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Prospection chouettes effraies dans la vallée du Grésivaudan

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Suite à la découverte de chouettes effraies dans le Grésivaudan,

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Franck Boissieux, coordinateur du groupe Effraie en Isère, vous propose de prospecter trois zones de présence possible : La Taillat, Mas de l’ïle, les alentours de l’aérodrome du Versoud et plus largement la vallée du Grésivaudan.

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© fond de carte Géoportail / 2016 LPO Isère

Cette espèce qui est inféodée au bâti rural perd petit à petit ses sites de reproductions et de repos. Il est important de la connaître au mieux pour pouvoir la protéger.

Vous trouverez ci-joint les documents nécessaires à la réalisation de ces prospections.

Document d’aide à la prospection chouette effraie

Note relative à la prospection dans la vallée du Grésivaudan

Nous comptons sur vous ! Merci.

Vous pouvez renseigner vos observations sur www.faune-isere.org

Contrat vert et bleu en Pays Bièvre-Valloire

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Un outil opérationnel en faveur des trames écologiques

Le Schéma régional de cohérence écologique (SRCE) de Rhône-Alpes, adopté en juillet 2014, identifie les éléments de la Trame verte et bleue (réservoirs de biodiversité, corridors…) et définit des objectifs pour préserver le patrimoine naturel, la biodiversité et les milieux aquatiques. Le contrat vert et bleu constitue l’outil opérationnel régional pour la mise en œuvre d’actions concrètes dans les territoires.

Le territoire de projet

Dans le cadre du SRCE, le Pays Bièvre-Valloire a été identifié comme

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châtaigner ©Serge Risser

territoire prioritaire pour soutenir et renforcer les démarches opérationnelles. Il est constitué de 70 communes entre Le Grand-Lemps et La Côte-Saint-André. En 2015, le Pays Bièvre-Valloire a coordonné la mise en place d’un contrat vert et bleu, un plan d’actions multi-partenaires en faveur des continuités écologiques.

La LPO Isère participe aux actions suivantes, en tant que maître d’ouvrage ou partenaire :

1) Restauration de la connectivité entre deux populations de tritons ponctués (2016 – 2020)
L’action consistera à reconnecter des habitats favorables au triton ponctué entre la Réserve nationale du Grand-Lemps et Châtonnay en suivant plusieurs étapes :
• Cartographie des haies, boisements et milieux humides sur l’ensemble du corridor entre le Grand-Lemps et Champier,
• Création d’une dizaine de mares et conventionnement avec les propriétaires, plantation de haies.

2) Ateliers participatifs sur les trames verte et bleue avec les communes (2016 – 2018)
L’objectif de l’action est de sensibiliser les citoyens et

les élus communaux au fonctionnement de la trame verte et bleue et de les inciter à adopter des gestes favorables. Dans le cadre de cette action, il est proposé d’organiser des ateliers participatifs sur le terrain et en salle pour recueillir les perceptions locales des trames écologiques et pour impliquer les citoyens dans la mise en œuvre d’actions en sa faveur.

 

3) Amélioration du franchissement de l’Axe de Bièvre pour la faune (2016 – 2017)
La base de données participative Faune-Isère, ainsi que la connaissance du secteur ont permis d’identifier l’Axe de Bièvre comme un des obstacles principaux pour la faune. Cette action sera menée en partenariat avec le Pic Vert et la Fédération départementale des chasseurs. L’objectif de la démarche est d’identifier les principales problématiques (écrasement de la faune, imperméabilité de l’infrastructure…) et les possibilités d’amélioration.
4) Animation du projet agro-environnemental et climatique (2016 – 2020)
La LPO Isère continuera à accompagner le PAEC Bièvre-Liers-Valloire
suite au travail mené en 2015. Il s’agit d’encourager la mise en œuvre des mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) au sein de la zone d’intervention prioritaire biodiversité du PAEC de Bièvre-Liers-Valloire par les agriculteurs.

5) Sensibilisation au risque de fractionnement des habitats des rapaces nocturnes en plaine de Bièvre (2016 – 2020)
La chevêche d’Athéna et l’effraie des clochers sont deux rapaces nocturnes présents sur le territoire, menacés par la fragmentation de leurs habitats. Leur conservation passe obligatoirement par la sensibilisation de tous les publics. Trois types d’animations seront proposés : des animations vers les jeunes, des animations dans le cadre de la “Nuit de la chouette” et des chantiers pédagogiques.

