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J’habite chez vous : Les pics

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Découvrez aujourd’hui un autre article de la série j’habite chez vous sur les oiseaux de la famille des Picidés

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© Hugo Bourdin – Pic noir

Un jardinier peut parfois être surpris d’entendre des séries de cris aiguës ou surtout des coups répétés sur les arbres.

Les pics sont adaptés aux milieux arboricoles et aux forêts mais vous serez étonnés de pouvoir en croiser dans votre jardin arboré. Leur allure atypique leur a valu bien des surnoms et histoires. A la verticale sur un arbre, le corps parallèle au tronc. Tout le monde connaît le pic et son bruit de marteau, mais les connaissez vous vraiment ?

Famille et anatomie

Selon les espèces leur taille diffère entre celles d’un moineau ou d’une corneille.

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© Denis Simonin – Pic épeiche

Il y a plusieurs sous-familles dont les Grands pics qui comprend le pic vert, le pic cendré et le pic noir. Et la sous-famille des Pics bigarrés qui comprend le pic épeiche, le pic mar, le pic tridactyle, le pic à dos blanc et le torcol fourmilier.

Mais toutes ces espèces de pics ne se retrouvent pas dans nos jardins. En effet seules quelques espèces se sont adaptées à un milieu moins boisé, même si tous les pics doivent trouver des arbres pour se loger, se nourrir, se reproduire…

Voici les pics que vous pouvez plus précisément trouver dans les parcs et jardins :

Le pic torcol et le pic vert qui préfèrent les jardins et haies, vergers et lisières de bois.

Le pic mar préfère les zones un peu plus grandes telles que les vergers, les bois clairs et les grands parcs, il évite cependant les conifères.

Le pic épeiche et le pic épeichette sont les plus connus, ils s’aventurent jusqu’au cœur des villes et ils aiment autant les forêts boisées ou clairsemées que les parcs et jardins ou les haies et vergers.

Chaque espèce exploite différemment les étages des arbres et des milieux. Autant le pic vert qui s’alimente au sol a seulement besoin de quelques trous pour nicher et dormir autant le pic épeichette a besoin de grands arbres centenaires.

Pour se tenir sur les troncs, les pics possèdent 4 doigts qui s’opposent (deux vers le haut et deux vers le bas) et de solides griffes. Aussi la forte rigidité et l’ergonomie de leur queue leur donne un troisième point d’appui le long des arbres. Les pics ont aussi un remarquable bec (excepté le torcol fourmilier qui a un bec plus faible qui ne lui permet pas de travailler le bois et se nourrit essentiellement au sol). Celui-ci est en constante croissance pour compenser l’usure. Grâce à ce bec, les pics peuvent perforer et creuser le bois. Ils l’utilisent tels des ciseaux à bois et arrachent les fibres du bois. Leur langue est aussi très particulière : longue et fine, enduite d’une sécrétion visqueuse produite par des glandes salivaires, cette langue pointue leur permet d’attraper les proies.

Cycle de vie (généralités)

Les pics sont insectivores (insectes et larves d’insectes) et parfois ils mangent des graines, noix, fruits…. Certaines espèces sont spécialisées dans l’alimentation d’insectes spécifiques comme le torcol fourmilier qui comme sont nom l’indique se nourrit principalement de fourmis (90 % de son alimentation).

Le tambourinage

Le tambourinage est une activité à part entière des pics, elle n’a rien à voir avec les percussions liées à la recherche de nourriture ou la construction de nid.

Cela exprime l’excitation d’un individu à la vue d’un partenaire, d’un congénère ou de sa loge. Le pic agrippé à un tronc frappe du bec à un endroit précis, comme un tambour. Chaque oiseau possède ainsi un ou plusieurs « tambours » qu’il choisi en fonction de la qualité de la résonance. Le tambourinage est exécuté en général à la fin de l’hiver et au printemps. Il correspond tantôt à la recherche d’un partenaire, tantôt à la défense de son territoire. Comme les chants d’oiseaux en fonction de l’espèce le tambourinage est différent.

Vie des espèces

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© Denis Simonin – Pic noir

Les pics sont des espèces solitaires, mais ils supportent la présence

d’autres pics. C’est seulement lorsque le couple veut nidifier que le territoire entre en jeu, mâle et femelle défendent alors toute intrusion.

La construction du nid

Le trou est essentiel à la vie des pics pour la ponte et l’élevage des jeunes. Au printemps, le couple se forme avec une parade nuptiale puis seulement quelques jours après, le couple creuse un nid. Cela a lieu vers la fin avril ou le début mai. Dès que le nid est prêt, la femelle pond ses œufs. Chaque jour un œuf est déposé au fond de la cavité à même le bois sur quelques copeaux. La couvée comporte en moyenne 4 à 9 œufs en fonction de l’espèce. La période d’incubation dure environ 15 jours. Les pics passent ensuite au nourrissage et au sevrage des jeunes. Cette période dure environ 20 à 28 jours. Les jeunes quittent ensuite le nid pour suivre les adultes pendant environ 10 à 15 jours chez les Pics bigarrés et jusqu’à 6 semaines chez les Grands pics. La dispersion des jeunes se fait au cours de l’été, et à la fin de l’été les adultes se séparent.

