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La Chronique du mercredi : Refuge LPO Jean-Claude Paturel

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Cette semaine nous avons choisi de mettre en lumière le Parc Jean-Claude Paturel de la commune de Crolles.

En effet, Il y a environ 20140928-2014-09-28 16.50.40trois ans, la ville de Crolles se rapproche de la LPO pour l’accompagner dans un projet de création d’un nouveau Refuge LPO. Cas original, la commune souhaite agréer un parc paysager en cours de conception. Le projet porté par la ville est très ambitieux et concours à la création d’un poumon vert de 10 ha. De nombreux usages sont alors prévus : activités culturelles (le centre culturel Paul Jargot jouxte le parc), aire de jeux pour les enfants, jardins partagés, espaces détente, verger conservatoire, gestion des eaux pluviales et actions pour la biodiversité… Après plusieurs années d’étude par le cabinet Square Paysage et Landfabrik, le parc sort progressivement de terre et est inauguré en juin 2013, la LPO assurant un stand de construction de nichoirs et d’un hôtel à insectes avec l’association La Chantourne. 20130622-2013-06-22 18.15.09

Il s’agit d’un espace, créé à partir d’anciennes terres agricoles, menacé par l’urbanisation et inauguré en 2013. Le site très jeune fait de ce Refuge LPO un espace en plaine dynamique qu’il va être intéressant de suivre durant les cinq années de la convention. L’aménagement paysager étant particulièrement réussi, la LPO interviendra principalement pour l’accompagnement à la gestion écologique du site ainsi que sur les aspects relatifs à la sensibilisation des publics. De plus, la forte implication bénévole de la LPO localement permettra d’assurer un bon suivi naturaliste du site.

Les enjeux environnementaux ayant été pris en compte au centre du projet, ce parc montre une réflexion aboutie. Il présage, à terme, d’une forte attractivité pour la biodiversité de proximité. L’approche multi-usages du projet permet de définir des secteurs à différents enjeux :

• Les aménagements de gestion des eaux pluviales ont permis la mise en œuvre de noues, d’un ruisseau temporaire, d’un bassin de récupération des eaux pluviales naturel, de chantournes…

• Le patrimoine arboré encore jeune mais représentant plus de 1000 arbres plantés, dont un verger conservatoire, des haies renforcées et des saulaies le long des chantournes.

• Des espaces ouverts en gestion extensive avec de nombreux secteurs fauchés annuellement favorisant la diversité herbacée.

Actuellement, 36 espèces d’oiseaux ont été recensées sur le site, mais ces chiffres évolueront au fur et à mesure des observations, des inventaires et de l’évolution du site.

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Durant l’automne 2014 le plan de gestion et d’interprétation du site a été finalisé et validé par les services concernés et a pu  alors entrer dans sa phase opérationnelle. Les suivis naturalistes se poursuivront tous les printemps et seront réalisés, en collaboration, par un salarié de la LPO Isère, des bénévoles et les agents des espaces verts de la commune.

Vous aussi rejoignez la communauté des Refuges LPO en Isère !

Inauguration le samedi 6 juin 2015 à 8h30 au Parc !

Refuge LPO du Parc du Clos Faure – Saint-Ismier

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Bien que situé en ville, le Refuge LPO des “Oiseaux du Clos” offre un accueil sur près de 7 ha pour les espèces communes mais souvent peu connues • Vieux bâtiments, pelouses et prairies fleuries, zones arborées proposent des milieux variés pour toute cette biodiversité • Ces différents espaces serviront alors de site de reproduction, de chasse, de repos pour toute cette faune.

 Découvrir la biodiversité de proximité

En milieu urbain, les parcs et jardins sont des îlots de verdure pouvant accueillir une faune spécifique mais relativement variée. Cette diversité reflète assez bien le degré de naturalité de nos villes. Citons parmi ces espèces les différentes mésanges, pinsons des arbres, merles, rougegorges ou rougequeues noirs…

 • Les pelouses et les prairies

Ces zones herbeuses, quand elles sont gérées de manière écologique, peuvent être très favorables à la faune. En effet, permettre la floraison et la fructification des végétaux rendra ces espaces attractifs pour certains insectes (hyménoptères pollinisateurs, papillons…), mais également de nombreux oiseaux aussi bien granivores qu’insectivores.