LPO Infos 2015

 

 

La chouette effraie

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La chouette effraie ou effraie des clochers (Tyto alba) est un symbole de nos villages, longtemps assimilée à des histoires de fantômes. Elle fut crucifiée pendant des décennies sur les portes des granges pour conjurer le mauvais sort. Les temps ont évolué, son image aussi, certains lui ont changé son nom pour l’appeler la dame blanche ou des granges.

De mœurs bien particuliers, elle est très difficile à localiser mais souvent, elle laisse ces marques, comme des pelotes de réjections ou des fientes. On l‘aperçoit brièvement au détour d’un chemin ou d’une rue d’un village. L’effraie est opportuniste sur le régime alimentaire, elle prélève les proies les plus faciles à chasser, comme les campagnols.

En plaine de Bièvre, un des bastions de l’espèce, 14 clochers ont été visités en 2010 et il en est ressorti un constat alarmant : un seul a la présence de la chouette et ce, de façon régulière et très récente. Trois autres ont été fréquentés récemment mais que de façon ponctuelle. Pour les autres clochers, certains n’ont jamais eu de présence (cas rares) et d’autres ont été très fréquentés, il y a déjà un certain moment mais il n’y a plus de traces récentes.

Une des premières causes de mortalité des effraies dans notre pays est la percussion avec les véhicules sur le réseau routier. On estime entre 15 000 et 20 000 individus tués chaque année. La mort d’un des parents en période de reproduction ou d’élevage des jeunes entraîne, soit l’abandon de la couvée ou la perte de tout ou partie de la nichée.

La transformation des pratiques agricoles depuis une cinquantaine d’années a modifié le paysage. Les haies, talus, arbres, bocages, murets, bandes herbeuses disparaissent et donc les animaux qui en dépendent aussi et notamment les espèces proies. Son habitat c’est donc profondément métamorphosé. De plus, cette espèce qui est inféodée au bâti rural perd petit à petit ses sites de reproductions et de repos. Les accès aux combles sont bouchés, les habitats ruraux sont rénovés voir démoli, les clochers sont parfois grillagés, les granges sont remplacées par des hangars métalliques. Certes, il est vrai qu’elle peut être un hôte bruyant et une nichée par ces cris fait beaucoup de bruit et les fientes et pelotes que l’on retrouve peuvent ne pas faire propre. Toutefois de petits aménagements en dehors de la période de reproduction peuvent limiter ces petits dérangements.

Nichoir double chambre fabriqué par l’atelier nichoir du SAJ de l’APAJH de la-Côte-Saint-André – Photo. Franck Boissieux

L’influence des pesticides est considérable. La contamination est maximale au sommet de la pyramide alimentaire. Les prédateurs sont les plus contaminés. Chez les nocturnes, les autopsies ont démontré que c’est l’effraie qui subit les concentrations de polluants les plus élevées car c’est elle qui chasse le plus sur les terrains d’agriculture intensive. Le contenu des œufs a aussi été contaminé.

Une autre menace pesant sur l’espèce est l’électrocution. Elle représente, selon les pays, de 2 à 8 % de la mortalité connue, rien de surprenant avec 1.3 millions de kilomètres de lignes électriques et 20 millions de poteaux. Les lignes les plus meurtrières sont celles de moyenne tension.

Enfin la prédation par la fouine des œufs et des jeunes au nid est d’environ 1% dans les clochers sans doute plus dans les bâtiments agricoles. Les chats, renards et chiens doivent aussi certainement prélever quelques jeunes.

Il est difficile d’obtenir des informations sur les oiseaux nocturnes et nous en manquons. Par le biais du site de données www.faune-isere.org, vous pouvez saisir vos observations afin de faire avancer les connaissances sur la répartition de cette espèce. Le fait de poser des nichoirs peut aider les populations d’effraie. Si vous avez une âme de bricoleur pour fabriquer, poser et surtout suivre un nichoir et que vous avez ou connaissez une grange ou tout autre endroit propice où il peut être posé, si vous avez déjà posé un nichoir n’hésitez pas à nous contacter pour vous faire connaître et que l’on vous transmette le plan du nichoir et le protocole de suivi. En Isère, nous avons une quinzaine de nichoirs en service qui sont suivis à l’heure actuelle. D’autres vont être installés courant 2011. Pour une meilleure efficacité, il est important que toute personne ayant posé un nichoir ou connaissant quelqu’un qui en pose, nous informe afin de créer un grand réseau de nichoirs et d’observateurs, puisque le fait de centraliser les données permet d’améliorer les connaissances.

Pour que dans nos villages nous puissions encore avoir ce fantôme bien sympathique.

Lien cahier technique effraie des clochers : http://issuu.com/latomatebleue/docs/ct_effraie?mode=embed

Frank Boissieux, LPO Info n°26