Un pic s’attaque aux volets et aux boiseries de ma maison, que faire ?

Pourquoi ?

Il arrive en effet que des pics (pic vert, pic épeiche et parfois même pic noir) s’attaquent aux maisons. C’est le cas lorsque la maison est une résidence secondaire, peu animée dans la journée, car les pics n’ont alors aucune crainte d’être dérangé. Le tambourinage qu’ils pratiquent leur permet de se signaler aux autres individus. Ils ont donc besoin d’un support dont la résonance portera très loin, ce qui est le cas de certaines parties des maisons (voliges sous les avancées de toit, poutres maîtresses et volets fermés). Ce type de comportement est la conséquence de l’abattage excessif des arbres morts, lieu de vie pour un grand nombre d’espèces animales et végétales. Précisons, pour rappel, que les pics sont des espèces protégées par le loi, il est donc interdit de les éliminer par quelques moyens que ce soit.

Solution : Rappelons que les pics sont des oiseaux protégés par la loi. Voici deux solutions possibles pour éloigner les pics de votre maison :

– Vous pouvez mettre un caisson de résonance proche de la zone attaquée. Nous tenons à votre disposition des plans de caissons de résonance que nous pouvons vous envoyer sur simple demande.

– Vous pouvez également poser un filet à larges mailles (5 cm pour éviter que l’oiseau ne s’y entortille) sur les boiseries. Pendu à environ 5 cm du support pour les pans verticaux ou tendu à la même distance pour les pans horizontaux.

Ces solutions proposées peuvent limiter les dégats mais ne peuvent être considérées comme efficace à 100 %.

Quelques anecdotes sur les trois espèces emblématiques des jardins

Le pic vert possède une langue qui est la plus longue de tous les oiseaux européens, elle peut sortir du bec jusqu’à 10 cm ! L’extrémité de sa langue est large et plate, elle peut être remuée de façon autonome. En hiver ces pics peuvent même creuser sous la neige pour atteindre les fourmilières.

Le pic épeiche à une langue particulièrement pointue, son extrémité est apte au mouvement autonome et peut empaler des insectes mous. Au printemps le pic épeiche améliore son régime alimentaire et devient carnivore. Son bec étant l’instrument idéal pour entrer dans les trous d’arbres des petits oiseaux forestiers et manger les oisillons.

Chez le pic épeichette certaines femelles sont bigames (créent un couple avec plusieurs mâles). Le nombre de tentatives de reproduction et de petits est ainsi 40 % plus élevé chez ces femelles.

Chez les pics en général, l’élevage des petits se fait d’une façon peu commune et connue. En effet les deux parents se partagent la couvée pour nourrir les petits, et lorsqu’un petit essaye d’échapper à la règle et de se faire nourrir par son parent non référent celui-ci est repoussé.

J’habite chez vous : Les amphibiens

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J’habite chez vous : Les amphibiens

Il est possible que votre jardin possède une mare ou que vous songiez à en construire une. C’est une excellente idée ! En effet les mares représentent des îlots de biodiversité et des oasis pour un nombre considérable d’espèces. Les plans d’eau sont de plus en plus rares, alors qu’ils sont essentiels pour le bien de l’environnement. Vous pouvez ainsi agir à votre échelle pour la protection de la nature !

Crédit photo : Fabien Mignet
Crédit photo : Fabien Mignet

Quels espèces cohabitent ?

Il y a dans une mare énormément d’animaux microscopiques qui vivent en harmonie (petits animaux unicellulaires, crustacés planctoniques, éponges miniatures, hydres, acariens…). On peut aussi apercevoir quelques mollusques tels que la physe et le planorbe mais aussi des vers. Il y a également quelques crustacés qui se nourrissent de végétaux, comme les gammares et aselles (plus souvent dans les milieux contenant des feuilles mortes immergées). Près d’une mare on rencontre énormément d’insectes. Mais pas de crainte, vous n’êtes absolument pas envahis, apprenez plutôt à les connaître ! Certains ne pourront être observés qu’au stade larvaire (éphémères, libellules, phryganes…). D’autres logent dans les mares pendant toute leur vie. C’est le cas du dytique, de la notonecte et de la nèpe qui sont de redoutables prédateurs utiles ! On peut observer les insectes dans la vase, les débris végétaux immergés, nageant dans l’eau, à la surfaceEt contrairement à des idées reçues, les moustiques préfèrent les petites flaques stagnantes aux mares !

