Circaète-Jean-le-Blanc

Circaète-Jean-le-Blanc

Circaetus gallicus


Période de sensibilité

Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre



Maître dans l'art du vol stationnaire et de l'utilisation des courants chauds, il parcourt les versants ensoleillés à la recherche de serpents pour se nourrir.

Présentation



Le reconnaître

Le Circaète-Jean-le-Blanc arbore un plumage a dominante blanche moucheté de tâches brunes. Vu du dessous la tête, le cou et le poitrail plus sombres contrastent avec son plumage clair. La queue est barrée de trois voire quatre bandes sombres plus ou moins claires.

L’envergure du circaète varie de 160cm à 185cm, ses ailes paraissent longues proportionnellement à la taille de son corps. Sa tête relativement imposante et la disposition de ses yeux d’un jaune vif lui donne un peu un air de chouette. Le bec et les serres sont plutôt de couleur gris pâle.

Le Circaète chasse souvent en effectuant un vol stationnaire lui permettant de repérer ses proies avant de fondre sur elles.

Biologie et Écologie

Le Circaète Jean-le-Blanc niche dans des vallons calmes bien exposés au soleil où il construit son nid à la cime d’un arbre. Se nourrissant de reptiles il chasse en milieux ouverts ensoleillés où sont présente ses proies de prédilection.

Ce rapace migrateur est présent en Europe de mars à septembre, il est fidèle à son site de reproduction d’une année sur l’autre bien que l’arbre choisi pour y établir son nid peut changer régulièrement.

Dès leur retour en mars, les circaètes commencent à reconstruire ou recharger leurs aires. En avril la femelle pond un œuf unique, l’éclosion survient à partir de la fin mai et la femelle reste au nid avec le jeune pendant un mois et demi, notamment pour le protéger des intempéries. En août le jeune effectue ses premiers vols, il ne quittera le nid qu’en septembre pour entreprendre sa migration vers l’Afrique.

Intéractions



Dérangement

Distance minimum conseillée : 300m
Le Circaète Jean-le-Blanc est un rapace très sensible au dérangement durant toute sa période de présence dans nos régions puisqu’elle correspond à sa nidification (mars à septembre).

Il est primordial pour l’espèce de limiter le dérangement afin que la femelle puisse rester présente sur le nid afin de protéger le jeune des intempéries et des éventuels prédateurs mais également pour que les adultes puissent ramener assez de proies pour se nourrir ainsi que leur jeune.

Les sources principales de dérangement anthropique sont liées à l’exploitation forestière et au survol à faible distance par des aéronefs.

Le conseil de la FFVL :

Les pilotes de vol libre partagent l’espace aérien avec les oiseaux. Il n’est pas rare qu’ils se retrouvent dans les mêmes thermiques. Ils sont attachés à pratiquer leur passion tout en respectant la faune sauvage. La FFVL conduit ainsi des actions de sensibilisation de ses pilotes au respect de l’environnement, afin de ne pas perturber dans leur milieu naturel les espèces sensibles, rapaces mais aussi chamois, bouquetins... La FFVL travaille également avec les réserves naturelles et les parcs pour définir des chartes de bonne pratique.


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Circaète-Jean-le-Blanc