadaire (30 % de mortalité directe),
  • perturbe les rythmes journaliers et saisonniers de plusieurs espèces,
  • induit la désynchronisation de la reproduction / ressources.

Cette forme de pollution modifie leurs déplacements, car la lumière fragmente les paysages nocturnes.
Pour les chauves-souris qui vivent la nuit, la réponse à l’éclairage varie en fonction des espèces. Les espèces dites aériennes présentent un vol rapide et chassent les insectes en suspension dans l’air. Elles sont souvent détectées en train de chasser aux alentours des lampadaires. À une échelle locale, on aurait donc un effet positif du lampadaire qui attire les insectes. A contrario, un autre groupe d’espèces, dites glaneuses, chasse plutôt dans les milieux encombrés et fermés (les forêts par exemple). Ces espèces cueillent les insectes qui sont posés sur des feuilles ou des branches. Leur vol étant plus lent, elles sont soumises à un risque de prédation plus important : elles semblent donc éviter les zones éclairées.

Éclairage public © SEDI

Ainsi, la LPO Isère et le SEDI ont souhaité travailler ensemble et engager une démarche expérimentale avec les communes qui, pour faire des économies d’énergie, procèdent à des extinctions nocturnes. Pour évaluer l’impact de cette mesure, la LPO Isère a enregistré pendant quatre mois les ultra-sons des chauves-souris en zones éclairée, non éclairée et partiellement éclairée (extinction de minuit à 5 heures du matin) dans deux communes volontaires : Saint-Martin-d’Uriage et Tencin.
Après cette phase de terrain, les équipes de la LPO Isère sont en train de faire un recoupage par superposition d’une carte d’éclairement et des points de mesure, afin de déterminer les zones de chasse et de déplacement (espèces lucifuges). Les zones de coupures pourront être couplées au type de lampadaires en place (sodium, LED…) et aux contraintes topographiques. Cela permettra de proposer des préconisations aux deux communes volontaires, puis de voir si elles peuvent être généralisées.
Depuis 2018, un travail similaire est effectué sur la commune de Saint-Antoine-de-l’Abbaye. Une réflexion est en cours pour 2019 dans l’objectif de coupler cette démarche avec une étude de la pollution lumineuse en partenariat avec l’Université Lyon 1.

Enfouissement des lignes électriques

Sur certains secteurs, la mortalité avifaune est due à l’impact des oiseaux sur les câbles électriques. Au regard de ces enjeux, la LPO Isère et le SEDI ont décidé de travailler sur cette problématique en envisageant l’enfouissement de certaines lignes électriques. Les analyses sont en cours et permettront de déterminer des zones prioritaires, notamment près de Mizoën pour sécuriser la nouvelle zone de nidification du gypaète qui a produit un jeune gypaéton appelé Muzelle.

Travaux d’enfouissement à Theys

Mise en place de nichoirs pour la sauvegarde d’une espèce rare et menacée : le moineau soulcie

Cet oiseau présente un statut de conservation très défavorable dans notre département (classé en danger critique d’extinction sur la liste prioritaire Isère 2016). La seule population reproductrice connue en Isère se trouve dans le Trièves.
Les nichoirs, en permettant d’augmenter de façon sensible l’offre d’habitat de reproduction, confortera, voire développera, la population actuelle.

Moineau soulcie © Rémi Fonters

Ainsi, il est prévu d’installer des nichoirs artificiels sur les pylônes électriques qui se trouvent à proximité des noyaux de reproduction de l’espère. La pose de ces nichoirs est prévue pour fin 2018/début 2019, pour qu’ils soient opérationnels pour la nidification prévue en avril.

Collecte des données de mortalité de l’avifaune liée au réseau électrique

Les deux organismes vous invitent, particuliers comme professionnels, à nous transmettre les cas de mortalité que vous observez, dus à l’électrocution d’un oiseau ou à sa percussion avec un câble.
Rendez-vous directement sur www.faune-isere.org ou sur l’application Naturalist (sous Android) pour inscrire votre observation grâce au module spécifique « mortalité » et en indiquant bien la localisation.

