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Les résultats du comptage « oiseaux des jardins » de janvier 2019

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Les 26 et 27 janvier 2019 était organisé le premier comptage « oiseaux des jardins » de l’année. Ce comptage national a lieu tous les ans en janvier et en mai et permet de rendre compte de l’évolution des oiseaux dits « communs »… mais qui ne le seront peut-être plus un jour !

Pendant une heure ce week-end, les participants, qu’ils soient initiés ou connaisseurs, ont ainsi pu comptabiliser les oiseaux qui visitaient leur jardin, un parc public ou les balcons.

Jumelles en main, ils ont donc répertorié toutes les espèces d’oiseaux qu’ils voyaient, et voici le résultat de nos contributeurs isérois !

En 2018, les oiseaux communs diminuent toujours en Auvergne-Rhône-Alpes

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Les résultats 2018 montrent que le déclin des oiseaux communs observé en France est confirmé dans notre région.

En 17 ans, les oiseaux communs ont diminué de plus de 7% sur l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette diminution est plus marquée encore pour les espèces des milieux agricoles et des villes et villages qui ont diminué respectivement de 20 % et 16 %.

Ces résultats sont issus d’un programme de sciences participatives faisant intervenir annuellement plusieurs centaines de bénévoles.

Hirondelle rustique © Guy Bourderionnet

Depuis 2001, la LPO Auvergne-Rhône-Alpes coordonne sur la région un programme national de suivi de population des oiseaux communs. Ce suivi est piloté au niveau national par le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

Dans la région, plus de 300 personnes suivent chaque printemps, aux mêmes endroits, les populations d’oiseaux communs.

À partir de ces 750 000 données récoltées sur le terrain, il est possible d’évaluer les tendances d’évolution des populations d’oiseaux de notre région pour les 75 espèces les plus communes.

Ces espèces peuvent être regroupées en quatre catégories :

  • les espèces forestières,
  • les espèces des milieux agricoles,
  • les espèces des villes et villages,
  • les espèces généralistes qui occupent l’ensemble des habitats cités précédemment.

Les résultats 2018 montrent une forte diminution pour les espèces des milieux agricoles (-19.5 %) et des villes et villages (-14.6 %). Les espèces généralistes (+3.5 %) et forestières (+5.7 %) se portent un peu mieux mais plusieurs espèces de ces groupes diminuent malgré tout et cela est inquiétant.

Voici quelques exemples de tendances  :

  • l’alouette des champs a diminué de 14 %
  • l’hirondelle rustique a diminué de 28 %
  • la mésange charbonnière a diminué de 11 %
  • le rougegorge familier a augmenté de 11 %
  • le merle noir a augmenté de 10 %

Ce déclin majeur a de nombreuses causes liées aux activités actuelles de notre société comme :

  • la création de paysages homogènes et artificialisés ne laissant pas de place pour la nature,
  • l’utilisation de produits phytosanitaires dans les jardins ou l’agriculture,
  • la disparition des milieux naturels qui laissent la place à une forte urbanisation.

Ces différentes causes induisent une forte diminution de la ressource alimentaire et des pertes d’habitats nécessaires au cycle de vie de ces espèces.

Il est donc urgent d’agir pour réduire l’impact de ces différentes causes de perte de la biodiversité.

Il est encore possible d’enrayer ce déclin majeur des oiseaux dans notre région et en France. Tous les citoyens peuvent participer à leur échelle à préserver la biodiversité et la LPO peut les accompagner.

Agissons ensemble maintenant !
Rendez-vous sur https://auvergne-rhone-alpes.lpo.fr/ !

Participez au SHOC (Suivi Hivernal des Oiseaux Communs)

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Depuis l’hiver 2014-2015, le programme printanier STOC-EPS (suivi temporel des oiseaux communs par échantillonnage ponctuel simple) revêt également son manteau d’hiver, sous la forme du SHOC, comprenez Suivi Hivernal des Oiseaux Communs.

© Raphaël Bussière - Mésange bleue
© Raphaël Bussière – Mésange bleue

Le SHOC consiste à recenser les populations d’oiseaux communs pendant la période hivernale. C’est un programme d’étude national piloté par le CRBPO du Muséum d’Histoire Naturelle. L’objectif du SHOC est de représenter les variations temporelles et géographiques des espèces d’oiseaux communs en hiver. Il permettra d’observer des tendances des populations d’oiseaux en hiver et de proposer des indicateurs – comme pour les oiseaux nicheurs – de confirmer des tendances observées et d’appuyer les travaux sur l’impact des changements globaux sur les oiseaux. Ce programme s’adresse aux personnes capables d’identifier à vue ou au cri la majorité des espèces d’oiseaux communs.

Il est basé sur des comptages d’oiseaux à partir de 10 transects (parcours) de 300 mètres le long desquels l’observateur se déplace, dans un carré de 2x2km tiré au sort (même grille que le protocole STOC-EPS). Une paire de jumelles peut être utilisée pour aider à la détermination.

Le transect est parcouru à pied, en marchant (environ 4km/heure). Deux passages sont réalisés entre le 1er décembre et le 15 février avec 3-4 semaines d’intervalle minimum entre les 2 passages et se font entre 10h et 15h.

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Quelques précisions sur le protocole

Site
Le site de comptage est tiré au sort aléatoirement par l’équipe du CESCO au Muséum, dans un rayon de 10 km autour de la commune indiquée par l’observateur. Pour les observateurs qui suivent déjà d’un carré STOC au printemps,
il est conseillé de réaliser le programme SHOC en hiver sur le même carré.

Positionnement des transects

Positionnez à l’intérieur du carré 10 transects d’environ 300 mètres (min. 250 et max. 350 mètres). Les 10 transects doivent être placés bout à bout et traverser les habitats majoritaires du carré, sans chercher à échantillonner de façon exhaustive tous les milieux du carré). Idéalement, un transect doit traverser un habitat homogène (champ, village, bois ou prairie par exemple).

Méthode de relevé

À chaque passage les observateurs doivent indiquer différentes informations sur le bordereau :

– la date, le n° du carré, le n° du passage…

– la météo du jour et la présence de neige

Pour chaque transect :

– l’heure de début et de fin

– l’habitat principal

éventuellement un habitat secondaire

– l’abondance de chaque espèce vue et/ou entendue, en notant la classe de distance (0-25 mètres ; 25-100 mètres, > 100 mètres ; en survol)

Comme tous les programmes de suivi à grande échelle, les résultats seront d’autant plus fiables que le nombre de participants est important et que les observations sont répétées un grand nombre d’années.

Aussi, n’hésitez pas à prendre contact avec votre coordinateur départemental pour intégrer ce réseau d’observateurs. Si vous participez déjà au suivi STOC-EPS, vous pouvez également réaliser un suivi hivernal sur votre carré. Faîtes-le nous simplement savoir.

Contact :

Anaëlle Atamaniuk

etudes.bdd.isere@lpo.fr

Rentrez et retrouvez vos observation sur www.faune-isere.org

Pensez à la formation chants d’oiseaux !