Les espèces emblématiques des mares restent les amphibiens, vous pourrez y trouver grenouilles, crapauds et tritons. Mais aussi possiblement quelques reptiles comme la couleuvre à collier qui est totalement inoffensive pour l’homme. De plus, vous pourrez admirer beaucoup d’oiseaux, ils viendront s’abreuver ou se baigner. Mésanges, pinsons, merles, colverts, hérons cendrés, martins pécheurs seront de la partie. Peut-être quelques hirondelles qui viendront chercher de la boue sur les berges de votre mare pour confectionner leur nid. Vous aurez aussi la chance d’observer des mammifères, certains viendront s’abreuver, d’autres chasser car la mare est un milieu humide qui abrite de nombreuses proies. Par exemple, le hérisson partira à la recherche de limaces ou d’escargots et au crépuscule, la chauve-souris ne cessera de faire des allerretours au dessus de la mare en chassant les insectes.

Zoom sur les amphibiens

Les amphibiens, des espèces assez méconnues, ont un mode de vie original, partagé entre une vie aquatique et une vie terrestre.

Ils se distinguent en deux groupes d’espèces :

Les Urodèles qui possèdent une queue visible à l’âge adulte. Les urodèles comportent les salamandres et les tritons.

Les Anoures qui ne possèdent pas de queue apparente à l’âge adulte. Ils comportent les crapauds, rainettes et grenouilles.

Crédit photo : Sylvain Chapuis
Crédit photo : Sylvain Chapuis

Cycle de vie (généralités)

Au printemps vient la période d’accouplement, les amphibiens migrent vers leur site de reproduction. Dès qu’ils y a un redoux et une légère pluie les amphibiens sortent de leurs sites d’hibernation pour aller se reproduire. Malheureusement beaucoup de routes sont situées sur leur passage. Prenez garde et surveillez la chaussée, énormément d’amphibiens se font écraser ! La LPO Isère crée dailleurs des chantiers bénévoles et des actions de sauvegarde des amphibiens.

Les femelles pondent les œufs dans les mares, étangs et plans d’eau…

L’œuf se métamorphose ensuite en passant par plusieurs stades : jeune larve, têtard et jeune amphibien (juvénile). Selon les espèces après l’accouplement les adultes retournent dans les forets ou d’autres lieux de chasse où restent dans les mares.

Durant l’été et l’automne, les amphibiens se préoccupent de la chasse afin de faire des réserves pour lhiver. La recherche de nourriture a lieu dès la tombée de la nuit car ils sont sensibles à la chaleur, ils passent donc la journée à l’abri, cachés sous des touffes de plantes, sous des pierres ... Ils sont carnivores et se nourrissent d’invertébrés (limaces, vers, cloportes, insectes…).

En fin d’automne, les amphibiens se déplacent vers leur zone d’hivernage. En effet, ce sont des animaux à sang froid, ce sont des espèces ectothermes, c’est à dire que leur température interne s’adapte à la température de leur environnement. En effet, contrairement aux mammifères ou aux oiseaux, les amphibiens ne peuvent pas produire de chaleur. C’est pourquoi, lorsqu’il fait froid, la température de leur corps baisse.

Dès que les températures chutent, à l’automne (octobre-novembre), les amphibiens cherchent un abri afin de passer l’hiver à l’abri du gel. Ce peut être dans des galeries de taupes ou de rongeurs, sous des feuilles ou des souches en forêt, dans la vase ou bien encore sous un tas de bois ou de pierres dans les jardins. Ils hivernent ainsi sans se nourrir, ni sortir jusqu’à l’arrivée des beaux jours.

Dans les mares vous trouverez plus particulièrement  des tritons palmés, des tritons alpestre et des grenouilles agiles qui sont des espèces communes, mais aussi des grenouilles vertes, grenouilles rousses, crapauds communs et  des alytes accoucheurs qui font partie de la liste des statuts de conservation de la faune sauvage de l’Isère .

Crédit photo : Sylvain Chapuis
Crédit photo : Sylvain Chapuis

Construire sa mare et l’entretenir

La période de création des mares la plus favorable est de début octobre à fin octobre. Pour l’entretien de la mare, il est préférable d’attendre l’hiver.

Creuser sur une profondeur de 80cm à 1m. Il est important de réaliser plusieurs paliers, veillez aussi à créer une zone refuge : c’est une zone au plus profond de la mare qui permet à diverses espèces de se protéger (environ 1m de profondeur). La taille de votre mare dépend de la surface disponible sur votre terrain (entre trois et vingt mètres carrés suffisent). Les bords de votre mare doivent être en pente douce (environ 30° de 20 à 30cm), afin que les individus ne tombent pas et évitent de se noyer. Il vous faut aussi choisir un endroit ensoleillé. Vous ne devez pas introduire des espèces dans votre mare (têtard, grenouille, crapaud…), ils s’introduiront naturellement dans votre mare.

Attention n’installer pas de poisson ou de tortue ! Ceux-ci vont bouleverser l’écosystème et se nourrissent des œufs des amphibiens, mangent également la végétation et troublent l’eau de la mare.