 • Les espaces arborés

Certains secteurs du refuge sont constitués de hauts et vieux arbres. Ceux-ci sont largement utilisés par des espèces à affinités forestières. C’est le cas des pics (vert et épeiche), de la sittelle torchepot, du pinson des arbres, du grimpereau des jardins ou, chez les mammifères, de l’écureuil.

 • Le vieux bâti

Les bâtiments anciens comme la mairie ou l’église, sont des lieux pouvant être recherchés par certaines espèces nichant dans des cavités. Ainsi, le martinet noir niche sous les toits, les rougequeues sous les préaux… Les églises sont même favorables à l’installation de colonies de chauves-souris ou de la belle effraie des clochers.

 Des actions pour la biodiversité

En devenant Refuge LPO, la commune de Saint-Ismier s’engage durant un minimum de 5 années à réaliser des actions favorables à la biodiversité • Les actions présentées ici sont développées dans un plan de gestion consultable en mairie • L’objectif est de concilier les usages d’un parc ouvert au public et la préservation de l’environnement et de la biodiversité.

• Différencier les tontes

Un gazon entretenu trop ras est un désert de biodiversité avec un coût élevé pour la collectivité. Nous allons donc mettre en place une gestion des tontes différentiée sur le parc : par la fréquence des passages et la hauteur de coupe. Certaines parties pourront être laissées en développement libre.

 • Des plantations favorables à la faune

Si l’attrait esthétique des espaces verts ne doit pas être négligé, il existe des possibilités d’associer des espèces horticoles et des espèces sauvages pour rendre les plantations plus attractives pour les animaux : fleurs riches en nectar et pollen, arbustes à baies, fourrés denses pour la nidification…

 • Gîtes – Nichoirs – Abris

Oiseaux, petits mammifères et insectes ont besoin de cavités pour nicher ou se protéger des conditions météo. Des cavités de substitution variées seront installées dans tout le refuge.

 • Un “hôtel” pour les insectes

D’intérêt pédagogique, mais aussi écologique, cet “hôtel” permet écologique, cet “hôtel” permet de rassembler différents gîtes pour les insectes “utiles” au jardin. Il pourra être construit avec les enfants des écoles.

 • La spirale d’aromatiques

Il s’agit d’une construction en pierres sèches sur laquelle est planté un ensemble de plantes locales nectarifères. De nombreux gîtes sont également intégrés aux pierres.

 • Trames vertes : sécuriser les déplacements de la faune

Situé au cœur de la commune, ce Refuge, tout en longueur, doit être aménagé pour permettre le déplacement de la faune (oiseaux, insectes…) en limitant le plus possible les menaces et en favorisant les continuités écologiques.

 • Conserver et diversifier le patrimoine arboré

Le parc du Clos Faure est riche en nombreux arbres très attractifs pour la faune. Il convient de les conserver tout en densifiant la sous-strate buissonnante. Il est également important de conserver les vieux arbres et les arbres morts sans négliger pour autant la sécurité du public.

 • Le bâti et la faune

Les vieux bâtiments du Refuge recèlent de nombreuses anfractuosités pouvant être utilisées par la faune (oiseaux, chauves-souris…). Il convient, dans la mesure du possible, de les conserver.

 • La passerelle à écureuils

La rue du chemin de l’église, séparant la maison Belledonne du parc du Clos Faure, est un axe dangereux à traverser pour la faune. Une passerelle en corde sera aménagée au-dessus de la rue afin d’éviter les écrasements.

Participez vous aussi à la démarche en transmettant vos observations sur www.faune-isere.org

Téléchargement des panneaux pédagogiques :