Grâce à vos contributions, des zones sensibles pourront être identifiées et des actions concrètes pourront voir le jour (enfouissement, équipement d’isolation sur les poteaux à risque…).
Nous comptons sur votre aide pour nous aider à mieux protéger la biodiversité ! Merci à tous les contributeurs, et n’hésitez pas à relayer l’information autour de vous.

Prise en compte des enjeux lors d’opérations de travaux

Il s’agit d’inciter les acteurs à prendre contact avec le partenaire localement concerné lorsque des travaux sont prévus dans les zones prioritaires identifiées afin de tenir compte des enjeux avifaunistiques et des milieux naturels protégés. Ainsi, la LPO Isère interviendra prochainement pour sensibiliser et former les agents de terrain du SEDI.

CONSULTATION PUBLIQUE : Projet de classement en Réserve Naturelle Régionale – Réseau de grottes à chauves-souris en Drôme et en Ardèche

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La LPO Drôme travaille depuis de nombreuses années à la création d’une Réserve Naturelle Régionale sur des grottes majeures pour la conservation des chauves-souris.
Ce travail opiniâtre porte ses fruits aujourd’hui puisque la Région Auvergne Rhône-Alpes lance une consultation publique en vue du classement de deux grottes, l’une en Ardèche et l’autre en Drôme. Le classement de ces grottes en Réserve Naturelle devrait avoir lieu au cours du premier trimestre 2019.

Vue sur la Réserve Naturelle Régionale des Sadoux © Stéphane Vincent – LPO Drôme

Vous pouvez réagir et soutenir ce projet de création d’aires protégées en contribuant à la consultation qui est en ligne depuis le 13 juillet et jusqu’au 15 octobre : https://jeparticipe.auvergnerhonealpes.fr/reserve-naturelle-regionale

Donnez votre avis et soutenez cette démarche : tous les avis comptent !!!

Pour les plus curieux d’entre vous, vous trouverez sur le site de la consultation l’ensemble des documents argumentant la création de cette nouvelle réserve naturelle.

Appel à bénévoles – aménagements pour les chauves-souris

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La destruction des bâtiments médicaux de Petites Roches nous mène à devoir trouver des solutions compensatoires relatives à la protection de la faune (mammifères, oiseaux et reptiles) présente dans les locaux depuis leur abandon.

Le chantier bénévoles ciblera en premier lieu l’aménagement des combles du bâtiment du Couchant, propriété de la commune de Saint-Hilaire du Touvet, afin de favoriser l’installation des espèces de chauves-souris.

Le bâtiment municipal dans lequel seront réalisées les actions possède quatre niveaux.

Les combles, qui n’ont pas de fonction d’isolation, devront être obturées afin qu’aucune entrée de lumière ne nuise aux chauves-souris qui se seront installées.

Après ce travail en amont, ces combles seront aménagées de sorte à offrir aux chiroptères trois chambres séparées qui permettront une importante diversité de conditions microclimatiques relatives aux différentes saisons. C’est dans ces chambres que nous constituerons des gîtes d’accueil, en utilisant les éléments des combles à notre disposition, que les chauves-souris pourront utiliser tout au long de l’année.

Des aménagements pour les hirondelles de fenêtre seront mis en œuvre. Nous procéderons à la pose de deux tours à hirondelles à Saint-Hilaire-du-Touvet et à Crolles, d’une quarantaine de nichoirs-doubles, installés sur le bâtiment du Couchant et sur l’école de la commune, ainsi que de l’installation de planchettes anti-fientes.

Venez nous aider à aménager ces lieux au mieux pour la biodiversité tout en partageant un moment convivial !

Nous avons besoin de votre aide aux dates et horaires suivants : les 30/31 mars et du 3 au 7 avril 2017, de 8h à 16h30. Un covoiturage sera organisé depuis la MNEI. Le repas du midi est offert par la LPO.