En savoir plus !

http://www.parc-oise-paysdefrance.fr/files/pnr_oise/page-biodiversite/PNRO_amphibiens_Bdef_control.pdf

http://isere.lpo.fr/2015/latlas-les-amphibiens-et-reptiles-de-rhone-alpes-est-maintenant-disponible

http://www.ville-saint-aubin-les-elbeuf.fr/08-Sites/Biodiversite/creer_une_mare.htm

J’habite chez vous : les serpents

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J’habite chez vous : les serpents


Les serpent
s ont bien souvent une mauvaise réputation. Que ce soit à cause d’idées reçues, par peur ou superstition, ou de par leur apparence, beaucoup de serpents sont victimes de leur mauvaise image. Certains peuvent élire domicile dans vos jardins, nous allons donc faire une petite présentation de ceux-ci afin de mettre fin à ces clichés.

crédit photo : Rémi Fonters_coronelle girondine
crédit photo : Rémi Fonters_coronelle girondine

Les serpents font partie de la classe des vertébrés terrestres et de la classe des reptiles. On dénombre environ 6 espèces en Rhône-Alpes : couleuvre à collier, couleuvre verte et jaune, couleuvre vipérine, coronelle lisse, coronelle girondine et vipère aspic.

Comment différencier les couleuvres (inoffensives) des vipères (venimeuses)

Les couleuvres ont des pupilles rondes et ont de grandes plaques sur le haut de la tête et une rangée d’écailles entre l’œil et la bouche.

De plus, de profil, les couleuvres ont une forme de tête (pointe du museau) arrondie. Attention ce détail n’est pas toujours valable. En effet certaines espèces de couleuvres lorsqu’elles se sentent en danger peuvent modifier la position de leurs os et obtenir une forme plus angulaire et triangulaire comme la vipère, et ainsi dissuader les prédateurs de les manger.

Les vipères disposent de pupilles verticales, elles ont sur la tête de nombreuses petites écailles et elles ont plusieurs rangées d’écailles entre l’œil et la bouche.

source : Association Lo Parvi

En montagne il y a souvent une confusion entre la coronelle lisse ou la couleuvre vipérine et la vipère, car leur taille, leurs couleurs et leur patron dorsal sont similaires avec ceux des vipères.

Biologie et cycle de vie

Sens

De façon générale, les serpents ont une très mauvaise vue. Ils se repèrent dans leur milieu en sentant les odeurs et les déplacements d’air grâce à leur langue bifide.

Alimentation

Les serpents sont tous carnivores. Ils utilisent en général deux types de chasse : soit ils pratiquent l’embuscade, soit ils maraudent. Le serpent s’approche lentement de sa proie une fois qu’il l’a repérée puis il s’arrête à une certaine distance. Le serpent projette sa tête en avant au moment de saisir la proie tout en ouvrant les mâchoires et frappe ainsi sa proie très violemment. Les espèces arboricoles ont une approche différente : ils se laissent pendre à une branche et se laissent choir sur leurs proies.

Les serpents peuvent avaler une grande quantité de nourriture en une seule fois et sont capables de jeûner pendant de nombreux jours.

crédit photo : Nicolas Biron_couleuvre à collier
crédit photo : Nicolas Biron_couleuvre à collier

Cycle de vie

Une fois que le serpent a atteint sa maturité sexuel, il recherche un partenaire. L’accouplement se fait au printemps. Concernant les serpents présents dans notre région, ils sont tous ovipares.

Les femelles pondent leurs œufs à la fin de l’été, et sont parfois incapables de se nourrir suffisamment avant l’hibernation. Le jeune serpent sorti de son œuf, part directement à la recherche de nourriture. Les serpents n’éduquent pas leurs petits.

Durant l’automne les serpents préparent un stock de graisse en prévision de l’hibernation.

Pour l’hibernation, ils utilisent de nombreux types d’abris : troncs d’arbres, fissures et trous, tas de pierres, de feuilles, de paille, des piles de bois…. Ils évitent les sols humides, puisqu’il y a un risque qu’il gèle en profondeur. Le métabolisme fonctionne au ralenti pendant l’hiver. En règle générale ils ne mangent rien durant cette période. En effet, ils ont stocké des réserves de graisse dans leurs tissus, qu’ils éliminent lentement.

Au printemps, les mâles sortent généralement en premier pour s’exposer au soleil (c’est le meilleur moment pour les observer !). Quelques semaines plus tard, les premières femelles sortent et la période d’accouplement commence alors.

Les serpents muent plusieurs fois dans leur vie, leur mue est totale, cela veut dire que la vielle peau appelée exuvie, tombe en un seul morceau. En période de croissance, le serpent devient trop grand pour sa peau, il se frotte contre des cailloux et des branches, puis se traîne hors de sa peau. Il est alors enfin débarrassé de son ancienne peau. La fréquence de la mue dépend des espèces et de l’âge et de la taille du serpent.

crédit photo : Sylvain Chapuis_vipère aspic
crédit photo : Sylvain Chapuis_vipère aspic

Un serpent dans mon jardin

La présence d’un serpent est un indicateur positif sur la faune et la flore qui vous entoure car il fait partie de la chaîne animale. Sa présence est également le signe d’un biotope en bonne santé. Un serpent est aussi un excellent régulateur des populations de rongeurs ! En effet, si vous avez trop de souris ou de rats, vous pouvez être sûr que le serpent régulera la surpopulation des petits rongeurs.

