Tétras lyre - Denis Simonin

Tétras lyre

Lyrurus tetrix


Période de sensibilité

Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre



Espèce emblématique de nos montagnes, on peut la rencontrer là où la forêt s'efface pour laisser place aux pelouses alpines. En hiver, elle se réfugie dans les secteurs où la neige n'est pas trop épaisse ou dense.

Présentation



Le reconnaître

La robe noire immaculée du mâle, ses caroncules rouges ainsi que la disposition caractéristique des plumes de sa queue (lui conférant la forme d'une lyre) rendent ces individus facilement identifiables. La femelle, quant à elle, est plus petite que le mâle. Elle possède un plumage plus terne et plus camouflé, à la dominante brune et rousse, tacheté de blanc et de noir..

Le chant du mâle est très caractéristique : une sorte de long roucoulement, interrompu par des cris chuintants sonores.

Il est possible de confondre la femelle du Tétras lyre avec d'autres femelles de galliformes présents en montagne (femelle de Lagopède alpin et de Gélinotte des bois) mais la femelle de Tétras lyre est de loin la plus imposante parmi les trois espèces. Les ailes du Tétras présentent beaucoup de blanc sans pour autant être entièrement immaculée comme le Lagopède.

Biologie et Écologie

Le Tétras lyre privilégie les milieux semi-ouverts de moyenne et de haute montagne (notamment les zones de transition entre milieux forestiers et milieux ouverts). Il y recherche une végétation riche lui permettant de se nourrir.

En hiver, le Tétras lyre s'enfouit dans des igloos sous la neige afin de se protéger du froid et d'économiser ainsi son énergie, difficile à renouveler en cette saison.

Le Tétras lyre est une espèce sensible aux conditions météorologiques, un hiver chaud et un printemps pluvieux lui sont défavorables; un été chaud lui est plus favorable.

Intéractions



Dérangement

Le Tétras lyre est une espèce dite "espèce-proie" et doit se prémunir de l'appétit de nombreux prédateurs comme l'Aigle royal ou la Marte des pins. En tant qu'espèce susceptible d'être prédatée elle est particulièrement sensible au dérangement que peut provoquer tout intrus sur son territoire.

En hiver, à l'approche de skieurs et randonneurs l'oiseau va s'enfuir. Cette action répétée plusieurs fois par jour va fatiguer inutilement le Tétras lyre et le rendre plus vulnérable aux prédateurs et au parasitisme.

Les pratiques qui peuvent avoir une interaction avec le Tétras lyre en hiver sont les différents pratiques de sports de neige en milieu naturel comme les raquettes, le ski de randonnée ou le ski hors-piste.

Le conseil de la FFCAM :

Les pratiques sportives de la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne se déroulent dans un milieu naturel original mais sensible. Adhérents ou non, il appartient à tous de participer à la conservation de son intégrité. En connaissant ces espèces et en apprenant à limiter son impact, le pratiquant assurera sur le long terme la pratique la plus libre possible de son activité sportive, dans une nature préservée. La FFCAM préconise donc :

Et tout cela, quitte à rallonger un peu son parcours de montée ou à rater quelques virages en poudreuse!


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Tétras lyre - Lionel Tassan