Merci pour votre mobilisation, en espérons vous voir nombreux !

Inscriptions : vie-associative.isere@lpo.fr  ou au 04 76 51 78 03

Crédit photo : nichoirs doubles ©Alain Gagne

Les journées des plantes et Nuit de la Chauve-souris : 26 et 27 septembre 2015

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pupetiereLieu de rendez-vous pour tous les passionnés de jardins et amateurs de plantes rares, la LPO Isère vous donne rendez-vous dans le cadre extrêmement bucolique des journées des plantes au Château de Pupetières.

Durant le week-end vous aurez l’occasion d’assister à des animations, des conférences, des expositions, des ateliers ainsi qu’à des visites du château.

affiche_nuit_internationaleCette année, c’est au Château de la Pupetières que nous organisons notre animation pour la 19ème nuit de la Chauve-souris ! Rdv sur le stand de la LPO à 17h30.

Au programme :

Mini-conférence sur l’écologie des chauves-souris de Rhone-Alpes et retour sur les espèces connues autour du Lac de Paladru

Exclusivité : projection du film « Une vie de grand rhinolophe » (2014, Tanguy Stoecklé, environ 1h) Les chauves-souris comme vous ne les avez jamais vues !

Sortie nocturne : venez écouter les ultrasons des chauves-souris émis en vol et découvrir la détection acoustique

Animation gratuite. Il est conseillé, pour la sortie nocturne, de s’équiper de baskets / chaussures de marche et d’une lampe

Appel à bénévoles

Nous avons besoin de bénévoles pour tenir un stand et nous aider à organiser la journée. Si vous êtes intéressé et disponible, merci de contacter la LPO Isère au 04 76 51 78 03 ou Adrien : communication.isere@lpo.fr

La Chronique du mercredi : Découvrez la campagne de prospection des chauves-souris 2015

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Tous les ans à la même période, la LPO Isère organise sa campagne de prospection des chauves-souris ou chiroptères pour les initiés.

Rencontre avec Romain Chardon, Service Civique Amphibiens et Chiroptères à la LPO Isère.

Romain Chardon - LPO Isère
Romain Chardon – LPO Isère

Bonjour Romain, peux-tu, rapidement nous présenter ce que tu fais à la LPO Isère ?

Bonjour. Je me suis occupé de coordonner la campagne de sauvegarde des amphibiens au début de l’année, c’était une première étape de ma mission au sein de la LPO. Dans un deuxième temps je vais coordonner et participer à la campagne de prospection des chiroptères avec l’appui d’Ophélie Planckaert, responsable du Pôle Conservation à la LPO Isère, et de Suzy Fauvel, stagiaire sur la campagne chauves-souris. Les derniers filets de protection pour les amphibiens ont été démontés il y a 15 jours et la campagne de prospection des chauves-souris commence déjà.

Et concrètement la campagne de prospection des chauves-souris c’est quoi ?

Il s’agit de rechercher et de recenser les colonies de chauve-souris en Isère. La période de mai à juillet est la plus propice pour observer les chauves-souris, cela correspond à la période de mise bas de ces espèces, des colonies d’estivage se constituent et il est plus facile de localiser et d’apercevoir ces espèces passionnantes. La campagne commencera ce weekend avec un weekend bénévole. Nous allons chercher, grâce au soutien des bénévoles, des colonies de chauves-souris pendant 3 jours autour des étangs de Bonneveaux et dans le secteur Nord-Est du plateau de Chambaran. Une trentaine de personnes y participent, bénévoles à la LPO Isère, pour Nature Vivante ou Espace Nature Isère. Spécialistes ou non ce sera l’occasion de partager un moment naturaliste et convivial !

Comment aller vous faire pour trouver les colonies de chauves-souris ?