Pour s’en protéger 

Les serpents n’attaquent pas spontanément l’homme, mais comme tout animal sauvage, s’ils se sentent menacés ou s’ils sont surpris, ils vont avoir une réaction de défense. Celle-ci peut varier en fonction des espèces. Les seuls serpents en Rhône-Alpes capables d’injecter du venin sont les vipères.

Si une vipère vous mort :

1/ éviter de paniquer 2/ éviter de bouger le membre piqué 3/ contacter un médecin.

Pour éviter toutes morsures porter des chaussures hautes et fermées.

La loi n°76-629 du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature et de l’environnement et de la protection des espèces ainsi que l’arrêté du 19 novembre 2007 protègent les serpents en France. Il est strictement interdit de les détruire, les manipuler, les transporter, les vendre… Excepté pour les vipère aspic et péliade qui n’ont pas le même statut de protection.

SOS serpents.

http://isere.lpo.fr/wp-content/uploads/2014/06/SOS-Serpent_CP_14_10_2013.pdf

https://rhone-alpes.lpo.fr/IMG/pdf/plaquettesosserpents.pdf

Aménagement pour reptiles

Favoriser son habitat en construisant par exemple, une petite mare, un mur de pierres sèches, un simple tas de pierre, de feuilles mortes, de bois peu faire l’affaire.

http://www.biodiversiteetbati.fr/Files/Other/DocComplGTBPU/F25-Abrireptileslelivre.pdf

http://www.parc-landes-de-gascogne.fr/files/pnr_landes/missions/Patrimoine_naturel/Faune/amenagements-serpents.pdf

J’habite chez vous : le hérisson

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C’est le printemps, les hérissons sont de retour dans nos jardins !

Le saviez-vous ?

Un hérisson a environ 6000 piquants. Ce petit animal habite les bois feuillus, haies, broussailles, parcs, prairies humides et vos jardins.

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crédit photo : Hervé Coffre

Biologie et cycle de vie de l’espèce

Le hérisson peut vivre jusqu’à 10 ans mais son espérance de vie est de 4 ans. Un hérisson mesure environ 25 à 30cm et même si la femelle est souvent plus grosse, il n’y a pas de caractéristique sexuelle déterminante. Les hérissons sont recouverts sur leur face dorsale de piquants de 2 à 3 cm et d’un millimètre d’épaisseur. Ceux-ci sont gris clair sur la base et plus foncé à la pointe (du gris clair au noir). Ces piquants sont orientés en tout sens et s’entrecroisent afin qu’ils piquent de tous côtés. Sur la face ventrale on retrouve les pattes qui comme la tête sont recouvertes d’un poil raide brun clair.

Le hérisson a un régime omnivore, mais surtout composé d’invertébrés terrestres : lombrics, chenilles, araignées et insectes, limaces, escargots, grenouilles, fruits, champignons… C’est donc une aide précieuse pour les jardiniers puisqu’il vous débarrasse des limaces et escargots qui s’attaquent souvent à vos cultures !

Les hérissons sont des animaux nocturnes et solitaires. Ils possèdent une faible vue mais ont un odorat et une ouïe très développés. Dès qu’il est inquiet, le hérisson se roule en boule et ainsi revêt son manteau de piquants.

Ses principaux prédateurs sont le blaireaux, le renard roux, la martre, l’aigle royal et le hibou grand duc. Les animaux domestiques peuvent également être des prédateurs pour cette espèce.

Le pire ennemi des hérissons reste la voiture car son réflexe de se mettre en boule lui est fatale. On dénombre 700 000 hérissons écrasés chaque année sur les routes d’Europe. Il est aussi victime des nombreux pièges de nos jardins : piscines, tuyauteries non bouchées, feux de feuilles, granules anti limace et anti fourmis, tondeuses…

Les deux grandes phases de vie d’un hérisson

L’hibernation  (mi-octobre à mi-avril) :

Quand la température automnale atteint moins de 11°C le hérisson tombe en léthargie. Il a auparavant constitué des réserves de graisses suffisantes. Son sommeil hivernale s’entrecoupe de quelques réveilles d’une vingtaine de minutes. Il hiverne dans un nid de feuilles mortes qu’il a construit au préalable. Le nid est composé d’herbes sèches et de feuilles mortes montées en forme de dôme. Le hérisson se cache aussi souvent dans les tas de feuilles, de foins, de céréales… (penser à regarder si il n’y en a pas un avant de les brûler).

Période d’activité (mi-avril à mi-octobre) :

Les hérissons sortent de leurs hibernation au printemps pour se reproduire, ils donnent une portée annuelle. La gestation à lieu entre mai et octobre et dure 4 à 6 semaines avec une mise bas entre mi-mai et début septembre, une portée compte environ 4 à 6 jeunes. Au bout de 3 semaines les petits sortent du nid et partent à la découverte du monde qui les entoure et à la recherche de nourriture avec les adultes . Ils sont sevrés au bout de deux mois. En automne, les hérissons constituent des réserves pour l’hiver. Puis construisent leurs nid.

A noter

Le hérisson possède le statut de protection total par l’arrêté du 23 avril 2007. Il est donc interdit en France et en Europe de le détruire, le capturer, le manipuler, le naturaliser, le transporter et le commercialiser.

crédit photo : Paul Boudin
crédit photo : Paul Boudin

Comment protéger le hérisson de tous ces dangers ?

Des petits gestes simples peuvent sauver la vie des hérissons de passage dans votre jardin, et mieux, l’aider pour sa survie :
– Pour éviter toute noyade dans votre piscine ou bassin aux parois abruptes, laissez flotter une planche de bois qui fera office de radeau ;
– Contre l’intoxication et l’empoisonnement des hérissons, utilisez des produits naturels portant la mention spéciale : « non toxique pour les hérissons ». Ou mieux employez des « remèdes naturels » et astuces contre les limaces ;
– Vérifiez tous tas de branchages et feuilles avant d’y mettre le feu.
Si vous pouvez utiliser un incinérateur que vous remplirez à la main.
– Attention aux filets de culture, vérifiez souvent qu’aucun animal n’est pris dedans (hérissons comme oiseaux !) ;
– Nettoyez votre jardin de tout objet plastique : sachet, anneaux,
bouteilles… sont autant de pièges mortels pour les hérissons et la faune sauvage;
– Attention aux trous et autres fossés desquels le hérisson ne pourrait plus sortir, faisant de lui une cible facile pour les prédateurs ;
– Si la clôture qui délimite votre jardin est haute et enterrée en profondeur, installez un tuyau ciment d’au moins 30cm de diamètre, pour faciliter
ses entrées et sorties.;
– Ne manipulez jamais un bébé hérisson à mains nues, vous laisseriez sur lui une odeur qui pousserait ses parents à l’abandon, ou pire au meurtre ;
– Ne donnez pas de lait aux hérissons
et/ou de pain, ils y sont intolérants ;
– Laissez quelques feuilles mortes aux hérissons, pour leur nid ;
– Assurez-vous qu’il ait des lieux de chasse : prairie fleurie, haie mixte bien touffue à la base, buissons et plantes vivaces hautes ;
– Enfin, installez un abri à hérisson pour qu’il se sente bien chez vous, et en sécurité vis à vis des prédateurs.

Construire un abri à hérisson :

http://isere.lpo.fr/wp-content/uploads/2015/11/Abris-a-herisson.pdf

Vous trouverez ici des solutions pour les pièges naturels de nos jardins et habitations :

http://www.aspas-nature.org/wp-content/uploads/Cavites.pieges.faune-ASPAS-LPO.A5.pdf

https://www.lpo.fr/actualites/les-cavites-dangereuses-pour-la-faune-sauvage

Des aménagements pour la faune et créer votre Refuge LPO :

http://isere.lpo.fr/sauvegarder/refuges-lpo

J’habite chez vous : les oiseaux des jardins

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Aujourd’hui, nous allons nous intéresser aux oiseaux des jardins. Il existe une multitude de jardins : petits, grands, potagers, fruitiers, fleuris avec différentes situations géographiques… Cela porte à croire que les oiseaux qui les fréquentent sont très différents. En réalité les oiseaux se déplacent en fonction de la quantité de nourriture disponible, de la densité et dimension des végétaux pour s’alimenter et nicher. Il n’y a donc pas de modèle de jardin et tous sont utiles pour la faune et la biodiversité locale.

crédit photo : Mésange noire Raphaël Bussière
crédit photo : Mésange noire Raphaël Bussière

Quelles espèces peut-on côtoyer dans nos jardins ?

La majorité des oiseaux qui fréquente les jardins sont des espèces dites forestières. Comme la mésange charbonnière ou bleue, le rouge-gorge, le merle noir… Il y a également d’autres espèces qui logent plutôt dans les bosquets telles que le verdier, le chardonneret, on peut aussi observer des espèces emblématiques des espaces urbains telles que le moineau domestique et la tourterelle turque.

La plupart des espèces présentent dans les jardins à la belle saison sont également présentes en hiver ce sont des espèces sédentaires comme le rouge-gorge, les mésanges ou la sitelle torchepot. Certaines espèces migrent sur de courtes distances telles que que le serin cini et certaines sont des migrateurs au long cours comme le rossignol philomèle et le rouge-queue à front blanc qui hivernent en Afrique tropicale.