Nous partons à la rencontre des habitants des communes afin de recueillir des témoignages de présence de chiroptères. Puis nous visiterons, dans la mesure du possible, les clochers des églises, souvent propices à la présence de chauve souris, car ils allient tranquillité et grands espaces sous les combles.

Dans le cadre du weekend bénévole nous procéderons également à des séances nocturnes de capture et d’écoute acoustique sur la commune de Chatonnay. Ce grâce à l’installation de filets et de micros positionnés à des endroits stratégiques.

Après le weekend bénévole des 6 et 7 juin il va se passer quoi ?

Pendant les deux mois suivants nous allons entamer un campagne de recherche de colonies de chauves-souris, grâce au soutien d’EDF, du Département et de nos bénévoles. Principalement dans le bâti et dans la Basse-Isère, l’Oisans et les berges du Drac. Le but est de prospecter les bâtiments favorables aux chauves-souris notamment les vieilles bâtisses, églises, châteaux en lisière de forêt ! L’objectif est d’identifier les espèces et le nombre d’individus présents dans la zone.

Pourquoi la LPO Isère réalise cette campagne ?

Afin d’enrichir les connaissances sur la répartition des chauves souris en Isère, améliorer les connaissances naturalistes (ndla : l’an dernier elle a eu lieu en Oisans). On estime qu’en Isère 28 des 34 espèces de chauves-souris de France métropolitaine sont présentes.Toutes ces espèces sont menacées et protégées par la loi. De plus, la répartition de ces espèces est mal connue pour le territoire de l’Isère.

Les chauves-souris sont des espèces qui pâtissent souvent d’une mauvaise image, est-ce justifié ?

Les gens ont souvent des idées reçues sur les chauves-souris, il existe une certaine mythologie autour de ces espèces. Mais non, en Europe les chauves-souris ne sucent pas le sang, elles ne s’attaquent pas à vos cheveux et elles ne risquent pas de vous envahir. Il vous savoir que ces petits mammifères ne donnent naissance qu’a un seul jeune par an ! S’il est vrai que les chauves-souris peuvent être porteuses du virus de la rage, cela ne concerne qu’une faible minorité des espèces et un individu contaminé ne sera pas agressif et même plutôt diminué et affaibli, il y a des chances de transmission que s’il y a manipulation de l’individu.

Il faut aussi savoir que les chauves-souris sont très utiles à nos écosystèmes elles sont capables, en une nuit, de consommer la moitié de leur poids en insectes et notamment en moustiques ! Ce sont de véritables insecticides naturels mais qui ne nuisent pas à notre environnement. Au contraire leur guano est un excellent fertilisant.

Et si on a des chauves-souris chez-nous que faut-il faire ?

Pas grand-chose, ces petites bêtes ne causent pas vraiment de dégâts et vous seront plutôt utiles si vous avez des moustiques qui traînent ! En cas de doutes vous pouvez nous appeler, on a mis en place un service SOS Chauve-souris au 04 76 51 78 03.

Comment on fait pour être bénévole pour cette campagne ?

Je vous invite à me contacter par mail amphibiens.isere@lpo.fr ou par téléphone, toujours au 04 76 51 78 03. Vous pouvez aussi vous renseigner sur le site internet de la LPO Isère pour avoir plus d’informations pour les dates et lieu de prospection.

Merci à toi, bon courage !

SOS Chauve-souris : Conseiller, rassurer et informer au 04 76 51 78 03

Si vous observez des chauves-souris et que vous habitez les communes suivantes merci de nous contacter : St Jean d’Avelanne, St Albin de Vaulserre, St Martin de Vaulserre, Velanne, Virieu, Chelieu, Burcin, Fitilieu, Chassigneu, Le Passage, La Baume d’Austun, St Nazaire en Royans, Lamotte Fanjas, St Thomas en royans, Auberives en Royans, St Just de Claix, St Hilaire du Rosier, St Lattier, Salle en Baumont, Quet en Beaumont, Cotes de Corps, Villard-Reculas, Le Freney d’Oisans, Auris en Oisans !