Biologie des espèces et vie

  • La reproduction

Les oiseaux des jardins peuvent choisir des sites de nidification très variés en fonction de l’espèce. Certains placent leurs nids près du sol (10 à 30 cm) dans la végétation dense, comme le rouge-gorge ou le rossignol. D’autres préfèrent nicher dans les buissons, les murs ou les cabanes (50cm à 3m) comme l’accenteur mouchet, la fauvette à tête noire ou le merle noir. Tandis que des espèces préfèrent nicher dans les cavités des arbres ou des trous de murs tel que le gobe-mouches gris.

Cependant les espaces de nidification étant en voie de disparition, il est important de poser des nichoirs pour aider les oiseaux à repeupler les espaces et favoriser la biodiversité. Vous trouverez ici des conseils pour la pose des nichoirs ainsi que des modèles avec différentes tailles d’ouverture en fonction de l’espèce ciblée.

> lien guide nichoir

  • Cycle de vie des espèces (généralités)

Au printemps, c’est la période de nidification, les espèces ne tolèrent pas les dérangements. Ensuite vient la période de nourrissage et sevrage. Les parents ne cessent les allées et venues afin d’alimenter les oisillons, puis les parents vont éduquer les jeunes afin qu’ils puissent vivre seul et voler de leurs propres ailes (c’est le cas de le dire). Lorsque vient l’hiver les espèces sédentaires en manque de nourriture vont venir se réfugier dans les jardins disposant de sources d’alimentation. C’est pourquoi vous pouvez construire des mangeoires afin d’aider les oiseaux à passer l’hiver.

> lien aménagements

crédit photo : Pinson du nord Jacques Prévost
crédit photo : Pinson du nord Jacques Prévost

Les dérangements possibles

Au printemps ou en été certaines espèces (étourneau, merle noir…) consomment les fleurs et/ou les fruits. Bien sur l’apparition d’une dizaine d’étourneaux sur un cerisier à des conséquences sur les récoltes, mais rappelons que chaque espèce à sa place et chacun est utile. La biodiversité existe grâce à une symbiose d’éléments et d’espèces.

Vous pouvez tout de même ajouter des dispositifs écologiques pour protéger vos arbres (épouvantails, disques, bouteilles en plastiques, boites de conserve percées…), mais pensez à en changer régulièrement : en effet les oiseaux s’habituent à leur environnement. Au bout d’une dizaine de jours ils comprendront qu’il n’y a pas de danger. L’installation du filet est aujourd’hui la méthode la plus efficace pour protéger ses cultures, les mailles doivent être de 25 mm ou moins (1 pouce) selon les oiseaux. Pour protéger les semis, il suffit de semer en ligne et non pas à la volée. Ensuite on place des arceaux qui supportent un grillage fin (20mm max).

Les prédateurs des oiseaux des jardins

Les chats domestiques représentent le principal prédateur des oiseaux des jardins. En effet les chats conservent leurs instincts de chasseur et peuvent chasser les oiseaux ou les oisillons jusque dans les nids. On peut empêcher les visites des nichoirs en plaçant une manchette en tôle sur l’arbre qui comporte le nichoir ou le nid.

S’investir pour les oiseaux des jardins

Vous pouvez participer à l’enquête nationale annuelle organisée par la LPO : devine qui vient nichez chez moi > lien site

Cette campagne a été lancée par la LPO en 2010 afin de recenser les espèces nicheuses et inciter à installer des nichoirs. Les informations collectées permettent de développer des nichoirs plus adaptés aux espèces, de mieux connaitre la faune et sa répartition et d’évaluer l’impact des changements climatique.

Vous pouvez trouver des solutions et des propositions d’aménagements de votre jardin et habitation sur le site biodiverstitetbati.fr

Vous pouvez aussi créer votre Refuge LPO et recevoir votre kit d’aménagements. > lien site

J’habite chez vous : les chauves-souris

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Aujourd’hui, un nouvel article de la série « j’habite chez vous ! » nous allons vous parler des chauves-souris ou chiroptères pour les initiés.

crédit photo : Raphaël Quesada
crédit photo : Raphaël Quesada

La cohabitation avec la nature peut parfois paraître difficile mais des solutions douces existent !

Les chauves-souris sont d’adorables petits mammifères, souffrant de nombreux préjugés injustifiés.

La chauve-souris est un mammifère totalement inoffensif, elle ne va pas venir vous sucer le sang, vous attaquer, sauter dans vos cheveux, vous transmettre la rage ou d’autres idées farfelues !

Les chiroptères sont des animaux passionnant pourvues de fonctions biologiques de haute-technologie (vision nocturne, ouïe fine, vol, sonar, régulation de la température interne…).

Ce sont quasiment les seuls insectivores volant à manger les insectes nocturnes. Elles jouent donc un rôle primordial dans la régulation des populations d’insectes et s’avèrent être de fidèles allier dans la lutte contre les moustiques. Par exemple une pipistrelle (espèce de chauve-souris) mange l’équivalent de 3000 moustiques par nuit.

Tout d’abord il s’agit d’en savoir un peu plus sur ce petit animal.

Qu’est ce qu’un chiroptère ?

Les grandes particularités de l’espèce sont sa capacité à voler (seuls quelques mammifères en sont capables), l’hibernation au stade adulte (comme beaucoup de mammifères), l’écholocation (fait d’envoyer des sons et/ou ultra-son afin de se repérer dans l’espace comme les cétacés) et la vie nocturne.
Les chiroptères ont une anatomie très particulière lui permettant de voler (grâce à une membrane de peau souple) et de s’accrocher aux parois des cavités (griffes et tendons).

Le cycle de vie annuel des chiroptères est proche de celui de la plupart des mammifères.

C’est-à-dire une période d’hibernation et de léthargie pendant l’hiver ce qui consiste à faire descendre la température corporelle et le métabolisme de l’animal qui est ainsi ralenti à l’extrême. Ces hibernations se font en gîte d’hiver (arbres creux, grottes, mine carrière…). Au printemps vient une période de transit avec le retour de la chasse afin de reconstituer les réserves, également la période de gestation (les femelles ont été fécondé en automne).

Ensuite c’est la saison estivale avec les gîtes d’été de juin à septembre (comble et carrières), ont assiste aussi à la mise-bas des jeunes et leurs élevages. Enfin à l’automne c’est une nouvelle période de transit ou les chiroptères constituent des réserves pour l’hibernation et aussi la période de l’accouplement.

De juin à fin août, les interventions sur les gîtes à chauves-souris doivent être proscrites. En effet, les mères élèvent leurs uniques petits à cette période. Une intervention aurait des conséquences très graves sur la survie des mères et des petits.

crédit photo : SerotineNilsson-Yoann PEYRARD
crédit photo : SerotineNilsson-Yoann PEYRARD

Les grandes questions

En été, les femelles se rassemblent pour mettre bas, ce qui peut vous donner l’impression d’être envahi, cette idée peut être renforcé par les premiers vols des jeunes, mais aucune crainte, la chauve-souris ne vous fera aucun mal ! Elle ne va pas vous envahir. En effet, les chiroptères ne donnent naissance qu’a un seul individu par an. Elle ne vont donc pas « pulluler » comme certain rongeurs.


Aussi ce ne sont pas des animaux constructeurs (nids) ou destructeurs (rongeur de câble, laine de verre ou matériaux d’isolation), elles ne causent aucun dégât matériel sur vos habitations.


Certaines personnes se plaignent de la présence d’urine et d’excréments (appelés guano).
Ces traces sont souvent trouvées en aplomb des sites où logent les chiroptères.

Là encore pas de crainte cela ne nuit en aucun cas à votre habitation, les urines ne sont pas acides (aucun dégât sur les charpentes) et les guano sont biodégradables (deviennent poussières) et ils sont de très bon fertilisant pour les sols ! C’est donc une aubaine pour vous que d’avoir de l’engrais gratuitement sous votre toit. Afin de récupérer le guano et protéger vos éventuels meubles dans votre grenier, vous pouvez disposer une bâche étanche sur le sol, cela vous permettra de récupérer l’engrais. De même pour vos terrasses ou jardins d’été, vous pouvez disposer un grand drap ou une grande bâche en guise de tonnelle. Pensez à faire la récolte à un moment non dérangeant pour les chauves-souris (en septembre par exemple).

Il peut arriver qu’une chauve-souris entre dans votre chambre. Pas de panique ! Ne tentez pas de la faire fuir en la poursuivant avec un balai ou une serviette. Il suffit simplement d’ouvrir la fenêtre, de sortir de la pièce et fermer la porte derrière vous. Au bout de quelques minutes la petite chauve souris sera partie.

Les chiroptères sont malheureusement en voie de disparition notamment en raison de la disparition de gîtes naturels (arbre creux, falaise, cavités…). C’est pourquoi certaines vont se réfugier dans vos greniers, granges ou cave, d’autant plus que ces espaces offrent des conditions favorables .

Il est conseillé de faire des aménagements extérieurs pour que les chauves-souris s’y logent (exemple gîte à chauve souris) et comme mentionné précédemment les chauves-souris sont très bénéfiques pour vous et l’environnement.

Toutes les espèces de chauve souris Française sont protégées par la loi car elles sont en voie de disparition (liste rouge). Il est donc formellement interdit de les capturer, les manipuler, les tuer, les mutiler et les transporter …


Le réseaux SOS chauve souris n’a pas vocation à vous
« débarrasser des chauves-souris ». Il s’agit de spécialistes bénévoles qui sont là pour aider à la cohabitation homme/chauve-souris et pour vous aider à trouver des solutions en cas de nuisances ou de problèmes.

SOS chauve-souris en Isère : 04 76 51 78 03

Pour en savoir plus :

Campagne Chiroptères

http://www.museum-bourges.net/chauve-souris-questions-r%C3%A9ponses-30.html

http://www.gcprovence.org/sauvetage/probleme.html

http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i126tillon.pdf