Grand Rhinolophe.R.Quesada (12)
© Raphaël Quesada – Grand rhinolophe

Adrien Lambert

Le « swarming »: quand les chauves-souris se rassemblent en « boîte de nuit » !

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Le « swarming »: quand les chauves-souris se rassemblent en « boîte de nuit » !

 Chaque année en septembre certaines espèces de chauves-souris se rassemblent en grand nombre dans quelques sites privilégiés : les sites de « swarming ». Ce sont des sites d’essaimage, qui sont de véritables « clubs de rencontre » où se regroupent les chiroptères. La principale caractéristique de ces sites est la présence massive de plusieurs espèces au même endroit et en même temps à l’automne, période de reproduction des chauves-souris (juste avant l’hibernation). En effet, les chauves-souris s’accouplent avant l’hiver, et la gestation reprend au printemps.

 n observe dans ces grands meetings des oreillards, des murins de Bechstein, murins de Natterer, murins de Daubenton, murins à moustaches, parfois aussi le peu connu murin d’Alcathoé, qui peut être découvert à cette occasion, des grands et petits murins, des pipistrelles. Toutefois, certaines espèces comme le minioptère qui vit pourtant en grandes colonies ne se rassemblent pas ainsi.

Parfois il peut n’y avoir qu’une seule espèce qui se rassemble. Par exemple les mines de Baulmes (au pied du Jura vaudois vers Yverdon) regroupent essentiellement des centaines de pipistrelles communes. Par contre, il y a toujours un énorme brassage d’individus d’un soir à l’autre, et une grosse majorité de mâles (>80%) aux gonades gonflées donc en phase de reproduction. Les sites d’essaimage ne semblent pas être utilisés pour l’hibernation, puisque pour certains d’entre eux les entrées sont bouchées par la neige, ni occupés de jour, mais seulement pendant la reproduction. Ce sont de véritables « boîtes de nuit » pour chauves-souris !

Les chauves-souris y arrivent massivement, une à deux heures après le coucher du soleil, parfois plus tard. Il faut donc rester jusque 1h du matin pour conclure sur un site potentiel de « swarming ».

 

Dans la région, on connaît actuellement plusieurs sites de « swarming », notamment dans le Jura (gouffre de la Pleine Lune (1430 m, dans le Jura vaudois, en Suisse), le gouffre Cathy (1500 m) et d’autres cavités dans la haute chaîne du Jura. Ce sont généralement des gouffres avec un puits vertical à l’entrée. Mais d’autres configurations topographiques existent, comme les anciens tunnels ferroviaires de Fougères (Bretagne) situés en pleine ville.

En Isère, la grotte de la Ture à Autrans (1328 m) située en pleine forêt d’épicéa est assez peu utilisée en hiver, alors qu’elle est largement fréquentée par les chiroptères lors de ces rassemblements automnaux. Ainsi, murins de Bechstein, oreillards roux, murins de Natterer et murins de Daubenton sont nombreux la nuit à cette époque dans cette cavité du Vercors. Nous ne connaissons pas encore d’autres sites de « swarming » en dehors de ce secteur de l’Isère.

 Ces rassemblements sont une formidable occasion de découvrir de nouvelles espèces, grâce à la concentration des chiroptères présents. Le marquage montre qu’on a environ 5 à 10% de recaptures seulement, donc beaucoup de passage. Ces sites privilégiés permettent également d’organiser des cours d’identification de chauves-souris, après mise en place de filets de capture, avec beaucoup d’espèces différentes observées chaque nuit.

 On ne connaît pas tout sur la phénologie du « swarming » pour chaque espèce, ni les échanges entre sites. On ignore encore beaucoup de choses également sur les effets de la météo, la taille des populations qui fréquentent les sites, mais en terme de conservation des espèces, leur rôle est majeur.

 Christian Rolland

Coordinateur du Groupe chiroptères Isère

LPO Info n°22